MONGOLIE (20.07.1998) Série faune.

Posted in MONGOLIE on novembre 23, 2016 by philafric

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L’Ours de Gobi

Le 20 Juillet 1998 la Mongolie à procéder à l’émission d’un série de 04 timbres  de valeurs faciales 100T – 150T – 200T et 250 T et 02 blocs feuillets  composés de 02  vignettes chacun et dont le motif est l’Ours de Gobi une espèce en voie d’extinction

L’ours de Gobi, Ursus arctos gobiensis est une sous-espèce de l’ours brun, Ursus arctos, qui habite le désert de Gobi en Mongolie. Il est considéré en danger avec une population restante d’environ vingt individus. Wikipédia

Nom scientifique : Ursus arctos gobiensis

Rang : Sous-espèce

Ours du Gobi (Ursus arctos gobiensis)

L’ours du Gobi (Ursus arctos gobiensis) est une sous-espèce d’ours brun. Cet ours est le plus rare ainsi que l’un des animaux les plus menacés de la planète. Avec moins de cinquante spécimens en vie, il y a peu de chance que cette espèce d’ours survive encore longtemps à l’état sauvage. Les Mongols le surnomment Mazaalai.

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DESCRIPTION

L’aspect général de l’ours du Gobi est semblable à celui de l’ours brun, bien qu’il soit plus petit. Son pelage est de couleur marron clair aux reflets or. Ses jambes sont épaisses et courtes terminées par de grands pieds entièrement couverts de pelage. Ses pattes cvu-ssont dotées de cinq orteils nanties de longues griffes puissantes.

La tête de l’ours du Gobi est énorme comparativement à la taille de son corps. La taille de cet ours tourne entre 120 et 180 cm de long pour un poids allant de 90 à 100 kg. Comparé aux autres espèces d’ours, l’ours du Gobi est relativement petit.

 

HABITAT

L’ours du Gobi vit, comme son nom l’indique, dans le désert du Gobi au sud-est de la Mongolie. Il est sans doute le seul ours capable de survivre dans ce climat désertique. Les spécialistes pensent que l’ours du Gobi est une relique d’une population cvv-sd’ursidés présente dans ce désert à l’époque où la végétation était moins aride.

On peut trouver l’ours du Gobi dans des secteurs accidentés et rocheux du désert. Mais il ne s’éloigne guère des rares sources d’eau qui sont vitales pour sa survie.

 

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Carte de répartition de l’ours du Gobi

 

ALIMENTATION

L’ours du Gobi est un animal quasiment végétarien se nourrissant essentiellement de plantes et de racines. L’un de ses plats favoris est la rhubarbe sauvage. Pour compléter sont régime alimentaire, il lui arrive aussi de manger des insectes et des lézards. Du fait de sa nature très timide et de l’immensité de son territoire, on n’en sait malheureusement pas beaucoup plus sur cet ours insaisissable.

REPRODUCTION

On ne sait que très peu de choses sur la reproduction de l’ours du Gobi. On sait néanmoins que la femelle atteint sa maturité sexuelle à l’âge de trois ans et le mâle à l’âge de cinq ans. La femelle met au monde entre un et trois petits par portée qu’elle élèvera pendant deux années.

 Chez les mongols, l’ours du Gobi est appelé Mazaalai

MENACES

L’ours du Gobi est une espèce très menacée et proche de l’extinction. Les principales menaces sont l’isolement et les changements climatiques qui ont eu lieu pendant les derniers siècles dans le secteur. La population totale en Mongolie est estimée à cinquante cvt-sindividus vivant à l’état sauvage.

Malheureusement, il semblerait que la population actuelle soit en continuelle décroissance chaque année en raison de la rudesse du climat, du manque d’eau et de nourriture. L’ours du Gobi est aussi piégé et tué accidentellement. L’homme soucieux de protéger son bétail des prédateurs n’hésite pas à tirer sur ceux qui s’aventurent trop près de leur cheptel. Le manque de nourriture et d’étendues d’eau provoque une concurrence directe entre l’homme et l’animal.

Menacé d’extinction depuis les années 1960, l’ours du Gobi vit aujourd’hui dans la zone protégée, mais restreinte, du désert du Gobi. Malgré le climat rude, les ours jouissent d’une relative tranquillité et sont moins dérangés par les hommes et leur bétail.

 

LE BEAR GOBI PROJECT

Le Bear Gobi Project a été créé en 2005 grâce à la collaboration des spécialistes de Mongolie et internationaux en ours pour satisfaire le besoin urgent de protéger et conserver l’ours du Gobi proche de l’extinction totale. En 2004, le ministère mongol de la nature et de l’environnement a décidé de faire appel à un groupe de scientifiques chargé de concevoir un programme efficace de cvu-sconservation pour l’ours du Gobi. Le Bear Gobi Project fut ainsi créé pour permettre une évaluation et une surveillance de la population, mais également pour répondre aux besoins en informations génétiques et démographiques de l’espèce ainsi que les interactions entre les hommes et l’animal.

Au début de l’année 2005, dix ours ont été capturés afin de les équiper de collier émetteur permettant de les localiser et de suivre leurs déplacements. Les données ont permis de connaître la taille d’un territoire ainsi que les déplacements de chaque individu entre les plans d’eau et les secteurs où le plantigrade se nourrit. Toutes ces données ont aidé les chercheurs dans leurs efforts de conservation.

Durant les dernières années le Bear Gobi Project a collecté des informations très utiles qui permettent de comprendre un peu mieux cet ours et aura aussi permis de placer l’ours du Gobi dans la catégorie d’animal en danger critique d’extinction (CR) danscvv-s la Liste rouge de l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). Pendant les cinq dernières années, l’équipe a complété une étude sur le terrain, mis en place un programme de contrôle des ours du Gobi et crée des associations régionales qui fonctionnent à merveille.

Le Bear Gobi Project permet d’identifier l’importance de la conservation des ours du Gobi et a ainsi permis la création d’un club d’ours du Gobi dans les écoles du secteur afin que les enfants eux aussi prennent conscience de l’importance de la survie de l’ours.

 

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En anglais, l’ours du Gobi est appelé Gobi bear

LAOS (12/06/1997) Série faune

Posted in LAOS on novembre 14, 2016 by philafric

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Le 12 Juin 1997 le LAOS a émis une série de 06 timbres  et un bloc feuillet  ayant pour thème l’éléphant d’Asie une espèce en danger d’extinction si des mesures radicales ne sont prises

 

Eléphant d’Asie

(Elephas maximus)

Espèce, également appelé l’ éléphant d’ Asie, appartenant à la famille des éléphants , nommé par Carl Linnaeus, 1758.

Caractéristiques de l’éléphant asiatique

éléphant asiatique

  • Le cou est bas, puis courbé
  • Les oreilles sont petites, ressemble à continent indien
  • La tête a deux bosses
  • Le front est en saillie
  • La sous-lèvre est longue, étroite et pointue
  • Seulement 50% des taureaux portent des défenses longues
  • Les femelles portent tushes ou rien
  • 19 paires de côtes (sous-espèce Sumatra 20)
  • Le frontfeu a cinq clous, les quatre pattes arrière
    (comme l’ éléphant de forêt africaine )
  • Le trunktip a une protrusion préhensile

Comparer avec l’ éléphant brousse africaine!

Taxonomie et distribution

Éléphant d’ Asie est une espèce appartenant à la famille des éléphants (Elephantidae), qui est inclus dans l’ ordre des mammifères proboscidiens . Il a été autrefois appelé l’éléphant indien, qui est un nom déroutant, puisque les éléphants d’Asie ont distribué une fois des vallées de Tigris et d’Euphrates de Syrie et d’Irak au fleuve jaune de la Chine et au sud à Sumatra.
Ils se produisent actuellement dans 13 pays d’ Asie, de l’ ouest de l’ Inde, au sud de la Chine, et dans le sud de la péninsule malay vers les îles de Sumatra et de Bornéo, pourquoi «Indien» est Dénoncer, et le nom « d’éléphant indien » même si seulement utilisé pour la sousespèce indienne est également pas totalement pertinente, puisque cette sous – espèce couvre tous les éléphants vivant sur le continent asiatique.

Donc , quand on parle de l’espèce entière (Elephas maximus), il devrait être refered comme l’ éléphant d’ Asie, ou l’ éléphant d’ Asie.

Population

Population sauvage

. Étant donné que l’éléphant d’Asie vit en forêt dense et en jungles, est-il beaucoup plus difficile d’estimer le nombre actuel de population, pourquoi les chiffres officiels de la population suivent une estimation minimale et maximale et une moyenne suggérée.

Sous-espèce reconnue:

Littérature recommandée:
L’éléphant d’Asie: un plan d’action pour sa conservation par Charles Santiapillai, Peter Jackson, Iucn, Ssc Asian Elephant Specialist Group.

L’éléphant est le plus grand animal terrestre de la terre, bien que l’éléphant d’Asie soit légèrement plus petit que son cousin africain.  Les éléphants d’Asie peuvent être identifiés par leurs oreilles plus petites et arrondies. (Les oreilles d’un éléphant d’Afrique ressemblent au continent africain.)

Les oreilles d’éléphant irradient de la chaleur pour aider à garder ces grands animaux frais, mais parfois ce n’est pas assez. Les éléphants sont friands de l’eau et profiter de la douche en suçant l’eau à l’aide de  leurs trompes et la pulvérisation sur eux-mêmes.

La trompe  d’un éléphant est en fait un nez long avec de nombreuses fonctions. Elle  est utilisé pour l’odorat, la respiration, la trompette, la boisson, et aussi pour saisir les choses, surtout un repas potentiel. La trompe seul contient environ 100 000 muscles différents. Les éléphants d’Asie ont une fonction fingerlike sur la fin de leur trompe qu’ils peuvent utiliser pour saisir de petits objets. (Les éléphants africains ont deux.)

Les éléphants utilisent leurs défenses pour creuser des racines et de l’eau, arracher l’écorce des arbres, et même se battre. Malheureusement, leur ivoire les a mis dans beaucoup d’ennuis. Parce que l’ivoire est si précieux pour certains humains, de nombreux éléphants ont été tués pour leurs défenses. Ce commerce est illégal aujourd’hui, mais il n’a pas été complètement éliminé.

Les éléphants mangent des racines, des herbes, des fruits et de l’écorce, et ils mangent beaucoup de ces choses. Un éléphant adulte peut consommer jusqu’à 300 livres (136 kilogrammes) de nourriture en une seule journée.

Ces animaux affamés ne dorment pas beaucoup, et ils errent sur de grandes distances tout en se nourrissant pour les grandes quantités de nourriture dont ils ont besoin pour soutenir leurs corps massifs.

Les éléphantes (vaches) vivent dans des troupeaux familiaux avec leurs jeunes, mais les mâles adultes (taureaux) ont tendance à errer seuls.

Avoir un bébé éléphant est un engagement sérieux. Les éléphants ont une grossesse plus longue que tout autre mammifère – près de 22 mois. Les femelles donnent généralement naissance à un éléphanteau tous les deux à quatre ans. À la naissance, les éléphants pèsent déjà environ 200 livres (91 kilogrammes) et se tiennent environ trois pieds (1 mètre) grand.

Les éléphants d’Asie ont été domestiqués pendant des milliers d’années. Les bêtes puissantes ont été employées pour déplacer des objets lourds, tels que des arbres abattus, pour porter des humains sur leur dos, et même pour faire la guerre.

