SINGAPOUR (31.12.2012) : Série Oiseaux

   

Série Oiseaux:

Dans le cadre de  » l’Exposition  Mondiale de Timbres  » qui s’est déroulée en 2015, la Poste de SINGAPOUR  a émis une série de 02 timbres ayant pour thèmes les oiseaux  de valeur faciale  2$ chacun et un bloc feuillet  ou sont représentés ces 02 timbres mais dont la valeur faciale est de 5$ chacun.

Pygargue blagre

Haliaeetus leucogasterWhite-bellied Sea Eagle

Description identification

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

  • White-bellied Sea Eagle,
  • Pigargo Oriental,
  • Águia-marinha-de-barriga-branca,
  • Weißbauch-Seeadler,
  • fehérhasú rétisas,
  • Белобрюхий орлан,
  • 白腹海雕,
  • Witbuikzeearend,
  • Aquila pescatrice panciabianca,
  • Vitbukad havsörn,
  • Hvitbukhavørn,
  • bielik białobrzuchy,
  • orliak bielobruchý,
  • orel bělobřichý,
  • Hvidbrystet Havørn,
  • valkomerikotka,
  • ,
  • シロハラウミワシ,

Voix chant et cris

Le pygarge blagre est particulièrement bruyant, notamment à l’aube et en soirée. Parmi ses cris répertoriés , on note un puissant et nasal ‘ah-ah-ah’ ou une série d’appels rythmés émis en duo, la tête pointée vers le ciel et qui résonne un peu comme le cri d’une oie. On peut aussi entendre une sorte de cancannement de canard ‘qua-qua-qua’.

 Habitat
Les pygargues blagres sont communs sur le littoral, le long des zones côtières et dans les îles. Ils forment des couples permanents qui occupent leur territoire pendant toute l’année. On les aperçoit normalement perchés à la cime des arbres ou planant au-dessus des cours d’eau et des régions qui les bordent. Ils s’enfoncent un peu plus loin à l’intérieur du pays lorsque celui est constitué par des paysages ouverts. Quand l’arrière-pays est couvert de forêts, comme c’est le cas à Bornéo, ils ne pénètrent guère de plus de 20 kilomètres en suivant les rivières. En plus de l’Australie et de la Tasmanie, l’aire de distribution du pygargue blagre s’étend à la Nouvelle-Guinée, l’archipel Bismark, l’Indonésie, la Chine, le sud-est asiatique, l’Inde et le Sri Lanka.

Comportement traits de caractère

Le pygargue blagre passe la majorité du jour à planer, ou à se percher dans les arbres et sur les rochers situés à proximité de la rivière où il pêche. Le territoire de chasse d’un couple est assez réduit, et le prédateur a tendance à utiliser les mêmes perchoirs favoris, jours après jours. Il chasse souvent à l’affût, mais il lui arrive également de plonger après un long vol plané qui l’aide à repérer sa victime. Dans ce dernier cas, le plongeon provoque un éclaboussement assez impressionnant . Le pygargue blagre marque un goût très prononcé pour les serpents de mer qui remontent à la surface pour respirer. Cette pratique courante tend à prouver que sa technique de pêche, surtout lorsqu’elle est effectuée d’une grande hauteur, est particulièrement précise et affûtée.

Alimentation mode et régime

Les pygargues blagres se nourissent principalement d’animaux aquatiques tels que les poissons, les tortues et les serpents de mer. Toutefois, ils capturent également des oiseaux et des mammifères terrestres. Ce sont des chasseurs très adroits, très habiles, capables de s’emparer de proies allant jusqu’à la taille d’un cygne. Ils consomment aussi des charognes, notamment des carcasses d’agneaux ou des dépouilles de poissons morts gisant sur les rivages. Il se livrent également au cleptoparasitage, harassant d’autres oiseaux pour les obliger à relacher ou à dégorger les ressources qu’ils transportent. Les pygargues blagres recherchent leur nourriture seuls, en couples ou en petits groupes familiaux.

Reproduction nidification

Ces pygargues bâtissent un grand nid de branches qu’ils réutilisent en les rénovant pendant de longues saisons consécutives. Le nid peut être situé dans un grand arbre jusqu’à 30 mètres au-dessus du sol. Cependant, il peut aussi être placé sur le sol ou dans des rochers lorsque l’oiseau ne trouve pas d’arbre qui lui convienne. Au début de la saison de nidification (qui intervient de mai à octobre), le nid est garni de feuilles vertes fraiches et de brindilles. La femelle pond 2 ou 3 oeufs dont l’incubation dure aux alentours de 50 jours. Elle prend en charge la plus grande partie de la couvaison. Néanmoins, le mâle assure un relais de temps à autre. L’éducation des jeunes dure jusqu’à leur envol qui intervient approximativement entre 65 et 70 jours après l’éclosion. Ces derniers ne sont totalement autonomes que lorsqu’ils ont atteint l’âge de six mois.

Distribution

Distribution

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

 

Souimanga à dos vert

Cinnyris jugularisOlive-backed Sunbird

Souimanga à dos vert. Famille des Nectariniidés. Ordre : Passériformes

Description identification

Le Souimanga à dos vert (Cinnyris jugularis) est une espèce de passereaux de la famille des nectariniidés.

Ce souimanga est un petit oiseau de 12 cm de longueur au plus. Chez le mâle et la femelle, le ventre est d’un jaune voyant, le dos vert olive, beaucoup plus discret. Chez le mâle, le front, le cou et la partie supérieure du ventre est d’un bleu foncé métallique.

Alimentation

Les souimangas se nourrissent essentiellement de nectar mais ils peuvent aussi se nourrir d’insectes, surtout lorsqu’ils sont jeunes. Leurs ailes, courtes, leur permettent d’avoir un vol rapide en ligne droite. Ils peuvent se nourrir de nectar en vol, comme les oiseaux mouches mais généralement ils préfèrent se percher.

Distribution

Distribution

Reproduction

Ils sont généralement monogames. La reproduction a lieu d’avril a août dans un nid suspendu. La femelle pond deux œufs qu’elle couve seule. Le mâle participe à la nourriture des petits.

Sous-espèces

 

SAINT PIERRE & MIQUELON ( 23/04/2001) Les Grands Migrateurs « POSTE AERIENNE « : Le Grand Héron

Le  Grand Héron

Le 23 Avril 2001 La Poste a émis un timbre « Poste Aérienne « d’une valeur faciale  15,00F  (2,29 € ) ayant pour thème  un oiseau migrateur très répandu en Amérique du Nord et à St Pierre & Miquelon. Il s’agit  du Grand Héron.

Catalogue Michel : # 829

Description

Le Grand Héron (Ardea herodias) est le plus grand héron du Canada. Les adultes mesurent plus d’un mètre le cou allongé et ils pèsent environ 2,5 kg.

Cet oiseau donne une impression générale de longueur filiforme. Ailes, cou, bec et pattes sont tous longs. Ses mouvements sont dictés par ses longs membres : il vole par battements d’ailes amples et lents et, sur la terre ferme ou dans l’eau, il marche bien droit en faisant de longues enjambées. En vol, le Grand Héron a le cou replié, la tête appuyée contre les épaules, et ses longues pattes tenues bien droites vers l’arrière.

