MALAISIE ( 18/04/1995 ) : Espèce en voie d’extinction

 

Espèce en voie de disparition :

Le 18 Avril 1995 la Poste de Malaisie en collaboration avec le fond Mondial  » WWF » a procédé à l’émission d’une série de 04 vignettes ayant pour valeur faciale respectivement :  20C – 30C – 50C et 1RM et pour thème un animal en voie d’extinction :La panthère nébuleuse (Neofelis nebulosa) appelé également  le Léopard obscur ( traduction du mot anglais Clouded Leopard ). Catalogue Michel # 557/60.

 

La panthère nébuleuse ou le Léopard nébuleux:

Le léopard nébuleux (Neofelis nebulosa) est nommé d’après les «nuages» distinctifs sur son pelage – ellipses partiellement bordées de noir, avec les intérieurs une couleur plus foncée que la couleur de fond de la peau (4). Auparavant considéré comme une seule espèce, le léopard nébuleux a récemment été divisé en deux espèces distinctes, le léopard nébuleux, Neofelis nebulosa, et le léopard nébuleux de Diard, Neofelis diardi (5) (6). Mis à part les différences génétiques et anatomiques (6), cette espèce de léopard nuageuse plus largement répartie se reconnaît à sa fourrure plus claire et fauve et à ses marques plus larges ressemblant à des nuages ​​(5). Les membres et le ventre sont marqués de gros ovales noirs et l’arrière du cou est marqué de deux barres noires (7). La queue à poils épais est exceptionnellement longue, souvent équivalente à la longueur du corps, et est marquée de façon audacieuse d’anneaux noirs (4). Bien adapté à la vie en forêt, le léopard nuageux a de grosses pattes et de larges pattes qui le rendent excellent pour grimper aux arbres et se faufiler dans une forêt épaisse (2). La caractéristique la plus remarquable des léopards obscurs est peut-être que, proportionnellement à leur taille, ils possèdent les plus grandes canines de tous les chats (8). En effet, bien qu’ils soient considérés comme appartenant à une lignée évolutionnaire indépendante, les léopards opacifiés ont indépendamment développé des dents et des mâchoires qui sont remarquablement similaires aux membres primitifs du groupe éteint de chats sabré, comme le puma âgé de huit à dix millions d’années. Paramachairodus d’Europe et d’Asie (9).

Français
Panthère Longibande, Panthère Nébuleuse.
Espanol
Pantera Del Himalaya, Pantera Longibanda, Pantera Nebulosa.

Taille
Longueur de la tête: 61 – 106 cm (2)
Longueur de la queue: 55 – 91 cm (2)
Poids
16 – 23 kg (2)

La biologie

Le léopard assombri a d’incroyables aptitudes pour grimper aux arbres. Il a été observé en train de courir le long des troncs d’arbre, de grimper sur le dessous des branches et de se tenir à l’envers par la patte arrière. La capacité de grimper aux arbres lui permet de chercher de la nourriture dans la canopée, bien qu’il utilise principalement les branches d’arbre pour se reposer. Cette espèce nage bien aussi et a été trouvée sur de petites îles au large du continent dans le passé (7). La chasse a généralement lieu la nuit, avec des pics d’activité au crépuscule et à l’aube (1). La proie est soit traquée au sol, soit embusquée par le haut (2). On pensait à l’origine que les longues canines étaient destinées à de grands ongulés (8), bien que des études récentes montrent que cette espèce se nourrit de diverses proies terrestres et arboricoles comprenant des primates, des oiseaux, des loris lents, des spermophiles, des pangolins et des porcs-épics. cerf de porc (1).

On pense que les léopards nains sont solitaires, sauf lorsqu’ils nichent ou sont accompagnés d’oursons (10). Cependant, leur biologie est peu connue en raison de leur caractère insaisissable et la plupart des informations proviennent donc d’individus captifs (2). La période de gestation est comprise entre 86 et 93 jours et la femelle porte entre un et cinq oursons pesant chacun entre 150 et 280 grammes (4). Nés avec des marques latérales beaucoup plus sombres que les adultes, ils sont nourris jusqu’à cinq mois (2). On ne sait pas combien de temps le léopard nébuleux vit à l’état sauvage, mais les individus captifs ont vécu jusqu’à 17 ans (4).

Gamme

Il existe actuellement trois sous-espèces reconnues du léopard nébuleux: Neofelis nebulosa macrosceloides, qui se trouve dans l’ouest de l’Asie continentale jusqu’à l’ouest du Népal; Neofelis nebulosa nebulosa, qui occupe l’Asie continentale orientale; et Neofelis nebulosa brachyuran, qui se trouve à Taiwan, mais qui est maintenant susceptible d’être éteinte (6). Malgré cette large distribution, le léopard nuageuse a une population réduite et est très dispersée (8). La taille effective totale de la population de léopards obscés est estimée à moins de 10 000 individus matures, et toutes les sous-populations contiennent moins de 1 000 individus reproducteurs matures (1).

Habitat et distribution

Les léopards tachetés vivent principalement dans les forêts pluviales tropicales de basse altitude, mais peuvent également être trouvés dans les forêts sèches et les forêts secondaires. Ils ont été repérés à des altitudes allant jusqu’à 9000 pieds dans les montagnes de l’Himalaya. Historiquement, leur aire de répartition couvrait la plus grande partie de l’Asie du Sud-Est depuis le Népal et le sud de la Chine jusqu’à la Thaïlande, l’Indonésie et Bornéo. Cependant, cette aire de répartition s’est rétrécie en raison de la destruction de l’habitat et du braconnage humain.

Les léopards sont un chat de taille moyenne nommé pour les taches ressemblant à des nuages ​​sur son manteau. Ceux-ci fournissent camouflage dans la lumière tachetée de son habitat forestier. (En Chine, le chat est connu comme le «menthe menthe», car ses taches peuvent aussi ressembler à des feuilles de menthe). Les chats mesurent habituellement de 10 à 16 pouces (25 à 40 cm) de haut et mesurent de 1,2 à 1,8 m (4 à 6 pieds), dont près de la moitié est la queue. Les mâles ont tendance à être plus gros et peser jusqu’à 23 kg (50 lb), tandis que les femelles se situent à environ 16 kg (35 lb). Les léopards peuvent vivre jusqu’à environ 17 ans en captivité.

Adapté à une créature arboricole, le léopard obscurci est l’un des meilleurs grimpeurs de la famille des félins. Ils peuvent grimper à l’envers sous les branches des arbres, pendre des branches avec leurs pattes de derrière et même descendre la tête en premier, comme un écureuil. Plusieurs adaptations permettent aux léopards obscurcis d’atteindre ces étonnantes aptitudes arboricoles. Leurs pattes sont courtes et robustes, ce qui leur procure un effet de levier et un centre de gravité bas. De plus, la queue extrêmement longue d’un léopard assombri fournit une excellente aide à l’équilibrage. Pour l’adhérence, leurs grandes pattes sont munies de griffes acérées et d’un rembourrage spécialisé qui épouse la forme de la branche4. Les pattes postérieures possèdent des articulations de la cheville flexibles qui permettent au pied de tourner aussi en arrière.

Une autre caractéristique distinctive du léopard nuageuse est ses longues dents canines et son crâne inhabituel. Le léopard nuageux a les canines supérieures les plus longues pour la taille de son crâne de tout carnivore moderne, ce qui amène certaines personnes à comparer le chat avec le chat à dents de sabre éteint. En fait, les études du Dr Per Christiansen du Musée zoologique de Copenhague ont révélé des liens entre les deux groupes. Les recherches du Dr Christiansen sur les caractéristiques du crâne des chats vivants et éteints ont révélé que la structure du crâne léopard tacheté ressemble à celle des chats primitifs à dents de sabre comme Paramachairodus (avant que le groupe ne devienne hautement spécialisé et ne développe d’énormes crocs supérieurs) . Les deux chats à dents de sabre et les léopards tachetés ont un énorme gape, environ 100 degrés, et diverses adaptations pour soutenir un tel gape. En revanche, un lion moderne peut ouvrir sa bouche à environ 65 degrés. Cela pourrait indiquer qu’une lignée de chats modernes, dont seul le léopard nuageuse est encore présent, a développé certaines adaptations en commun avec les vrais chats à dents de sabre.

Il indique également que le léopard nuageuse peut chasser de grandes proies dans la nature d’une manière légèrement différente des autres grands félins. Les chats à dents de sabre mordaient les proies à travers le cou, utilisant leurs dents allongées pour couper les nerfs et les vaisseaux sanguins et étrangler la trachée, ce qui tuerait instantanément la proie. C’était une technique de chasse très différente de celle des grands félins vivants, qui utilisent une pince à la gorge ou à la bouche pour étouffer la proie. Il est possible que les léopards opacifiés utilisent une technique similaire. Cependant, on sait peu de choses sur les stratégies de chasse au léopard obscurcies et aucune preuve actuelle ne suggère une écologie alimentaire inhabituelle5.

Comportement

Comme tous les chats sauvages, les léopards sont des carnivores. Ils sont censés chasser une variété de proies, y compris les oiseaux, les écureuils, les singes, les cerfs et les cochons sauvages. Il a été une fois pensé que les léopards nuageux chassaient en grimpant. La pensée actuelle, cependant, est que même si une certaine chasse peut se produire dans les arbres, la plupart se déroule sur le terrain. On pense que les arbres constituent un habitat de repos pour les nuages pendant la journée.
Pratiquement rien n’est connu du comportement social des léopards sauvages. Ils sont probablement solitaires, comme la plupart des chats, à moins d’être associés à un partenaire lors de la reproduction ou accompagnés d’oursons. De même, les modèles d’activité sont pratiquement inconnus. Autrefois considérées comme exclusivement nocturnes, les preuves suggèrent que les nuages peuvent aussi présenter certaines périodes d’activité pendant la journée. On sait qu’ils vont patrouiller leur territoire (comme tous les chats) et utiliser des chemins forestiers pour la chasse et les déplacements6. Les territoires s’étendent d’environ 20 à 50 km2, 7.

la reproduction
Les léopards sont matures sexuellement vers l’âge de 2 ans. L’accouplement peut se produire n’importe quel mois, mais en captivité, la plupart des reproductions ont lieu entre décembre et mars. La période de gestation est de 85 à 93 jours avec 1 à 5 petits par portée, bien que 2 soit le nombre le plus commun. Les femelles peuvent produire une portée chaque année. Les louveteaux deviennent indépendants à environ 10 mois.

En captivité, les léopards troubles présentent un défi reproducteur. Malheureusement, il y a une forte incidence d’agression entre les mâles et les femelles, entraînant parfois la mort de la femelle. Ceci a fait des léopards obscurs l’un des chats les plus difficiles à élever en captivité. Les pratiques actuelles de gestion captive comprennent l’introduction des membres d’une paire avant l’âge d’un an. Cette pratique a abouti à l’établissement de liens de couple plus réussis et à la diminution de l’agression.

Comme de nombreux animaux en captivité, les oursons sont souvent élevés à la main par les gardiens plutôt que par la mère. Cela dépend du tempérament de la mère, des installations de l’établissement pour les nouveau-nés et de la santé des bébés. Des informations plus détaillées peuvent être lues dans la section Clouded Leopard Babies

Statut

Le léopard nébuleux est classé comme Vulnérable (VU) sur la Liste Rouge de l’UICN (1) et est inscrit à l’Annexe I de la CITES (3).

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SUÈDE (14/01/2018) : Thème oiseau 2016 : Le pygargue à queue blanche

Le pygargue à queue blanche:

Le 14 Janvier 2018 la Poste Suédoise a procédé à l’émission d’un timbre d’une valeur faciale de 50Kr. La figurine représente  l’un des rapaces le très corpulent et de très grande taille .Il s’agit du Pygargue ç queue blanche.

Catalogue Michel # 3094

Pygargue à queue blanche

Haliaeetus albicillaWhite-tailed Eagle

Pygargue à queue blanche. Famille des Accipitridés. Ordre : Accipitriformes

Description identification

Aigle très corpulent et de grande taille, il a une silhouette massive caractérisée par une large envergure et une queue courte cunéiforme. L’ensemble du plumage est brun foncé sauf la tête et la base du cou légèrement plus clairs. Les oiseaux âgés ont la tête et le cou blancs. Les adultes ont la queue blanche. La moitié de la longueur des pattes est emplumée. La tête est large et le bec très massif. Les pattes et le bec sont jaunes.
Le juvénile est beaucoup plus foncé, gagnant progressivement le plumage adulte en 5 ou 6 ans. La queue et le bec sont foncés, et la queue présente une bande terminale foncée chez les sub-adultes, avant de blanchir.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

Le pygargue à queue blanche se fait entendre surtout pendant la nidification, les parades et la défense du territoire. Le mâle émet des cris puissants et rauques. La femelle a une voix plus grave.

Habitat

Espèce liée aux milieux aquatiques (côtes maritimes, grandes rivières, lacs, etc…), soit à l’intérieur des terres, soit au bord de mer. A l’intérieur, le pygargue à queue blanche se plaît au bord des lacs et des fleuves propices à la prédation, dans la toundra et dans la forêt. Sur les côtes, il fréquente les falaises rocheuses escarpées.

Comportement traits de caractère

Cinq années sont nécessaires pour atteindre la maturité sexuelle.
Oiseau particulièrement discret en dehors de la période de reproduction. Il possède quasiment la même technique de chasse que les autres pygargues ou aigles pêcheurs, à la différence qu’il fait preuve d’endurance et est capable de poursuivre sa proie jusqu’à épuisement.
Les couples restent sur leur territoire à l’année, ou aux environs. Ils sont unis pour la vie et se reproduisent dans le même territoire chaque année. Au printemps, les parades aériennes se déroulent au-dessus du territoire. Les deux partenaires volent à environ 200 mètres de hauteur, proches l’un de l’autre, et effectuent des figures, des piqués et simulent des attaques.
Pour se nourrir, le pygargue à queue blanche chasse, soit à l’affût, soit en volant assez bas, ou en décrivant des cercles en hauteur, afin de repérer ses proies.
Il pêche sur les eaux calmes qui lui permettent de voir les poissons. Quand une proie est repérée, il vole brièvement sur place, juste au-dessus, puis il la saisit au cours d’un vol rasant, en projetant rapidement ses serres dans l’eau. Lorsqu’un poisson est trop lourd, il le tire jusqu’à la rive en battant des ailes.
Les oiseaux et les mammifères sont plutôt capturés par surprise. Il passe beaucoup de temps perché, sans bouger, sur un arbre, ou s’aventure en planant à travers son territoire.
Le vol : Le pygargue à queue blanche a un vol lourd, avec des séries de battements peu profonds, intercalés de courts glissés. Il rappelle souvent le vautour en vol.

Alimentation mode et régime

Il prélève surtout le gibier d’eau : oies, foulques, canards etc… mais il est surtout friand de poissons. Il ne dédaigne pas les cadavres quand les temps sont durs et que la nécessité se fait sentir.

Reproduction nidification

Son nid, particulièrement volumineux, est construit soit au sommet d’un grand arbre soit à l’abri d’une falaise inaccessible. Chaque couple en a plusieurs qui sont utilisés à plusieurs reprises et pendant une période conséquente.
La femelle dépose 2 à 3 oeufs blancs, à intervalles de 2 à 5 jours. L’incubation dure environ 35 à 45 jours, assurée par les deux parents, mais surtout par la femelle qui surveille les poussins en permanence pendant les premiers quinze jours qui suivent la naissance.
A quatre semaines, ils restent seuls au nid, tandis que les adultes chassent. Ils commencent à voler à l’âge de deux mois et demi, et restent aux alentours du nid pendant deux à trois semaines. Il leur faudra encore deux mois ou plus pour devenir indépendants.

Distribution

Groenland, nord de l’Europe et de la Sibérie. En dehors de l’ex-URSS, trois pays accueillent une forte population de pygargues à queue blanche : Norvège, ex-Allemagne de l’Est, Pologne.

Menaces – protection

Même si la population européenne semble amorcer une légère amélioration, la population dans l’Union Européenne ne dépasse pas les 600 couples. La chasse, les empoisonnements, la pollution des eaux, les prélèvements d’œufs et de poussins ainsi que la destruction et la disparition des zones humides, sont les principaux dangers qui la menacent.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net

Iles COCOS ( 24/3/2015) : Série WWF : Les oiseaux des Iles Cocos.

 

Les Oiseaux des Iles Cocos :

Le 24 Mars 2015 la Poste Australienne a procédé en collaboration avec le Fond Mondial de la Protection des animaux sauvages (WWF)  à l’émission d’une série de 04 vignettes sur les Oiseaux en danger d’extinction des iles Cocos.Les oiseaux concernés sont :  Le Petrel du Herald (Pterodroma heraldica) , La Glaréole orientale ( Glareola maldivarum ) , Le Courlis nain (Numenius minutus ) et enfin l’Albatros de Carter  ( Thalassarche carteri ).La valeur faciale de chacune de ces vignettes  est de 70c.

Catalogue Michel #505-508

 

PÉTREL DU HERALD
 
ASPECT ET IDENTIFICATION

37-70 cm. Mâle et femelle d’apparence identique. C’est une espèce polyphasique, ce qui rend sa distinction avec le Pétrel des Kermadec (Pterodroma neglecta) particulièrement difficile, voire pratiquement impossible pour certaines phases de plumage. Les individus les plus sombres sont entièrement noirs, y-compris sous les ailes à l’exception d’une bande blanche à la base des primaires. Les plus clairs sont gris-marron sur le dessus du corps. La face ventrale est blanche. Les flancs tirent sur le gris. Le dessous des ailes est sombre à l’exception des bandes blanches qui passent à la base des primaires. Son bec, fort et noir, est caractéristique de celui des pétrels : il est crochu à son extrémité et surmonté de deux tubes cornés au bout desquels s’ouvrent les narines. La couleur des pattes est variable selon les phases. Il vole avec des battements d’aile amples mais brefs, et de longs vols planés en rasant les flots. Sa queue est arrondie.