Carte

Carte: Gamme d'éléphants d'Asie

Gamme Elephant d’Asie

Audio

Faits rapides

Statut:
en voie de disparition
Type:
Mammifère
Régime:
Herbivore
Durée de vie moyenne dans la nature:
Jusqu’à 60 ans
Taille:
Hauteur à l’épaule, 2 à 3 m (6,6 à 9,8 pi)
Poids:
2,25 à 5,5 tonnes (2 041 à 4 990 kg)
Nom de groupe:
Troupeau
Taille par rapport à un homme de 6 pieds (2 m):
Illustration: éléphant d'Asie comparé à un homme adulte

L’éléphant est le plus grand animal

COREE du SUD (26/03/2015) : Série faune en voie de disparition

Posted in COREE du SUD on novembre 8, 2016 by philafric

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 Série  Faune:  espèce en voie de disparition :

Le 26 Mars 2015 la Corée du Sud a procédé à l’émission de deux vignettes d’une valeur de 300W chacune et d’un bloc stylisé  de 02 timbres identiques à ceux déjà cités

Le loup gris, Canis lupus

Le loup est un des animaux qui fait le plus peur à l’homme alors qu’il est totalement inoffensif. Cette image négative est due aux nombreux contes et légendes qui alimentent la peur du loup. On l’appelle également loup commun ou encore loup d’Europe.

Nous allons vous présenter en détail cette espèce dans différentes parties :

La description du loup gris Sa distribution et son habitatLe mode de vie des loups La protection de Canis lupus Les photos de loups Les vidéos sur le loup

Classification

Classe : Mammalia (Mammifère)
Ordre : Carnivora (Carnivore)
Famille : Canidae (Canidé)
Genre : Canis
Espèce : Canis lupus
Nom commun : Loup

Description du loup

Loup grisC’est un animal ressemblant très fortement à un grand chien de type Husky même si il est plus puissant de par sa mâchoire et sa musculature. Il est relativement haut sur pattes atteignant 70 à 80 cm au garrot. Les mâles peuvent peser jusqu’à 75 kg mais leur poids moyen est d’environ 50 kg et ils sont plus gros que les femelles qui ne dépassent guère les 45 kg.

L’épaisseur ainsi que la couleur de son pelage varient en fonction de son milieu de vie.  Il peut donc être gris, blanchâtre, brun à jaunâtre avec une coloration plus foncée sur le dos. La longueur de son corps (tête comprise) peut atteindre 1.6 m de longueur.

On note une dentition composée de 42 dents dont 20 sur la mâchoire supérieure et 22 sur la mâchoire inférieure. Les crocs peuvent mesurer jusqu’à 6 cm de longueur.

La femelle est appelée la louve et le petit le louveteau.

Les sous espèces de Canis lupus

Les sous espèces de Canis lupus sont actuellement au nombre de quinze, réparties sur trois continents (Europe, Asie et Amérique du Nord). Elles se sont adaptées aux différents milieux climatiques et sont donc aujourd’hui plus ou moins différentes morphologiquement.

trace d'un loupLe loup possède 4 griffes non rétractiles sur chacune de ses pattes. Ses empreintes se confondent facilement avec celles d’un gros chien, les pattes antérieures mesurent en moyenne 11 cm de long pour 10 cm de large, alors que les postérieures sont plus petites et mesurent 8 cm de long pour 7 cm de large. Le loup adulte se déplace la plupart du temps au trot et sa longueur de pas est équivalente à 1 m. Quand il marche sa longueur de pas est comprise entre 70 et 90 cm.

Les excréments du loup sont cylindriques et ressemblent à ceux laissés par les chiens, à la différence qu’elles ont généralement une grande quantité de poils. Ils sont gris foncé et mesurent 10 à 16 cm de long pour un diamètre de 2,5 à 3,5 cm.

Habitat de ce canidé

L’habitat du loup est très variable ; on peut le rencontrer à la fois dans un désert comme dans la toundra Sibérienne en passant par les forêts, les garrigues, les montagnes ou les abords des villes.
Il préfère avant tout les zones où il trouvera des proies et également des zones protégées où il trouvera le repos dont il a besoin. Il peut éventuellement faire de petites migrations en fonction de la saison. Les animaux vivant jusqu’à 3000 m d’altitude en montagne descendent dans les vallées (au dessous de 1100 m) car les proies descendent elles aussi. Il se contente donc de suivre les animaux qu’il chasse.

Loups grisLoup danger

Mode de vie du loup

Cet animal sauvage vit en petits groupes appelés « meutes » ou « clans » d’une douzaine d’individus. Leur vie sociale est très hiérarchisée, dans chaque groupe on distingue un mâle et une femelle dominante que l’on surnomme le couple alpha. C’est eux qui dirigent la meute et qui se reproduisent (les autres n’ont pas le droit de se reproduire). Les louveteaux font partie de la meute durant les deux premières années puis ensuite une série de combats leur permettra d’intégrer ou non celle-ci. Quand ils ne sont pas intégrés, ils vont partir à la recherche d’un autre territoire ainsi que d’un ou d’une compagne.

Parfois certains loups peuvent défier le mâle dominant pour tenter de le battre en combat singulier et ainsi prendre sa place. La superficie du territoire d’une meute fait en moyenne 200 km² même s’il peut être plus grand dans les grands espaces ou la nature est peu abondante en proies.
Ils sont carnivores et leur régime alimentaire est essentiellement composé d’ongulés, c’est-à-dire de rennes, de chevreuils, de cerfs, de mouflons, de chamois, de bouquetins et de moutons. Ils ne dédaignent pas de chasser des renards, des blaireaux, des écureuils, des petits sangliers, des rongeurs (marmottes, lapins), des volailles et s’alimentent aussi de charognes. En hiver, il est possible de les voir pêcher des saumons ou des truites dans les cours d’eau et ils peuvent consommer des fruits en automne.

Loup sauvage

Le loup vit essentiellement la nuit et au crépuscule et passe ses journées à dormir. La période de l’accouplement (le rut) se déroule à la fin de l’hiver. Après une soixantaine de jours de gestation, la femelle dominante va donner naissance entre 5 et 8 louveteaux dans une tanière creusée dans le sol et a souvent proximité de l’eau.
L’espérance de vie des loups est d’en moyenne 6 à 8 ans en milieu naturel mais en captivités des individus ont vécu 15 ans. La maturité sexuelle est atteinte à 18 mois.

On note : les loups communiquent par des hurlements, aboiements et gémissements. Des gestes leur permettent également de communiquer. Le mâle dominant marque son territoire avec son urine.

Les sens du loup

Sa vue n’est pas extrêmement développée même si elle lui permet de se déplacer la nuit. L’iris jaune-doré des yeux du loup est phosphorescent la nuit. Un phénomène dû à la présence d’un tissu oculaire particulier qui lui permet une vision correcte même lorsque la luminosité est faible. Par contre son odorat est particulièrement développé et lui permet de pister ses proies lors de la chasse. Enfin l’ouïe du loup est très fine et lui permet d’entendre ses proies ou les cris de ses congénères.

Protection de Canis lupus

Autrefois répandu dans toute l’Europe, aujourd’hui le loup a disparu de la majorité de celle-ci. Petit à petit on le réintroduit comme dans les Alpes françaises où des populations conséquentes commencent à se reformer. Les éleveurs de moutons tuent régulièrement des loups à cause des attaques sur le bétail.

Ils sont aujourd’hui protégés par la législation française, européenne et internationale.

TAIWAN ( 26.10.2000) Série Oiseaux

Posted in TAIWAN (R. of China) with tags on octobre 18, 2016 by philafric

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Illustrations du manuel d’oiseau dynastie Qing :

Le 20 Octobre 2000 la Poste de la République de Chine a procédé à l’émission d’une série de 04 timbres de valeur faciale         5×2  NT $ –  12 NT $ et 25 NT $ ayant pour thème les oiseaux tiré du manuel de la dynastie Qing . Il s’agit : Bruant proyer (Emberiza calandra ) – Pinson du Nord (Fringilla montifringilla ) – de l’Etourneau de Rothschild (Leucopsar rothschildi ) et enfin le mainate religieux (Gracula religiosa).

Bruant proyer

Emberiza calandra – Corn Bunting

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Identification :

Bruant proyer Le Bruant proyer est un oiseau assez terne, plus sombre au dessus, plus clair en dessous, gris-brun avec de nombreuses stries longitudinales brun-foncé rappelant une alouette. La femelle a le même coloris que le mâle, ce qui est une exception chez les bruants où règne habituellement un fort dimorphisme sexuel. Cet oiseau n’a pas de caractères distinctifs particuliers, mais l’absence de blanc aux rectrices externes le distingue des autres bruants. La construction du bec est assez remarquable: fort, conique, avec le bord de la mandibule supérieure recourbé en dedans. A la mandibule supérieure, une dent s’emboite dans une encoche de la mandibule inférieure.

Chant : Il émet des petits cris métalliques, cliquetants, brefs et souvent émis en séries rapides ‘tsik-tsik-tik’ ou ‘schnirllrl’. Son chant est caractéristique: c’est une brève strophe peu variée, avec un début haché et s’accélérant vers un trille final.

Habitat : Cet oiseau choisit de préférence les plateaux et les plaines, à une altitude de quelques 400 mètres le plus souvent. Ilccq-s fréquente les zones agricoles, en particulier les pâtures et les champs de céréales, les steppes et les côteaux herbeux, le plus fréquemment dans des zones totalement dépourvues d’arbres et de buissons. Le Bruant proyer habite toute l’Europe depuis le sud de la Scandinavie . Il va jusqu’en Afrique du Nord et en Asie Mineure et Centrale.

Comportements : Il apprécie les postes élevés pour chanter. Il peut se contenter d’arbres, de buissons épars, de fils aériens, de poteaux de clôture. Il vit en groupes lâches. Il est assez peu farouche.C’est un oiseau surtout sédentaire, seuls les habitants des régions septentrionales se rassemblent en grandes bandes et effectuent des migrations vers le sud et le centre de l’Europe. L’hiver venu, le Bruant proyer se joint au Bruant jaune, pour former de grandes bandes. Si l’une des bandes ainsi formées vient à se poser sur un arbre, au sommet se poseront les bruants proyers, et sur les branches du bas les venturons montagnards. L’oiseau a un air assez maladroit, il se meut souvent au sol en agitant la queue. Quand il se pose, il avance nettement les pattes.

Nidification : Les mâles se mettent à chanter dès le mois de mars et en avril, en attendant leur femelle, qui regagne un peu plus tard les lieux de nidification. Bientôt, la femelle cherche un renfoncement dans le sol d’une prairie, d’un champ de trèfle, ou enccq-s bordure de champ et elle y installe un nid de brins et de feuilles d’herbes, de racines et de poils. Elle y pond 4 à 5 oeufs qu’elle couve de 12 à 14 jours. Les oeufs, sur un fond rougeâtre, ont d’assez grandes taches sombres et, ce qui est commun à tous les oeufs de bruants, des traits vermiculés fins comme des cheveux. Pendant les quatre premiers jours après l’éclosion, la femelle nourrit seule ses petits, puis le mâle commence à lui venir en aide dans cette tâche. Les jeunes s’éparpillent hors du nid à l’âge de 9 à 12 jours, alors qu’ils ne savent pas encore voler, et les parents continuent à leur apporter la nourriture, parmi les plantes environnantes où les petits se cachent. Le Bruant proyer manifeste parfois un penchant pour la polygamie, le mâle frayant régulièrement avec 2 ou 3 femelles, exceptionnellement jusqu’à 7 . Certains couples nichent une seconde fois, la saison de nidification dure souvent jusqu’au mois de juin.