Oiseaux en vol

Chez le Héron adulte, le dessus de la tête est blanc avec, de chaque côté, une bande noire qui s’étend depuis les yeux jaunes jusqu’aux plumes noires effilées à l’arrière de la tête. Le dos est d’une coloration bleu grisâtre, et la poitrine est blanche striée de noir. Les Hérons reproducteurs ont de longues plumes sur la poitrine, les flancs et le dos. Les oiseaux des deux sexes se ressemblent beaucoup, mais les mâles sont habituellement plus gros que les femelles.

De la naissance jusqu’à l’âge de deux ans, le Grand Héron traverse quatre périodes de mue, pendant lesquelles un nouveau plumage vient remplacer l’ancien. La première année suivant leur éclosion, les juvéniles ont une couronne grise et des ailes grises parsemées de taches brunes, et ils ne portent pas encore de grandes plumes. Pendant la saison de reproduction, les Grands Hérons adultes ont un plumage plus coloré, ils perdent une partie de leurs plumes en été et, en hiver, leur plumage devient plus neutre.

Le Grand Héron vit longtemps, parfois jusqu’à l’âge de 17 ans.

Signes et sons

Généralement silencieux, le Grand Héron n’en possède pas moins un répertoire de bruits. Il lance un frawnk en cas d’alerte dans les colonies de reproduction, un appel guuu à la fin d’une parade nuptiale, un cri en ii, à l’occasion, pendant le vol, et parfois une série de gloussements lorsqu’il est en quête de nourriture. Le Héron émet aussi un roh-roh-roh en s’approchant du nid, peut-être pour annoncer son arrivée.

Pendant la parade nuptiale, le mâle produit des bruits de claquement avec son bec. Lorsqu’elle s’approche de mâles non accouplés, de même qu’après avoir formé un couple, la femelle fait claquer son bec. Il arrive souvent aussi que les oiseaux d’un couple se donnent mutuellement de petits coups rapides sur les côtés du bec.

Habitat et habitudes

Les Grand Hérons cherchent leur nourriture dans les milieux marins côtiers et dans des habitats d’eau douce, mais ils font leurs nids sur des îles ou dans des marécages boisés où peu de mammifères ou de couleuvres peuvent s’attaquer à eux. Les couples nichent parfois seuls, mais ils le font souvent en colonies comptant entre une douzaine et quelques centaines de couples. Les scientifiques ne savent pas exactement pourquoi certains Hérons choisissent d’être sociables et d’autres pas. Il semble que la vie en colonie offre des avantages, dont une défense plus efficace des nids et une meilleure chance de découvrir des bancs de poissons en déplacement. Une fois qu’un Héron a trouvé une aire riche en nourriture, d’autres congénères peuvent se joindre à lui.

Caractéristiques uniques

Le Grand Héron possède un riche répertoire d’expressions gestuelles. Il en affiche quelques-unes sur les sites d’alimentation, par exemple, lorsque deux Hérons s’approchent l’un de l’autre, le cou complètement allongé, la tête penchée vers l’arrière, les ailes partiellement déployées et le plumage hérissé. Dans d’autres cas, les Hérons lissent leur plumage, allongent le cou et inclinent la tête à gauche et à droite de façon à pouvoir regarder vers le haut, une posture qu’ils utilisent souvent quand des prédateurs et d’autres Hérons volent au-dessus de l’aire d’alimentation. Parfois, le Héron donne des coups de bec en direction d’un rival et des « duels de becs » éclatent, chaque Héron tentant de saisir la tête de l’autre dans son bec.

Un autre ensemble d’expressions sont utilisées lorsqu’un des partenaires rentre au nid. L’oiseau qui arrive pousse souvent un cri particulier de salutation et celui au nid l’accueille de diverses manières. Quelquefois, le mâle apporte des brindilles à la femelle au nid. La femelle se livre alors à une gestuelle et accepte les brindilles, puis le mâle donne de petits coups sur les côtés du bec de la femelle pendant qu’elle place les brindilles dans le nid.

Aire de répartition

 

Répartition du Grand Héron

Répartition du Grand Héron

De tous les hérons du Canada, le Grand Héron est celui dont l’aire de répartition est la plus vaste. Elle englobe les provinces Maritimes à l’est et s’étend sur tout le Sud du Canada jusqu’à l’océan Pacifique à l’ouest, où elle remonte vers le nord en couvrant la côte entière de la Colombie- Britannique jusqu’au détroit du Prince- William, en Alaska, dans l’ouest. Le Grand Héron se reproduit dans toutes les provinces sauf à Terre-Neuve-et-Labrador, mais il n’hiverne au Canada que sur la côte de la Colombie-Britannique et dans certaines parties des provinces Maritimes. La plupart des Hérons passent l’hiver dans le Sud; des Hérons bagués ont été observés au Mexique, au Honduras et à Cuba. On trouve aussi des colonies de Grands Hérons en Colombie, au Venezuela et sur les îles Galapagos (Équateur).

Les Grand Hérons migrent seuls ou en groupes de trois à douze et même parfois d’une centaine d’oiseaux. Ils volent jour et nuit. Les migrateurs du printemps regagnent presque tous leurs emplacements au Canada en avril. Pendant l’été, certains s’envolent vers le nord jusque dans l’Alaska arctique, le Sud du Yukon et le Nord du Manitoba, de l’Ontario et du Québec. Ils migrent vers le sud de la mi-septembre à la fin d’octobre.

Alimentation

Le Grand Héron se nourrit principalement dans les eaux douces calmes et le long des bords de mer. Il trouve parfois de la nourriture dans les zones de brisants et dans les champs.

Sa nourriture principale consiste en de petits poissons qui mesurent moins de la moitié de la longueur de son bec, ou moins de 65 mm. À l’occasion, il mange aussi des mollusques et crustacés, des insectes, des rongeurs, des amphibiens (surtout des grenouilles), des reptiles et des petits oiseaux.

Pour pêcher, le Grand Héron emploie deux techniques principales. La première consiste à rester immobile, le cou tendu formant un angle d’environ 45 degrés avec la surface de l’eau. Seuls la tête et les yeux bougent pour repérer la proie. Si, après quelques minutes, aucun poisson n’est venu à sa portée, le Héron se déplace lentement et reprend sa position un peu plus loin. Lorsqu’une proie s’aventure assez près, il replie lentement son cou et avance une patte dans sa direction. Soudainement, il détend son corps entier et la tête plonge vers la proie, qui est capturée par le bec et avalée, hors de l’eau, dans un mouvement adroit de la tête, qui la fait tomber tête première dans le gosier de l’oiseau.

Selon la deuxième technique, le Héron patauge lentement dans quelque 15 à 25 cm d’eau, jusqu’à ce qu’il arrive à faire sortir un poisson de sa cachette. Le Héron s’immobilise et allonge lentement le cou. Lorsque la proie se trouve à sa portée, il détend tout son corps et plonge la tête dans l’eau pour attraper le poisson. La proie avalée, le Héron reprend sa marche. S’il ne trouve pas suffisamment de poissons dans un secteur, il s’envole et recommence à pêcher un peu plus loin.