Ordre : Procellariiformes

Famille : Procellariidae

Catégorie : Oiseaux marins

DISTRIBUTION

Se reproduit aux Marquises (Ua Pou, Tahuata), Tuamotu du Sud et Gambier (Mangareva, Akamaru), mais également aux Tonga, îles Cook et dans le groupe Pitcairn. Il est présent également dans des îles de l’Atlantique tropical et à Maurice, dans l’Océan Indien.

HABITAT
Assez sédentaire autour des îles où il se reproduit. Choisit des atolls, des îlots rocheux ou des corniches de falaise dans les îles hautes. Devient pélagique en dehors des périodes de reproduction.
VOIX

« Ki-ki-ki… » rapides et répétés plus de 20 fois suivis par des notes plus mélodieuses « k-lu » en vol, « kree kree » puissants sur leur zone de reproduction ou caquètements de sterne.

Pour écouter le Pétrel du Herald :
http://www.xeno-canto.org/species/Pterodroma-heraldica

ALIMENTATION
Surtout des calamars mais aussi des poissons.
REPRODUCTION
Se reproduit toute l’année, avec une préférence pour l’hiver austral dans le sud de la Polynésie. Les colonies sont petites et dispersées. Les couples se poursuivent mutuellement et bruyamment dans la journée au-dessus des sites de nidification et parfois la nuit (contrairement à de nombreux pétrels qui ne reviennent à terre qu’une fois la nuit tombée). Le nid est un lit de gravier et de pierres, ombragé par une saillie de corniche ou une touffe de fougère. Un œuf unique, blanc, de 59 x 43 mm y est pondu. La reproduction a été étudiée en dehors de Polynésie française. L’œuf est incubé 52 jours par les deux sexes qui alternent. Les jeunes, nourris conjointement par les deux parents, s’envolent au 100ème jour.

Texte original de Caroline BLANVILLAIN – Compléments et mise à jour par divers membres de la SOP Manu.

Bibliographie :
https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/442288
http://avibase.bsc-eoc.org/species.jsp?avibaseid=6C34881726A5477B
Atlas des oiseaux marins nicheurs de Polynésie française et du groupe Pitcairn
http://www.birdlife.org/datazone/species/factsheet/22698012
http://www.hbw.com/ibc/species/herald-petrel-pterodroma-heraldica

STATUT ET PROTECTION

Ces oiseaux semblent sensibles à la présence du Rat noir et du rat polynésien qui mangent leurs œufs ou leurs poussins.
L’espèce est classée « Préoccupation mineure » (LC) sur la liste rouge mondiale de l’UICN mais classée “Quasi menacée” (NT) sur la liste rouge 2015 de l’UICN France et Polynésie française.

Glaréole orientale

Glareola maldivarumOriental Pratincole

Description identification

Les Glaréoles orientales ont un dessus brun-olive avec un croupion blanc. La gorge jaune-ocre est bordée par un étroit collier noir. Le haut de la poitrine brun se transforme en roux puis en blanc sur le ventre et les sous-caudales. Les plumes de vol sont noires, les sous-alaires châtain. La queue forme une fourche noire avec du blanc à la base. Le bec est noir, entouré par une bouche rouge. Les pattes sont noirâtres, le collier est indistinct en dehors de la période nuptiale.
La Glaréole orientale diffère de la Glaréole à collier par sa queue brève, dépassant à peine l’extrémité des ailes. Les couvertures sont uniformes avec une absence de contraste entre l’intérieur et l’extérieur de l’aile. Dans une très grande majorité des cas, il n’y a pas de blanc sur le bord de traîne. Dans le milieu naturel, elle est également différenciable de la Glaréole à ailes noires (G. nordmanni) par sa queue plus courte, ses plus longues pattes et ses couverturesalaires châtain. Des hybrides entre les Glaréoles orientales et des Glaréoles à ailes noires existent en France et aux Émirats Arabes Unis. L’existence d’un tel phénomène peut poser de réels problèmes d’identification à l’intérieur de la zone appelée paléarctique occidentale.
Les juvéniles sont mouchetés de chamois et de noir sur les parties supérieures.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

Voix chant et cris

En général, son répertoire est considéré comme très proche de celui de la Glaréole à collier. Les cris, dont la plupart sont délivrés en vol sont décrits comme des « kyllk » d’une grande rudesse, des « chik-chik » ou des « chet ». On peut également entendre un « cherr » portant à longue distance et un « trooet » constitué de notes montantes.

Habitat

En Asie, les Glaréoles orientales fréquentent les steppes, les prairies ouvertes, les plaines inondables et les vasières qui subissent l’influence des marées. On peut également les apercevoir dans les champs labourés et dans les jachères ainsi que dans les pâtures proches des cours d’eau.
En Australie, ces oiseaux de moyenne taille occupe les étendues herbeuses plates et ouvertes, les parcelles argileuses, les zones humides vaseuses et les aéroports. Occasionnellement, ils visitent les plages et les vasières battues par les courants marins.
En Nouvelle-Guinée, les Glaréoles orientales peuvent grimper jusqu’à 1 700 mètres d’altitude.

Comportement traits de caractère

Les Glaréoles orientales sont des migratrices de longue distance. Pendant la période qui s’étend d’octobre à avril, elles se dirigent vers le sud, principalement en Asie du Sud-Est, en Indonésie et en Australie. Ces oiseaux sont de retour en Chine pendant la période qui va d’avril à août. Les populations nicheuses du sous-continent indien sont majoritairement sédentaires, nomadiques ou migrateurs de faible distance. Les nicheurs des Philippines sont probablement sédentaires, avec quelques mouvements en automne.
En Nouvelle-Guinée, les glaréoles sont présentes d’octobre à fin mars. Elles franchissent les détroits de décembre à février et elles occupent le nord de l’Australie pendant cette période. Les derniers migrants parviennent à Darwin à partir de novembre lorsque débute la saison humide. En Australie, les glaréoles sont nomadiques et suivent le mouvements des insectes
Au nord et au centre de la Chine, au départ de la migration, les effectifs sont assez nombreux : au passage de Hong Kong, on peut apercevoir des vastes troupes de 1 500 oiseaux volant vers le sud.
Ces oiseaux vagabondent dans des endroits aussi divers que la Nouvelle-Zélande, Christmas Island, les îles Cocos, Madagascar, les îles de l’océan Indien (Seychelles, Maurice), l’Égypte et la péninsule arabique. Certains parviennent jusqu’en Europe Occidentale. Une Glaréole orientale a même été photographiée pour la première fois, le 25 mai 2014 près de Woignarue, dans la Somme.

Alimentation mode et régime

Les insectes et les arthropodes terrestres, en particulier les sauterelles, les criquets et les coléoptères, constituent la partie la plus conséquente du menu. En dehors de la saison de nidification, les termites ailés qui émergent souvent en grand nombre avant les précipitations, forment des proies de choix.
La plupart des victimes sont capturées en vol, mais aussi sur le sol en ce qui concerne les éphydriidés qui sont attirés à terre par les feux de broussailles. Les Glaréoles orientales ont souvent une activité crépusculaire.

 

Reproduction nidification

Les Glaréoles orientales nichent d’avril à juin. Elles déposent généralement leur ponte dans une plaine ouverte où il y a eu récemment un feu d’herbes. Elles se reproduisent également dans les îles herbeuses situées au milieu des cours d’eau, souvent en compagnie de Sternes de rivière (Sterna aurantia). Le nid est un grattage peu profond ou une simple empreinte de sabot.
La ponte contient 2 ou 3 œufs, grisâtre à blanc-olive, avec des marques brun-noir, gris foncé ou lavande. Les durées de l’incubation et du séjour des jeunes au nid sont encore inconnus à ce jour, mais elles sont sans doute similaires à celles de la Glaréole à collier.
Les poussins sont majoritairement chamois clair dessous et un peu plus foncés sur les parties supérieures. Le capuchon et le dessus sont modérément mouchetés de brun sombre.
Il n’y a pas d’information supplémentaire.

Distribution

En Asie du Sud-Est et en Océanie, les Glaréoles orientales ont un vaste territoire dont la superficie dépasse les 1 700 000 kilomètres carrés. Dans le premier continent nommé, leur aire de distribution couvre principalement la Chine jusqu’à la Mandchourie et l’extrême est de la Sibérie, mais également le sous-continent indien (Sind, Gujarat), la Birmanie, la Thaïlande, l’Indochine, Hainan et les Philippines. Dans tous ces pays, les glaréoles sont exclusivement nicheuses.
En dehors période de la nidification, ces oiseaux hivernent dans les grandes îles de la Sonde (Sumatra, Java, Bornéo, Sulawesi), les petites îles de la Sonde, la Nouvelle-Guinée et l’Australie. Bien que la surface de son aire soit très importante, l’espèce est considérée comme monotypique avec de forts liens de parentés avec la Glaréole à collier dont elle était autrefois une sous-espèce.

Menaces – protection

Sur le sous-continent indien, les populations hivernales varient de 25 000 à 1 million d’individus. Sur le reste de l’aire d’hivernage, du sud-est de l’Asie à l’Australie, les effectifs sont estimés entre 100 000 et 1 million d’oiseaux. Cette espèce ne suscite donc aucune préoccupation majeure (LC). D’autant plus que les Glaréoles orientales ont tendance à être crépusculaires et qu’elles donnent l’impression d’être d’un naturel assez paresseux dans la journée, si bien que leurs effectifs sont sans doute assez largement sous-estimés. Cependant, un recensement assez récent portent le chiffres globaux à plus de 2 800 000 unités, ce qui semble plus proche de la réalité.
Java et l’Australie Occidentale semblent être devenus des bastions pendant le période hivernale. Dans cette dernière région, on peut apercevoir de 10 à 50 oiseaux le long d’un kilomètre se route, à la tombée de la nuit. Ces échassiers semblent bien s’adapter même dans les prairies qui subissent le surpâturage du bétail domestique. Parfois cependant, en Thaïlande notamment, près de la moitié des nids sont piétinés par les troupeaux lorsque ceux-ci comprennent un nombre très important de têtes. Dans le nord-centre de Java, les glaréoles constituent également un gibier de choix pour les chasseurs.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 03/03/2016 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net

Courlis nain

Numenius minutusLittle Curlew

Description de la famille

Les Scolopacidés constituent, avec les Charadriidés, un groupe d’oiseaux appelés limicoles, c’est à dire littéralement « oiseaux de rivages ». Les Scolopacidés sont majoritairement des oiseaux migrateurs de l’hémisphère nord, mais seul le continent antarctique en est dépourvu. Ce sont des ois… lire la suite

Description identification

C’est le plus petit de tous les courlis : il a un bec court, légèrement et régulièrement courbé. Sa tête est ronde et son œil large rappelle celui de la bartramie ou maubèche des champs. Sa tête est ornée de motifs remarquables : un trait oculaire sombre, une rayure brune sur le capuchon et un discret sourcil chamois. Le croupion et le dos sont bruns. Le plumage est assez semblable à celui du courlis esquimau (Numenius borealis) mais il est chamois plus pâle au lieu de cannelle. Il y a moins de rayures sur les flancs et plus de blanc sur le ventre. Les ailes sont plus courtes et au repos, les primaires sont moins en évidence. Le mâle et la femelle sont identiques. Il n’y a pas de variations saisonnières.
Les juvéniles sont très semblables aux adultes, mais ils ont des taches et des bordures chamois clair sur les scapulaires. Le brun des couvertures est nettement liseré de chamois, il y a moins de rayures sur les flancs et sur la poitrine.

Noms étrangers

Voix chant et cris

Selon « New-Zealand Birds online », les cris les plus courants sont des « te, te, te » ou des « tchiou, tchiou tchiou » montants. Quand ils sont dans les arbres ou dans les airs, les courlis nains émettent des trilles. Leur répertoire est très étendu et, parmi leurs multiples cris, on peut entendre des « Quee dlee » ou des « weep » harmonieux et musicaux. D’après Steve Madge, ces cris en vol sont l’expression d’une certaine excitation et il sont répétés à 3 ou 4 reprises. D’après lui, ils sont assez semblables à ceux du Courlis corlieu (Numenius phaeopus), tout en étant plus rudes et plus aigus.

Habitat

Les courlis nains nichent dans les taïgas montagneuses de l’extrême nord de la Sibérie, souvent dans les vallées creusées par les rivières. Ces endroits sont pourvus de préférence par de la végétation secondaire, en particulier des zones qui ont été endommagées par les incendies. Les courlis nains apprécient également les clairières herbeuses dans lesquelles poussent des mélèzes épars et des bouleaux rabougris.
En dehors de la période de nidification, les courlis nains peuvent être aperçus dans les prairies arides de l’intérieur des terres, dans les plaines aux terres noires (tchernozium), les terres nues cultivées, les prairies artificielles aux herbes courtes. Tous ces habitats sont nécessairement proches de sources d’eau douce, telles que les marécages, les réservoirs, les lacs et les terres inondées. Les courlis nains délaissent généralement les régions côtières.
Au cours de l’année, les courlis nains vivent dans des habitats très différents, distants de plusieurs milliers de kilomètres. Pendant la période de reproduction, c’est à dire, du mois de mai au mois d’août, ces oiseaux habitent dans l’extrême nord de la Sibérie, et plus précisément du nord de Krasnoyarsk et du centre de la Yakoutie en direction de l’est jusqu’à la rivière Anyuy en longeant la côte nord de la Sibérie. A partir de la fin août, les courlis nains migrent vers le sud jusqu’au littoral nord de l’Australie distant de plusieurs milliers de kilomètres.

Comportement traits de caractère

Les courlis nains s’alimentent surtout en picorant et en fouillant peu profondément avec leur bec. Pendant la saison hivernale, quand ils sont dans leurs nouveaux quartiers, ils organisent de grands rassemblements qui peuvent contenir plusieurs centaines d’oiseaux. Ils se nourrissent pendant la matinée, et ils se regroupent auprès des points d’eau pour se reposer aux moments les plus chauds de la journée. Ils reprennent la consommation de nourriture à la fin de l’après-midi. En soirée, ils forment de nouveau des bandes avant de rejoindre les dortoirs communs pour la nuit.
Malgré leur taille assez réduite, les courlis nains sont de grands migrateurs. Ils font des haltes de passage dans le sud de la Sibérie, en Mongolie, au Japon en Chine et en Indonésie. Une autre route, plus méridionale, emprunte la mer Jaune, la mer de Chine, passe par Bornéo et la Nouvelle-Guinée pour rejoindre le Teminus situé en Australie. Il n’y a pas de haltes entre la Chine, la Nouvelle-Guinée et le nord de l’Australie. La migration de retour vers le nord copie le même itinéraire.
Sur le continent australien, il y a des mouvements erratiques liés aux précipitations : ceux-ci commencent avec la mousson (octobre-novembre) et se poursuivent pendant toute la saison humide (c’est à dire de janvier à avril). Pendant ces vagabondages hivernaux, ces oiseaux se dirigent vers l’intérieur des terres. En avril, ils reviennent vers les littoraux du nord afin de préparer le retour vers les aires de reproduction. Les juvéniles de première année ont un temps aménagé et rentrent sans doute plus tôt, anticipant le voyage des adultes.

Alimentation mode et régime

Les courlis nains se nourrissent principalement d’insectes, y compris les sauterelles, les criquets, les coléoptères, les charançons, les chenilles, les fourmis auxquels ils faut adjoindre quelques arthropodes comme les araignées. Un peu de matière végétale vient compléter le menu. Dans cette dernière catégorie, on trouve des graines, des enveloppes de riz et des baies.

Reproduction nidification

La saison de nidification se déroule de la fin du mois de mai au début du mois d’août. Les courlis nains nichent dans les parcelles de bouleaux, de préférence le long de vallées qui ont été creusées par des petites rivières. Ils forment des colonies lâches dont les nids ne sont jamais très éloignés de ceux des aigles royaux. Comme les autres courlis de la famille des scolopacidés, les courlis nains effectuent des vols de parade qui sont accompagnés de leurs cris distinctifs.
Le nid est une petite cuvette peu profonde placée sur le sol ouvert et garni avec des herbes. La ponte comprend habituellement 4 œufs . Il n’y a qu’un seule couvée par an. Les 2 parents partagent à tour de rôle l’incubation qui dure en général 22 ou 23 jours. Les poussins sont totalement emplumés et quittent leur lieu de naissance au bout de 5 semaines. Pas d’informations supplémentaires.

Distribution

Distribution

Menaces – protection

D’après le Handbook Alive, cette espèce n’est pas globalement menacée. Le total des effectifs approche les 200 000 oiseaux, avec près de 180 000 individus dans le nord de l’Australie. Un comptage de 1966 donne aux environs de 250 000, mais il doit y avoir un surestimation. D’autres sites du nord de l’Australie produisent également des chiffres de plusieurs milliers d’oiseaux (notamment à Alligator River). Dans ces quartiers d’hiver, le courlis ne rencontre aucune difficulté car les ressources alimentaires sont abondantes et les points d’eau particulièrement bien répartis.
Cet oiseau était préalablement considéré comme assez rare dans son aire de reproduction en Sibérie, mais cette aire a finalement une superficie plus développée qu’on ne le pensait. Il est souvent confondu avec le courlis esquimau dont le statut est CRITIQUEMENT EN DANGER.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 12/05/2015 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net

Albatros de l’océan indien

Thalassarche carteriIndian Yellow-nosed Albatross

Description identification

Les albatros de l’océan Indien appartiennent à la famille des diomédidés, mais ils sont souvent classés à cause de leur taille plus modeste dans une sous-catégorie que nos amis anglo-saxons appellent « mollymawks ». Ces oiseaux sont rangés dans l’ordre des Procellariiformes, c’est à dire qu’ils ont une parenté plus ou moins proche avec les puffins, les petrels, les fulmars et les océanites. Dans de nombreux ouvrages, ils sont encore considérés comme une sous-espèce de l’Albatros à nez jaune (Thalassarche chlororhynchos). Pourtant depuis 2005, ils sont classés comme une espèce à part entière par l’IOC.
Les albatros de l’océan Indien ont de longues ailes qui en font des planeurs exceptionnels. Chez les adultes, le tête et la nuque varient du gris pâle au blanc. Le manteau est gris brunâtre foncé, de même que la queue et les couvertures alaires. Le croupion et les parties inférieures sont blanc immaculé. Le dessous des ailes est également blanc mais avec une extrémité et un bord de traîne noirs. La bec est noir avec un culmen jaune et une pointe rouge. Les pattes sont rose bleuâtre pâle. Les sexes sont identiques.
Les juvéniles ont une tête blanche et un bec entièrement noir. Les albatros de l’océan Indien sont difficiles à différencier des albatros à tête grise et des Albatros à nez jaune. Ce dernier qui a un plumage plus pâle et un capuchon plus marqué est encore parfois considéré comme un congénère.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

Voix chant et cris

Bien qu’ils soient généralement silencieux en mer, les albatros de l’océan Indien émettent parfois des croassements rudes quand ils sont en compétition pour la nourriture.