Régime : Sa nourriture est composée à 75% de graines, céréales, feuilles, herbes, baies mais il peut aussi se nourrir d’insectes, d’araignées, de petits mollusques terrestres. Les jeunes sont toutefois nourris presque exclusivement d’insectes et d’autres petites bestioles.

Sources :

 

Autres liens :
D’après Buffon : Oiseaux étrangers qui ont rapport aux Bruants. ; Le Proyer.
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive

Pinson du Nord

Fringilla montifringilla – Brambling

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Identification :
Pinson du Nord Le mâle adulte possède la tête noire, brillante ainsi que le dos jusqu’à la partie centrale. La poitrine et les épaules sont brun-jaune tirant sur l’orange, le ventre et le croupion sont blancs. Les ailes traversées de deux bandes ccq-sblanches sont brun-noir ainsi que la queue. Seule la première plume rectrice extérieure est marquée d’une bande blanche moins apparente. Après la mue, lorsqu’il n’a plus son plumage nuptial, le mâle présente une tête d’un noir homogène et un dos agrémenté de bords gris et bruns à chaque plume qui le font confondre en cette saison avec sa femelle. Cette dernière est néanmoins reconnaissable grâce au sommet du crâne et de la nuque qui sont, chez elle, plus bruns et plus tachetés ainsi qu’aux faces latérales de la tête et au cou qui sont grises.

Chant : Le chant du mâle n’est audible que pendant la période de reproduction dans le nord de l’Europe. Suite répétée de cris nasillards et un peu métallique gnèèk gnèèk.

Habitat : Nidification et hivernation déterminent deux habitats bien distincts. En mars et avril, lorsqu’ils regagnent le nord où ils nichent, ils fréquentent les bois de bouleaux ou les forêts de résineux et de conifères mêlés de feuillus. Chaque année, en ccr-sdébut d’octobre, de grands vols de pinsons du Nord entreprennent le long voyage de leur partie nordique vers le sud. Avec d’autres fringillidés, ils s’abattent alors sur les champs, les prairies, les friches, les décharges et les remblais. Ils recherchent également volontiers les hêtraies dont ils sont friands des fruits.
La zone de nidification ne se couvre géographiquement pas avec la zone des hêtraies fournissant les faines oléagineuses pour l’hiver. L’oiseau migrateur change de la taïga estivale et passe l’hiver dans les champs et forêts plus au sud (voir GLUTZ, Handbuch der Vögel Mitteleuropas, vol. 14/II)

Comportements : Le Pinson du Nord a un instinct grégaire très prononcé. Dès la fin de la saison des nids, les pinsons se joignent aux autres familles, et tous ces fringillidés se remettent à vivre en grandes bandes. Ils se forment surtout dans les zones à hêtraies. De même, au cours de la migration, même s’ils se déplacent parfois en petits nombres, d’autres fois ce sont des nuées de milliers d’oiseaux. Pour échapper à l’hiver arctique rigoureux, les pinsons du Nord quittent en effet leur site de nidification dès que les jeunes sont émancipés. Le Pinson du Nord est différent du Pinson des arbres quant à sa couleur, mais il lui ressemble fort dans son mode d’alimentation, dans ses mouvements et dans toute son attitude. Même en vol, les deux oiseaux se ressemblent, mais on reconnaît alors le Pinson du Nord à son croupion blanc luisant.

Vol : Dans un article de Dr. Bruderer on trouve des mesures de vitesse de vols migratoires de l’espèce, mesuré par radar. Les vols en bande, observés le matin et le soir dans un rayon de 50 km à la ronde des grands dortoirs sont très particuliers. Des ccr-sbandes immenses ininterrompues sortent le matin des dortoirs pour chercher les terrains de gagnage. Peu avant la dissolution des dortoirs au printemps (début mars), les oiseaux voltigent dans le ciel au-dessus des dortoirs et forment des ‘ballets’ impressionnants. Dans le temps chassé et mangé (par ex. à Bergzabern,voir BREHMs Tierleben)

Nidification : Le nid est ordinairement calé à l’enfourchure d’une branche. Il est fait de mousses et fins brins d’herbe avec des poils et des plumes dans le creux. L’extérieur du nid, comme celui du Pinson des arbres, est camouflé avec du lichen de l’arbre sur lequel il est installé. Tout le travail de construction du nid et de couvaison des 4 à 7 oeufs ,en apparence semblables à ceux du Pinson des arbres, retombe sur la seule femellle. L’éclosion s’effectue au bout de 14 jours et à partir de ce moment-là, le mâle intervient fréquemment dans le nourissage des jeunes. Les deux parents apportent surtout des insectes à leur petits mais ils en font eux-même une forte consommation. Dans les conditions climatiques du nord, ce pinson ne peut élever qu’une seule couvée par saison.

Régime : Le Pinson du Nord est principalement granivore hormis en période de reproduction au cours de laquelle les adultes et les jeunes se nourrissent essentiellement d’insectes. Sinon, ils picorent d’ordinaire les semences d’herbes folles et les graines de céréales, à une moindre fréquence les graines de bouleau, d’aulne et certaines baies. Il ne peut résister aux faines des hêtres : il est capable de nettoyer un endroit riche en faines jusqu’à ce qu’il n’en reste plus une seule (11 gr environ/jour) Ils peuvent même essayer de dégager la neige pour se nourrir (article de Claude et Gretl Nardin sur le dortoir de Chagey en Haute-Saône, Société d’Hist.Nat. du Pays de Montbéliard). Si une troupe de pinsons du Nord affamés s’installe dans une hêtraie, les oiseaux se mettent au travail en silence et on n’entend plus que le bruit des graines qui s’ouvrent et le bruissement des enveloppes laissées à terre.

Sources :

 

Autres liens :
D’après Buffon : Les Pinsons.
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive

Étourneau de Rothschild

Leucopsar rothschildi – Bali Myna

ccs-s

 

Identification :
Étourneau de Rothschild Chez ceT étourneau, le plumage est entièrement blanc. Les plumes qui ornent le front et la mandibule supérieure jusqu’aux narines constituent des vibrisses. Les plumes du capuchon et de la nuque sont très allongées, particulièrement chez les mâles, et forment une longue crête érectile. La queue est également blanche, excepté la partie terminale qui porte une bande noire plus large sur les rectrices centrales que sur les rectrices externes. Les secondaires sont ccs-sblanches mais les primaires portent une petite tache noire qui est aussi visible quand l’aile est fermée que quand elle est déployée en vol. La peau nue qui entoure l’orbite est cobalt brillant ou bleu-lavande. Le bec puissant a un culmen légèrement incurvé. Il est majoritairement gris ou brun avec une pointe corne ou jaunâtre. Les pattes sont bleu-plomb. Les iris sont gris, bruns ou blanchâtres.

Les immatures sont semblables aux adultes mais ils ont une crête plus brève. Chez les oisillons qui prennent leur envol, cette dernière est tout juste visible, formant une petite protubérance sur le dessus de la tête. Chez les jeunes, les parties supérieures sont nuancées de gris fumé et les ailes affichent une légère teinte cannelle.

Chant : Le chant comprend une grande variété de notes puissantes et bavardes. Il inclut des gloussements, des braillements, des sifflements ainsi que des notes perçantes. Toutes ces expressions n’ont ni la tonalité musicale ni la répétitivité de celles des ccs-sautres espèces du genre Acridotheres. Les chants sont émis par les 2 sexes et ils ne sont pas forcément intégrés à l’intérieur d’une parade. Pendant les parades de salutation, un bavardage plus tranquille peut être établi. Les mâles émettent souvent des « kwo kwo, kwo kwo » lorsque la femelle émerge de la cavité où elle niche. Lorsqu’ils sont obligés de s’envoler, les étourneaux de Rothschild lancent des « kreer » assez semblables à ceux des autres sturnidés. Le cri d’alarme est un « tchik tchik tchik » résonnant et trisyllabique.

Habitat : Dans le nord-ouest de Bali, les étourneaux de Rothschild fréquentent surtout les zones boisées ouvertes dont le sous-bois est recouvert d’herbe. On peut les trouver dans les savanes arborées qui possèdent des arbres isolés et des longues herbes. Ils sont également présents dans les parcelles dominées par les arbres à condition que la cime de ceux-ci ne forment pas une canopée continue. Les forêts d’arbres à feuilles permanentes ou à feuilles caduques sont généralement évitées.
Les étourneaux de Rothschild sont endémiques de Bali, en Indonésie. Leur aire de distribution couvre une fine bande de 60 kilomètres carrés le long de la côte nord-ouest de l’île, de la pointe nord en direction de l’est jusqu’à la ville de Bubunan.

Comportements : Les étourneaux de Rothschild sont généralement plus arboricoles que la plupart des autres étourneaux, ce qui ne les empêche pas de se nourrir, se désaltérer et se baigner à terre. D’avril à décembre, ces oiseaux peuvent être très grégaires, formant parfois des groupes qui peuvent atteindre 40 individus. Néanmoins durant cette période, les couples passent beaucoup ccs-sde temps ensemble. A la nuit tombée, les étourneaux de Rothschild arrive en petits groupes de 2 à 6 oiseaux et établissent des dortoirs communs dans les grands arbres tels que les tamariniers ou les cocotiers ou même dans le sous-bois formé de broussailles. Les étourneaux à ailes noires (Acridotheres melanopterus) leur tiennent parfois compagnie mais les 2 espèces occupent souvent des emplacements différents dans le dortoir et les querelles de voisinage ne sont pas rares. Pendant la journée, ces oiseaux se perchent également en commun avec les étourneaux-pies et les étourneaux à ailes noires.

A la saison de nidification, ils deviennent extrêmement territoriaux et les dortoirs communs ont tendance à disparaître. A ce moment de l’année, les étourneaux de Rothschild manifestent un comportement très agressif. Les oiseaux qui se tiennent proches l’un de l’autre pratiquent le lissage mutuel de plumes. La peau nue orbitale bleue, la gorge, le dos, les côtés du cou et la huppe sont particulièrement visés. Les mâles non appariés pratiquent également le lissage de plumes.

Les couples effectuent des parades de salutation au cours desquelles ils raidissent leur corps et gonflent les plumes de leur ventre et de leurs flancs. La tête est rejetée en arrière si bien que le bec pointe vers le ciel. Le bec est ensuite progressivement ramené jusqu’à l’horizontale et la crête est alors hérissée. La parade de salutation n’implique la plupart du temps que les parties supérieures (tête et poitrine) mais dans les moments les plus intenses, tout le corps est agité de convulsions qui font vibrer la branche sur laquelle l’oiseau est posé. Ces rituels sont effectués 2 ou 10 fois consécutivement et dans cet exercice les mâles sont plus actifs. Toutes ces parades sont relativement silencieuses même si en certaines circonstances on peut entendre de légers grognements. Leur but essentiel est de renforcer les liens conjugaux. Les femelles réclament l’accouplement par un mouvement latéral de la queue comme chez toutes les espèces du genre Acridotheres, Gracula et Sturnus.