Lorsque la proie capturée est trop grosse pour être avalée d’un trait ou qu’elle est pourvue d’épines dangereuses, le Héron la laisse tomber dans l’eau et la saisit violemment avec son bec en la secouant autant de fois qu’il le faut pour l’étourdir ou casser les épines, de manière à pouvoir l’avaler plus facilement. Un Héron capture parfois deux poissons du même coup.

Il existe aussi d’autres techniques, plus rarement observées. Il peut arriver que des Grands Hérons en vol plongent sous l’eau pour capturer des poissons. D’autres planent au-dessus de l’eau et plongent la tête pour attraper des proies. Enfin, certains nagent en eau profonde et se nourrissent de poissons qui se tiennent près de la surface

Reproduction

Ardea herodias

Ardea herodias
Photo: USFWS

Au printemps, mâles et femelles arrivent à peu près en même temps aux sites de nidification, dès que les cours d’eau locaux ont dégelé, c’est-à-dire vers la fin de février dans l’Ouest du Canada et vers la fin de mars dans l’Est du pays. L’aire de nidification se trouve habituellement dans des terres boisées. Celles-ci sont situées à quelques kilomètres de l’aire principale d’alimentation de l’oiseau et sont relativement inaccessibles aux humains et aux prédateurs terrestres. Le mâle choisit l’emplacement du nid, la plupart du temps à un endroit où se trouvent déjà de vieux nids. Chaque mâle défend alors son territoire dans l’arbre où il compte construire un nouveau nid ou restaurer un nid existant. De là, il parade et pousse des cris stridents à l’approche des femelles. Les Hérons s’accouplent pour la première fois à l’âge de deux ans et ils changent de partenaire chaque année. Ils s’accouplent presque immédiatement à leur arrivée à l’aire de nidification.

Vient ensuite le moment de construire le nid. Le mâle ramasse des matériaux aux alentours du site de nidification, dans des arbres morts ou vivants, dans des nids voisins ou sur le sol, et les apporte à la femelle, qui s’en sert pour aménager le nid. Les nids nouvellement construits ressemblent à de délicates plates-formes de branches sèches entrelacées, tandis que les vieux nids ont un aspect plutôt massif et sont de tailles variées. Ordinairement, le nid a un diamètre d’environ un mètre et est doté d’une cavité centrale, de 10 cm de profondeur et de 30 cm de diamètre, que les Hérons tapissent parfois de brindilles, de mousse, de lichen ou d’aiguilles de conifères. Normalement, un couple de Hérons met moins d’une semaine à construire un nid assez solide pour que les œufs puissent y être pondus et couvés. L’ajout de brindilles se produit le plus souvent avant la ponte, mais également après.

Au Canada, la plupart des Hérons pondent de trois à cinq œufs, en avril. L’incubation, ou réchauffement des œufs, est assurée par les deux partenaires. Elle commence dès la ponte du premier ou du deuxième œuf et dure environ 28 jours. Le mâle couve les œufs le jour, et la femelle les couve la nuit.

Les œufs éclosent habituellement à la période où la nourriture est la plus abondante. Les parents se mettent immédiatement à nourrir les petits et à les garder au chaud, ou à les couver, et ce, continuellement pendant la première semaine. Les adultes couvent moins par la suite, mais la présence d’un adulte au nid est presque incessante pendant encore une ou deux semaines. Le mâle surveille le nid le jour pendant que la femelle part en quête de nourriture. La nuit, les rôles sont inversés. Vers la troisième ou quatrième semaine, les deux parents commencent à laisser les héronneaux seuls, sans surveillance, pendant qu’ils cherchent de la nourriture dans les environs. Après le premier mois, le couple passe la majeure partie de son temps hors de la colonie, n’y revenant que pour nourrir les petits et assurer de courtes périodes de guet.

Le nourrissage des petits est une activité tapageuse. Lorsqu’un adulte arrive à la héronnière, il émet habituellement un cri guttural et sourd. Les jeunes crient sans arrêt et se prennent mutuellement le bec. Il est rare que l’adulte aille les retrouver directement. Il va plutôt se poser à quelques mètres du nid. Après cinq minutes environ, il se rend au nid et régurgite la nourriture prédigérée. Les héronneaux les plus vieux et les plus forts s’approprient la plus grosse part en agrippant le bec de l’adulte et en y saisissant les aliments avant qu’ils ne touchent le fond du nid.

Si la nourriture n’est pas assez abondante pour satisfaire l’appétit grandissant de toute la nichée, seuls les plus vigoureux survivent. Les héronneaux chétifs s’affaiblissent peu à peu, si bien qu’ils finissent par tomber du nid, bousculés par leurs compagnons avides d’espace pour étendre leurs ailes. Au sol, les héronneaux tombés sont condamnés à mourir de faim, car les adultes ne nourrissent pas les petits qui sont à l’extérieur du nid.

Les héronneaux se développent rapidement. À l’âge de deux semaines, entre les périodes de sommeil, ils nettoient leur plumage, se tiennent debout les ailes à demi ouvertes ou font vibrer la membrane élastique de leur gorge pour se rafraîchir. Dès l’âge de six semaines, ils ne dorment presque plus durant l’absence des parents; ils s’entraînent plutôt en prévision de leur premier vol. Ils marchent le long des branches qui entourent le nid, sautent en battant des ailes ou s’agrippent à une branche avec leurs griffes et tentent de la soulever par la seule force de leurs battements d’ailes.

À l’âge de huit semaines, les jeunes volent maladroitement d’un arbre à l’autre, mais reviennent toujours au nid pour se faire nourrir. Il arrive souvent qu’un héronneau aille dans un nid qui n’est pas le sien, ce qui occasionne des combats entre les occupants et l’intrus. Fort probablement, cet intrus sera plus développé que les petits qui sont dans leur nid et il parviendra à se faire une place, parfois après avoir fait tomber un des occupants au sol. Dans ce cas, l’intrus sera finalement chassé par un des adultes revenant au nid. Vers leur dixième semaine, les jeunes quittent le nid pour de bon et ne dépendent plus de leurs parents. Un couple de Hérons peut élever entre un et quatre héronneaux, mais la plupart du temps, il en élève deux ou trois.

Conservation

Les Grands Hérons adultes ont peu d’ennemis naturels. Des accipitridés les attaquent à l’occasion, et les corneilles, les corbeaux, les mouettes et goélands, les oiseaux de proie et les ratons laveurs s’attaquent aux œufs et aux petits. Les petits ont d’ailleurs un taux de mortalité élevé, mais souvent pour des raisons autres que la prédation.

Les pluies intenses et le froid en période de couvaison entraînent de graves conséquences. En outre, lorsque la nourriture est rare, les héronneaux les plus faibles doivent souvent s’en passer et meurent lentement de faim. On soupçonne aussi que les pesticides sont cause d’infertilité et de décès, mais les données obtenues jusqu’ici ne permettent pas de croire que les produits chimiques toxiques aient fait baisser le niveau de l’ensemble des populations.