Habitat

L’albatros de l’océan Indien est une espèce marine et pélagique, encore qu’on puisse l’observer à l’intérieur des terres dans certains endroits. Il niche dans les petites îles éloignées des côtes, sur les versants des falaises. Il se reproduit principalement sur les zones rocheuses nues mais aussi parfois dans des lieux pourvus de végétation c’est à dire de touffes d’herbes et de fougères.

Comportement traits de caractère

Dans la famille des diomédidés, les albatros de l’océan Indien figurent parmi les plus petites espèces, si bien qu’ils s’en sortent plutôt mal quand il sont en concurrence avec des rivaux de plus grande taille. Cependant, ils compensent leur déficit d’envergure par une grande agilité en vol, ce qui leur permet de saisir les restes qui sont jetés des chalutiers avant qu’ils n’atteignent la surface de l’eau. D’après Wikipédia, en dépit de leur taille plus réduite que celle des autres albatros du genre Diomedea (Albatros royal, Albatros hurleur), ces oiseaux sont capables de parcourir 1 500 kilomètres à partir de la colonie pour trouver de la nourriture.

Alimentation mode et régime

Les albatros de l’océan Indien suivent souvent les bateaux de pêche et les chalutiers, ils se nourrissent de poissons, de crustacés et de céphalopodes. Ils capturent leurs proies en les arrachant à la surface de l’eau ou en plongeant à des profondeurs modestes.

Reproduction nidification

Les adultes atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de 8 ans. Comme tous les autres albatros, l’albatros de l’océan Indien niche en colonies. Cet oiseau se reproduit tous les ans. Il est monogame et établit des liens conjugaux avec sa partenaire pour au moins 2 ans. La saison commence au mois d’août, mais la ponte n’intervient qu’en septembre-octobre. Le nid, construit avec de la boue, est généralement placé sur une surface rocheuse nue. Occasionnellement, il est installé dans une zone pourvue de végétation. La ponte ne comprend qu’un seul œuf qui est couvé par les 2 parents à tour de rôle pendant environ 70 jours. Les jeunes oisillons sont nidicoles : après l’éclosion, ils mettent près de 115 jours avant de prendre leur envol. Ils sont nourris par les 2 parents jusqu’à la fin du mois de mars ou le début du mois d’avril, date à laquelle, ils deviennent autonomes.

Distribution

Ce grand oiseau occupe une vaste portion de mer qui va de l’Afrique du Sud jusqu’à l’océan Pacifique, juste au-delà de la Nouvelle-Zélande. Son territoire se situe entre 30° et 50° de latitude Sud. Il niche dans les îles du Prince Edouard, les îles Crozet, l’archipel des Kerguelen, l’île d’Amsterdam et l’île Saint-Paul, au beau milieu de l’océan Indien.

Menaces – protection

D’après Wikipédia et Birdlife, cette espèce est considérée comme en danger. Sa population a fortement décliné dans les 70 dernières années à cause de l’utilisation par les humains de nouvelles techniques de pêche, notamment de nouveaux filets dont la technologie plus sophistiquée permet l’augmentation des prises. Elle est aussi victime de maladies importées comme le choléra aviaire ou l’érysipèle dont certaines formes touchent aussi les oiseaux. La superficie marine de son aire est estimée à plus de 35 millions de kilomètres carrés, mais l’espace terrestre utilisé pour la nidification n’est que de 1 400 kilomètres carrés, ce qui est peu.
Un recensement effectué en 2004 fixe les effectifs globaux à 65 000 individus matures. 27 000 couples nichent dans l’île d’Amsterdam, 7 500 dans les îles du Prince Edward, 7 030 aux îles Crozet, 50 couples aux Kerguelen et seulement 3 à l’île Saint Paul.
Un nouveau vaccin contre les maladies aviaires a été mis au point mais jamais testé. L’utilisation des filets modernes au sud du 30ème degré de latitude Sud a été règlementé pour limiter les trop grosses captures et permettre aux oiseaux marins de trouver des ressources suffisantes.

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 16/09/2013 par Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net

ALGERIE ( 21/04/2018) : La coupe du monde de Football – Russie 2018

La Russie accueillera du 14 juin au 15 juillet 2018 la 21e édition de la Coupe du football qui réunit les meilleures sélections du monde. La phase qualificative a vu un renouvellement important des participants avec le retour de certaines nations après plusieurs décennies d’absence à l’instar du Pérou, de l’Egypte ou du Maroc et la présence du Panama et de l’Islande pour la première fois de leur histoire.

Qualifiée lors des deux dernières éditions, l’Algérie ne sera malheureusement pas présente en Russie. Elle ne sera pas seule puisque de grandes nations du football ne participeront pas à cette 21e édition comme l’Italie, les Pays-Bas, la Côte d’Ivoire et le Ghana.

Durant plus d’un mois, toute la planète football aura les yeux braqués vers la Russie pour suivre l’une des coupes du monde les plus ouvertes de l’histoire. En effet, au moins huit nations peuvent légitimement prétendre au sacre finale : l’Allemagne en tant que tenant du titre, l’Argentine comme finaliste de la dernière édition, le Brésil actuellement meilleure sélection mondiale selon le classement FIFA, mais aussi l’Espagne, l’Angleterre, la France, le Portugal et la Russie en tant que pays organisateur.

La nouveauté durant la Coupe du monde Russie 2018 concerne l’arbitrage. En effet, c’est la première fois que la FIFA aura recours à l’arbitrage vidéo pour réduire au maximum les erreurs humaines des chevaliers du sifflet.

Il va sans dire que l’évènement sportif le plus suivi de la planète sera fidèle à la tradition avec des stades pleins, beaucoup de spectacles et l’émergence de nouvelles stars du ballon rond.

Dessin : Zakaria Morsli

Valeur faciale : 25 DA

Format : 36 x 26

Imprimeur : Imprimerie de la Banque d’Algérie.

Procédé d’impression : offset

Document philatélique : Une enveloppe 1er jour à 7,00 DA avec oblitération 1er jour illustrée

Vente 1er jour :  le Samedi 21 et Dimanche 22 Avril 2018 dans les 48 Recettes

Principales des postes situées aux chefs- lieux de wilaya.

Vente générale : Lundi 23 Avril 2018 dans tous les Bureaux de poste.

 

Source : Poste DZ

POLOGNE ( 23 /01/1975) Série Oiseaux : Les faucons

         

           

Les Faucons :

Le 23 Janvier 1975 la Poste Polonaise a procédé à l’émission d’une série de 08 timbres de  1,00 Zl x02 se tenant – 150Zl x02 se tenant – 2,00Zl – 3,00Zl – 4,00Zl – et 8,00Zl respectivement ayant pour thème les faucons :

Falco naumanni (Le faucon crécerellette ) – Falco vespertinus (Le faucon kobez ) – Falco subbuteo (Le Faucon hobereau ) – Falco tinnunculus ( Le faucon crécerelle ) – Falco columbarius (Le faucon émerillon ) et enfin le  Falco peregrinus (Le Faucon pèlerin ).

Catalogue Michel # 2354/2361

 

Faucon crécerellette

Falco naumanniLesser Kestrel

 

 

Faucon crécerellette. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille:  Falconidés

Genre: Falco

Espèce : naumanni

Descripteur Fleischer, JG, 1818

Biométrie

Taille : 32 cm

Envergure : 58 à 73 cm.

Poids : 138 à 210 g

Longévité : 6 ans

Distribution

Description identification

Le bec du faucon crécerellette est court et recourbé dès la base. Longues ailes pointues, longue queue terminée par une large bande noire. Mâles et femelles sont assez dissemblables. Le mâle a un dos châtain. Le capuchon qui couronne sa tête, le cou, le croupion et la queue sont bleu-gris. Le ventre est rose crèmeux avec des petites stries brunes. Les iris sont jaunes lumineux alors que les pattes sont jaune-orange. Le dessous des ailes est blanc parsemé de pointes noires. La femelle, quant à elle, a un dos et une tête brune contrastant avec le ventre pâle. Tous deux ont le ventre et le dos striés de brun. Les jeunes sont semblables aux femelles.

 

Indications subspécifiques espèce monotypique

 

Noms étrangers

 

Voix chant et cris

 

Habitat

Il est très varié : taillis, bois , prairies ouvertes ou cultivées. Il niche sur les pente des montagnes, des gorges, des ravins encaissés, tout autres terrains rocailleux pourvu qu’il soit a découvert et propice à la prédation des oiseaux.

Comportement traits de caractère

Il a un comportement grégaire qui le pousse à se réunir en bandes lâches. Perchés sur des arbres, ils peuvent parfois se rassembler en colonies pouvant regrouper plusieurs centaines d’individus. Le faucon crécerellette fait preuve d’une grande fidélité dans les liens nuptiaux et fait preuve d’une hargne extrême pour défendre son territoire. C’est une espèce migratrice, passant son hiver en Afrique, sud du Sahara. Au début de l’automne, il émigre séparément ou dans de petites bandes de 40 à 50 oiseaux à environ 2 000 m au-dessus du niveau de la mer. De février à avril, on rencontre de grosses colonies de faucons crécerellette dans le sud du Kenya et dans le nord de la Tanzanie.

Alimentation mode et régime

Le faucon crécerellette se nourrit en grande majorité d’insectes mais aussi de petits mammifères. Il peut s’adapter à toutes sortes d’autres proies, notamment celles qui sont les plus abondantes et les plus faciles à attraper sur son territoire. Citons pour exemple : oiseaux, lézards, serpents, grenouilles, vers de terre, poissons et crabes.

Reproduction nidification

La reproduction s’effectue de mars à juin. Le faucon crécerellette ne construit pas de nid. Il dépose directement ses oeufs dans la cavité qu’il a aménagée en grattant à l’embranchement ou à la ramification d’un arbre. Il pond en colonie pouvant atteindre jusqu’à 100 couples. Le nombre des oeufs varie de 1 à 7. L’incubation commence à partir du troisième mois et dure de 28 à 31 jours. La mortalité peut être importante en cas de manque de ressources. L’envol des jeunes ne se produit pas avant 4 semaines.

Distribution

La zone de nidification du Faucon crécerellette s’étend de la zone méditerranéenne en passant par le Moyen-Orient jusqu’en Mongolie.

Menaces – protection

Ces dernières années, la population nicheuse de Faucon crécerellette est en forte régression dans l’UE . Les causes en sont principalement la diminution des ressources alimentaires conséquence de l’usage immodéré des pesticides, la disparition des lieux favorables pour la nidification, la chasse illégale et la concurrence pour les lieux de nidification avec d’autre espèces.

 

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

 

 

Faucon kobez

Falco vespertinus – Red-footed Falcon

Faucon kobez. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

Espèce  :  vespertinus

Descripteur  Linnaeus, 1766

Biométrie

Taille : 32 cm

Envergure : 65 à 77 cm.

Poids : 115 à 197 g

Longévité 5 ans

Distribution

 

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

C’est un Petit Faucon sociable d’origine orientale aux allures du hobereau. De très longues ailes atteignent le bout de la queue assez courte. Chez le faucon kobez, mâle et femelle sont très dissemblables. Le mâle a un plumage bleu-nuit uniforme sur tout le corps et les ailes. Les plumes des culottes sont rouille, les pattes orange délavé, ce qui lui vaut son nom de red-footed falcon en anglais. Chez la femelle, le dessous est fauve orangé et la dominante roussâtre de la face inférieure rappelle beaucoup le Faucon crécerelle. Mais il s’en distingue par une tête plus claire, proche du blanc jaunâtre et par une poitrine pratiquement vierge de tout marquage. Le dessus est gris-bleu avec de nombreuses bandes sombres, les pattes sont orangées. Les jeunes sont très striés en dessous. Leurs pattes sont jaunes. Le faucon kobez a une silhouette intermédiaire entre le hobereau et le crécerelle.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Les faucons kobez sont souvent bruyants, surtout quand ils se déplacent en bandes ou qu’ils se réunissent le soir avant d’intégrer les dortoirs communs. Leur cri le plus courant est un « kiou kiou kiou » haut perché en ce qui concerne le mâle et un « kwee kwee kwee » plus doux et plus montant en ce qui concerne la femelle. Il est assez semblable au cri de vol produit par le hobereau d’Europe (Falco subboteo), mais il légèrement moins puissant. Par ailleuirs, le faucon kobez délivre des cris plus rapides quand il est alarmé.

Habitat

Le faucon kobez apprécie particulièrement l’alternance d’espaces ouverts et d’arbres, de cultures et de bosquets clairsemés, ce qui explique sa présence à l’orée des forêts, près des prairies, dans les steppes et dans les larges vallées fluviales.

Comportement traits de caractère

Le faucon kobez a un instinct grégaire très fort qui le pousse à se réunir en colonies de plusieurs dizaines de couples. Ce comportement peut être observé en période de nidification surtout. Le kobez est un patrouilleur infatigable. Il pourchasse les insectes en vol jusqu’au crépuscule en quadrillant méthodiquement son terrain de chasse. Le kobez est présent en Europe d’avril à septembre. En hiver, il migre en Afrique Australe. Contrairement à la plupart des rapaces, il effectue ce déplacement en groupe, souvent en compagnie de faucons crécerellettes ou d’autres petits faucons.
Le vol : Leurs ailes longues et pointues leur permettent un vol puissant, rapide et agile tout à la fois.

Alimentation mode et régime

Le faucon kobez se nourrit presque exclusivement d’insectes qu’il capture en vol ou à terre. Ce sont des coléoptères, des sauterelles ou des libellules. Très souvent, il utilise le vol stationnaire pour repérer ses proies. En période de nidification, les petits bénéficient d’un régime particulier et sont fréquemment nourris de vertébrés de petite taille. Pour celà, il capture des petits rongeurs au sol.

Reproduction nidification

La saison des nids débute en mai-juin. Comme elle intervient tardivement, bien après d’autres oiseaux, le faucon kobez en profite pour occuper d’anciens nids de corneilles récemment abandonnés. De manière générale, la couvée contient quatre ou cinq œufs. Les deux parents se relaient pendant 22 ou 23 jours jusqu’à l’éclosion. L’envol a lieu dans un délai de 26 à 28 jours.Les jeunes faucons sont indépendants au bout de 2 semaines.

Distribution

Le faucon kobez est un oiseau eurasien. Il fréquente les steppes arborées de la Hongrie jusqu’en Asie Centrale, même si ces dernières années on a pu constater des exceptions, des individus isolés venant s’installer bien à l’ouest de leur aire habituelle de répartition.

Iconographie

Références utilisées

Autres références utiles

 

Faucon hobereau

Falco subbuteo – Eurasian Hobby

Faucon hobereau. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

 

Systématique

Ordre :

Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre : Falco

Espèce  :  subbuteo

Descripteur   Linnaeus, 1758

Biométrie

Taille : 36 cm

Envergure : 68 à 84 cm.

Poids : 140 à 340 g

Longévité : 11 ans

 

Distribution

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Le Faucon hobereau est un petit rapace de la taille du Faucon crécerelle. Il est plus élancé, avec la queue plus courte et les ailes en faux plus longues, ce qui lui donne en vol une silhouette de grand martinet. Cette morphologie est très adaptée aux poursuites aériennes rapides. Au posé, la pointe des ailes dépasse légèrement la queue. La femelle est légèrement plus grande que le mâle.
L’adulte a les parties supérieures gris-ardoise, avec les rémiges un peu plus sombres. La tête est encapuchonnée de noir, sur lequel contrastent fortement joues et gorge blanches. Entre ces dernières, une « moustache » noire assez étroite descend sous l’œil, comme une attache du capuchon. Une remontée du blanc des joues sur la nuque restreint la largeur du noir à ce niveau. Un étroit sourcil blanc surmonte habituellement l’œil sombre cerclé de jaune. La cire du bec est jaune vif.
Les parties inférieures sont blanches, nettement et abondamment striées de noir, excepté la gorge, non striée. Les culottes, c’est à dire les plumes qui couvrent cuisses et jambes, sont d’un roux vif et les sous-caudales roussâtres. Au vol de loin, le dessous des ailes et de la queue paraît uniformément gris, mais en vue rapprochée, on voit que ce gris résulte en fait de la combinaison de vermiculures blanches et noirâtres. Tarses et doigts sont jaunes.
Le juvénile a un plumage moins gris, plus brun dessus, avec les tectrices ourlées de brun roussâtre. Dessous, la teinte de fond est plus crème, et surtout les culottes roussâtres n’ont pas l’intensité de coloration de celles de l’adulte. L’immature acquiert le plumage adulte au cours de la troisième année.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Le Faucon hobereau est très bruyant pendant la période de reproduction. Près du site du nid, ou pour avertir de l’approche d’un intrus, le couple lance des cris répétés. Lorsqu’ils se posent et sont plus calmes, ils émettent des sons plus doux.
Lorsqu’il approche du nid, le mâle lance un cri strident, parfois un seul, parfois répété, auquel la femelle répond par un sifflement. Quand il chasse, il émet un cri court et âpre.