Nidification : La reproduction a lieu pendant la saison des pluies. Les étourneaux de Rothschild sont cavernicoles, nichent dans des cavités naturelles d’arbres. Les anciens nids de pics sont également utilisés. Le trou est généralement placé entre 4 et 10 ccs-smètres au-dessus du sol. Le fond est garni de fines brindilles. La ponte comprend habituellement 2 ou 3 œufs bleu pâle sans tache ou alors avec de légères marques brunes. Ils mesurent en moyenne 30 millimètres sur 22,5. Généralement, un seul oisillon parvient jusqu’à l’envol

En captivité, ces oiseaux sont capables de pondre plusieurs fois dans l’année. Les pontes de substitution sont nombreuses et il peut y avoir jusqu’à 4 oisillons dans la saison. Ces oiseaux s’adaptent parfaitement aux nichoirs artificiels qu’ils garnissent de matériaux végétaux. Dans le milieu naturel, les 2 parents unissent leurs efforts pour construire le nid : le mâle s’occupe principalement de la structure et la femelle effectue les finitions.

L’incubation dure 12 à 14 jours, elle est assurée surtout par la mère qui couve pendant toute la nuit et une grande partie de la journée. Le nourrissage des jeunes est assuré à part égale par les 2 parents. Les oisillons séjournent au nid pendant 22 à 24 jours. Après l’envol, ils continuent à être alimentés par les adultes, mais lorsqu’ils ont atteint l’âge de 4 à 5 semaines, ils commencent à se nourrir seuls. A 6 ou 7 semaines, les parents stoppent leur assistance. Il y a un déclin de fécondité avec l’âge et les femelles dont l’âge est supérieur à 11 ans, cessent de procréer.

Régime : Les étourneaux de Rothschild se nourrissent de graines, de fruits et de matières organiques, en particulier les insectes ccs-saussi les vers de terre et les petits reptiles. Les matières végétales sont composées de baies et de fruits de différentes tailles tels que les passiflores, les figues, les mûres et les papayes. Les matières animales comprennent les chenilles, les fourmis, les termites, les libellules et les sauterelles, ceux-ci étant ingurgités plutôt pendant la saison humide.

Protection / Menaces : La population est assez difficile à estimer. On n’a jamais établi d’historique de son évolution depuis sa découverte en 1911, mais les effectifs n’ont jamais été nombreux. A l’orée des années 70 et 80, le nombre des oiseaux était évalué environ à 200. En 1982 et 1987, les derniers comptages prévoyaient une population globale respectivement à 47 puis à 28 individus, surtout en raison de la capture illégale. En 1998, seuls 14 oiseaux subsistaient dans le milieu naturel alors que près de 700 oiseaux vivaient en captivité.

L’espèce est classée comme gravement menacée (CE) par Birdlife et l’IUCN.

Sources :

 

Autres liens :
D’après Buffon : Oiseaux étrangers qui ont rapport à l’étourneau
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive

Le mainate religieux

( Gracula religiosa )

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Le mainate religieux, ou Gracula religiosa, un oiseau parleur inégalableAvec le perroquet, le mainate religieux, ou Gracula religiosa, est le plus talentueux des imitateurs. Il vit dans les collines boisées de la jungle du Sud-Est asiatique, y compris la Malaisie et les Philippines.

Il a été identifié par Linné en 1758. En revanche, dans la nature, ce bel oiseau est légèrement sexiste. Les mâles s’imitent entre eux et les femelle entre elles. Ils forment de petites colonies de quelques dizaines d’individus, et passent la plupart du temps à s’ébattre dans les arbres, où ils font leur nid et passent une grande partie de la journée.

Il mesure entre 30 et 38 cm, pour un poids de 160 à 240 g. Avec de bons soins, il peut vivre jusqu’à 30 ans. Il se distingue par ses caroncules jaunes, bandes de peau symétriques visibles sur les deux côtés de la tête. Il présente également une mince bande jaune près de la nuque. Le reste de son plumage est noir avec des reflets métallisés, ses pattes sont jaunes et son bec est orange.

mainates-gracula-religiosa-becs-droits-maintien-reproduction-comportement-alimentation-captivité-oiseaux-animal-animaux-compagnie-animogen-2En captivité, il est d’agréable compagnie, possédant un don pour imiter les voix avec une diction extrêmement précise. Sa voix est beaucoup plus nette que celle d’un gris du Gabon, pourtant réputé pour son talent dans ce domaine. C’est aussi un siffleur talentueux, doublé d’un animal curieux et d’une grande intelligence. Tous ces talents lui valent d’être apprécié du public. Il faut cependant considérer qu’il peut se montrer très bruyant.

Il a besoin d’espace pour conserver un beau plumage. Une cage d’un minimum de 80 cm sur 80 cm était autrefois conseillée, mais nous savons aujourd’hui que cet animal, très vif, exige au minimum une surface de plus d’1 m de long et d’1,50 m de haut. Cela est sans compter trois ou quatre heures au moins passées chaque jour hors de celle-ci, pour se dégourdir les ailes et profiter de la compagnie de son maître. Il n’est en général pas exclusif, partageant volontiers ses bonnes grâces avec l’ensemble de la famille, pourvu que ses membres se montrent respectueux avec lui. Le mainate est sensible à la température, qui ne doit pas descendre au-dessous de 17°C, et aux courants d’air. Il faut penser à changer son sable ou son fond de cage quotidiennement, car ses fientes sont liquides et malodorantes. Autre petit inconvénient, il projette sa nourriture lorsqu’il mange, car il secoue régulièrement son bec. Les adeptes d’un intérieur impeccable doivent donc s’abstenir.

Il se nourrit de pâtée pour insectivore ou d’extrudés (aliments compactés). Il faut ajouter à cela des fruits, de la verdure et des vers de farine. La pâtée renferme aussi de petites crevettes et des fruits secs. Elle peut être remplacée par des cct-sextrudés, qui permettent d’obtenir des fientes moins liquides et dont l’odeur sera moins forte. Il est très gourmand, voire insatiable, mais il faut éviter de lui donner des aliments sucrés ou salés. Sa bonne santé ne tient qu’à son alimentation, donc il faut éviter de trop le nourrir avec des aliments gras, surtout s’il se dépense peu, pour limiter le risque de surpoids.

Très soucieux de son hygiène, il apprécie largement de bénéficier d’un bac dans lequel se baigner, en début de journée de préférence, afin qu’il puisse lisser ses plumes et se sécher avant la nuit. Une fois ses ablutions terminées, il faut non seulement retirer ce récipient, dont le contenu sera souillé, mais aussi entreprendre un lessivage du sol, car les projections d’eau sont importantes. Ce Sturnidae n’est de toutes façons véritablement content que lorsqu’il dégouline littéralement.

A l’état sauvage, il se reproduit entre janvier et juillet, suivant la zone géographique dans laquelle il vit.  La compétition pour trouver un site de nidification est alors sévère, certains allant jusqu’à essayer de déloger leurs congénères. Le couple niche à plusieurs mètres de haut, dans un tronc d’arbre creux, qu’il tapisse de brindilles, feuilles, plumes et parfois d’objets insolites dénichés dans les ordures ménagères humaines. Deux ou trois oeufs bleus environ sont ensuite pondus, puis couvés par les deux parents durant 13 à 17 jours (14 ou 15 en moyenne).

Le mainate religieux, ou Gracula religiosa, un oiseau parleur inégalable

La femelle passe davantage de temps au nid, mais les deux partenaires participent au nourrissage, composé essentiellement d’insectes et petits lézards régurgités. La part de fruits reste alors présente en quantité moindre dans leur alimentation. Les petits quittent le nid entre 21 et 28 jours et deviennent alors très vite indépendants, leur parents préparant déjà la nichée suivante. Ce sont ainsi jusqu’à trois pontes qui peuvent se succéder au cours de la période de la reproduction.

C’est un oiseau aussi fascinant que câlin ou interactif, pour quiconque sait se donner la peine de lui consacrer le temps et l’attention nécessaires. Il aime fourrager, et des jouets dotés de creux renfermant des friandises ou des vers de farine peuvent l’occuper agréablement. Il en va de même pour le foin, qu’il s’emploie volontiers à détacher par petits morceaux, si une petite réserve lui est donnée. Les jouets doivent toujours être placés en hauteur dans sa cage, car s’ils sont à même le sol, les fientes vont rapidement les souiller, les rendant inutilisables.

Le mainate a quasiment disparu des animaleries au cours des dernières années. Il devient de plus en plus difficile de s’en procurer, notamment à cause de la difficulté qu’il y a à le reproduire. Il est en annexe II de la CITES. Aucune autorisation n’est nécessaire pour sa détention, en France comme en Belgique.

Le mainate religieux, ou Gracula religiosa, un oiseau parleur inégalable

Sources :

le monde des animaux

http://www.cites.org/

http://www.lauriesliltykechildcare.com/

http://www.birdsinbackyards.net/

ANGOLA (11/11/2007) Série : Tortues marines

Posted in ANGOLA, Uncategorized on octobre 3, 2016 by philafric

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Série faune marines: Les tortues de mer

Tortue caouanne

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Cette belle tortue de mer  porte différents noms selon les régions où elle vit. Les plus courants sont : caouanne, carouanne ou caret.
Avant l’expansion du tourisme nautique, la tortue caouanne pondait sur quelques plages corses.
Protégée par la convention de Washington comme toutes les tortues marines, la caouanne subit encore un braconnage intense.

Portrait de la tortue caouanne

Caretta caretta mesure en moyenne un peu plus d’un mètre pour environ 100 kg. C’est une très belle tortue à la dossière rougeâtre qui tranche par rapport à son plastron jaune paille rehaussé d’orange.

Elle possède deux griffes à chaque nageoire.

Tortue Caouanne. Caretta caretta

Tortue Caouanne. Caretta caretta. By cliff1066™

Sa morphologie trahit ses capacités de grande nageuse. Elle vit en effet en pleine eau et on la rencontre à de bonnes profondeurs.

Cette tortue a une grosse tête et des mâchoires puissantes capables d’écraser des crabes ou des homards.
Elle se nourrit également beaucoup de méduses. Sur les hauts fonds, près des côtes et des lieux de ponte, elle consomme également des oursins et toute sorte de mollusques.

Oeufs de tortue caouanne

Ponte d’une tortue caouanne. By kimjonesphotography

Beaucoup moins sensible à la fraîcheur de l’eau que la plupart des autres espèces, c’est la seule tortue marine qui pond sur les côtes atlantiques d’Amérique du Nord.

Caretta carettta

La tortue caouanne possède une puissante mâchoire. By brian.gratwicke

On la rencontre presque partout dans le monde, y compris en Méditerranée.

La femelle pond de 100 à 160 œufs en plusieurs fois au cours de la saison. Comme pour les autres tortues marines, chaque femelle ne pond pas chaque année mais tous les deux ou trois ans.
A leur naissance, les bébés sont noirs.

Les femelles pondent en masse après avoir parcouru de très longues distances.

Caretta carettta

Caretta carettta est une excellente nageuse. By mattk1979

On a signalé des cas de morsure sur des plongeurs mais toujours lors d’une plongée nocturne. Cette tortue ne semble pas apprécier que l’on braque un projecteur sur elle.

Protection de la tortue caouanne

Commune dans l’océan Indien et le Pacifique, Caretta caretta est devenue rare dans la mer Noire et en Méditerranée où ses sites de reproduction disparaissent les uns après les autres.

Elle est victime des filets de pêche, de la pollution et de la dégradation des lieux de ponte.

Tortue caouanne

La tortue caouanne est protégée reste très vulnérable. By Ben Newcomer

L’espèce est protégée dans de nombreux pays dont la France.