Par le passé, un grand nombre de Hérons étaient victimes des chasseurs. Aujourd’hui, l’une des causes les plus fréquentes de l’échec de la reproduction est la perturbation causée par les accipitridés et les humains; les Hérons sont particulièrement sensibles aux perturbations pendant qu’ils couvent. Les scientifiques sont d’avis que, en règle générale, il ne devrait y avoir aucune exploitation humaine dans un rayon de 300 m autour d’une colonie de Hérons et aucune perturbation au sein ou aux environs des colonies, du mois de mars au mois d’août.

L’assèchement des marais et la destruction d’autres retraites favorites du Grand Héron mettent en péril la survie de l’espèce. Le nombre de Hérons qui se reproduisent dans une région dépend directement de la quantité d’aires d’alimentation qui s’y trouvent.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a désigné la sous-espèce du Grand Héron, population de la côte du Pacifique, comme étant préoccupante.

Dans l’ensemble, la population de Grands Hérons est saine. Les scientifiques estiment qu’il existe au Canada des dizaines de milliers de Grand Hérons.

Ressources

Ressources en ligne

Heron Working Group (en anglais seulement).

Service canadien de la faune, Espèces en péril
Utiliser la fonction de recherche pour trouver des renseignements sur le Grand Héron.

Ressources imprimées

DELAUNOIS, A. Les oiseaux de chez nous (2e éd. rév. et corr.), Saint-Lambert (Québec), Éd. Héritage inc., 1990, p. 28 et 29.

DESGRANGES, J.-L. Le Grand Héron au Québec, Les carnets de zoologie, Société zoologique de Québec, Charlesbourg (Québec), 1979, 39(2) : 20-23.

GODFREY, W.E. Les oiseaux du Canada (éd. rév.) Musées nationaux du Canada, réimprimé en 1989, LaPrairie (Québec), Éditions Marcel Broquet, en collaboration avec le Musée national des sciences naturelles, 1986.

ROBITAILLE, J. Une héronnière, Les carnets de zoologie, Société zoologique de Québec, Charlesbourg (Québec), 1973, 33(1) : 4-9.

SAVAGE, C. Ces merveilleux oiseaux du Canada, Montréal (Québec), Éd. La Presse, 1985.

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, représentée par le ministre de l’Environnement, 1979, 1993, 2003, 2005. Tous droits réservés.
No de catalogue CW69-4#104-2003F-IN
ISBN 0-662-89124-4
Texte : J.-L. DesGranges
Révision scientifique : R.W. Butler, 1990, 2002
Révision : Maureen Kavanagh, 2002, 2005
Photo : G. Beyersbergen

ETATS UNIS ( 20/02/2017) Centenaire de J.F. Kenedy

Commémoration du Centenaire de la Naissance de J.F. Kennedy:

La Poste des USA a procédé le 20 Février 2017 à l’émission d’un timbre  à l’effigie de J.F Kennedy et ce pour commémorer le centenaire de sa naissance.

John Fitzgerald Kennedy

35e président des Etats-Unis
John Fitzgerald Kennedy dit Jack Kennedy, souvent désigné par ses initiales JFK, né le 29 mai 1917 à Brookline est un homme d’État américain, 35ᵉ président des États-Unis. Wikipédia

Mandat présidentiel : 20 janvier 1961 – 22 novembre 1963

Biographie de John Fitzgerald Kennedy

John Fitzgerald Kennedy est né le 29 mai 1917 à Brooklyn, au Massachusetts. Il est le deuxième garçon d’une famille catholique et fortunée, d’origine irlandaise, de neuf enfants.

Son père, Joseph, a fait fortune par des investissements judicieux et grâce à la contrebande d’alcool au cours de la prohibition. Il a conservé ses avoirs en retirant ses placements au bon moment avant le krach boursier de 1929. Devenu un financier très influent, il a été ambassadeur des États-Unis à Londres de 1937 à 1941.

John entreprend des études brillantes à Harvard, mais s’avère aussi un élève fanfaron, coureur de jupons. Son père, qui destine l’un de ses fils à la présidence des États-Unis, lui préfère l’aîné, Joe, plus sérieux, pour réaliser ses ambitions. Mais Joe fils sera tué au combat lors de la Deuxième Guerre mondiale.

John aura alors la lourde tâche d’accomplir le destin de son défunt frère. Après la Deuxième Guerre mondiale, d’où il revient en héros après avoir été blessé dans le Pacifique Sud, il se consacre à réaliser les ambitions politiques de son père.

Âgé de seulement 29 ans, John Kennedy est élu à la Chambre des représentants en 1946, avant d’être élu sénateur démocrate du Massachusetts en 1952, en défaisant Henry Cabot Lodge. Au sein du parti, il défend des programmes de réformes sociales et d’intégration raciale.

Le 12 septembre 1953, Kennedy épouse Jacqueline Lee Bouvier, une journaliste au Washington Times-Herald. Le couple aura trois enfants : Caroline, née le 27 novembre 1957, John, né le 25 novembre 1960, et Patrick, mort-né en août 1963.

En 1956, Kennedy décide de se présenter à la vice-présidence démocrate pour les élections présidentielles. Il est battu par six voix seulement, mais Joseph Kennedy jure que ce sera la dernière défaite de son fils. L’année suivante, Kennedy lance Profiles in courage, un essai qui résume sa vision politique pour le pays. Il décroche le prix Pulitzer la même année.

Alors que les analystes ne donnent pas cher d’une éventuelle victoire, Kennedy se lance dans la course à l’investiture démocrate en vue des présidentielles de 1960. Il bat le sénateur du Texas, Lyndon Baines Johnson, lors des primaires. Il en fera son colistier en vue de la campagne présidentielle contre Richard Nixon.

Dans l’histoire politique américaine, Kennedy est perçu comme le premier président de la télévision. Au cours du débat télévisé contre son adversaire Richard Nixon, son air détendu et son teint bronzé lui adjugent la victoire, alors que les analystes du même débat radiodiffusé concluaient à un match nul.

En novembre 1960, John F. Kennedy remporte la présidence avec un peu plus de 100 000 votes, soit la plus courte majorité de l’histoire, exception faite de la victoire de George W. Bush avec une minorité de votes aux élections de 2000.

 

Le plus jeune président de l’histoire américaine

À 43 ans, Kennedy devient aussi le plus jeune président de l’histoire des États-Unis. En pleine effervescence des années 60, il incarne le changement et la jeunesse. Malgré son apparente forme physique, Kennedy doit toutefois composer avec une santé précaire, ce qui demeurera l’un des secrets les mieux gardés de sa présidence.

Il est atteint de la maladie d’Addison, issue d’un dérèglement de l’adrénaline. Il endure ainsi de sévères et constants maux de dos, doit porter un corset tous les jours et doit souvent rester couché et se déplacer avec des béquilles.

Pour éloigner la douleur, il doit aussi ingérer de la cortisone et un cocktail de médicaments, ce qui, paradoxalement, lui donne un meilleur teint. Son médecin, Max Jacobson, surnommé Dr Feelgood, doit aussi l’accompagner partout. Kennedy a d’ailleurs reçu quatre fois l’extrême-onction avant d’être élu président. Ses proches sont convaincus qu’il aurait passé un second mandat en fauteuil roulant, à l’instar du président Franklin D. Roosevelt, atteint de la polio.