Habitat

Son habitat favori est constitué par les lisières de bois ou boqueteaux, de préférence dans les zones humides. Il fréquente aussi les terrains découverts, en particulier les landes et terres cultivées avec arbres.

Comportement traits de caractère

C’est un rapace très discret et très mobile. On le voit poursuivre les libellules au-dessus des étangs, des étourneaux ou des hirondelles au dortoir qu’il déchiquette souvent en plein vol. Il poursuit aussi les martinets et chasse les alouettes dans nos campagnes. Ce migrateur nous revient en avril de ses quartiers d’hiver sud-africains en savane arborée. La migration post-nuptiale débute en août, culmine en septembre. Les derniers peuvent être observés en octobre. Il est présent sur tout le territoire.
Les petits mammifères et les petits oiseaux font également partie de son régime. Il surgit brusquement de derrière une haie ou un bâtiment. Il chasse sur des zones découvertes et à n’importe quelle heure du jour, mais il est plus actif les jours brumeux et au crépuscule.
Au printemps, environ un mois avant la ponte, les Faucons hobereaux occupent leur territoire et réalisent des vols nuptiaux juste au-dessus. Ceux du mâle sont spectaculaires. Il se lance en piqué vers la cime d’un arbre, répétant cette opération plusieurs fois sans effort. La femelle posée dans les branches semble assister à ces évolutions avec indifférence.
Le couple décrit des cercles en vols longs et ascendants, au cours desquels le mâle s’abat sur la femelle comme s’il voulait l’attaquer. Après avoir attrapé un oiseau, il s’élève bien haut pour mieux descendre en piqué vers la femelle, et lui passer la proie en plein vol.
Les Faucons hobereaux défendent la zone du nid de manière très énergique. Si un intrus s’en approche, le couple effectue des passages rapides accompagnés de cris stridents.
Le vol : Leurs ailes longues et pointues leur permettent un vol puissant, rapide et agile tout à la fois.

Alimentation mode et régime

Le Faucon hobereau se nourrit de petits oiseaux (notamment d’hirondelles et de martinets) et de grands insectes (libellules et cerfs-volants) capturés en vol, ou au sol en marchant pour d’autres espèces.

Reproduction nidification

Dès les premiers jours de juin, le Faucon hobereau a choisi un nid, un ancien nid de corvidé, buse ou épervier. Il ne construit jamais de nid, mais modifie fréquemment l’intérieur de celui qu’il a choisi, jetant ou emportant au loin une partie des matériaux qui le tapissent. Ensuite, il creuse et gratte un creux où la femelle déposera les œufs.
La femelle dépose 2 à 3 œufs courant juin, à raison d’un tous les deux jours. L’incubation dure environ 28 jours, assurée par la femelle. Elle est nourrie par le mâle qui apporte des proies, parfois au nid, mais aussi sur le perchoir habituel du couple. Il appelle alors la femelle et lui donne la proie, puis il va couver les œufs pendant un court moment, le temps pour la femelle de se nourrir. Il arrive aussi qu’il lui passe la proie en plein vol, et la femelle la saisit rapidement.
Les poussins naissent à deux jours d’intervalles. La femelle couve les poussins constamment pendant la première semaine, tout en étant alimentée par le mâle. Il va aussi jusqu’au nid avec des proies, en général des petits oiseaux plumés et décapités. Les jeunes peuvent se nourrir seuls à 18-20 jours avec les proies déposées au nid par les parents. Ils quittent le nid à l’âge de 28 à 31 jours, et volent assez bien, mais ils restent aux alentours, toujours nourris par les adultes.
Le groupe familial reste uni pendant 20 à 30 jours, avant de quitter la zone vers mi-septembre.

Distribution

Menaces – protection

Les populations de Faucons hobereaux semblent assez stables, après de nombreux déclins dans la dernière partie du 20ème siècle, dus aux modifications de l’habitat, et à l’usage des pesticides.

Iconographie

 

 

Références utilisées

Autres références utiles

 

Faucon crécerelle

Falco tinnunculus – Common Kestrel

 

Faucon crécerelle. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

 

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

Espèce :  tinnunculus

Descripteur Linnaeus, 1758

Biométrie

Taille: 39 cm

Envergure : 65 à 82 cm.

Poids : 154 à 314 g

Longévité : 16 ans

Distribution

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Le bec du Faucon crécerelle est court et recourbé dès la base. Parfois appelé Émouchet ou Mouquet dans nos campagnes, la crécerelle comme le nomme les ornithologues doit son nom à son cri aigu. Tinnunculus vient du latin tinnio et signifie « tinter, rendre un son clair ».
Le faucon crécerelle mâle a la tête, la nuque et les côtés du cou gris bleuté. La cire et le cercle oculaire sont jaune-citron. Comme les autres faucons, il a une moustache noire. Le bec est gris foncé. Les pattes et les doigts sont jaunes.
La femelle a la tête et la nuque châtain clair, rayées de brun foncé. La moustache est moins nette que chez le mâle. Elle est plus grande que le mâle.
L’immature ressemble beaucoup à la femelle, et n’en diffère que par son plumage qui est davantage rayé.

Indications subspécifiques 11 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Le faucon crécerelle a un cri caractéristique, lancé d’un ton haut perché et querelleur. D’autres sons, plus courts et âpres, peuvent être entendus, exprimant l’anxiété, ou sont émis près ou à l’intérieur du nid.

Habitat

Régions cultivées ou peu boisées, landes. Présent du bord de la mer jusqu’en montagne (2 500 m) pour peu qu’il trouve nourriture et lieu propice à la nidification.

Comportement traits de caractère

Le faucon crécerelle est un solitaire qui vit en couple uniquement pendant la période de reproduction. Il est souvent posé sur les arbres, les pylônes ou les fils électriques, et il est rare de le voir posé au sol, excepté quand il capture une proie. C’est un oiseau très agressif, attaquant ses proies avec vigueur.
Le faucon crécerelle a des vols nuptiaux moins spectaculaires que les autres rapaces. Cependant, on peut observer le mâle volant continuellement en cercles au-dessus du perchoir où est posée la femelle, fondant sur elle en courts piqués à intervalles réguliers, avant de remonter dans les airs.
Quand la femelle vole aussi, il continue son exhibition, et la femelle se retourne sur le dos pour lui présenter ses serres quand il s’approche.
Le faucon crécerelle défend son territoire avec une grande fermeté, expulsant même des rapaces plus grands que lui.
Le vol : Le faucon crécerelle bat des ailes rapidement, en intercalant des planés, des virages et des descentes subites. Les ailes longues et pointues, en forme de faux, et la queue longue, lui permettent un vol rapide et puissant.

Alimentation mode et régime

Auxiliaire précieux de l’agriculteur, le faucon crécerelle se nourrit de souris, mulots, campagnols et jeunes rats ; aussi des insectes et parfois des grenouilles et des vers.

Reproduction nidification

Si le faucon crécerelle niche sur une paroi rocheuse, il ne construit pas de nid, et la ponte se fait dans un creux de 15 à 20 cm de diamètre sur le sol, à l’entrée d’une cavité naturelle, jamais à l’intérieur.
Sinon, il utilise un vieux nid de corvidé, dans un arbre, ou dans les ruines d’un édifice.
La femelle dépose de 2 à 6 oeufs brun-roux avec un fond clair. Ils sont pondus à intervalles de deux ou trois jours. L’incubation dure environ 28 jours, assurée par les deux parents, surtout par la femelle qui est nourrie par le mâle.
Les poussins sont couverts de duvet blanc, fin et court, et à 20 jours, le plumage est pratiquement complet, avec encore quelques traces de duvet en divers endroits du corps.
A 22 jours, ils dévorent seuls les proies apportées par les adultes.

Distribution

Menaces – protection

Les populations sont en déclin presque partout, sans doute à cause de l’intensification constante de l’agriculture, supprimant les prairies qu’il affectionne pour chasser.

Iconographie

 

Références utilisées

Autres références utiles

Faucon crécerelle du site Pouyo et les oiseaux

 

 

Faucon émerillon

Falco columbarius – Merlin

Faucon émerillon.

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

Espèce :  columbarius

Descripteur  Linnaeus, 1758

Biométrie

Taille : 33 cm

Envergure : 50 à 67 cm.

Poids : 150 à 300 g

               Longévité :  11 ans

Distribution

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Le bec du Faucon émerillon est court et recourbé à sa base. C’est un petit oiseau de proie difficile à identifier.
Le faucon émerillon mâle se reconnaît à ses fines moustaches peu marquées, à ses parties supérieures gris-bleu, un peu comme le mâle d’épervier d’Europe et à sa poitrine et son ventre roux. Sa silhouette en vol est typique, petite et compacte avec des ailes courtes extrêmement pointues, ce qui permet de le distinguer de l’épervier aux ailes toujours plus ou moins arrondies. Par contre, la femelle possède une coloration brun terne par dessus ce qui constrate avec les tons plus clairs et fortement marqués de brun des parties inférieures. La couleur de la femelle et de l’immature la camoufle superbement sur fond de terre. Ailes courtes et larges à la base, queue longue et triangulaire.

Indications subspécifiques 9 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Caquètement rapide et aigu du mâle kikiki et plus bas et plaintif pour la femelle yip yip.

Habitat

De manière générale, que ce soit dans sa région de nidification ou dans ses quartiers d’hiver, le faucon émerillon fréquente les zones ouvertes où abondent les petits oiseaux, ses proies préférées. Ce peut donc être la toundra ou les vastes landes de bruyère, les vastes plaines cultivées, les labours ou les bords de mer, tous ces sites dégagés favorables à sa rencontre.

Comportement traits de caractère

C’est un migrateur partiel. Début octobre, les oiseaux de Scandinavie et de l’ouest de la Russie se déplacent vers l’Europe Occidentale et jusqu’au nord du Sahara. Les espèces des îles britanniques et d’Islande sont sédentaires. Le faucon émerillon utilise une technique de chasse favorite : il se perche souvent à l’affut sur une pierre ou un pieu de clôture puis il s’élance en rase-mottes dans un vol irrégulier et nerveux qui lui fait bénéficier pratiquement à tous les coups de l’effet de surprise.
Le vol : Leurs ailes longues et pointues leur permettent un vol puissant, rapide et agile tout à la fois.

Alimentation mode et régime

Le faucon émerillon se nourrit presqu’exclusivement de petits passereaux qu’il capture après une poursuite horizontale très rapide. Mais il lui arrive occasionnellement de chasser des insectes et des petits mammifères.

Reproduction nidification

Le faucon émerillon atteint sa maturité sexuelle dès 1 an et bâtit son nid dans un arbre, un buisson, un creux gratté dans la terre. Il peut aussi utiliser un ancien nid de corbeau ou de corneille, un trou d’arbre ou une anfractuosité de falaise. La femelle pond 3 à 6 oeufs beiges finement tachés de brun et de roux. L’incubation dure de 28 à 32 Jours. Il faut encore un mois après l’éclosion pour assister à l’envol des jeunes.

Distribution

Menaces – protection

Les menaces principales pour l’espèce sont la disparition des habitats, les pesticides organochlorés utilisés en l’agriculture et les dérangements de l’homme. Dans quelques cas, les prélèvements d’oeufs et de jeunes.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net

Faucon pèlerin

Falco peregrinus – Peregrine Falcon

Faucon pèlerin. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

              Espèce  :  peregrinus

Descripteur Tunstall, 1771

Biométrie

Taille : 50 cm

Envergure : 95 à 115 cm.

Poids : 750 à 1300 g

Longévité 17 ans

 

Distribution

 

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Posé, le Faucon pèlerin paraît « compact », plus court et relativement plus large d’épaules que la Buse variable, il est aussi sensiblement moins volumineux. En fait la femelle a la corpulence d’un gros Pigeon ramier, alors que le mâle, 1/3 plus petit (d’où son nom de « tiercelet ») a celle d’un Pigeon domestique. Ce terme de « tiercelet » est emprunté à la fauconnerie, il désigne à l’origine le mâle du pèlerin, exclusivement, mais depuis plusieurs décennies il est généralisé au mâle de tous les rapaces.
La tête ronde, assez volumineuse par rapport au corps, paraît relativement plus petite chez la femelle que chez le mâle. Elle est noire chez l’adulte, brun plus ou moins sombre ou roussâtre chez les jeunes de moins de 1 an.
Les joues sont marquées d’une large tache noire en forme de « favoris » appelée moustache. Celle-ci – commune à toutes les variétés de faucons – est particulièrement large chez le pèlerin ; la tête noire et les larges moustaches donnent l’impression que l’oiseau est casqué.
Le bec est courbe, court et pourvu d’une denticulation à la mandibule supérieure qu’on observe chez tous les faucons. Cette sorte de « dent » permettrait aux faucons de tuer plus facilement leur proie en coupant les ligaments des cervicales et la moelle épinière, lorsqu’ils la mordent au niveau du cou après la capture.
Le plumage des deux sexes est sensiblement le même. Cependant, le mâle est souvent plus clair et bleuté que la femelle dont les couleurs tendent vers le gris-anthracite plus ou moins teinté de brun. Chez la femelle, le contraste clair à la base de la queue est moins marqué que chez le tiercelet. Les parties inférieures sont chamois, ponctuées de « larmes » marron chez les jeunes, blanc à blanc roussâtre et barrées transversalement de noir chez les adultes. Le mâle, plus souvent que la femelle, a la gorge blanche uniforme ou peu marquée, alors que celle de la femelle est généralement parsemée de grosses taches noires. À distance, le mâle paraît donc plus contrasté – blanc et gris – sur les parties inférieures, au contraire de la femelle qui paraît de teinte plus uniforme, claire ou roussâtre, mais fréquemment plus roussâtre que le mâle. Le dos est d’un brun plutôt uniforme chez les jeunes, gris chez les adultes. Le juvénile à l’envol a les tectrices supérieures ourlées de chamois.
La cire du bec, le tour de l’œil et les pattes sont jaune-maïs chez les adultes. Chez les jeunes, les deux premiers sont bleutés. Les pattes sont bleutées ou jaune verdâtre, passant au jaune terne au cours des mois qui suivent l’envol.

Indications subspécifiques 16 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Hors période de nidification, le pèlerin est habituellement silencieux, en revanche de mi-février à fin-juin (période de reproduction), et plus particulièrement lors des pariades (février-mars), il est très démonstratif et bruyant. Perchés dans le site de reproduction, le mâle aussi bien que la femelle, émettent des cris longs et traînants qui pourraient constituer le « chant« . En vol ou posés sur l’aire ou ses abords, les faucons produisent de nombreuses émissions vocales brèves et « claquantes » (les fameux « Tsick ») qui indiquent un haut niveau d’excitation, en particulier à l’approche d’un congénère. S’il est dérangé ou se sent menacé durant la période de reproduction, le pèlerin « alarme » : son cri d’alarme est un cri puissant fait de la répétition de « kré, kré , kré… » éraillés.

Habitat

Le Faucon pèlerin est un oiseau rupestre. Il utilise les falaises aussi bien comme point d’observation élevé pour la chasse que pour nicher. Ses plus fortes densités se trouvent donc dans les régions riches en proies potentielles et où les escarpements rocheux sont nombreux. En France, il est cantonné aux falaises côtières de la Manche, ou le long des fleuves de plaine (vallée de Seine par exemple) et jusque vers 2 000 m d’altitude dans les Alpes. Quand les populations rupestres sont à saturation, le pèlerin investit carrières et constructions humaines élevées, jusque dans les grandes agglomérations ou dans les arbres, pour se reproduire. Il niche même parfois au sol, en particulier dans la toundra arctique.

Comportement traits de caractère

Le Faucon pèlerin est remarquable par ses capacités de vol.

En période nuptiale, les deux partenaires se livrent à des jeux aériens : poursuites, piqués vertigineux, loopings, tout à fait spectaculaires. Lors de piqués verticaux depuis une très grande hauteur, sa vitesse peut dépasser 350 km/h. La femelle, plus lourde, atteint des vitesses encore plus élevées, bien que le tiercelet, du fait de sa petite taille, donne l’impression d’être plus rapide.

En chasse, à la suite d’un vol plané ou d’un vol battu « de placement », qui peut se poursuivre sur plusieurs kilomètres, le faucon referme ses ailes pour l’attaque finale. Ce piqué « ailes fermées » est le plus souvent réalisé selon des angles compris entre 30 et 40-50° sous l’horizontale. Lors de ces attaques, le temps de descente, ailes plus ou moins collées au corps, n’est pas suffisant pour que la vitesse puisse dépasser 150 à 250 km/h. Cependant, il arrive parfois, lors de piqués de chasse verticaux de plus de 1km – très rarement observés – que la vitesse puisse vraisemblablement dépasser les 350 km/h, comme le montrent des mesures faites en soufflerie (Tucker et Cade) ou sur des faucons lâchés depuis un avion (Ken Franklin).
En fin de piqué, la trajectoire est plus ou moins horizontale ou montante, de sorte que la proie est abordée par derrière dans l’angle mort de la queue.
Si la proie n’a pas repéré l’arrivée du faucon, elle est soit liée – c’est à dire prise directement dans les serres – soit buffetée – c’est à dire frappée au passage par les serres tendues en avant, et non pas avec le bréchet comme cela a pu être dit parfois. Dans ce cas le faucon, après une « ressource », pique de nouveau pour récupérer la proie en train de tomber. En tous cas dans les derniers mètres, le faucon se redresse presque perpendiculairement à la trajectoire, serres tendues en avant atteignant le niveau du bec (ce mouvement provoque un bruit de « souffle » très puissant et impressionnant). Si la proie est buffetée, elle est tuée voire disloquée par le choc. Si elle est liée, le contact reste assez violent pour que l’oiseau capturé soit tué ou étourdi sous le choc. Dans tous les cas, après la capture, la proie est mordue au cou pour être tuée. Quand elle est de petite taille, elle peut être plumée et mangée en vol, sinon le faucon la transporte jusqu’à la falaise pour ce faire. Quand le faucon est rassasié et que sa proie n’est pas totalement consommée, les restes sont cachés dans une anfractuosité ou derrière une touffe de végétation dans la falaise.
Le taux de réussite des attaques varie considérablement d’une région et d’une période de l’année à l’autre. Les plus forts taux – environ 1 prise pour 5 à 10 attaques – sont observés lors d’attaques au dessus de plans d’eau où les proies n’ont pas de refuge possible. mais généralement, le taux de capture est plus proche d’une prise pour 15 attaques, en moyenne.