Classification: Animalia. Chordata. Reptilia. Testudines. Cheloniidae. Caretta

En savoir plus sur les tortues de mer

Tortue imbriquée ou tortue à écailles .      Tortue luth .      Tortue verte.      Tortue de Mer

Références

Introduction sur cette tortue marineReptiles, éditions Proxima 2001
La tortue, collection Marshall Cavendish 1994

Source :  DINOSORIA

La fiche sur la tortue : Chelonia mydas

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Introduction sur cette tortue marine

Dans cet article nous traiterons de la tortue verte qui est l’espèce la plus menacée dans le Pacifique sud. Dans la langue Tahitienne on l’appelle « Honu ». On l’appelle « tortue verte » non pas à cause de sa couleur (qui n’est pas verte) mais à cause de la couleur de sa graisse qui est verte. C’est la deuxième plus grosse espèce de tortues marines. La première étant la tortue luth (Dermochelys coriacea) qui peut atteindre jusqu’à 1 tonne et la seconde est la tortue verte (Chelonia mydas) qui peut atteindre jusqu’à 250 kg à l’âge adulte.

Sous espèce de Chelonia mydas

Une étude menée par Jacques Fretey est en cours car il existe une sous espèce dans la région indo-pacifique qui est légèrement différente au niveau morphologique.

Description de l’espèce

plastron tortueIl est difficile de pouvoir décrire la couleur des individus de cette espèce pour la simple et bonne raison que la couleur varie selon l’âge et qu’une fois adulte on observe encore des variances de teinte.

A la sortie de l’œuf, le bébé a une dossière noire et le plastron blanc. Entre deux et quinze bfi-sans environ, la couleur de la carapace change pour devenir marron sur la dossière et beige sur le plastron. A partir de 15 ans, leur couleur change de nouveau pour une dossière beaucoup souvent plus foncée, variant du marron foncé à une couleur olivâtre très foncée mais parfois même grisâtre. La tête est relativement petite et a une paire d’écailles préfrontales et quatre écailles post-oculaires.

tortue marinetortues marines

La dossière est bombée et de forme ovale. Elle a quatre écailles costales, quatre (parfois cinq) écailles vertébrales, une écaille pygale et une écaille supracaudale divisée. Les bfi-sécailles sont «jointées», c’est-à-dire collées les unes aux autres contrairement à la tortue imbriquée qui a les écailles qui se chevauchent comme les tuiles d’un toit.

On distingue les mâles des femelles par la grosseur de la queue qui est plus longue et épaisse chez les mâles car le pénis est à l’intérieur ainsi que par la présence chez les mâles d’une griffe sur les nageoires antérieures lui permettant de s’agripper sur le dos des femelles durant l’accouplement.

La tortue verte n’a pas de cordes vocales contrairement aux tortues terrestres.

Aire de répartition de cette tortue molle

Géographie Celonia mydas

Cette tortue se trouve que dans le sud-est des Etats-Unis;le sud de la Caroline , la Géorgie, péninsule de Floride et au sud de l’Alabama jusqu’au comté de Baldwin et à la Baie de Mobile, elle vit dans un biotope à climat chaud et sub-tropical.

Mode de vie de Chelonia mydas

Les individus nés en Polynésie restent la première année aux alentours des îles. Ils n’ont pas les poumons assez développés pour plonger donc ils restent en surface de l’eau (deux fois plus de prédateurs). Ils s’alimentent de zooplanctons.

photo tortuetortue

Entre un an et quinze ans, les tortues changent d’alimentation et deviennent essentiellement carnivores. Elles s’alimentent de poissons, mollusques et crustacés. Elles peuvent rester une vingtaine de minutes sous l’eau et une fois adultes (20 ans) environ bfi-sdeux heures. C’est à partir d’une quinzaine d’années que l’alimentation change de nouveau et les tortues deviennent alors végétariennes. Le problème est qu’en Polynésie il y a beaucoup de poissons et crustacés mais il n’y a pas de grands herbiers marins. C’est pour cette raison que les tortues migrent. Elles vont donc partir et essentiellement les femelles reviendront sur leur lieu de naissance pour pondre. Elles arrivent à se situer dans l’océan notamment grâce au champ magnétique terrestre qui leur sert de «boussole».

Chelonia mydasLa période de ponte se déroule pendant la saison des pluies, ce qui correspond à la saison la plus chaude (entre novembre et février). Les femelles vont monter sur les motus (Un motu est un îlot de sable corallien sur la bfi-scouronne récifale d’un atoll ou à l’arrière d’un récif barrière d’île volcanique) à la tombée de la nuit pour pondre sous les Miki Miki (une espèce d’arbuste). Elles vont creuser un nid avec leurs pattes arrières d’environ un mètre de profondeur pour y déposer 50 à 200 œufs. Elles vont ensuite reboucher le nid et brouiller les pistes en faisant d’autres trous aux alentours puis elles vont regagner l’océan. Cette opération va durer environ deux heures. Elles vont rester aux alentours des îles et elles vont renouveler l’opération six fois à quinze jours d’intervalles.

Si on fait le décompte : 6 * 200 = 1200 œufs. Le nombre s’explique par le gros taux de mortalité (environ 1/1000 arrive à l’âge de 3 ans).

Après 60 jours d’incubation, les bébés vont sortir en pleine nuit et vont tenter de regagner l’océan. Seulement un grand nombre de prédateurs les attendent : Les chiens sauvages, les rats, les crabes, les oiseaux, les poissons (Carangues, becs de canne, espadon, poulpes, murènes, thons …etc).

Le sexe est déterminé comme chez les tortues terrestres par la température d’incubation : Au dessus de 29°C, on observera des femelles et au dessous de 29°C on observera des mâles. Seulement dans un nid qui comporte 200 œufs, on remarque que la température n’est pas la même à chaque endroit de celui-ci. Les œufs du dessus sont plus frais que ceux du dessous et on obtient généralement un mix mâles/femelles dans un même nid.

Une fois l’âge de 3 ans atteint, il ne reste plus que 2 prédateurs : Les grands requins qui sont au large et les hommes.

tete tortuetortue

Protection de cette tortue marine

La tortue verte est protégée par une loi nationale et des lois internationales. Elle est en Annexe 1 de la CITES. Et pourtant c’est une espèce très exploitée non pas pour sa carapace mais pour sa chair. Contrairement à la tortue imbriquée qui a une chair toxique, la tortue verte a une chair très appréciée par les populations locales.

Si les Polynésiens mangent de la tortue, ce n’est pas une pratique récente mais plutôt ancestrale. Il y a 100 ans encore, la Polynésie était constituée d’îles tribales et seulementbfi-s les chefs, les maîtres tatoueurs et les sorciers avaient le droit de manger de la tortue. Ils pensaient qu’après la ponte, les femelles retournaient dans l’océan avec l’esprit des morts. En mangeant de la tortue, ils s’appropriaient ainsi d’avantage de pouvoirs spirituels et de forces.

Le problème est qu’avec la démocratie, cette hiérarchie a disparu avec le privilège qu’avaient les puissants des tribus. C’est pour cette raison qu’aujourd’hui les populations locales mangent de la tortue généralement pour les fêtes (on estime que 80% de la population des îles sous le vent consomme de la tortue plusieurs fois par an). C’est un met festif que l’on peut comparer à du foie gras pour les métropolitains.

tortues Du fait que la chasse à la tortue soit interdite, il s’est développé un commerce illégal avec un marché noir où la demande est bien plus forte que l’offre. Les prix ont donc explosé et le commerce de la viande est devenu très lucratif. Pour donner une comparaison, en Polynésie on gagne plus d’argent en vendant de la viande de tortue plutôt qu’en vendant de la drogue ou des armes et malheureusement les braconniers ne sont pas vraiment punis. Officiellement ils risquent entre 3 ans et 7 ans de prison avec une confiscation du matériel de pêche et une forte amende.La fiche sur la tortue imbriquée : Eretmochelys imbricataLa fiche sur la tortue imbriquée : Eretmochelys imbricata

Cela fait réfléchir …

 

La fiche sur la tortue imbriquée : Eretmochelys imbricata

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Famille : Cheloniidae
Genre : Eretmochelys

C’est une tortue dont vous avez peut être entendu parler sous le nom de tortue imbriquée. C’est une des huit espèces actuelles de tortues marines et c’est la seule du genre Eretmochelys. Son aire de répartition est quasi mondiale puisqu’on la retrouve dans tous les océans. Elle comporte deux sous espèces E.imbricata imbricata et E.imbricata bissa.

La tortue imbriquée a été décrite à l’origine par Carl von Linné comme Testudo imbricata, en 1766. Au début du XIXe siècle, la systématique s’affine, on reconnaît aux tortues marines des caractéristiques communes et on les regroupe au sein de taxons communs. Un nouveau genre Eretmochelys (du grec: eretmo, rame et chelys, tortue) est proposé par le zoologiste autrichien Leopold Fitzinger en 1843.

Eretmochelys imbricataEretmochelys imbricata

Sous-espèce de la tortue imbriquée

Deux sous-espèces ont été décrites, l’une vivant dans l’océan Atlantique et l’autre dans les océans Pacifique et Indien. Comme la première sous-espèce décrite par Linné était bfj-soriginaire de l’Atlantique, elle a pris pour nom Eretmochelys imbricata imbricata. C’est la description de Wilhelm Peter Eduard Simon Rüppell de 1835 qui est retenue pour la tortue imbriquée du Pacifique. Elle est appelée Eretmochelys imbricata bissa, bissa signifiant double en latin.

E. i. imbricata (océan Atlantique): dessus tête et membres brun noisette; contour des vieux individus allongé, à bords presque parallèles.
E. i. bissa (océan Indien, océan Pacifique): dessus tête et membres très sombre, presque noir; contour en forme de cœur, à bords arqués, même chez les individus âgés.

Hybridation

On retrouve les tortues imbriquées dans de nombreux cas d’hybridation entre tortues marines. Des hybrides de tortues imbriquées et de caouannes (Caretta caretta) ont été bfj-ssignalés à Bahia, au Brésil, où il semble que les hybrides seraient au moins de deuxième génération (Conceição et al., 1990; Bass et al., 1996; Bass, 1999; Marcovaldi et al., 1999). Un hybride de tortue imbriquée mâle et d’une tortue caouanne femelle a été signalé en Floride (Etats-Unis) et un œuf ramassé au Suriname a donné un hybride issu d’une tortue imbriquée mâle et d’une tortue verte (Chelonia mydas) femelle, de deuxième génération (ou plus) (Karl et al., 1995).

Description de Eretmochelys imbricata

Sa carapace est très facile à reconnaître des autres espèces. On l’appelle tortue imbriquée car ses écailles se chevauchent les unes au-dessus des autres de telle façon que cela ressemble aux tuiles d’un toit de maison. Seulement chez certains vieux spécimens cette caractéristique n’est plus valable car la dossière à tendance à devenir lisse avec le temps. On dénombre quatre paires de costales et cinq écailles vertébrales qui peuvent présenter une légère carène sur les jeunes spécimens. Une autre caractéristique de cette tortue est qu’elle présente des marginales dentelées postérieurement.

Eretmochelys imbricataEretmochelys imbricata

La dossière de la carapace est d’une teinte brun orangé pouvant aller jusqu’au noir. Cette coloration est une combinaison irrégulière de stries claires et foncées avec des taches jaunes ou rouges. Le plastron est jaune, les écailles post-anales sont de même couleur avec des taches noires. Les nageoires sont brunes sur le dessus et jaunes dessous. Au niveau de la tête, elle dispose de quatre écailles préfrontales et d’un bec crochu particulièrement long.