« Notre point commun, c’est que nous vivons tous ensemble sur cette petite planète, que nous respirons tous le même air, que nous nous préoccupons tous de l’avenir de nos enfants et que nous sommes tous mortels ».John Fitzgerald Kennedy

Politique extérieure…

Sur le plan de la politique étrangère, Kennedy, encore considéré comme un novice, donne le feu vert à la CIA en 1961 pour qu’elle soutienne le débarquement de la baie des Cochons, à Cuba. Menée par des exilés anticastristes, l’opération, qui visait à renverser le président Fidel Castro, est un échec. Kennedy confiera, en privé, que la CIA lui avait menti. Le reste de son mandat sera ainsi marqué d’une profonde méfiance à l’égard des institutions américaines comme la CIA, le FBI et l’armée.

L’année suivante, des avions-espions américains prennent des clichés de bases de missiles soviétiques, potentiellement chargés de têtes nucléaires, déployées sur le territoire de Cuba. Face à cette découverte, le Haut Commandement américain lui conseille d’intervenir militairement, mais Kennedy hésite.

Réticent à lancer une offensive qui pourrait précipiter le monde dans un conflit nucléaire, Kennedy met Cuba en quarantaine et lance un ultimatum au président soviétique, Nikita Khrouchtchev, afin qu’il démantèle ses bases de missiles.

Le bras de fer entre les deux puissances s’intensifie lorsque des bateaux soviétiques chargés d’ogives se dirigent vers Cuba.

Au tout dernier moment, Khrouchtchev rappelle ses navires et ordonne le démantèlement des bases à Cuba. En retour, Kennedy s’engage à ne pas envahir Cuba. Le monde pousse un soupir de soulagement, et Kennedy gagne des jalons sur l’échiquier politique mondial. Mais les hautes sphères militaires considèrent qu’en privilégiant la diplomatie, Kennedy a montré des signes de faiblesse face à l’ennemi soviétique.

Kennedy souhaite désamorcer la guerre froide et se rapprocher de l’URSS afin d’éloigner le monde de la menace créée par la course aux armements. Il signe d’ailleurs le traité de Moscou sur le désarmement nucléaire le 5 août 1963.

« L’humanité devra mettre un terme à la guerre, ou la guerre mettra un terme à l’humanité. »John Fitzgerald Kennedy

Kennedy est aussi celui qui accroît l’engagement militaire américain au Vietnam, après les premières troupes envoyées par le président précédent, le républicain Dwight Eisenhower. Les effectifs américains passent à 17 000 hommes. N’empêche que des signes d’une croisade difficile au Vietnam se font sentir.

Kennedy déclare, lors d’une entrevue sur le sujet, que cette guerre est la guerre des Vietnamiens, que « ce sont eux qui doivent la gagner ou la perdre », et il ouvre la voie au retrait de ses troupes. Des documents, publiés longtemps après sa mort, confirment qu’il souhaitait un retrait des troupes américaines avant 1965.

…et intérieure

Sur le front intérieur, Kennedy lance la « Nouvelle Frontière », un plan social qui entend s’attaquer aux insuffisances et aux déséquilibres de la société américaine. Il sera aussi l’un des précurseurs de la fin de la ségrégation raciale aux États-Unis en appuyant le mouvement pour les droits civiques mené par le pasteur Martin Luther King. Un héritage qui sera mis en application sous Johnson.

Kennedy lance aussi un appel au rêve : les États-Unis enverront un homme sur la Lune avant la fin de la décennie. Il ne verra pas ce jour.

Le 22 novembre 1963, lors d’une visite à Dallas, au Texas, John F. Kennedy est assassiné. Sa mort tragique fera passer sa présidence écourtée au rang de mythe. Malgré des infidélités amoureuses qui seront connues après sa mort, ces aventures extraconjugales n’atteindront jamais l’homme d’État. Kennedy reste dans l’imaginaire la première icône d’un clan élevé au rang de famille royale aux États-Unis.

« On connaît une nation aux hommes qu’elle produit, mais aussi à ceux dont elle se souvient et qu’elle honore. »

John Fitzgerald Kennedy

FRANCE (27/09/2013) 50iéme Anniversaire de la mort de Georges BRAQUE

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Georges Braque

père du cubisme, initiateur de l’art contemporain

Le 27 Septembre 2013 , La Poste a commémoré le 50iéme Anniversaire de la mort de Georges BRAQUE  par l’émission d’un bloc feuillet  composé de deux  peintures , le 02 timbres ont pour valeur faciale  1,55 Euros chacun.

Catalogue  Michel ; # B227

Biographie de Georges BRAQUE :

Artiste, Peintre et Sculpteur (Francais)
Né le 13 mai 1882
Décédé le 31 août 1963 (à l’âge de 81 ans)

Le 13 mai 1882, naissance de georges braque à Argenteuil. Son père et son grand-père y sont entrepreneurs de peinture en bâtiment. En 189o, la famille quitte Argenteuil pour Le Havre et le jeune Georges poursuit ses études au lycée de la ville, tout en assistant aux cours du soir de l’Ecole des beaux-arts. A dix-huit ans, il vient à Paris comme apprenti chez un ami et ancien employé de son père. Il habite à Montmartre, rue des Trois-Frères. Le soir, il fréquente les cours municipaux de dessin des Batignolles. Enfin, après un an de service militaire au Havre, il s’installe définitivement à Paris, rue Lepic, et s’inscrit à l’académie Humbert. Il y fait la connaissance de Marie Laurencin et de Picabia. A l’automne 1904, il s’installe dans un atelier rue d’Orsel et commence à peintre seul. Son amitié pour Othon Friesz un Havrais de quelques années son aîné, le conduit à adopter le fauvisme. Avec son ami, il se rend à Anvers durant l’été 1906. Puis, en octobre, il part pour l’Estaque, près de Marseille ; ce sera son premier séjour. Il adopte alors résolument la palette des fauves et, à son retour à Paris, il expose six toiles, au Salon des Indépendants. Elles seront toutes vendues. Ce succès l’encourage et il retourne dans le Midi. Ses toiles auront désormais un sentiment différent. georges braque est influencé par Cézanne* : l’horizon remonte, les plans ne s’établissent plus en profondeur, mais en hauteur.

En même temps, les couleurs, tout en restant très lumineuses, perdent leur rôle décoratif, pour un rôle plus constructif. Certaines teintes sombres apparaissent. Une toile très représentative de cette orientation nouvelle est celle de la collection de M. et Mme Werner E. Jorten : l’Estaque, vue depuis l’hôtel Mistral. georges braque parle lui-même de ce tournant dans sa carrière : « J’avais appris à peindre d’après nature, et lorsque je fus persuadé qu’il fallait se libérer du modèle, ce ne fut pas du tout facile Mais je m’y suis mis, et le détachement s’est fait par des poussées intuitives qui me séparaient de plus en plus du modèle. A des moments comme ça, on obéit à un impératif presque inconscient, on ne sait pas ce que cela peut donner.
C’est l’ aventure !