Les couples sont très attachés à leur territoire, mais ce sont surtout les mâles – les tiercelets – qui sont les « propriétaires » du site et qui le défendent contre les intrus. Les femelles quant à elles sont moins attachées au site et peuvent selon les cas changer de site et de partenaire d’une année à l’autre. En revanche du fait de leur forte corpulence, se sont surtout elles qui défendent le site et la nichée contre les intrusions de prédateurs potentiels. Les attaques défensives sont généralement accompagnées de cris d’alarme, alors que les attaques territoriales vis à vis d’un autre pèlerin sont accompagnées de « tsick » sonores et répétés. Qu’elles soient territoriales ou défensives, quand les 2 partenaires sont présents dans le site, ils participent tous deux aux attaques, le tiercelet étant le plus agressif vis-à-vis d’un autre tiercelet et restant plus en retrait quand il s’agit d’une attaque défensive interspécifique.
Le vol : En vol battu, les ailes coudées vers l’arrière (en forme de lame de faux) paraissent pointues. Les battements d’ailes sont rapides – 5 à 6 par seconde – et de faible amplitude quand il s’agit d’un vol de déplacement ordinaire. Ce vol est entrecoupé de courts planés. Au contraire quand il s’agit d’un vol d’attaque, les battements, tout aussi véloces, sont de très grande amplitude et accélérés jusqu’au moment où le faucon replie les ailes pour le piqué terminal.

En vol plané, si le vent est assez portant, les ailes sont coudées vers l’arrière, la queue pratiquement fermée ; l’oiseau présente alors l’allure d’une grande hirondelle, ou selon la comparaison de Paul Géroudet, la forme d’une ancre de marine. En revanche si le vent est moins portant, la queue est totalement déployée en éventail et les ailes pratiquement droites à l’horizontale du dos, l’oiseau a alors l’aspect d’une croix. Chez les femelles, plus lourdes et « denses », le bout de l’aile fait souvent un angle en pointant vers le haut à partir du poignet.

Alimentation mode et régime

Il n’est pas possible de donner un régime bien précis, celui-ci variant considérablement d’une région et d’une période de l’année à l’autre.
Ornithophage, le pèlerin ne chasse pratiquement que des oiseaux capturés en vol. Toutefois il lui arrive, comme beaucoup d’autres faucons, de capturer aussi de gros insectes en vol – hannetons par exemple – ou des chauves-souris et de façon anecdotique des rongeurs.
Le mâle, plus petit, se contente de proies dont la taille varie de celle de la mésange à celle du geai, voir du Pigeon colombin.
La femelle, plus corpulente, capture des proies dont la taille varie de celle du merle à celle du Pigeon ramier, rarement plus gros. La capture de canards, ou même d’oies et de hérons, a été mentionnée, mais ces captures sont tout à fait exceptionnelles et le fait d’oiseaux nordiques – plus corpulents – sur leur parcours migratoire, donc non « tenus » de ramener à la falaise la proie qui est mangée sur place. Ces proies exceptionnelles mises en avant ont souvent donné une fausse idée de la réalité du régime alimentaire du Faucon pèlerin en surestimant ses capacités de chasseur.

Reproduction nidification

En France, le cantonnement des couples débute avec les premiers beaux jours de février (quelquefois mi-janvier), et culmine début mars. Les accouplements commencent environ 2 à 3 semaines avant la ponte. Comme les nocturnes, les faucons ne construisent pas de nid. Ils pondent à même le sol sur une vire, dans un trou, une niche, ou un ancien nid de grands corbeaux ou d’un autre rapace. Le substrat sableux ou terreux qui recouvre le sol est gratté par l’un ou l’autre des deux adultes. Dans une falaise, plusieurs « emplacements » sont grattés, aussi bien par le mâle que la femelle, mais c’est à la femelle que revient, en dernier recours, le choix de pondre dans l’une ou l’autre des « coupes de grattage » qui deviendra « l’aire« .

La ponte comporte 3 à 4 œufs, plus rarement 2 ou 5 (jusqu’à 6 exceptionnellement, seulement 2 cas connus). Les œufs, de couleur marron rougeâtre, sont pondus toutes les 48 à 72 heures. Si la ponte est détruite dans les premiers jours de l’incubation, une ponte de remplacement peut débuter 15 jours plus tard (capacité qui a été mise à profit lors du « projet pèlerin », initié en 1974 dans le Jura pour accroître la productivité naturelle de la population de faucons, décimée par la contamination par les organochlorés et les « désairages »).
Dans les quelques jours qui précèdent la ponte, le ventre de la femelle est gonflé et l’oiseau ne vole plus guère, elle est nourrie par le tiercelet.

L’incubation dure 30 jours, elle est assurée, grosso-modo, pour 2/3 du temps par la femelle et pour 1/3 par le mâle. Elle débute à la ponte de l’avant dernier œuf (en général le 3ème) de sorte que les poussins éclosent pratiquement tous le même jour à 24 heures près. À l’éclosion, les poussins sont recouverts d’un premier duvet blanc très fin, qui sera remplacé par le deuxième duvet, beaucoup plus dense et épais, à partir du 15ème jour. Au cours de leur première semaine, il n’y a pas de différence de taille entre mâles et femelles.

L’élevage :
Si les conditions météorologiques sont bonnes, la femelle ne quitte pas ses jeunes durant la première semaine. Elle reste sur eux pour les garder au chaud, plus ou moins allongée et de plus en plus redressée au fil des jours. Si tout se passe normalement, le mâle chasse et apporte les proies à l’aire. C’est la femelle qui dépèce et distribue la nourriture, mais le mâle est tout à fait capable d’assurer aussi cette tâche, quand la femelle le laisse faire.
Vers le 15ème jour, les jeunes se couvrent du 2ème duvet, dont ils sont entièrement recouvert le 20ème jour. Ce duvet très dense et épais, permet aux fauconneaux de résister par eux même aux faibles températures. La femelle les laisse alors de plus en plus souvent et longtemps seuls tout en restant à proximité pour les protéger le cas échéant, à la condition que le mâle s’acquitte correctement de sa tâche, l’apport de proies. Si pour une raison quelconque – tiercelet mauvais chasseur,  » paresseux « , conditions météorologiques défavorables – la femelle peut quitter le site et aller chasser par elle-même. La nichée laissée sans protection est alors à portée d’autres prédateurs, le Grand Corbeau, entre autres.
On a observé quelquefois qu’une deuxième femelle, généralement une immature, se fasse accepter par le couple nicheur et participe aussi bien à l’incubation qu’au nourrissage des jeunes.

Distribution

Le Faucon pèlerin est cosmopolite. On le trouve dans toutes les parties du monde, exceptées les régions à très faible ou très forte hygrométrie (déserts secs et froids de l’arctique, secs et chauds du Sahara, Gobie et Australie centrale). Dans ces régions à faible hygrométrie, il est remplacé par les faucons « de désert », les hierofalcos (Faucons gerfaut, sacre, lanier, laggar, brun, de prairie). Dans les forêts tropicales humides et la Nouvelle-Zélande, sa niche écologique est occupée par des espèces voisines, mieux adaptées à ces conditions climatiques particulières (Faucon à poitrine orangée en Amazonie, Taita en Afrique Équatoriale ou Faucon de Nouvelle-Zélande).

Menaces – protection

Dans les années soixante, l’usage massif de pesticides organochlorés en agriculture – DDT, Heptachlore, Lindane, etc… – a entraîné un déclin spectaculaire de l’espèce dans la plupart des régions du globe. En France, le pèlerin ne subsistait plus que dans les régions montagneuses les moins touchées par la pollution chimique – Jura, Alpes, sud du Massif Central, Pyrénées, Corse.
De nos jours, le prélèvement des œufs et des jeunes pour leur utilisation et leur commerce a pratiquement disparu grâce au bannissement des pesticides organochlorés et à la reproduction des rapaces en captivité qui permet de satisfaire à la demande.

Aujourd’hui, la plus grande menace est l’envahissement des sites de nidification traditionnels par des activités touristiques à caractère sportif – escalade, vol libre, etc… Autrefois inaccessibles, les sites les plus remarquables, ceux qui précisément ont permis à l’espèce d’échapper à l’éradication, deviennent le terrain de jeu de citadins en mal de nature ou de sensations fortes.

De plus, l’expansion accélérée des populations de Grand-duc d’Europe constitue un facteur naturel aggravant. Les couples cantonnés, perturbés par la présence du grand nocturne, abandonnent la ponte et disparaissent du site, soit parce qu’ils tentent d’échapper à la prédation, soit parce qu’ils sont tombés sous ses serres.
Cette situation ne serait pas catastrophique – le grand-duc et le pèlerin se côtoient depuis des millénaires – si les pèlerins disposaient encore des sites « refuges » leur permettant d’échapper à la prédation. Malheureusement, ces « refuges historiques » sont aujourd’hui bien souvent « stérilisés » par les activités de plein air mal contrôlées.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

 

 

BRESIL ( 24.05.1994 ) Série animaux en voie de disparition.

     

 

Les Mammifères en voie de disparition :

Le 24 Mai 1994 la Poste du Brésil a procédé à l’émission de 03 timbres ayant pour thème des espéces animales  en voie de disparition; Il s’agit du : Tamarin lion doré ( Leontopithecus rosalia ) – Tamarin bicolore (Saguinus bicolor) et  le Tamarin empereur (Saguinus imperator

 

Singe-lion ou Tamarin lion doré ou Tamarin soyeux

(Leontopithecus rosalia)

Faits sur l’animal

Le singe-lion mesure entre 20-36 cm et une queue entre 31-40 cm et pèse en moyenne autour de 620 g. Les males et les femelles sont de taille similaire. Le singe-lion (tamarin lion doré) est appelé ainsi à cause des magnifiques poils dorés, soyeux qui entourent la face. Le corps est couvert de longs poils soyeux et doux ayant une coloration variant de doré pâle à un rouge-or éclatant. Le singe-lion est une espèce sociale, on les trouve par groupes de 2-8, souvent composées de membres d’une famille mais il y a seulement un couple reproducteur par groupe. Environ 78% des naissances dans la nature sont des jumeaux et la demande en énergie pour prendre soin de deux petits a façonné la structure sociale et un mode de reproduction coopératif prévalant dans cette espèce. Le singe-lion est un des primates les plus en danger. L’habita du singe-lion a été réduite de manière drastique et fragmenté en parcelles isolées par l’exploitation forestière et le défrichage en faveur de la culture et du développement. Heureusement qu’un programme de reproduction en captivité a pour but de maintenir la population des zoos aux environs de 500 individus, et les individus nés en captivité ont été réintroduits dans la nature. Un programme d’éducation à la conservation au Brésil a permis de mieux connaître cette espèce, et le singe-lion est maintenant considéré avec fierté comme un symbole national de la conservation.

 

Faits

Singe-lion ou Tamarin lion doré ou Tamarin soyeux

IUCN ENDANGERED (EN)

 

Saviez-vous?
Que seulement 2-3% de l’habitat naturel des singe-lion, la forêt tropicale atlantique du sud, existe encore et qu’en 2001-2002, l’Association européenne des zoos et des aquariums (EAZA) a mené une « Campagne pour la forêt tropicale atlantique » en utilisant le singe-lion comme espèce vedette?

Fiche d’information
Classe MAMMALIA
Ordre PRIMATES
Subordre SIMIAE
Famille CALLITHRICHIDAE
Nom (Scientifique) Leontopithecus rosalia
Nom (Anglais) Golden Lion Tamarin
Nom (Français) Singe-lion ou Tamarin lion doré ou Tamarin soyeux
Nom (Allemand) Goldgelbes Löwenäffchen
Nom (Espagnol) Tití León Dorado
Noms locaux Brazil: Mico-leão-dourado
Statut CITES Appendix I
Statut CMS Not listed

 

 

Droits d’auteur de la photo par
Mistvan

Distribution

Distribution
Aire de répartition Brésil
Habitat Forêt tropicale dans les basses terres côtières
Population sauvage Plus de 1’000 (Liste rouge de l’UICN 2011)
Population du Zoo 469 rapportés à ISIS (2007)

Dans le Zoo

Singe-lion ou Tamarin lion doré ou Tamarin soyeux

Comment cet animal doit être transporté?

Pour le transport aérien, il faudrait suivre « Container Note 31 » de IATA Live Animals Regulations.

Trouver cet animal sur ZooLex

Pourquoi les zoos gardent cet animal?

Le singe-lion est une espèce en danger dans la nature. En vue de constituer une population de réserve viable, un registre généalogique international a été crée en 1970 sous l’égide de WAZA, et des programmes coordonnés de conservation par l’élevage sont menés à l’échelle régionale par  ARAZPA, AZA, EAZA et JAZA.

 

A cause de son pelage doré magnifique, le singe-lion est une espèce ambassadrice idéale pour son milieu naturel menacé, la forêt tropicale et a été utilisé comme espèce vedette dans la Campagne pour la forêt tropicale atlantique d’EAZA. Beaucoup de zoos qui gardent cette espèce, entreprennent aussi des projets in situ.

Droits d’auteur de la photo par
Mistvan

 Tamarin brésilien à face nue

(Saguinus bicolor)

  • Ordre : Primates
  • Famille : Callitrichidae
  • Genre : Saguinus
  • Taille : 21 à 28 cm (longueur de la queue 34 à 42 cm)
  • Poids : 350 à 430 g
  • Longévité : 8 ans

Statut de conservation UICN : EN En danger

 

Description du tamarin bicolore

Le tamarin bicolore semble avoir été l’objet d’une expérience de peinturlurage. La moitié supérieure du corps est blanc, tandis que la moitié arrière est de couleur brune. Le ventre et le bas-ventre présentent des teintes dégradées allant du chamois à rouge brique. La queue non préhensile est plus sombre, parfois noire et la face ronde et nue est noire également. Celle-ci est ornée de deux oreilles bien développées aux extrémités effilées. Les dents sont petites et pointues.

Habitat du tamarin bicolore

Le tamarin bicolore occupe probablement l’une des plus petites zones de répartition de tous les primates du bassin amazonien, qui se limite à une bande d’une quarantaine de kilomètres carrés. On ne le trouve que dans le nord du Brésil à quelques dizaines de kilomètres de Manaus, au nord du fleuve Amazone et à l’est du Rio Negro. Il occupe les forêts pluviales primaires et secondaires de plaine avec une prédilection pour les secondes, plus riches en lianes et en plantes grimpantes parasites qui lui servent à se déplacer. Il est possible de l’observer dans le parc de l’hôtel Tropical à Manaus.

Tamarin bicolore in natura. © Whaldener Endo, GNU FDL Version 1.2
Tamarin bicolore in natura. © Whaldener Endo, GNU FDL Version 1.2

Comportement du tamarin bicolore

Le tamarin bicolore est un singe social et grégaire qui vit en groupes composés pouvant aller jusqu’à une dizaine d’individus. C’est un singe arboricole à l’activité diurne, qui évolue dans les strates intermédiaires entre la canopée et le sol. Il possède une gamme de vocalisations alliant pépiements et sifflements. Il utilise sa langue qu’il tire ou remue, en matière de communication visuelle, et marque son territoire à l’aide de sécrétions émanant des glandes sternales ou suprapubiennes. Son domaine d’activité s’étend sur une vingtaine d’hectares où il peut vivre en sympatrie avec le tamarin à mains rousses. La coloration de son poil le rend difficile à repérer par les prédateurs ailés qui représentent le plus grand danger.

Reproduction du tamarin bicolore

La femelle peut donner naissance à deux générations de jumeaux dans un intervalle d’environ six mois, après une gestation variant de 140 à 170 jours. La femelle ne pouvant assumer physiquement l’élevage et le transport des jeunes du fait de la dépense d’énergie que cela représente, les jeunes sont pris en charge par les mâles au niveau du transport et de l’éducation. Ils atteignent leur maturité sexuelle entre 18 et 24 mois.

Régime du tamarin bicolore

Le tamarin bicolore est essentiellement frugivore. Les fruits mûrs dont il ne mange que la pulpe constituent plus de 90 % de son alimentation. Mais il mange également du nectar, de la sève et des insectes.

Menaces sur le tamarin bicolore

Le tamarin bicolore est menacé par la déforestation consécutive au développement urbain, de l’agriculture et de l’élevage, et de sa capture pour devenir un animal de compagnie. Sensible aux atteintes de son environnement, le singe ne parvient pas à s’adapter et à la réduction de son habitat qui est conquis par le tamarin à mains rousses, plus opportuniste. L’espèce est considérée comme étant en danger. De nombreux zoos dans le monde, participent à des programmes de reproduction et d’élevage.

Ci-dessous, quelques parcs nationaux et réserves où l’on peut observer le tamarin bicolore.