Eretmochelys imbricataEretmochelys imbricata

Les mâles se distinguent par une pigmentation plus claire et, comme pour les autres espèces de tortues, un plastron concave, de plus longues griffes et une queue plus épaisse.
Concernant sa taille, elle mesure entre 60cm et 1m20 de long et pèse entre 60kg et 90kg.

Distribution et habitat de cette tortue marine

Elle a une très vaste aire de répartition qui s’étend dans la plupart des régions tropicales, subtropicales et même tempérées. Les tortues occupent différents habitats selon les bfj-sétapes de leur cycle biologique. Elles se reposent fréquemment autour des récifs de corail ou dans des grottes sous-marines dès qu’elles mesurent plus de vingt centimètres. Cependant, comme elles migrent, elles peuvent aussi être aperçues dans les lagunes, les mangroves ou encore les estuaires. Les juvéniles ne pouvant pas plonger sous la surface de l’eau, ils restent dans des zones où les algues flottent afin de se protéger un maximum contre les prédateurs.

Carte géographie tortue marine

Alimentation des tortues imbriquées

L’alimentation d’Eretmochelys imbricata est composée essentiellement de méduses et d’éponges. Cependant il n’est pas rare de la voir s’attaquer à des crustacés, des invertébrés, des mollusques, des anémones de mer, des algues brunes voir même manger des charognes de poissons morts.

La reproduction sous l’eau

Comme la plupart des autres espèces de tortues marines, la tortue imbriquée utilise plusieurs habitats de croissance, qui sont invariablement situés dans des récifs coralliens ou aux alentours. Ce n’est que quand elles ont atteint la maturité sexuelle (entre 10 et 20 ans) que les tortues imbriquées quittent leurs aires d’alimentation pour aller vers les bfj-sde reproduction. Dans certains cas, leur migration peut leur faire parcourir des milliers de kilomètres, pour revenir, dans le cas des femelles, sur la plage ou à l’endroit où elles sont nées. Lorsqu’elles ont fini de pondre pour la saison, les femelles retournent dans leur aire de nourrissage. Toute leur vie, qui peut se prolonger sur des décennies, ces tortues referont à intervalles réguliers de quelques années les mêmes allers-retours entre les lieux où elles se nourrissent et ceux où elles se reproduisent.

L’acte de reproduction s’effectue de la même façon que nous l’avons décrite pour Chelonia mydas dans le précédent numéro.

La ponte des tortues marines

Eretmochelys imbricataLa tortue femelle quitte la mer, traverse une plage sablonneuse et choisit un site de ponte au-dessus du point atteint par la marée haute. Trait caractéristique, elle creuse son nid dans ou sous la végétation terrestre. Elle peut creuser plusieurs nids avant de déposer ses œufs dans une cavité située à au moins 10 cm, mais parfois 90 cm, sous terre. Chaque œuf pèse au moins 25 g et une ponte moyenne comprend quelque 140 œufs (mais peut atteindre 250 œufs). Ayant recouvert le nid, et bfj-spasser une à deux heures sur la terre ferme, la tortue retourne à la mer. Elle revient 15 jours après, le plus souvent sur la même plage, pour pondre de nouveau; le processus se répète plusieurs fois, jusqu’à ce qu’elle ait fini de pondre pour la saison. Chaque femelle a ainsi deux pontes, parfois même six, sept, voire huit. Il n’y a aucun soin parental, la femelle abandonne ses œufs dans le sable où l’incubation se fait sans elle.

La période d’incubation dépend essentiellement de la température; elle va de sept à 10 semaines. La température d’incubation détermine le sexe des embryons. Après l’éclosion, les nouveau-nés prennent plusieurs jours pour se dégager du nid, ce qu’ils font normalement la nuit. Arrivés à la surface de la plage, ils se dirigent vers la mer et s’éloignent du rivage à la nage.

Protection de Eretmochelys imbricata

Comme toutes les tortues marines, elle est recherchée depuis des millénaires pour ses œufs, sa viande et son huile, mais ce sont ses écailles imbriquées qui font de cet animal un produit commercial si demandé. Ces plaques épaisses, appelées « écailles », ou « bekko » en bfj-sjaponais, qui recouvrent la carapace, sont en kératine, cette matière dont sont constitués ongles, cheveux et cornes de rhinocéros. L’écaille présente des couleurs chaudes et, dans les mains d’artisans habiles, elle peut être soudée, moulée, découpée et transformée en une myriade d’articles. C’est le précurseur des matières plastiques et, bien avant notre ère, elle faisait déjà l’objet d’échanges internationaux et d’utilisations diverses. Le prix actuel de certains objets en écaille en font l’un des produits animaux les plus précieux; une carapace brute, non traitée, peut atteindre des centaines de dollars le kg.

Eretmochelys imbricataEretmochelys imbricata

Contrairement à l’espèce Chelonia mydas qui est majoritairement tuée pour sa chair, il est bon de rappeler que la chair de la tortue imbriquée est toxique et peut s’avérer mortelle. Lors de mon séjour dans le Pacifique, j’ai écouté des témoignages de personnes ayant eut des amis décédés à cause de la viande de tortue imbriquée (dites «bec de coq» pour les polynésiens). Les polynésiens étant consommateurs de viande de tortues, ils achètent régulièrement sur le marché noir et parfois des morceaux d’Eretmochelys imbricata sont vendus par erreur.

Bruno.G

(Merci à R.Bour pour les précisions concernant les différences morphologiques des deux sous espèces)

 

tortue luth

1810-b

La tortue luth a survécu pendant plus de cent millions d’années, mais il est maintenant en voie d’extinction. Les estimations récentes des chiffres montrent que cette espèce est en déclin précipitamment dans toute sa gamme.

Nom communLuth, tortue tannée, luth, tortue trunkback; Tortue luth (Fr); Tortue luth (Fr); Baula, Canal, Cardon, Tinglada, Tinglar, Tortuga laud (Sp) Baula, Canal, Cardon, Tinglada, Tinglar, Tortuga Laud (Sp)

  • Nom scientifique

    Dermochelys coriacea Dermochelys coriacea

  • statut

    danger critique d’extinction CITES: inscription à l’Annexe I de la CMS: Annexes I et II

  • Population

    20.000 à 30.000 femelles nicheuses

géant sous-marin au bord

géant sous-marin au bord

La population du Pacifique des tortues luths a le plus souffert au cours des vingt dernières années: aussi peu que 2.300 femelles adultes maintenant restent, ce qui rend la population de tortues marines la plus menacée du monde.

Bien que les populations de l’Atlantique sont plutôt stables, les scientifiques croient que, eux aussi, vont diminuer en raison du grand nombre d’adultes tués accidentellement par1810-b des flottes de pêche. Dans l’Atlantique, le fait qu’ils sont largement distribués au cours du processus de migration augmente le risque d’interaction des tortues luths avec la pêche à la palangre.

Description physique

La tortue luth est la plus grande tortue marine et l’un des plus grands reptiles vivants.Les tortues Luths sont l’une des plus migrateurs de toutes les espèces de tortues marines, ce qui rend les deux passages transpacifiques trans-atlantique et elles se distinguent facilement par leur carapace, qui est tannée, pas difficile comme dans d’autres tortues, et par leurs nageoires avant de longues.

Luths ont un système unique d’approvisionnement en sang à leurs os et du cartilage. Cela permet à la température de leur corps à rester plusieurs degrés au-dessus de la température de l’eau et leur permet de tolérer l’eau froide, un peu comme un mammifère. Elles peuvent plonger à des profondeurs allant jusqu’à 1200m, beaucoup plus profond que tout autre tortue marine.

L’analyse de l’ADN récente confirme que les populations de l’Atlantique et du Pacifique sont génétiquement lignées distinctes d’une seule espèce. À leur tour, les populations de tortues luths du Pacifique de nidification sont séparés en deux populations génétiquement distinctes (populations orientales et occidentales).

Taille

La tortue luth peut atteindre jusqu’à 180cm et 500 kg en poids.

Couleur

La carapace des espèces (shell) est sombre avec des taches blanches.

Cycle de la vie

Les jeunes tortue luths  peuvent rester dans les eaux tropicales chaudes de 26 ° C, près de la côte, jusqu’à ce qu’ils dépassent 100cm en courbe longueur de la carapace. Les adultes sont pélagiques et vivent dans l’océan ouvert, parfois à des températures inférieures à       10 ° C.

Reproduction

Les tortues luths femelle peuvent  pondre 4 à 5 fois par saison, à chaque fois que elles déposent de 60 à 120 œufs.Les tortues  Luths nidifient une fois tous les deux ou trois ans, avec une période d’incubation d’environ 60 jours.

Régime

La grande taille des tortues  luths est d’autant plus remarquable compte tenu de leur faible consommation d’énergie, le régime alimentaire faible en protéines des créatures à corps mou comme les méduses, les calmars et les tuniciers (invertébrés marins « de poissons comme la gelée»).

Population précédente et distribution

La populations des tortues  luths dans le Pacifique et l’océan Indien ont subi des baisses spectaculaires au cours des quarante dernières années. Par exemple, la colonie de nidification à Terengganu, Malaisie est passé de plus de 3000 femmes en 1968, à 20 en 1993, à seulement 2 en 1993 – il n’y a aucun signe de reprise.

Des scénarios similaires ont eu lieu en Indonésie, au Sri Lanka, en Thaïlande et au Mexique. . Le nombre de femelles  enregistrées à quatre anciennement grandes colonies du Pacifique ont diminué à environ 250 au Mexique, 117 au Costa Rica, deux en Malaisie, et moins de 550 en Indonésie.

Population et distribution

Les tortues Luths ont été enregistrés aussi loin au nord que l’Alaska, et aussi loin au sud que Cape de l’Afrique de Bonne-Espérance.

Le Pacifique peut maintenant avoir aussi peu que 2.300 femelles adultes.

Protection efficace

Cependant, toutes les populations de tortues luths ont diminué: en Afrique australe, trois décennies de forte protection ont augmenté la petite population nicheuse annuelle plus 1810-bque quadruplé. Des rapports récents mentionner que l’Afrique de l’Ouest a une population importante, avec près de 10.400 nids par saison, mais la superficie totale occupée par les tortues luths est mal connue et il n’y a pas d’informations historiques disponibles sur les tendances de nidification de cette population.

. Les plages de nidification les plus importants qui restent maintenant dans l’Atlantique se trouvent au Suriname, en Guyane française, et au Gabon. Dans le Pacifique, les quelques plages importantes restantes sont en Indonésie, au Mexique et au Costa Rica, avec d’autres rookeries trouvés au Nicaragua, au Panama et au Guatemala.

Type d’habitat majeur
Eau libre et habitats côtiers

Région écologique
Mer Méditerranée, l’Atlantique Nord-Shelf Marine, Southern Marine australienne, Benguela Current, courant de Humboldt, Agulhas actuelle, Western Australia Marine, Golfe de Californie, du courant des Canaries, Sulu-Sulawesi Seas, Bismarck-Salomon Seas, Banda-Flores Mer, Grande barrière de corail , Palau Marine, mer d’Andaman, Marine Afrique de l’Est, Ouest de Madagascar Marine, mésoaméricain Caribbean Reef, mer des Caraïbes du Sud, du Nord-Est du Brésil Shelf Marine.