Pour cette aventure, il allait avoir un compagnon de route : ce sera Picasso*. A son retour à Paris, en octobre 1907, georges braque signe un contrat avec le jeune marchand de tableaux Kahnweiler. Celui-ci lui fait connaître Apollinaire, qui lui-même l’amène à Picasso dans son atelier du Bateau-Lavoir : Picasso vient d’achever les Demoiselles d’Avignon**. Pour Braque c’est une révélation et, en décembre, il entreprend un Nu dans des teintes gris bleuté. Il passe de nouveau l’été à l’Estaque en 1908 ; son style est alors fort différent de celui des deux séjours précédents.

Braque décompose la nature en masses compactes et la réorganise avec beaucoup de sobriété dans un espace géométrisé. Les couleurs, elles aussi, sont d’une grande sobriété: verts sombres, gris, beiges,blancs. Braque revient du Midi avec plusieurs toiles, Maisons à l’Estaque, qu’il envisage d’exposer au Salon d’automne. Elles sont toutes refusées et le peintre décide d’organiser une exposition particulière à la galerie Kahnweiler. Elle a lieu du 9 au 28 novembre 1908, préfacée par Apollinaire. Le critique Vauxcelles écrit dans le Gil Blas du 14 novembre : « M. Braque est un jeune homme fort audacieux…

Il méprise la forme, réduit tout, sites et figures et maisons, à des schémas géométriques, à des cubes. » Pour la première fois le mot est lancé. En 1909, Braque et Picasso resserrent leur amitié nouée en 1907. Ce sera, jusqu’en 1914, une collaboration étonnante. Les deux peintres s’influencent mutuellement et poursuivent leurs recherches de concert. Ils sont tantôt à Montmartre, tantôt à Céret dans le Roussillon, ou à Sorgues près d’Avignon. Après les paysages, Braque aborde les natures mortes. genre qu’il a abondamment illustré et dans lequel il persévérera toute sa vie : Nature morte aux instruments de musique (1908), Guitare et compotier (1909), Violon et palette (1909-1910) . Piano et mandore (1909-1910) . A ce moment-là, Braque relâche de plus en plus les liens que son art gardait avec la nature : c’est la phase hermétique du cubisme analytique. Puis il aborde la figure. toujours dans la phase hermétique le Torse de femme (1910-1911), Portugais (1911), l’Homme à la guitare (1911), Femme lisant (1911) et Homme au violon (1911).

Braque apporte des innovations : il introduit pour la première fois dans le Portugais des lettres et des chiffres d’imprimerie peints au pochoir. Puis il se livre des imitations de matière, faux bois et faux marbre. Pendant son séjour à Sorgues aux côtés de Picasso, en 1912, il commence à incorporer du sable, la sciure, de la limaille de fers à ses toiles : Nature morte à la grappe raisin. De là, il passe au collage le premier, Compotier et verre, est réalisé en septembre 1912, puis Aria de Bach, et la Clarinette (1913). sont des morceaux de papier peint, de journaux, d’affiches collés, lesquels l’artiste dessine au fusain ou à la gouache. Ces nouveaux éléments le contraignent à élargir les plans : le morcellement minutieux fait place à des aplats, la couleur perd de son austérité.

Le cubisme entre dans sa période synthétique. En 1914, Braque est mobilisé; remarqué par son courage, il obtient deux citations. Le 11 mai 1915, il est blessé à la tête, puis trépané. Sa convalescence est longue, et quand e remet à peindre, en 1907, il est déconcerté par Picasso. Leur étroite collaboration est terminée. Braque évolue vers un cubisme moins anguleux, plus coloré, plus respectueux de l’objet. Il le dit -même : « J’ai le souci de me mettre à l’unisson de la nature, bien plus que de la copier. » Il inaugure sa nouvelle manière en automne 1918, avec les trois natures mortes au guéridon. Il peint plusieurs séries : en plus des Guéridons. ce sont celle des Canéphores et celle des Cheminées qui l’occuperont de 1922 à 1927. En 1925, Braque s’installe au parc Montsouris dans une maison construite pour lui par l’architecte Perret. Aux environs de 1930, sans doute sous l’influence de Picasso, exécute plusieurs séries : des baigneuses, des Plages, des Falaises.

Les années suivantes seront, en qualité, les plus fécondes. Braque est en pleine possession de ses moyens techniques et semble au sommet de son génie. De 1933 à 38, son évolution est jalonnée par une succession de natures mortes décoratives : la Nappe rose (1933), la Nappe Jaune (1935), la Nappe mauve (1936), Femme à la mandoline (1937), le Duo. Braque reste à Paris durant toute la guerre et l’occupation. Il donne quelques chefs-d’oeuvre: les Poissons noirs (1942), le Guéridon rouge (1942), le Salon (1944). En 1945, une grave maladie le contraint à s’arrêter de peindre durant plusieurs mois.

En 1949, il termine les premiers tableaux de la grande série des Ateliers et exécute les décors du Tartuffe de Molière à la demande de Jouvet. Lui qui ne s’était guère intéressé à la décoration va faire plusieurs travaux : en 1948, il sculptera la porte du tabernacle de l’église d’Assy, puis il exécutera les cartons de quatre tapisseries sur le thème du Guéridon. En 1952, il reçoit la commande d’un plafond pour la salle Henri-Il du Louvre : de grands oiseaux noirs cernés de blanc sur fond bleu. Ces mêmes oiseaux lui serviront de thème pour la décoration qu’il exécute à la fondation Maeght, à Saint-Paulde-Vence. En 1956, il crée cinq vitraux pour une chapelle de Varengeville, où il possède une maison. Deux ans plus tard, il termine la série des Ateliers et peint une suite sur le thème de l’Oiseau. Braque meurt en septembre 1963.

Source : artista.guillaume-alexandre.com/…/.guillaume-alexandre.com/braque.htm

IRLANDE ( 07.05.2015 ) Le Centenaire du naufrage du RSM Lusitania.

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Naufrage du Lusitania : coulé en 18 minutes, un siècle de mystères

Il y a cent ans, jour pour jour, le paquebot britannique Lusitania parti de New York sombrait, après avoir été torpillé par un sous-marin allemand. En pleine Grande Guerre, ce naufrage indigna les États-Unis et suscita de nombreuses théories.Pour commémorer cet événement la Poste Irlandaise à émis un bloc feuillet composé de 02 vignettes de 68c et 1 Euro respectivement  qui montre le bateau avant et après le torpillage.

Catalogue Michel # Mi Block 95

 

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Il y a cent ans, jour pour jour, le paquebot britannique Lusitania parti de New York sombrait, après avoir été torpillé par un sous-marin allemand. En pleine Grande Guerre, ce naufrage indigna les États-Unis et suscita de nombreuses théories.

Le 7 mai 1915, la photo du Lusitania fait la une des principaux journaux outre-Atlantique. En pleine Première Guerre mondiale, les Américains découvrent horrifiés le naufrage de ce navire britannique qui avait quitté six jours plus tôt New York en direction de Liverpool avec 2 165 passagers à son bord. « Le paquebot Lusitania coulé par un sous-marin allemand. Une flottille est partie à son secours », titre le « Washington Post« . « Probablement 1 000 morts. Deux fois torpillé au large des côtes irlandaises. Coulé en 15 minutes », décrit le lendemain le « New York Times« .