Brésil :

  • jardin botanique Adolpho Ducke (réserve écologique située à Manaus, État de l’Amazonas) ;
  • parc municipal de Mindu (Manaus, État de l’Amazonas

Tamarin empereur (Goeldi 1907) –

 (Saguinus imperator)

  • Ordre : Primates
  • Famille : Callitrichidae
  • Genre : Saguinus
  • Taille : 23 à 25 cm (longueur de la queue 39 à 41 cm)
  • Poids : 300 à 450 g
  • Longévité : 8 ans en milieu naturel (jusqu’à 15 ans en captivité)

Statut de conservation UICN : LC Préoccupation mineure

Description du tamarin empereur

Le tamarin empereur est un petit singe au pelage gris-noir sur la partie supérieure du corps et dont le ventre et la queue sont de couleur rouille ou brique. Cette dernière peut parfois être noire sur le dessus ou à son extrémité. La tête ronde, les mains aux longs doigts et les pieds sont noirs. Mais la particularité qui caractérise le primate, est l’impressionnante moustache blanche qui retombe de part et d’autre de sa bouche. Le nom d’empereur lui a curieusement été donné en référence à l’appendice de l’empereur Guillaume II d’Allemagne (27.01.1859 – 04.06.1941), alors que pour ce dernier, les pointes étaient relevées vers le haut. Probablement est-ce parce qu’elle est très fournie. Comme tous les autres Callitrichidae, les ongles du tamarin empereur se sont transformés en griffes, qui lui permettent de se planter dans l’écorce des arbres et ainsi de mieux s’agripper.

Habitat du tamarin empereur

Le tamarin empereur, dont il existe deux sous-espèces, ne se trouve que dans les forêts tropicales de certaines zones du bassin amazonien jusqu’à 300 m d’altitude. Le tamarin empereur à menton noir (Saguinus imperator imperator) évolue dans le sud-ouest de l’Amazonie entre les rios Purus et Acre. Le tamarin empereur barbu (Saguinus imperator subgrisescens) vit grossièrement dans la même partie de la forêt, mais davantage sur les contreforts est de la cordillère des Andes en territoire péruvien sur les rios Ucalayi, Apurimac et Urubamba, ainsi qu’au Brésil, jusqu’au rio Madre de Dios en Bolivie. Il recherche surtout les forêts riches en plantes grimpantes et en lianes.

Reconstitution du biotope du tamarin empereur. © Brocken Inaglory, GNU FDL Version 1.2

Reconstitution du biotope du tamarin empereur.

© Brocken Inaglory, GNU FDL Version 1.2

Comportement du tamarin empereur

Le tamarin empereur est un singe social et grégaire vivant en groupes familiaux pouvant compter jusqu’à une quinzaine d’individus. Il est essentiellement arboricole et diurne et évolue dans les strates intermédiaires de la forêt entre 15 et 30 m de hauteur. Les bandes sont fréquemment sympatriques avec les tamarins à selle de Weddell (Saguinus fuscicolis weddelli) et avec le tamarin à manteau noir (Saguinus nigricollis) et s’entraident pour la détection des prédateurs. Il possède une large gamme de vocalisations qui se situe dans les sifflements ou les gazouillis. Il sait interpréter les cris d’alarme du tamarin à selle. Il parcourt journellement une distance légèrement supérieur au kilomètre, et le groupe occupe un territoire d’environ 30 hectares.

 

Reproduction du tamarin empereur

Tamarin empereur juvénile. © Brocken Inaglory, GNU FDL Version 1.2

Tamarin  empereur juvénile

La biologie reproductive du tamarin empereur dans son milieu naturel n’est pas très bien connue. La femelle donne généralement naissance à deux jeunes au terme d’une gestation de 140 à 150 jours. Le transport est assuré par le mâle et d’autres membres du groupe afin que la mère puisse se reposer, et ne lui rendent que pour le nourrissage. Les petits s’accrochent au dos de leurs parents pendant environ 7 mois avant de se débrouiller par eux-mêmes. Ils atteignent leur maturité sexuelle entre 16 et 20 mois.

Régime alimentaire du tamarin empereur

Le tamarin empereur se nourrit de la pulpe de fruits mûrs, de sève, de nectar de fleurs et d’insectes. Pour se nourrir et contrairement aux ouistitis qui creusent des sillons dans l’écorce avec leurs dents en forme de gouge, le tamarin empereur se contente de la sève qui s’écoule naturellement de blessures de l’arbre.

Menaces sur le tamarin empereur

Les populations de tamarins empereurs sont suffisamment nombreuses pour ne pas être menacées. Et il n’est pas chassé pour sa viande. Les risques actuellement encourus sont dans la déforestation de ses habitats, et sa capture pour en faire un animal de compagnie, très doux et très docile au demeurant.

Ci-dessous, quelques parcs nationaux ou réserves où l’on peut observer le tamarin empereur.

Brésil

  • Station écologique du Rio Acre ;
  • Réserve Chico Mendes.

Pérou

  • Parc national du Manu.

Bolivie

  • Réserve nationale de la vie sauvage de Manuripi. (Celle-ci jouxte le Parc national Madidi que le National Geographic considère comme l’une des plus importantes réserves mondiales de biodiversité de la planète.)

ROUMANIE ( 20.12.1968) : Série – Animaux Protégés

 

Les Animaux protégés de Roumanie:

Le 20 Décembre 1968 la Poste Roumaine a procédé à l’émission de 07 vignettes ayant pour valeur faciale respectivement : 10Bani – 20 Bani – 40 Bani – 55 Bani – 60 Bani – 1,20Lei – 1,35Lei et 1,60Lei Ces timbres ont pour motif des espèces d’animaux  protégés . Il s’agit : du Cygne tuberculé (Cygnus olor) – de L’échasse blanche (Himantopus himantopus) – du Tadorne de Belon (Tadorna tadorna) – de la  Grande Aigrette ( Casmerodius albus ) – de L’Aigle royal (Aquila chrysaetos ) – de L’outarde barbue (Otis tarda) – et enfin   Le bison d’Europe (Bison bonasus).

 

Cygne tuberculé

Cygnus olorMute Swan

Description identification

Oiseau très connu. Couleur générale blanc neige. Bec orange-rouge. Tubercule noir caractéristique à la naissance du bec. Les sexes sont identiques, sauf au printemps : le tubercule est alors plus gros chez le mâle que chez la femelle. Juvéniles : leur plumage tire sur le gris, souvenez-vous de l’histoire du vilain petit canard.
Les juvéniles ont un plumage brun grisâtre, commençant à devenir blanc durant le premier hiver, mais quelques plumes restent grises jusqu’au second hiver. Les pattes sont noires, le bec est gris, les yeux sont bruns.
Les nouveaux-nés sont gris pâle avec le dessous blanc. Le bec est bleu-gris foncé, les pattes sont bleu-gris. Les nouveaux-nés en phase claire sont blancs avec les pattes gris clair/rose.
Les poussins pèsent 210 à 220 grammes à la naissance.
Le Cygne tuberculé a une audition et une vision aiguës.
Dans la nature, il vit une vingtaine d’années. En captivité, il peut vivre de 30 à 40 ans.

Indications subspécifiques espèce monotypiqu

 Cygne tuberculé 

Voix chant et cris

Son cri le plus fréquent est un « vhorr » soufflé. Il émet parfois un « gaoh » assez sonore, un peu comme les goélands. Son cri d’agressivité ressemble à un sifflement de serpent.
Le Cygne tuberculé est habituellement silencieux. Les sons émis ne portent pas très loin, à cause de leur trachée droite.
Le son produit par les battements d’ailes pendant le vol, a été décrit comme un vrombissement ou un bourdonnement musical. Il est très audible.

 

Habitat

À l’état sauvage ou en semi-liberté, le Cygne tuberculé a besoin d’un territoire assez vaste (1,5 à 4 hectares), qui peut inclure un petit lac ou un étang en entier. En hiver, il est commun sur les eaux maritimes. Il vit dans les baies bien abritées, les marais découverts, les lacs et les étangs, les cours d’eau et les zones côtières.

Comportement traits de caractère

C’est un oiseau pas du tout timide. Il peut devenir agressif, surtout au moment de la nidification. Il a une démarche assez lourdaude et il se dandine. En hiver, le Cygne tuberculé se nourrit de jour, en plongeant sa tête dans l’eau avec le cou tendu, quand la profondeur dépasse 45 cm, afin d’aller chercher les végétaux aquatiques au fond. Les jeunes consomment la végétation coupée par les parents.
Il utilise des signes évidents pour communiquer avec ses postures. Durant la saison de nidification, le mâle se montre hautement territorial et agressif. Dès qu’un intrus s’approche trop près du nid, animal ou humain, il adopte une attitude caractéristique, arrivant rapidement sur l’eau, cou et tête rejetés vers l’arrière comme un arc prêt à se détendre. Il forme aussi un arc avec les secondaires de ses ailes vers son dos. Il peut infliger un douloureux soufflet avec ses ailes, contrariant la rumeur populaire disant que les cygnes ne peuvent pas « mordre »…
Les jeunes cygnons en phase claire, blancs, sont parfois attaqués par leurs parents.
En revanche, les cygnes non nicheurs et les immatures sont grégaires toute l’année. Les couples dont la nidification a échoué, abandonnent leur territoire et rejoignent des groupes pour muer.
Quand il nage, le Cygne tuberculé positionne son cou en une courbe gracieuse, avec le bec pointé vers le bas, à l’opposé des autres cygnes et oies, qui gardent le cou bien droit et le bec levé.
Les cygnes qui vivent dans les zones froides migrent au sud pour l’hiver. Les sédentaires restent sur les aires de reproduction ou rejoignent des groupes qui hivernent. Parfois, ils se déplacent pour muer.
Le vol : Le Cygne tuberculé, oiseau très lourd, a un envol laborieux et puissant. Agitant ses grandes ailes, il « marche » sur l’eau avant de s’élever majestueusement. Il vole avec le cou et la tête bien tendus vers l’avant. Chaque battement d’ailes produit un bruissement ondulant et sonore lorsqu’il est en phase de vol, et ce son peut s’entendre à plusieurs dizaines de mètres. Ce bruit caractéristique remplace chez le Cygne tuberculé, le cri d’appel existant chez les autres espèces. Il a une vitesse en vol de 85 à 88 km/h.

Alimentation mode et régime

Le Cygne tuberculé se nourrit essentiellement de matières végétales. Il pâture dans les zones herbeuses et les prairies humides. Il ne dédaigne pas les mollusques ou les insectes aquatiques, capturés à l’aide de son bec capable de filtrer la vase au travers des lamelles.

Reproduction nidification

Le couple de Cygnes tuberculés n’est pas uni pour la vie, contrairement à ce qui a souvent été dit. Le mâle peut avoir jusqu’à quatre partenaires, ou même « divorcer » pour une autre. Il est en général uni au moins pour une saison.
Le nid, très gros, hors de l’eau, est construit par les deux parents, le mâle apportant les matériaux à la femelle (roseaux et herbes). Entre avril et mai, celle-ci dépose de 5 à 12 œufs, gris clair, vert clair ou bleu pâle/vert, de 115 x 75 mm pour 340 g. L’incubation dure environ 36 à 38 jours, essentiellement assurée par la femelle, le mâle surveillant le territoire. Il peut la remplacer quand elle se nourrit, et reprendre l’incubation si elle disparaît (mort ou maladie). Les naissances sont synchronisées sur une période de 26 heures. Les poussins vont à l’eau immédiatement après l’éclosion. Les jeunes sont élevés par les deux parents. La femelle couve les cygnons qui montent souvent sur le dos des adultes, et plus souvent sur la femelle. Les jeunes ont leur plumage complet à l’âge de 60 jours. Ils ne pourront voler qu’au bout de 4 ou 5 mois. Ils atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de trois ans. Ils restent avec les parents jusqu’au printemps suivant, jusqu’à la période de reproduction.

Distribution

Distribution

Le Cygne tuberculé niche en Grande-Bretagne, au nord et dans le centre de l’Europe, au centre et dans le nord de l’Asie. En hiver, il gagne l’Afrique du Nord, le Proche-Orient et la Corée. Il a été introduit avec succès en Amérique du Nord, où il est résident.

Menaces – protection

Le Cygne tuberculé est menacé par la contamination due au plomb présent au fond des lacs et des étangs. Ses populations sont stables, et il se reproduit très bien en captivité ou semi-captivité.

Iconographie

 

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Références utilisées

Autres références utiles

Échasse blanche

Himantopus himantopusBlack-winged Stilt

Description identification

L’échasse blanche a le plumage noir et blanc avec les ailes entièrement noires, ainsi que le haut du dos et l’arrière du cou. Les parties inférieures sont blanches, avec un collier blanc contrastant avec le dos et la nuque noirs.
La tête présente une face blanche, et le sommet de la calotte est noir. Les yeux sont rouges. Le bec long et fin est noir et droit. Les très longues pattes et les doigts sont rougeâtre rose.
Les deux sexes sont presque semblables, mais la femelle est brunâtre alors que le mâle est plus noir et présente des plumes verdâtres brillantes.
Le juvénile est plus clair que l’adulte.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Voix chant et cris

Le cri de l’échasse blanche est un son net, mais on entend aussi une sorte d’aboiement. Le cri d’alarme est long, monotone et haut perché. Ces oiseaux sont bruyants sur leurs aires de reproduction.

Habitat

L’échasse blanche vit principalement près des marais d’eau douce et salée, et dans les vasières, les lacs peu profonds, les lagunes côtières, les champs inondés et les rizières.

Comportement traits de caractère

L’échasse blanche se nourrit généralement dans les eaux peu profondes, pataugeant et capturant des proies sur ou près de la surface. Mais parfois, elle peut plonger la tête sous la surface pour saisir quelqu’invertébré aquatique. Elle picore sa nourriture dans le sable ou dans l’eau. Cette espèce est bien adaptée à la vision nocturne, ce qui lui permet de se nourrir pendant les nuits sans lune. L’échasse marche vite, avec de grands pas, en pataugeant dans l’eau.
L’échasse blanche niche en petites colonies allant de 2 à 50 couples, et les couples formés défendent vigoureusement leur nid et leur territoire. Elles peuvent nicher en colonies mixtes avec des avocettes. Quand elle se sent menacée près du nid, elle saute et s’élève avec les pattes remuant d’un côté à l’autre. Si un intrus approche quand les poussins sont dans le nid, l’échasse blanche effectue une parade afin de simuler une aile brisée pour éloigner l’intrus du nid.
L’échasse blanche devient très active quand la saison de reproduction commence. Les mâles et les femelles effectuent de nombreuses révérences en agitant leurs ailes.
Quand les parents se remplacent pendant l’incubation, le mâle prends des morceaux d’herbes sur le sol avec son bec, et les lance vers l’arrière sur ses épaules. Quand le mâle est tout près du nid, la femelle effectue la même parade.
Le vol : L’échasse blanche a un vol direct rapide, avec de rapides battements d’ailes. Elle vole souvent assez bas, mais en migration, l’échasse blanche peut voler à haute altitude.

Alimentation mode et régime

L’échasse blanche se nourrit d’insectes aquatiques, vers, têtards et larves de mouches, mais aussi de crustacés, mollusques et araignées.

Reproduction nidification

Le nid de l’échasse blanche est une dépression peu profonde grattée dans le sol. Il est situé sur un tas de végétation, dans l’eau sur des herbes aquatiques, ou près de l’eau sur la rive. Le nid est fait d’herbes et de laîches.
La femelle dépose 4 œufS entre mi-mai et mi-juin. L’incubation dure environ 25 jours, assurée par les deux parents. A la naissance, les poussins sont couverts de duvet foncé, avec des taches grises ou brun noirâtre. Les parties inférieures sont blanches. Les poussins sont nidifuges et quittent le nid pour aller se cacher dans la végétation environnante. Ils sont nourris par les deux parents. Ils s’envolent au bout de 4 semaines après la naissance, et deviennent indépendants 2 à 4 semaines plus tard.

Distribution

Distribution

Menaces – protection

L’échasse blanche n’est pas menacée et les populations semblent stables actuellement.

Iconographie

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Références utilisées

Autres références utiles

Echasse blanche du site Pouyo et les oiseaux

Fiche créée le 12/01/2001 par Didier Collin © 1996-2018 Oiseaux.net

 

Tadorne de Belon

Tadorna tadornaCommon Shelduck

 

Description identification

Tadorne de Belon

Le plus grand des canards de surface en France. Le mâle et la femelle sont sensiblement identiques. La tête et le haut du cou sont verts, le reste du cou blanc. Le bec est rouge, avec une aspérité à la base chez les mâles. Une large bande rousse ceinture la poitrine et le haut du dos. Le milieu du ventre noir précède le reste du dessous blanc. Les faces latérales du dos, noires, encadrent la partie centrale blanche. Les ailes sont bigarrées blanc, noir, vert et roux. La queue blanche est maculée de noir à son extrémité. Les plumes sous-caudales sont rousses, les pattes palmées roses. Le tout donne un gros canard multicolore visible de loin.
En vol, tous les individus paraissent noirs et blancs. Les jeunes sont plus ternes, à dominante grise.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Voix chant et cris

Le mâle lance une espèce de sifflement. La femelle pousse un cri nasal.

Habitat

On peut rencontrer le Tadorne de Belon le long du littoral où il fréquente surtout les côtes marines plates, sablonneuses ou vaseuses. Mais on peut également l’observer au bord des lacs salés proches des embouchures ou des estuaires. Il affectionne aussi les dunes herbeuses ou plantées d’oyas.
Parfois, plus dans les terres.

Comportement traits de caractère

La particularité de cette espèce, c’est qu’au cours du mois de juillet elle effectue une migration de mue qui regroupe des adultes nicheurs et des non-reproducteurs. Ces regroupements réunissent sur les bancs de sable plusieurs dizaines de milliers d’individus qui, une fois la mue terminée, regagnent leurs pays d’origine. Les Tadornes de Belon ont des mœurs à la fois diurnes et nocturnes et sont très sociables.

Alimentation mode et régime

Le Tadorne de Belon se nourrit principalement de mollusques bivalves, de gastéropodes marins et de crustacés qu’il trouve en tamisant la vase avec son bec. Il complète son régime avec des insectes aquatiques qu’il capture sur les dunes et des matières végétales. Il se nourrit généralement en eau peu profonde, sur les vasières et dans les champs (parfois loin de l’eau).