Zone de nidification
SWOT map of nesting beaches Carte SWOT des plages de nidification

  	© WWF / Roger Leguen

L’Indonésie a promis de protéger un leatherback top site de nidification des tortues.
© WWF / Roger Leguen © WWF / Roger Leguen

Pourquoi est cette espèce importante?

Les tortues marines jouent  un rôle important dans les écosystèmes marins
Comme un prédateur majeur de la méduse, la tortue luth fournit un contrôle écologique naturel des populations de méduses. Surabondance de méduses peut réduire les 1810-bpopulations de poissons comme les méduses peuvent se nourrir de larves de poissons et de réduire la croissance de la population de poissons commercialement importants.

Quelles sont les principales menaces?

Les principales menaces qui affectent les tortues marines sont:

  • la perte et la dégradation de l’habitat
  • commerce des espèces sauvages
  • Collection d’œufs et de la viande pour la consommation
  • La capture accidentelle (prises accessoires)
  • Changement climatique
  • la pollution

. Un article publié en 1983, a déclaré que près de 100% des œufs luths en Thaïlande ont été poché, tandis que dans certaines régions, la récolte des œufs et le braconnage illégal a supprimé plus de 95% des embrayages. Cela a été reconnu comme la cause principale (ainsi que les mortalités de pêche et les pratiques des couvoirs pauvres) pour l’effondrement de la population de la Malaisie. Il y a maintenant quelques grandes populations dont les œufs pourraient être collectées dans le Pacifique occidental.

Les tortues luth sont une espèce prioritaire .Le  WWF traite des espèces prioritaires comme l’une des espèces les plus écologiquement, économiquement et / ou culturellement importantes sur notre planète. Et nous travaillons pour assurer que ces espèces peuvent vivre et prospérer dans leur habitat naturel.

Bycatch of manta ray (<i>Manta birostris</i>) and leatherback turtle ...  	© WWF / Hélène Petit

Les prises accessoires de raie manta (Manta birostris) et la tortue luth (Dermochelis coriacea). Français thon pêche à la senne dans l’océan Atlantique. Sept. 1998 septembre 1998

ILE CHRISTMAS (26/04/2016) : Série faune

Posted in Ile CHRISTMAS on septembre 16, 2016 by philafric

 

    act-s      acs-s      acu-s

Le Crabe de cocotier:

Le 26 Avril 2016 la Poste Australienne a procédé à l’émission d’une série de 03 vignettes dont 02 se tenant dont la valeur faciale est 1$ AU x2 et $2 AU et dont le thème est  le » birgus latro » communément appelé le crabe de cocotier

Birgus latro, le crabe de cocotier.

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Nom scientifique : Birgus Latro, Linnaeus 1767. L’espèce a été nommée Pagurus latro puis Birgus latro, du latin lătro qui dans son sens le plus commun signifie « brigand », « voleur ».

Autre nom :  Le crabe de cocotier est aussi appelé pagure larron, crabe à bourse, boursière ou crabe voleur, car cet animal est capable de voler des objets présentant des traces de nourriture et ceci même à l’intérieur des habitations. Localement, le crabe de cocotier a d’autres noms, comme à Guam en chamorro, où on l’appelle ayuyu.

Distribution géographique

Les crabes de cocotier vivent dans une vaste zone s’étendant sur l’océan Indien et sur l’océan Pacifique occidental, sur 180 degrés de longitude. Au total, ils ont été observés sur 34 territoires différents. Les colonies les plus importantes sont celles de acs-sl’archipel des Chagos, de l’île Christmas et de l’atoll d’Aldabra aux Seychelles. De grandes populations existent également au Japon, aux Philippines, dans les îles Salomon, dans les îles Cook, à Niué et au Vanuatu ainsi que sur l’île de Juan de Nova située dans le canal du Mozambique.

Puisque les adultes ne peuvent pas nager, les crabes de cocotier, doivent avoir colonisé les îles à l’état de larves, aptes à la nage. Toutefois, certains chercheurs estiment que le développement larvaire d’à peine 28 jours n’est pas suffisant pour franchir les grandes distances entre les îles, et supposent que les jeunes crabes ont rejoint les îles sur des arbres ou d’autres objets à la dérive.

La répartition comporte quelques trous, notamment les alentours de Bornéo, en Indonésie, et en Nouvelle-Guinée. Ces îles, qui ont un environnement approprié et qui peuvent être rejointes facilement, n’ont pas de colonie de ce type de crabe parce que les populations y ont été exploitées jusqu’à l’extinction. Cependant, on les trouve sur l’île de Wakatobi et Sulawesi dans la même région.

Habitat et Biotope

Les crabes de cocotier vivent habituellement dans des tanières ou des fentes rocheuses, selon le terrain, mais principalement, ils se creusent leurs propres tanières dans le sable ou un terrain meuble. Ils vivent généralement dans les zones forestières et dans les zones sableuses où il y a des cocotiers. Durant le jour, l’animal reste caché dans son abri, soit pour se protéger des prédateurs, soit pour diminuer la perte d’eau due à la chaleur. Les adultes vivent principalement à l’intérieur des terres (jusqu’à 6 kilomètres de la mer environ). Seuls les jeunes spécimens séjournent près des récifs ou des lagons.

Caractéristiques physiques

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Le crabe de cocotier (Birgus latro) est le plus grand arthropode terrestre. De la famille des bernard l’hermite, il est connu pour sa capacité à casser des noix de coco grâce à ses fortes pinces, pour en manger le contenu. Il se répartit dans des îles et îlots de l’océan Pacifique et de l’océan Indien.

Ce crabe a un développement complexe associé à de singulières caractéristiques morphologiques. Son odorat est très performant et il a développé diverses stratégies pour préserver l’eau qui est indispensable à sa respiration.

 

  ♦  Morphologie générale

Généralement, l’adulte pèse jusqu’à quatre kilogrammes, sa longueur allant jusqu’à 40 centimètres pour une envergure d’une patte à l’autre pouvant aller jusqu’à un mètre. Le mâle est généralement plus grand que la femelle (dimorphisme sexuel). Des act-sauteurs affirment avoir trouvé des spécimens de plus de 17 kilogrammes, ce qui est généralement accepté comme la limite théorique pour un arthropode terrestre. Cependant, pour les animaux aquatiques qui sont soutenus par l’eau, la taille maximale d’un arthropode peut être supérieure (par exemple pour le grand crabe japonais Macrocheira kaempferi). Ces mensurations font du crabe de cocotier le plus grand arthropode terrestre du monde.

Le corps du crabe de cocotier, comme celui de tous les décapodes, se compose d’une partie antérieure (céphalothorax) munie de dix pattes et d’un abdomen. La paire la plus antérieure est munie de grosses pinces qu’il utilise pour casser les noix de coco ou soulever des objets (pouvant peser jusqu’à 28 kilogrammes) par exemple. Les deux paires suivantes servent à la locomotion. Les extrémités de la troisième paire sont biramés. Ces crustacés peuvent gravir les arbres jusqu’à une hauteur de six mètres, ce qu’ils font dans les cocotiers ou dans les palmiers pour en consommer les fruits. Les deux pattes de la paire postérieure sont minuscules et habituellement maintenues à l’intérieur de la carapace dans la cavité qui abrite les organes respiratoires. La femelle possède trois pléopodes (appendices articulés) du côté gauche pour porter ses œufs.

Les yeux du crabe de cocotier sont rouges et la couleur de son corps varie d’un bleu violet à un rouge orangé suivant son habitat.

  ♦  Exosquelette

Bien que Birgus latro appartienne à la superfamille des Paguroidea, seuls les juvéniles récupèrent les coquilles des gastéropodes pour protéger leurs abdomens mous. Parfois, ils utilisent même les coquilles des noix de coco brisées. Au contraire de bien d’autres espèces de Paguroidea, l’adulte du crabe de cocotier ne transporte pas de protection artificielle, mais durcit naturellement son abdomen en y ajoutant des couches de chitine. Ils recroquevillent également leur queue sous leur corps de manière à se protéger comme le font la plupart des Brachyura appelés « vrais crabes ». Toutefois, le crabe mue à intervalle régulier. La mue prend trente jours.

♦  Système respiratoire

Le crabe de cocotier adulte n’est pas apte à la nage et se noierait au bout de quelques heures malgré son système de branchies rudimentaire, probablement un vestige de son évolution. Il utilise un organe spécifique, nommé poumon acu-sbranchiostégal, pour respirer. Cet organe peut être considéré comme un stade intermédiaire entre la branchie et le poumon et est une des adaptations les plus significatives du crabe de cocotier à son habitat. Les chambres de cet organe sont situées dans la partie supérieure du céphalothorax, et contiennent un tissu similaire à celui des branchies. Mais, celui-ci est adapté pour capter l’oxygène de l’air plutôt que celui de l’eau, tout en ayant besoin d’eau pour fonctionner. Le crabe y pourvoit en humidifiant son poumon avec sa paire de pattes postérieures tout en les nettoyant. Ce procédé fonctionne également avec de l’eau salée, puisque le crabe a quand même besoin de contact avec la mer pour équilibrer sa teneur en sel. L’animal réduit sa perte d’eau notamment grâce à son abdomen durci.

  ♦  Odorat

Une autre particularité du crabe de cocotier est son odorat très performant, qui fonctionne différemment si les molécules humées sont des molécules hydrophiles dans l’eau ou des molécules hydrophobes dans l’air. Vivant dans l’eau, la majorité des autres crabes ont sur leurs antennes des organes spéciaux, nommés aesthetascs, qui déterminent la provenance et la concentration des odeurs dans l’eau. Par contre, chez le crabe de cocotier, qui vit sur la terre ferme, les aesthetascs sont très différentes de celles des autres crabes et ressemblent davantage aux organes olfactifs des insectes nommés sensilles. Bien que les insectes et le crabe de cocotier soient issus de différents parcours évolutifs, le même besoin de différencier les odeurs dans l’air les a conduits à développer des organes similaires (d’après la théorie du finalisme) ; on est en présence de convergence évolutive.

Le crabe de cocotier bouge par saccades ses antennes comme le font les insectes pour améliorer la perception. Ainsi il peut distinguer des odeurs intéressantes à de grandes distances, en particulier celles provenant de ses sources de nourriture : la viande en décomposition, la banane, la noix de coco…

 

Ethologie

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   ♦  Comportement

Les crabe de cocotier sont assez craintifs. Ils sont très sensibles à la présence d’un observateur, ce qui rend leur étude acs-s. En temps normal, ils se déplacent doucement en émettant des claquements, mais, s’ils sont en état d’alerte, ils sont très vifs. Bien qu’ils ne soient pas très combattants, ils se battent parfois entre eux. Ils utilisent alors leurs puissantes pinces et peuvent battre en retraite en cas de supériorité de leur adversaire.

  ♦  Alimentation

Les crabes de cocotier brisent des noix de coco avec leurs pinces. Le crabe de cocotier s’alimente généralement la nuit, par temps gris ou dans des endroits ombragés.

Son régime alimentaire se compose de fruits, entre autres les noix de coco, les fruits des pandanus ou encore, en captivité, des papayes ou des bananes. Toutefois, il mange presque n’importe quoi d’origine organique, de la végétation, des œufs de tortues,  des crustacés (ex. : Cardisoma), des cadavres d’animaux en putréfaction (rats, poissons…). Il peut également se nourrir d’exuvies de crustacés pour un apport en calcium. Il est friand de rats morts qu’il trouve dans les trappes à rongeurs, ou vivants qu’il arrive quelque fois à capturer à la volée. Des cas de cannibalisme ont même été observés en cas de manque de nourriture. On peut fréquemment observer des groupes de crabes agglutinés sur une source de nourriture. Les crabes de cocotier vont occasionnellement voler de la nourriture dans les habitations et la transportent dans leur tanière.