Le quotidien ne le sait pas encore, mais le bateau a sombé en 18 minutes et, au total, ce sont près de 1 200 personnes qui ont perdu la vie, dont 128 Américains. Le millionnaire Alfred Vanderbilt, l’un des hommes les plus riches du monde, le collectionneursans-titre d’art Hugh Lane ou encore le directeur de théâtre Charles Frohman font partie des victimes. Dans les semaines qui suivent, la presse américaine se déchaîne et pointe du doigt l’Allemagne pour sa barbarie contre des ressortissants d’un pays neutre. La Grande-Bretagne crie aussi vengeance et appelle les hommes en âge de se battre à se porter volontaire pour rejoindre le front.

« Le commandant du sous-marin Walther Schwieger a été surnommé le tueur de bébés car il y avait beaucoup d’enfants qui sont morts dans le naufrage », raconte à France 24 Gérard Piouffre, un spécialiste de l’histoire de la Marine. « De leur côté, les Allemands ont dit que les Anglais avaient laissé couler le Lusitania pour d’obscures raisons et qu’il transportait une cargaison illégale ». Cent ans après ce naufrage, qui est resté l’un des plus célèbres de l’histoire, après celui du Titanic en 1912, cet écrivain a décidé de se pencher sur les nombreuses zones d’ombres qui demeurent. Dans un livre intitulé « Un crime de guerre en 1915 ?« , il a étudié notamment les responsabilités de chacun dans cette tragédie.

 

Une mystérieuse seconde explosion

Mis en service en 1907, le Lusitania est l’un des bateaux les plus luxueux, les plus rapides et les plus modernes jamais construits. Au début de la Grande Guerre, le paquebot est réquisitionné par la Royal Navy comme croiseur auxiliaire (navire marchand sans-titrearmé). Mais il est finalement maintenu en réserve et peut continuer ses traversées transatlantiques pour la compagnie Cunard. Le 1er mai 1915 à New York, les passagers sont au rendez-vous malgré les rumeurs sur les menaces de la marine allemande. « Cette dernière disposait d’une nouvelle arme : le sous-marin. Tous les pays en avaient, mais les U-Boat étaient ce qui se faisait de plus perfectionné », explique Gérard Piouffre. « Leur objectif était de couper le ravitaillement des alliés qui s’approvisionnaient essentiellement en munitions aux États-Unis ».

Aux alentours de 14 h, le 7 mai 1915, l’un de ces sous-marins, l’U-20, repère le navire britannique à environ 12 milles marins de la pointe sud de l’Irlande : « Le Lusitania avait l’apparence d’un croiseur auxiliaire. Pour le commandant de l’U-20, il pouvait s’agir d’un transport de troupes venant du Canada et allant en Angleterre ». Walther Schwieger n’hésite pas et ordonne un tir. « Il était à 90 degrés du Lusitania, la position la plus favorable qui soit pour une attaque », détaille l’auteur. « La torpille heurte le Lusitania un petit peu en avant de la passerelle. Malgré cet impact, le bateau aurait pu rester à flot, mais il s’est produit une seconde explosion une quinzaine de secondes plus tard ».

Cette dernière suscite depuis un siècle un nombre incroyable d’hypothèses. Pour certains, les chaudières ont explosé au contact de l’eau froide. D’autres se sont interrogés sur la présence de trois passagers clandestins allemands découverts à bord au début de lasans-titre traversée. Pendant des décennies, les Britanniques ont également essayé de dissimuler la présence de munitions, avant de finalement l’admettre dans les années 1970. Les cales renfermaient ainsi 4 200 caisses de munitions pour armes individuelles, 3 250 fusées à percussion pour obus et 1 248 caisses contenant 5 000 obus à shrapnel. Mais pour Gérard Piouffre, c’est surtout la présence de 46 tonnes de poudre d’aluminium qui pourrait expliquer cette seconde explosion : « C’est très dangereux si elle est en présence d’eau car cela dégage de l’hydrogène, qui mélangé à l’oxygène de l’air, forme un mélange détonnant ».

Pour autant, le mystère reste entier. Aucun scénario n’a été confirmé en raison de l’état de l’épave qui repose à 90 mètres de profondeur. « On accède au bateau, mais on ne peut pas rentrer dedans. L’épave ressemble un peu à un ballon dégonflé. Elle s’est repliée sur elle-même », décrit Gérard Piouffre. « Le bateau est également couché du mauvais côté. Les brèches sont à tribord, enfouies dans la vase ».

« Chacun a cru bien faire »

À la suite du naufrage, de nombreuses théories du complot ont également émergé. La Grande-Bretagne a même été accusée d’avoir délibérément provoqué le naufrage pour faire prendre les armes aux Américains. Les partisans de cette thèse ont avancé le fait que le croiseur Juno censé escorter le Lusitania, avait été rappelé sur ordre de Winston Churchill au moment de la sans-titrecatastrophe. « Je n’y crois pas. Les Anglais n’avaient aucun intérêt à faire couler le Lusitania. Au printemps 1915, ils n’ont pas intérêt à ce que les États-Unis entrent en guerre. Les responsables militaires et politiques se disent qu’ils peuvent gagner la guerre seuls. Ils viennent de remporter des batailles dans la Marne et dans les Flandres », assure Gérard Piouffre. « Par ailleurs, si les Américains décident d’intervenir, leur armée n’est alors pas très bien entraînée et les munitions qu’ils vont fabriquer seront d’abord destinées à leurs soldats, alors que les Anglais en manquent cruellement ».

Contrairement à une idée souvent très répandue, le naufrage du Lusitania n’a d’ailleurs pas provoqué directement l’entrée en guerre des États-Unis, même s’il « a montré aux Américains que l’Allemagne n’était pas dans le bon camp », souligne Gérard Piouffre. Il faudra attendre le 6 avril 1917 pour que le Congrès décide de combattre au sein de la Triple-Entente à la suite de l’interception d’un télégramme adressé par le ministre allemand des Affaires étrangères à son ambassadeur à Mexico pour négocier une alliance avec le Mexique contre les États-Unis.

Cent ans après, le spécialiste de l’histoire de la Marine est toutefois sûr d’une chose : les torts sont partagés dans cette tragédie. sans-titre« Le Kaiser avait déclaré que les eaux entourant la Grande-Bretagne étaient zone de guerre, ce qui était le cas du canal Saint-Georges dans lequel le Lusitania naviguait. L’U-20 était donc dans son droit de couler le navire. Et les Anglais n’avaient pas le droit de transporter de munitions sur un paquebot, mais dans la pratique cela se faisait. Ils ne pensaient pas mettre la vie des passagers en danger », estime Gérard Piouffre. « Chacun a cru bien faire. »

 

 

 

 

ALGERIE ( 07.02.2017 ) 1ère année de l’officialisation de tamazight

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L’officialisation de tamazight dans la Constitution révisée le 7 février 2016 est consacrée par : l’Article 4 qui stipule : «Tamazight est également langue nationale et officielle» ; «L’Etat œuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national».