Reproduction nidification

Son nid est installé dans un ancien terrier de lapin ou de renard, dans une cavité sertie dans un talus ou même dans un trou de muraille. Exceptionnellement, il peut être posé à même le sol dans la végétation herbeuse. C’est une simple dépression garnie de duvet. D’avril à juin, la femelle pond de 8 à 10 œufs dont l’incubation dure de 29 à 31 jours. Les petits, nidifuges comme chez la plupart des anatidés, s’envolent au bout de 45-50 jours. En attendant, ils se regroupent en crèches pouvant atteindre de une à plusieurs dizaines de canetons qui sont chaperonnés par un encadrement réduit d’adultes.

Distribution

Distribution

Iconographie

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Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin © 1996-2018 Oiseaux.net

Grande Aigrette

Ardea albaGreat Egret

Description identification

Grande Aigrette

La Grande Aigrette est un Grand Héron blanc cosmopolite, un des plus grands en terme de taille. Elle est plus élancée mais moins massive que le Héron cendré par exemple qu’elle dépasse en longueur. Son très long cou forme un S caractéristique, avec comme une cassure en son milieu. Son plumage est entièrement blanc, ce qui, allié à sa grande taille en fait un oiseau inconfondable, sinon avec les rares formes leuciques d’autres grand ardéidés comme le Grand Héron américain. On ne lui connait pas de morphe sombre.
Le plumage inter-nuptial blanc est on ne peut plus sobre. Le bec, long et assez peu élevé, est alors jaune à jaune orangé et les pattes sont noires. A l’approche de la reproduction, de longues plumes ornementales appelées « aigrettes » apparaissent sur le dos, le bas du cou et la poitrine, qui serviront d’éléments de séduction lors de la parade nuptiale, mais point de plumes allongées à l’arrière de la tête chez cette espèce. Les parties nues du corps se colorent. Chez la sous-espèce nominale à laquelle nous sommes habitués, le bec s’assombrit, les lores verdissent et les tibias rougissent. il en est autrement dans les autres sous-espèces, mais on reconnaîtra toujours une Grande Aigrette à la longueur de la commissure buccale qui dépasse nettement l’oeil vers l’arrière, ce qui en général se voit bien sur photos.

Indications subspécifiques 4 Sous-espèces

  • Ardea alba alba (c Europe to ne Asia south to n and c Africa and s Asia)
  • Ardea alba melanorhynchos (Africa south of the Sahara)
  • Ardea alba egretta (s Canada to s Argentina and s Chile)
  • Ardea alba modesta (s, e Asia to Indonesia and Australasia.)

Voix chant et cris

Quand elle est inquiétée, la Grande Aigrette émet à l’envol un « kraaaah » rauque et roulé très sonore. Sur ses lieux de reproduction, le vocabulaire se diversifie lors de la pariade au sein du couple ou alors dans les interactions entre individus au sein de la colonie de reproduction. Mais ce sont toujours des émissions sonores rauques et graves.

Habitat

La Grande Aigrette occupe une très grande variété de zones humides, que ce soit sur les côtes ou dans l’intérieur, et même localement des milieux terrestres. Elle y pêche, ou chasse, une grande diversité d’invertébrés et de vertébrés, aquatiques ou terrestres. Son habitat inclut généralement des ligneux utilisés comme reposoirs. Elle niche en roselière ou dans des arbustes au dessus ou au bord de l’eau.

Comportement traits de caractère

La Grande Aigrette est un oiseau sociable que l’on observe le plus souvent en groupes quelle que soit la saison. Bien sûr, c’est avant tout la disponibilité alimentaire qui concentre ces oiseaux dans les endroits favorables, mais pas seulement. Ils aiment aussi la compagnie, même si on peut voir, en hiver par exemple, des comportements aggressifs pour la défense de lieux de pêche restreints. La reproduction est coloniale, la territorialité s’exerçant exclusivement aux abords immédiats du nid. La Grande Aigrette a une activité diurne. La nuit, elle se rassemble en grand nombre dans des dortoirs communautaires arboricoles situés dans des secteurs peu ou pas dérangés. Elle peut y venir de très loin, plusieurs 10es de km, sachant qu’elle y sera protégée. Elle exerce sa prédation en avançant d’un pas assez lent, dans l’eau assez profonde ou sur la terre ferme suivant les proies recherchées. Elle peut tenir l’affût, immobile, si nécessaire pendant de longs moments. Elle sait utiliser une patte pour agiter l’eau et débusquer ainsi ses proies, comme le font bien d’autres oiseaux de différents groupes. La proie est harponnée du bec qui se révèle une arme très efficace du fait de la rapidité de l’oiseau dans les détentes du cou. Sur terre, ce sont les campagnols et micro-mammifères qui sont ainsi poignardés.
Au moment de la reproduction, la parade nuptiale voit les adultes reproducteurs exhiber leurs magnifiques plumes ornementales, déployées comme de grands éventails. Cela s’accompagne de mimiques et de vocalises qui n’ont cours qu’à ce moment de leur cycle annuel.
Le vol : Les ailes longues et larges de la Grande Aigrette lui procurent un vol majestueux du fait de battements amples et lents, plus souples que ceux du Héron cendré. Le vol est direct et soutenu, avec des battements réguliers, le vol plané n’étant utilisé qu’à l’approche de la destination, lorsqu’elle se laisse glisser vers le sol.

Alimentation mode et régime

La Grande Aigrette n’est pas qu’une consommatrice de poissons. Sa prédation s’exerce sur une grande variété de proies vertébrées comme invertébrées, aquatiques comme terrestres, même si les petits poissons constituent toujours la part prépondérante de son régime.
Il est assez classique de la voir en période internuptiale dans les prés ou les champs chassant les campagnols comme peut le faire le Héron cendré.

Reproduction nidification

Les modalités de la nidification varient beaucoup suivant les sous-espèces et les conditions locales. La Grande Aigrette peut nicher isolement, mais la plupart du temps elle le fait de façon coloniale, en compagnie d’autres espèces d’ardéidés ou d’autres familles (ibis, spatules, cormorans, etc.). La sous-espèce nominale niche volontiers en roselière, comme le Héron pourpré, mais comme lui également dans des ligneux bas au dessus de l’eau (saulaie riveraine par exemple). Ailleurs, des nids peuvent être construits jusqu’à une 15e de mètres de hauteur, très rarement plus haut. Le nid est une plate-forme lâche faite de branchages et de brindilles, de tiges de plantes aquatiques, d’un mètre de diamètre en moyenne pour une épaisseur de 20 cm. La coupe est peu ou pas tapissée du tout. Les adultes ajoutent des matériaux en périphérie en cours de nidification, jusqu’à l’envol des jeunes. Le même nid peut être réutilisé l’année suivante s’il a survécu aux intempéries.
La femelle dépose 4 à 5 œufs lisses, bleu verdâtre ou bleu clair. L’incubation dure 23 ou 24 jours, assurée par les deux adultes. Les poussins sont semi-nidifuges et s’aventurent dès qu’ils ont une 15e de jours sur les branches autour du nid. Les deux parents les nourrissent par régurgitation directement dans le gosier. Ils commencent à effectuer de courts vols à l’âge de 35 à 40 jours.

Distribution

La Grande Aigrette est une espèce cosmopolite, absente seulement du continent antarctique. Son aire est donc très vaste et l’espèce s’y partage en plusieurs sous-espèces différenciées : alba dans l’ouest du continent eurasiatique, modesta dans l’est de ce même continent et en Océanie, egretta dans les Amériques et melanorhynchos en Afrique. Les populations les plus nordiques sont migratrices et gagnent lors de l’hiver boréal les grandes zones humides du sud de la zone tempérée, de la région méditerranéenne et des latitudes tropicales. Depuis une 40e d’années, elle est en augmentation constante en saison inter-nuptiale en Europe de l’Ouest, signe d’une augmentation de la population et/ou d’un changement dans les modalités migratoires. Récemment, elle s’est même installée ponctuellement comme nicheuse. Ainsi en France en Grande Brière.

Menaces – protection

La Grande Aigrette n’est pas actuellement menacée. Elle a souffert au 19e et au début du 20e siècle le l’industrie de la plumasserie qui convoitait ses plumes ornementales pour en garnir les chapeaux et tenues des dames de la haute société. Elle est à présent officiellement protégée par la loi dans une majorité de pays, ce qui n’empêche que le braconnage doit probablement être encore d’actualité dans certaines contrées comme en Afrique, en manque chronique de protéines animales. Mais cela ne met pas l’espèce en péril.
Plus gênante est la dégradation des zones humides qui entraine une perte d’habitat. Ce fût le cas par exemple en Irak lors de l’asséchement à grande échelle des marais de Mésopotamie sous Sadam Hussein dont les effets furent majeurs et entraînèrent une réorganisation des aires de reproduction, et surtout d’hivernage de l’espèce. Des efforts sont fait actuellement pour restaurer ces zones humides essentielles. Le développement des activités humaines au bord des eaux, secteurs toujours très convoités, peut aussi avoir un impact très négatif.

Iconographie

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Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 30/01/2017 par Jean François © 1996-2018 Oiseaux.net

Aigle royal

Aquila chrysaetosGolden Eagle

Description identification

L’Aigle royal est un aigle de grande taille, un des plus grands au monde, dont l’envergure dépasse les 2 mètres et le poids les 5 kg. Il est bien proportionné et peut faire illusion quant à sa taille qui peut paraître plus faible qu’elle n’est en réalité. Sa silhouette n’est pas sans rappeler à distance celle d’une buse qui aurait de longues ailes à 6 doigts. Les ailes sont longues et larges et la longueur de la queue équivaut à peu près à la largeur de l’aile. Le plumage brun sombre paraît assez uniforme à distance.
L’adulte se reconnaît au brun roussâtre de la nuque et de l’arrière du cou, couleur qui lui a valu autrefois le nom d’Aigle doré. De plus, les couvertures moyennes chamois forment sur les ailes deux zones pâles visibles en vol et au posé. Les rémiges et les rectrices possèdent une base claire nettement barrée et une large extrémité sombre, ce qui se voit bien en vol. Au posé, il faut noter la forte taille de l’oiseau, la puissance de ses serres et ses narines en fente oblique. Les sexes ne diffèrent que par la taille.
Le juvénile possède un plumage d’un brun plus sombre sur lequel contrastent fortement trois plages blanches caractéristiques, formées par la base des rémiges et des rectrices, qui sautent aux yeux. Il lui faudra de nombreuses années (de 5 à 8) pour acquérir la livrée adulte et les mues successives éclairciront son plumage et estomperont progressivement les plages claires de ses ailes et de sa queue.
L’Aigle royal peut être confondu avec d’autres grands aigles, mais surtout avec les Aigles ibérique et impérial adultes dans leurs domaines respectifs. Ces derniers s’en distinguent par une silhouette un peu différente, en particulier une queue plus courte et plus arrondie, et surtout par des caractéristiques particulières du plumage (une tête plus contrastée avec la face brun-noir et la nuque beige-crème, et des taches blanches en nombre variable mais très visibles au niveau des épaules).

Indications subspécifiques 6 Sous-espèces

  • Aquila chrysaetos chrysaetos (Europe to nc Asia)
  • Aquila chrysaetos kamtschatica (ne Asia)
  • Aquila chrysaetos japonica (Korea, Japan)
  • Aquila chrysaetos daphanea (c Asia)
  • Aquila chrysaetos homeyeri (Iberian Pen., n Africa through the Middle East to Iran and Uzbekistan)
  • Aquila chrysaetos canadensis (Alaska, Canada, w USA, wc Mexico)

Voix chant et cris

Généralement silencieux, il devient vocal à la saison de reproduction. Son cri habituel est un « kyak » ou « kyuk » sonore et portant loin, émis en séries dont le rythme varie suivant l’excitation des oiseaux. De loin, ces cris peuvent s’apparenter à un jappement.

Habitat

L’Aigle royal est un rapace des grands espaces ouverts où il peut chasser des proies de grande taille, et ce quelles que soient l’altitude et la latitude. Du nord au sud, on le trouvera ainsi lié à la toundra arctique, aux milieux alpins, aux différents types de steppes, enfin aux déserts et semi-déserts. Il recherche habituellement les parois rocheuses pour la nidification, mais les variations locales sont nombreuses. Il peut même nicher au sol dans des endroits reculés dépourvus de falaises mais riches en proies. Dans le nord de son aire, il lui arrive de nicher sur un arbre bien que n’étant pas du tout un forestier. En Europe de l’ouest, on le voit surtout comme un montagnard chassant la marmotte dans les alpages, mais c’est une vue réductrice de l’ensemble de son habitus.
La taille de son territoire dépend de l’abondance de ses proies et de la densité spécifique. Il peut s’étendre sur des 10es de km².

Comportement traits de caractère

L’Aigle royal est un rapace puissant qui se comporte en superprédateur. Comme dit plus haut, il peut être sédentaire ou migrateur. La majorité d’entre eux sont sédentaires et occupent un territoire défendu à longueur d’année. C’est le large spectre de prédation qui autorise cette sédentarité. En cas de pénurie ou d’indisponibilité d’une de ses proies, l’aigle peut reporter sa prédation vers d’autres items.
Ce n’est pas le cas des oiseaux nord-américains, contraints à migrer par la raréfaction ou l’indisponibilité de leurs proies principales comme les rongeurs hibernants.
Du fait de ses facultés de chasse hors normes, l’Aigle royal a été et est toujours utilisé en fauconnerie pour la chasse au vol. C’est une tradition bien ancrée au Kazakhstan où l’on chasse ainsi le renard.
Le vol : L’Aigle royal maîtrise parfaitement le vol plané. Il plane les ailes légèrement relevées au dessus du plan du corps. Il sait profiter des courants aériens pour s’élever sans effort, passer d’un versant de montagne à l’autre, sauter une crête, monter très haut dans le ciel pour surveiller son territoire. Son vol battu est ample et puissant. Il est capable d’accélérations foudroyantes quand par exemple il fond sur une proie au sol. Pendant la parade nuptiale, lors des jeux aériens, les oiseaux se poursuivent, décrivent des orbes, s’accrochent par les serres, tout en poussant leurs « kyak » sonores. Ils terminent par des piqués vertigineux en direction de l’aire.

Alimentation mode et régime

L’Aigle royal est un rapace puissant capable de s’attaquer à des proies de grande taille telles que lièvres et lapins, jeunes renards, marmottes, gallinacés, corvidés, rapaces plus petits tels que buses, et de les transporter ensuite vers l’aire, dans la mesure où leur poids n’est pas excessif. Suivant les populations, la part prépondérante du régime peut être constituée de mammifères ou d’oiseaux. La proie est capturée au sol, souvent par surprise après un repérage initial suivi d’une approche au vol à l’aveugle.
Il sait se faire nécrophage en cas de disette ou par opportunisme. C’est ainsi qu’il peut s’empoisonner avec des plombs de chasse en dévorant un gibier ramassé mort.

Reproduction nidification

L’aire est le plus souvent construite dans une falaise à un endroit inaccessible et dominant, parfois dans un arbre. Elle est faite de branchages, certains de forte taille, et garnie d’éléments verts. Elle peut mesurer jusqu’à 2 m en largeur et plusieurs mètres en hauteur avec l’accumulation de branchages nouveaux au fil des ans. Le couple possède généralement plusieurs aires qu’il occupe en alternance en fonction des circonstances, les mieux placées l’étant de générations en générations. En mars ou avril, la femelle y pond 2 œufs blanchâtres tachetés de brun qu’elle incubera durant 45 jours environ. Au début, seul le mâle chasse pour nourrir la femelle puis la nichée. La femelle ne quittera le nid que lorsque les jeunes seront suffisamment développés pour rester seuls. Les aiglons quitteront le nid à l’âge de 2 mois à 2 mois 1/2 mais resteront encore longtemps sous la dépendance des parents, parfois même jusqu’au début de l’année suivante.

Distribution

L’Aigle royal possède une large répartition sur l’ensemble de l’hémisphère nord. On le trouve de l’océan arctique au nord aux milieux désertiques (Mexique, Sahara et péninsule arabique) ou montagneux (Himalaya, centre de la Chine) du sud. Il est sédentaire dans la majorité de son aire. Seule la population nord-américaine (Alaska, Canada) est migratrice et va passer la mauvaise saison dans l’ouest des États-Unis et le nord du Mexique.

Menaces – protection

L’Aigle royal n’est pas une espèce menacée à l’heure actuelle (Least Concern de Birdlife International). Il a eu à souffrir autrefois, comme tous les rapaces, des persécutions humaines, qui l’ont fait disparaître de bien des contrées, mais il est aujourd’hui protégé par la loi dans bien des pays.
En Europe de l’ouest, la population serait forte de 4 500 à 5 000 couples. Il est encore commun dans les Alpes, probablement grâce à la marmotte, sa proie de la belle saison. L’Espagne reste un bastion pour lui.
Malgré la protection officielle, il peut encore être en butte à des actes de malveillance et des destructions directes du fait de sa prédation pouvant s’exercer sur les espèces gibier. Localement, il est déniché pour la fauconnerie. De nouvelles menaces sont apparues comme l’extension du réseau électrique (électrocutions, collisions), le développement de l’énergie éolienne (percussion par les pales), la lutte contre les prédateurs/déprédateurs (empoisonnements), etc.

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Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 05/12/2016 par Jean François © 1996-2018 Oiseaux.net

Outarde barbue

Otis tardaGreat Bustard

Description identification

C’est la plus grande des outardes et probablement un des plus gros oiseaux volants. L’outarde barbue est également appelée grande outarde. Mâles et femelles sont différents. Le mâle porte un dessus roussâtre barré de noir. La tête et le cou sont gris. De grandes plumes blanches, raides, semblables à des poils, ornent les deux côtés du bec. Une large bande pectorale rousse surmonte le ventre blanc. Les ailes, en partie blanches et grises, sont terminées par des extrémités noires. Le dessous de la queue est blanc et noir, le dessus roux barré de noir dans la continuité du dos.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Otis tarda tarda (sw and c Europe and nw Africa to sw Siberia and c Mongolia)
  • Otis tarda dybowskii (Mongolia to e Siberia and ne China)

Voix chant et cris

Peu loquace l’outarde barbue émet parfois des glapissements graves.

Habitat

Elle fréquente les steppes et les champs, les espaces herbeux sans arbres où elle peut voir très loin, les zones ouvertes ou les espaces dégagés dans les régions assez sèches et soumises à de fortes températures en été. Le climat doit être clément et les précipitations de neige peu fréquentes en hiver.

Comportement traits de caractère

Elle est sédentaire et ne se déplace qu’en cas d’hiver rigoureux. Son instinct grégaire la pousse à former de grosses troupes en hiver. La parade nuptiale du mâle est particulièrement impressionnante et spectaculaire : il ébouriffe son plumage, gonfle une poche gulaire tout en écartant les ailes. Enfin, il piétine sur place en lançant des aboiements graves. En Europe, c’est une espèce menacée par l’industrialisation de l’agriculture, l’usage des pesticides, le dérangement et la réduction de son espace d’habitat. En vol, la grande outarde ressemble, à distance, à une oie. Elle vole avec la tête et le cou étendus en avant, et ses battements d’ailes sont vigoureux. Toutefois, à l’inverse d’une oie, ses ailes sont larges et nettement rectangulaires.
Le vol : Ce très gros oiseau marcheur vole cependant avec aisance.

Alimentation mode et régime

Elle est omnivore. La partie végétarienne de son menu est composée de feuilles, pousses, rhizomes, bulbes et baies. En ce qui concerne la partie carnée, on note principalement des insectes, des vers de terres, des mollusques, des lézards et des micromammifères tels que les campagnols. La grande outarde mange durant la journée. Elle se tient alors en petit groupe, déambulant à la recherche de nourriture tout en restant vigilante au moindre danger.

Reproduction nidification

La femelle fait un nid très simple, soit en écrasant les herbes, soit en grattant une petite dépression dans le sol. Elle pond deux ou trois oeufs, gris pâle ou vert tacheté de brun et de gris. Ces derniers sont couvés par la femelle seule jusqu’à l’éclosion, qui survient au bout de 25 à 28 jours. Les poussins sont nidifuges, c’est à dire qu’ils sont capables de quitter le nid peu de temps après la naissance, mais doivent être nourris par les parents. Ils courent au sol peu après l’éclosion, dès que leur plumage est sec. La femelle nourrit chaque poussin avec des insectes et leur donne progressivement des plantes. A cinq semaines, les jeunes savent voler, mais ne sont indépendants qu’à un an environ.

Distribution

Menaces – protection

En forte régression, elle a même disparu dans quelques zones de l’UE. Les problèmes principaux sont la disparition et la perte de qualité de son habitat naturel par suite au développement urbain et agricole; principalement, la monoculture céréalière, la mécanisation agricole, l’usage massif d’herbicides et la transformation en zones d’irrigation. Aussi menacée ponctuellement par la chasse et les collisions contre les lignes électriques.

Iconographie

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Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net

Le chamois des Alpes

(Rupicapra rupicapra)

Le chamois est une sorte de chèvre des montagnes avec une légère allure d’antilope. On le confond avec l’Isard, qui est une espèce à part entière de plus petite taille et qui occupe uniquement les Pyrénées. Le chamois est difficilement observable à moins d’aimer la marche en montagne. Le mâle s’appelle le chamois ou le bouc, la femelle se nomme la chèvre et son petit le chevreau.

Nous allons vous présenter cette espèce dans différentes parties :

La description du chamois Sa distribution et son habitatLe mode de vie des chamois des Alpes La protection de Rupicapra rupicapra Les photos de chamois Les vidéos sur le chamois

Chamois des AlpesClassification

Classe : Mammalia (Mammifère)
Ordre : Cetartiodactyla (Cétartiodactyle)
Famille : Bovidae (Bovidé)
Genre : Rupicapra (Chamois)
Espèce : Rupicapra rupicapra
Nom commun : Chamois

Description du chamois

C’est un mammifère de taille moyenne, mesurant entre 1.20 et 1.30 m de longueur pour un poids oscillant entre 30 et 60 kg et une hauteur au garrot de 80 cm pour les adultes. Son corps est fin ce qui lui permet de se déplacer avec agilité. Il possède une petite queue de 5 à 8 cm et de longues oreilles de 10 à 13 cm de longueur. Les mâles comme les femelles possèdent de fines cornes recourbées aux extrémités et celles du mâles sont plus longues (30 cm) que pour les femelles (15 cm).

Leur pelage varie selon les saisons, en hiver le chamois prend une teinte entre le brun foncé et le noir alors que l’été il est beige ou brun clair. L’épaisseur de son pelage est plus importante l’hiver afin de le protéger du froid ainsi, elle peut atteindre 10 à 12 cm l’hiver pour seulement 3 à 4 cm l’été. La partie frontale et les joues sont blanches séparées par une bande noire qui va des oreilles au museau. On note la présence d’une petite crinière sur l’échine chez les mâles.

Les chamois sont dotés de 32 dents dont 10 sur la mâchoire supérieure et 22 sur la mâchoire inférieure.

L’empreinte du chamois et de l’isard mesure en moyenne 6 cm de long par 3,5 cm de large. On note que les deux pinces du sabot sont mobiles ce qui lui permet d’adapter son pas en fonction du sol (cailloux, neige, boue…). Quand l’animal se déplace au pas, les empreintes montrent que les pinces sont très peu écartée alors que pendant sa course, les pinces s’écartent pour une meilleure stabilité.

Aujourd’hui 6 sous-espèces sont actuellement reconnues :
Rupicapra rupicapra asiatica décrit pour la première fois par Lyddeker en 1908. Cette sous espèce correspond au chamois turc qui vit dans le nord-est de l’Anatolie en Turquie.
Rupicapra rupicapra caucasica décrit pour la première fois par Lyddeker en 1910. Cette sous espèce correspond au chamois du Caucase qui vit dans les monts du Caucase.
Rupicapra rupicapra balcanica décrit pour la première fois par Bolkay en 1925. Cette sous espèce représente le chamois des Balkans qui vit en Albanie, en Grèce et en Bulgarie.
Rupicapra rupicapra carpatica décrit pour la première fois par Couturier en 1938. Cette sous espèce représente le chamois des Carpates qui vit dans les Carpates et dans les Alpes de Transylvanie.
Rupicapra rupicapra rupicapra décrit pour la première fois par Linnaeus en 1758. Cette sous espèce représente le véritable chamois des Alpes et donc celui que l’on retrouve sur le territoire français. C’est actuellement la sous espèce la plus importante.
Rupicapra rupicapra tatrica décrit par Blahout en 1971. Cette sous espèce représente le chamois des Tatras qui vit dans une petite région du nord de la Slovaquie et en Pologne.

Rupicapra rupicapra

Distribution et habitat de Rupicapra rupicapra

On ne le retrouve qu’en montagne la plupart du temps en haute altitude jusqu’à 3000 m. Il fréquente plutôt les zones boisées en hiver car la neige est moins épaisse et l’été il apprécie les grandes prairies alpines. Il n’est pas rare de le voir dans des éboulis et autres zones accidentées puisqu’il est extrêmement agile. Il monte souvent des montagnes sur des versants où l’homme ne s’y risquerait pas car il y a trop de dangers.

Son aire de répartition est composée de populations disséminées en France, en Europe centrale et dans les pays des Balkans. Quelques populations sont présentes en Turquie et Russie.

Mode de vie du chamois des Alpes

C’est un animal uniquement diurne. Les chamois sont des animaux grégaires qui vivent en troupeau plus ou moins gros suivant les saisons. En hiver on remarque que les troupeaux sont beaucoup plus gros qu’en été car certains mâles solitaires les rejoignent les troupeaux. La période du rut se déroule entre fin octobre et fin janvier et durant laquelle les mâles vont s’affronter afin de s’accoupler avec un maximum de femelles. Après une gestation de 23 semaines, les femelles vont donner naissance à 1 ou 2 chevreaux au début de l’été. Elles les allaiteront durant 3 mois et ils resteront à ses côtés pendant 1 an. On précise qu’ils seront sevrés à 6 mois.

Les chamois sont des animaux herbivores. Leur régime alimentaire est composé d’herbes, de pousses, de bourgeons, de brindilles, d’écorces, de mousses, de lichens et d’aiguilles de résineux.

Les chamois peuvent vivre jusqu’à une vingtaine d’années seulement l’espérance de vie en milieu naturel n’est que de 10 ans. La maturité sexuelle est atteinte vers 18 mois pour les femelles comme pour les mâles.

Protection et prédation de cette chèvre des montagnes

Le chamois n’a pas de statut bien particulier si ce n’est que l’on essaie de mieux répartir les populations sur le territoire français. Il est très abondant dans les parcs et réserves naturels. Hormis l’homme qui peut le chasser avec autorisation, ses prédateurs principaux sont le loup gris, l’aigle royal, éventuellement le lynx mais également le renard roux qui peut attaquer un animal malade ou un chevreau si il en a l’occasion.

Par Bruno G. Categories Bovidae, Cetartiodactyla, Fiches, Mammalia, Rupricapra

 

Bison d’Europe (Bison bonasus)


Le bison d’Europe (Bison bonasus) est un mammifère ruminant appartenant à la famille des bovidés (Bovidae). C’est une des deux espèces du genre Bison avec le bison d’Amérique. Certains auteurs considèrent que le bison d’Europe ainsi que son cousin d’Amérique appartiendraient, en fait, au genre Bos, à cause de croisements possibles entre les deux espèces.

HISTOIRE

Le bison d’Europe était une espèce très répandue en Europe jusqu’au Moyen Âge. On le trouvait notamment de l’Atlantique à l’Oural (excepté le sud de la péninsule Ibérique, le sud de l’Italie, la péninsule Scandinave et les îles Britanniques). Charlemagne chassait le bison, ainsi que l’auroch, dans la région de Liège et d’Aix-la-Chapelle. Il fut pourchassé et exterminé après la Première Guerre mondiale jusqu’à ce qu’il n’en reste plus aucun à l’état sauvage. Il a été progressivement réintroduit dans la nature après la Seconde Guerre mondiale.

Bison bonasus

Bison bonasus
© Manimalworld

DESCRIPTION

Le bison d’Europe est plus petit que son cousin américain. Il mesure environ 2,9 m de long et entre 1,8 et 1,9 m de haut pour un poids allant de 300 à 950 kg. L’espèce présente un dimorphisme sexuel par sa taille du corps, mais également par la taille du crâne ainsi que par certains paramètres physiologiques.

Il est semblable en apparence au bison d’Amérique. Son corps est trapu avec un cou assez court et une bosse prononcée sur le dos. Son pelage est formé par de longs poils dont les teintes varient du brun clair au brun foncé. Il porte une épaisse crinière noire sous le cou. La tête est ornée d’une touffe de poils faisant songer à une barbiche. Les pattes sont puissantes et terminées par des sabots, tandis que la queue est prolongée d’un pinceau de poils.

Bison d'Europe 01

Portrait du bison d’Europe

HABITAT

Autrefois, le bison d’Europe était présent sur l’ensemble du continent européen de la Côte atlantique jusqu’aux montagnes du Caucase. Au début du XXe siècle, on le trouvait encore dans deux anciennes forêts protégées en Pologne et en Russie. En 1927, l’espèce a disparu à l’état sauvage et seulement 54 individus ont survécu dans des zoos européens. De nos jours, il a été réintroduit dans d’autres régions de Pologne dont la forêt de Bialowieza, en Roumanie, en Ukraine, Russie, Slovaquie, Biélorussie et Lituanie.

Contrairement au bison d’Amérique qui vit dans les grandes plaines d’Amérique du Nord, le bison d’Europe habite dans les forêts mixtes, les forêts à feuilles caduques, de broussailles et les espaces ouverts.

Bison bonasus map

Carte de répartition du bison d’Europe

ALIMENTATION

Le régime alimentaire du bison d’Europe varie selon les saisons. Son alimentation se compose essentiellement de graminées, de jeunes pousses et de feuilles ou encore d’écorce des arbres. Durant les mois d’été, un mâle adulte peut consommer jusqu’à 32 kg de nourriture par jour. En hiver, on peut le voir briser la glace avec ses sabots pour accéder à la précieuse eau. Contrairement à certains autres grands ongulés, l’alimentation des bisons d’Europe ne modifie pas vraiment l’habitat, sauf pendant les agrégations d’hiver de grands groupes et près points d’eau.

Bison d'Europe 02

Le bison d’Europe est un mammifère herbivore

REPRODUCTION

Chez le bison d’Europe, le rut a lieu entre août et octobre. Une fois que le mâle s’est trouvé une femelle, il reste près d’elle l’empêchant de rejoindre le troupeau et repousse ses rivaux. La période de gestation dure environ 9 mois. Lorsque la femelle sent le moment arriver, elle s’éloigne du troupeau pour donner naissance à un seul petit pesant 23 kg en moyenne. Le nouveau-né est capable de marcher quelques heures après la naissance et est sevré vers l’âge de 1 an. Mâles et les femelles atteignent leur maturité sexuelle à l’âge de 3 ou 4 ans. Pourtant, le mâle devra encore attendre qu’il soit plus fort pour pouvoir prétendre à l’accouplement. Le bison d’Europe reste fertile tout au long de sa vie et peut se reproduire tous les ans. L’espérance de vie se situe autour de 25 ans.

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Photo d’un jeune bison d’Europe
Auteur : Jon-Paul Orsi

COMPORTEMENT

Le bison d’Europe a un système social similaire à celui du bison d’Amérique. En dehors de la saison de reproduction, il vit en troupeau familial d’une trentaine d’individus sous la conduite d’une femelle adulte. Le groupe se déplace la nuit et paît ou se repose en journée à l’abri des arbres. Ces groupes de femelles occupent des territoires vastes allant jusqu’à 100 km².

Le bison d’Europe contribue largement à la dissémination des graines en les transportant dans ses poils et en les expulsant dans les bouses. En arrachant l’écorce des arbres, il les fait périr permettant ainsi de créer des trouées et même des clairières favorisant la repousse de nouvelles espèces végétales. En cas de danger, pour intimider l’adversaire, le bison baisse la tête en la balançant de gauche à droite et gratte le sol de ses pattes antérieures en soufflant fortement. Malgré sa masse, le bison est un animal agile et rapide qui peut atteindre des pointes de 50 km/h.

Bison d'Europe 04

Le bison d’Europe est un animal grégaire

MENACES

À cause de l’expansion de l’agriculture, de vastes étendues de l’habitat du bison d’Europe ont disparu et leur répartition s’est massivement restreinte. Ces animaux ont également été persécutés par la chasse et, en 1927, l’espèce a finalement disparu à l’état sauvage. Malgré la mise en place d’un programme européen pour les espèces menacées, l’un des principaux problèmes est l’isolement des populations réintroduites. Les troupeaux sauvages vivent éloignés les uns des autres dans de petits territoires et ne peuvent se rencontrer. Il en résulte des problèmes de consanguinité et une perte irréversible de la diversité génétique.

Bison européen

Le bison européen

CONSERVATION

Le bison européen est classé comme Vulnérable (VU) sur la Liste rouge de l’IUCN. La protection du bison d’Europe a une longue histoire. Les efforts pour restaurer cette espèce à l’état sauvage ont commencé en 1929, avec la création du Centre de réintroduction du bison à Białowieża en Pologne. Par la suite, en 1948, un centre d’élevage du bison a été créé dans la réserve de biosphère de Prioksko-Terrasny. Les réintroductions de spécimens élevés en captivité dans la nature a commencé en 1952 dans la partie polonaise de Bialowieza, suivi en 1953 du côté biélorusse.

De nos jours, les réintroductions ont eu lieu en Biélorussie, en Pologne, en Russie, en Lituanie, en Slovaquie et en Ukraine. L’objectif est d’établir une totale autonomie de population de près de 6 000 animaux provenant de deux lignées différentes. Un réseau européen d’éleveurs et de propriétaires a été établi et un autre parmi les spécimens captifs a été organisé.

Il existe actuellement 200 centres européens d’élevage de bisons répartis dans 27 pays à travers le monde. Cependant, on trouve le bison européen dans son habitat naturel uniquement dans quelques endroits. Cependant, le bison européen ne vit pas uniquement dans son habitat naturel. Par exemple, la Pologne compte quatre réserves abritant des bisons, dont la plus importante est la forêt de Bialowieza, près de la frontière russe. La quasi-totalité des travaux sur le comportement et l’écologie du bison d’Europe ont été faite à Bialowieza.

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Un bison d’Europe dans la forêt de Bialowieza
© Václav Přibáň

SOUS-ESPÈCES

Trois sous-espèces de bison d’Europe sont aujourd’hui reconnues, mais d’autres ont peut-être existé dans le passé.

Bison bonasus bonasus

Bison bonasus caucasicus

Bison bonasus hungarorum

La première sous-espèce existe toujours. La seconde a disparu, mais conserve des descendants dans une lignée hybride de Bison bonasus bonasus et de Bison bonasus caucasicus.

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Bison d’Europe en captivité

CLASSIFICATION

Fiche d’identité
Nom commun Bison d’Europe
English name European bison
Español nombre Bisonte europeo
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embranchement Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Artiodactyla
Sous-ordre Ruminantia
Famille Bovidae
Sous-famille Bovinae
Genre Bison
Nom binominal Bison bonasus
Décrit par Carl von Linné (Linnaeus)
Date 1758
Satut IUCN
Vulnérable (VU)

 

SOURCES

 

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