Ce statut de langue officielle propulse tamazight vers de nouveaux horizons de promotion et de socialisation.

Dès les années 1980, une renaissance de l’amazighité est amorcée en Algérie ; durant les années 1990, l’Etat crée les Départements de Langue et Culture Amazighs à Tizi-Ouzou et à Bejaia ; quelques années plus tard à Bouira et à Batna. Des milliers de licenciés, des centaines de diplômés de post graduant et des dizaines de docteurs sont formés dans ces Départements.

Crée en 1995, le HCA joue le rôle de catalyseur des énergies œuvrant pour le développement et la socialisation de tamazight en Algérie ; il met en place une stratégie d’introduction de tamazight dans les institutions étatiques et de sa généralisation progressive dans les systèmes éducatif et de communication.

Aujourd’hui, l’émission d’un timbre à l’occasion de la première année de l’officialisation de tamazight immortalise cet événement mémorable dans le parcours millénaire de la langue amazighe et de la nation Algérienne.

Dessin : Djazia Cherrih

Valeur faciale : 25 DA

Format : 29 X 43

Imprimeur : Imprimerie de la Banque d’Algérie.

Procédé d’impression : offset

Document philatélique : Une enveloppe 1er jour à 7,00 DA avec oblitération 1er jour illustrée

Vente 1er jour : le Mardi 07 et Mercredi 08 Février 2017 dans les 48 Recettes  Principales des postes situées aux chefs- lieux de wilaya.

Vente générale : Jeudi 09 Février 2017 dans tous les Bureaux de poste.

ALLEMAGNE ( 01.03.2012 ) 500ieme Anniversaire de Gerhard Mercator

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Le cartographe Mercator a 500 ans :

Le 01 Mars 2012 la Poste Allemande a procédé à l’émission d’un timbre d’une valeur de 2,20 Euros   ayant pour motif le portrait d’un illustre personnage    » Gérard Kremer « qui est entré dans l’histoire sous son nom latinisé Gerardus Mercator et ce pour commémorer son 500iéme anniversaire de sa naissance.

Gérard Kremer est né de parents allemands le 5 mars 1512 à Rupelmonde (Flandre orientale). Ce mathématicien et géographe formé à Louvain réalisa une projection de la terre qui porte son nom et est aujourd’hui encore utile aux navigateurs. Il a dessiné de nombreuses cartes, rassemblées partiellement en atlas, et réalisé des globes terrestres et célestes. Son 500e anniversaire sera célébré pendant un an, notamment avec l’exposition « Mercator Digital » à Saint-Nicolas (Flandre orientale).

Gerard Kremer – qui est entré dans l’histoire sous son nom latinisé Gerardus Mercator – naquit le 5 mars 1512 à Rupelmonde, une commune rattachée aujourd’hui à celle de Kruibeke, en Flandre orientale.

Ses parents étaient originaires de Gangelt en Allemagne, mais se rendaient régulièrement dans la région de Rupelmonde, où cvb-irésidait un riche oncle, Gijsbrecht. C’est d’ailleurs grâce au soutien de ce dernier que Gérard put suivre une excellente formation, notamment auprès du géographe Gamma Frisius et du graveur, orfèvre et constructeur de globes louvaniste Amyricius.

Epoque agitée à Louvain

Mercator entreprit donc en 1530 des études à l’Université de Louvain (actuel Brabant flamand), notamment sous la direction de Frisius, qui l’initia à la construction et la représentation du globe. Le cercle de scientifiques auquel il appartenait baignait dans le mouvement intellectuel de l’humanisme, à une époque de la découverte du Nouveau Monde et de l’imprimerie. Mercator publia lui-même un ouvrage sur l’utilisation de l’écriture italique. Il fut d’ailleurs le premier à écrire en italique sur des cartes géographiques – un usage qui fut perpétué jusqu’au 19e siècle.

En 1537, il fit paraître une carte de la Terre Sainte et l’année suivante sa première carte du monde. A Louvain, il se concentra aussi sur la réalisation de globes terrestres ou célestes. A la demande de l’empereur Charles Quint, il confectionna également des instruments d’astronomie.

Mais Mercator connut aussi des démêlés avec les autorités ecclésiastiques. Alors qu’en 1533 il avait dû quitter Louvain pour éviter une enquête sur ses croyances personnelles, en 1544 il fut arrêté par l’Inquisition à Anvers pour hérésie et emprisonné pendant huit mois dans le château de Rupelmonde. Il ne finit pas enchaîné, ni décapité ou brûlé comme beaucoup de ses congénères, mais fut finalement libéré bien que privé de toutes ses possessions.

Il déménagea alors avec sa famille à Duisburg, en Allemagne, où il avait reçu l’autorisation de participer à la fondation d’une université.

La projection de Mercator

A l’université de Duisburg, Mercator enseigna d’ailleurs dès 1552 la cosmographie et travailla à l’élaboration d’une projection de la Terre. En 1569, le mathématicien et géographe flamand publiait les 18 feuilles de « La projection de Mercator », qui fournit enfin aux navigateurs une réelle description des contours des terres. Cette projection est encore utilisée de nos jours pour les cartes maritimes et aéronautiques.

Pour contrecarrer le problème des déformations qui surgissent lorsqu’on veut représenter une sphère sur un plan, Mercator cvb-iprojeta la surface terrestre sur un cylindre tangent à l’équateur. Il parvint ainsi à conserver et ne pas déformer les angles. Ceci permet aux navigateurs de reporter directement sur la carte les angles mesurés au compas, mais pas les distances (l’échelle de la carte variant avec la latitude), ni les surfaces.

Même pour les systèmes de navigation par satellite modernes tels que le GPS, la projection de Mercator reste pertinente.

Le premier atlas du monde

Gérard Mercator fut le premier à utiliser le mot « atlas » pour son recueil de cartes de différentes parties du monde. Il avait pour but ultime de réaliser une cosmographie complète, à savoir une description du monde et de l’univers avec un ensemble de cartes. Mais il ne parvint finalement pas à réaliser entièrement son projet.

En 1595 – soit peu après sa mort le 2 décembre 1594 à Duisburg, à l’âge de 82 ans -, son fils Rumold rassembla les cartes dans un premier atlas du monde, l’Atlas de Mercator. Cette œuvre est à nouveau éditée à l’occasion du 500e anniversaire du cartographe, par le Fonds Mercator.

Mais Mercator fut aussi le premier à nommer « Amérique » la partie nord du Nouveau Monde. A son époque, les cartographes cvb-idésignaient la seule Amérique du sud du nom d’Amérique, persuadés que l’Amérique du nord faisait elle partie de l’Asie. Mercator fut le premier à réaliser que les deux Amériques formaient un seul et même continent.

Le musée communal SteM de Saint-Nicolas (Flandre orientale) expose actuellement les globes terrestre et céleste originaux que Mercator fabriqua en 1541 et 1551. Quant à l’original de la grande carte de Flandre réalisée avec une étonnante précision par Gérard Mercator, il est exposé au Musée Plantin-Moretus à Anvers.

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