Il peut grimper sur les arbres soit pour en manger les fruits, soit pour échapper à la chaleur ou aux prédateurs. Il utilise probablement les huiles de noix de coco comme source de lipides. Les crabes de cocotier ne peuvent pas ouvrir les noix de coco fraîches, et une théorie dit que les crabes de cocotiers feraient délibérément tomber les noix de coco pour les endommager, mais celle-ci est contestée.

  ♦  Reproduction et stades de croissance

Les crabes de cocotier s’accouplent fréquemment et rapidement sur la terre ferme de mai à septembre, et plus act-sparticulièrement en juillet et août. Le mâle et la femelle se battent, puis le mâle retourne la femelle sur le dos pour l’accouplement qui dure environ quinze minutes. Peu après, la femelle pond et colle ses œufs dans le bas de son abdomen ; elle les transporte ainsi pendant environ un mois. Le nombre d’œufs varie de 50 000 à 150 000.

Au moment de leur éclosion, habituellement en octobre ou en novembre, la femelle lâche les œufs dans la mer à marée haute. Les larves qui se forment, appelées zoés, flottent dans la mer pendant 3 à 4 semaines et constituent la nourriture de multiples prédateurs. Ensuite, elles passent au stade de glaucothoés, pour une durée également de 3 à 4 semaines, pendant laquelle elles visitent de temps en temps la terre ferme en se protégeant avec des coquilles suffisamment petites. Comme pour tous les bernard l’hermite terrestres, ils changent de coquille durant leur croissance, mais peuvent aussi utiliser des fragments de noix de coco. Le jeune spécimen muant trois fois dans sa première année, il change quatre fois de coquille. Dès que les juvéniles sont grands (vers 1 an), leur carapace se durcit. Ils vivent alors entre l’océan et la falaise. Passé l’âge de trois ans, ils abandonnent l’océan et perdent la capacité de respirer dans l’eau. Ils atteignent le stade d’adulte et leur maturité sexuelle vers cinq ans.

Pour se protéger du soleil et des prédateurs, les crabes s’aménagent alors des terriers dans des roches calcaires ou encore des noix de coco ou de palmes… Ils ne muent dès lors plus qu’une fois par an dans une chambre de mue (trou de 50 centimètres de profondeur et à 1 mètre de l’entrée du terrier). L’espérance de vie d’un crabe de cocotier qui atteint l’âge adulte est d’environ 30 ans.

Menaces

Les jeunes crabes de cocotier sont vulnérables à plusieurs animaux introduits récemment dans les îles. Par exemple, la fourmi Anoplolepis gracilipes, accidentellement apportée d’Afrique sur l’île Christmas en 1915, est un grand prédateur du crabe de cocotier.

Les adultes à la vue médiocre et qui repèrent le danger par les vibrations du sol, sont des proies relativement aisées pour l’être humain qui est son principal prédateur, sinon le seul. Il peut être également indirectement victime d’intoxication après avoir mangé des cadavres de rats empoisonnés.

Selon les critères de l’UICN, il n’y a pas assez de données pour dire si le crabe de cocotier est une espèce menacée. Par acu-sconséquent on lui attribue le statut DD (en anglais, data deficient, c’est-à-dire données insuffisantes), certains rapports le considérant comme en voie d’extinction, alors que d’autres signalent des populations nombreuses. En fait, il semble que la situation soit très diverse selon les endroits, de l’abondance à la rareté. Quoi qu’il en soit, les développements humains sur les côtes de plusieurs îles réduisent leur habitat, ce qui nuit généralement à la survie du crabe de cocotier.

Les vides dans l’aire de répartition du crabe de cocotier peuvent également être des facteurs d’isolement de certaines colonies et ainsi favoriser leur disparition par le défaut de renouvellement génétique.

Protection

Le crabe de cocotier est protégé dans certaines réserves, notamment aux îles Cook. Dans l’archipel des Chagos et en Indonésie, leur chasse est totalement interdite. Des mesures moins restrictives ont été prises dans d’autres pays comme au Vanuatu par exemple. Celles-ci restreignent la chasse par des licences obligatoires, des saisons ou encore des limitations de taille ou de nombre de spécimens pris.

Le crabe de cocotier et l’Homme

Le crabe de cocotier est une ressource alimentaire importante dans de nombreuses îles de l’océan Indien et du Pacifique. Les parties préférées sont les pinces et les pattes, bien que les œufs et le gras de l’abdomen soient dans certaines cuisines considérés comme des morceaux de choix. Le crabe de cocotier peut être préparé comme le homard, bouilli à l’eau ou à la vapeur. Selon les îles, on trouve une grande gamme de recettes telles que le crabe de cocotier cuit dans le lait de coco. Bien que la chair du crabe ne soit habituellement pas toxique, des cas d’intoxication ont été sporadiquement rapportés dans les îles Ryūkyū au Japon et dans les Tuamotu (en Polynésie française), mis sur le compte de la consommation par l’animal de certains végétaux. Des cas mortels ont été récemment décrits en Nouvelle-Calédonie à partir de crabes de cocotier capturés sur l’île de Maré, reliés à la consommation par le crustacé de l’amande du faux manguier, Cerbera manghas. De la neriifoline, un glycoside cardiotoxique proche des digitaliques et produit par certaines plantes de la famille des Apocynaceae ont été formellement mis en cause. La viande de crabe de cocotier n’est pas un produit commercial et n’est pas habituellement vendue bien qu’elle soit considérée par certains comme un aphrodisiaque.

 

 

 

 

KAZAKHSTAN ( 12/01/2015 ) Réserve naturelle de Naurzum.

Posted in KAZAKHSTAN on août 10, 2016 by philafric

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La Réserve naturelle de Naurzum:

Le 12 Janvier 2015 la Poste du Kazakhstan a procédé à l’émission d’un bloc feuillet composé de 03 figurines de 200T de valeur faciale chacune et ayant pour motif  la réserve naturelle de Naumrzum et ou sont représentés   respectivement le nénuphar blanc boréal –  Le Pygargue à queue blanche  et enfin L’élan ou orignal.

Designer: P. Sidorenko and S. Marshev                                    Designer: P. Sidorenko et S. Marshev
Paper: chalky                                                                                   Papier: crayeuse
Printing process: offset                                                                  Procédé d’impression: offset
Perforation: frame 13 1/2 : 13                                                       Dentelure: cadre 13 1/2: 13
Size of a stamp: 37 x 52 mm.                                                        Taille d’un timbre: 37 x 52 mm.
Size of the Souvenir Sheet: 148 x 104 mm.                                Taille du feuillet  Souvenir: 148 x 104 mm.
Printing run: 30.000                                                                      Tirage: 30,000
Michel catalogue numbers: Block64 (863-865)

200 (T.) multicoloured. White water lily (Nymphaea candida).
200 (T.) multicoloured. White tailed eagle (Haliaetus albicilla).
200 (T.) multicoloured. The elk (Alces alces).

Nymphaea candida : Nénuphar blanc boréal

Nymphaea candida : fiche culture et description de la plante aquatique en aquarium.

Description de Nymphaea candida, Nénuphar blanc boréal

Le nénuphar Nymphaea candida est une espèce de plante herbacée vivace aquatique du genre Nymphaea, indigène des habitats d’eau douce calme, de type lentique, dans l’Eurasie. La floraison a lieu en été, de Juillet à Août. La distribution de ce petit nénuphar s’étend sur l’Europe et jusqu’à l’ouest de la Sibérie. Les dépôts principaux se trouvent dans les eaux riches en éléments nutritifs. La croissance peut atteindre des longueurs de 30 à 100 cm, rarement jusqu’à 160 cm.
Nymphaea candida
Nymphaea candida

Nymphaea candida part d’une base de rhizomes dressés ou ascendants, non ramifiés. Le limbe est suborbiculaire, de 10 à 25 cm de diamètre, ressemblant à du papier, avec des abaxiales glabres. Chaque fleur porte de 20 à 25 pétales blancs, ovales et oblongues de 3 à 5,5 cm d’envergure. Le filament des étamines intérieures est plus large que les anthères. Les carpelles sont totalement unis avec des appendices carpellaires coniques et triangulaires.

Les fleurs sont solitaires, de 7 à 9 cm de diamètre et ont une nature hermaphrodite.

Parmi les utilisations médicinales, on citera qu’une décoction de la racine peut être utilisée dans le traitement de la diarrhée ou pour traiter les douleurs rénales bronchiques catarrhes, et peut être exploitée comme un gargarisme pour les maux de gorge. Ce nénuphar est également utilisé comme un cataplasme pour traiter les furoncles. Les fleurs ont un effet généralement calmant et sédatif sur le système nerveux, ce qui les rend utiles dans le traitement des troubles d’insomnie, d’anxiété et autres troubles semblables.

Ce nénuphar est parfois considéré comme une sous-espèce de Nymphaea alba (N. alba subsp. candida).

Données scientifiques sur Nymphaea candida

Classification et taxonomie de N. candida :
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Nymphaeales
Famille : Nymphaeaceae
Genre : Nymphaea
Espèce : candida
Rang : Espèce
Descripteur : J.Presl & C.Presl
Année description : 1822
Nom scientifique : Nymphaea candida
Synonymes : Nymphaea alba subsp. candida, Leuconymphaea candida
Noms communs : (fr) Nénuphar blanc boréal

 

Origine géographique, abondance :
Habitat naturel : Eurasie
Continent d’origine : Europe
Abondance : Courant
Maintenance de N. candida :
Maintenance : facile
Positionnement : Indifférent
Type : Rhizome
Croissance : Modérée
Éclairage : Intense
Volume ou type : Bassin de jardin, étang, mer, océan, la nature!
Taille : 50 à 150 cm
pH de l’eau : 5,5 à 7,5
Dureté de l’eau : 3 à 15 °GH

 

Pygargue à queue blanche

Haliaeetus albicilla – White-tailed Eagle

Identification :

Pygargue à queue blanche

Le Pygargue à queue blanche

Aigle très corpulent et de grande taille, il a une silhouette massive caractérisée par une large envergure et une queue courte cunéiforme. L’ensemble du plumage est brun foncé sauf la tête et la base du cou légèrement plus clairs. Les oiseaux âgés ont la tête et le cou blancs. Les adultes ont la queue blanche. La moitié de la longueur des pattes est emplumée. La tête est large et le bec très massif. Les pattes et le bec sont jaunes.
Le juvénile est beaucoup plus foncé, gagnant progressivement le plumage adulte en 5 ou 6 ans. La queue et le bec sont foncés, et la queue présente une bande terminale foncée chez les sub-adultes, avant de blanchir.

 

Chant : Le Pygargue à queue blanche se fait entendre surtout pendant la nidification, les paradesPygargue à queue blanche et la défense du territoire. Le mâle émet des cris puissants et rauques. La femelle a une voix plus grave.

Habitat : Espèce liée aux milieux aquatiques (côtes maritimes, grandes rivières, lacs, etc…), soit à l’intérieur des terres, soit au bord de mer. A l’intérieur, le Pygargue à queue blanche se plaît au bord des lacs et des fleuves propices à la prédation, dans la toundra et dans la forêt. Sur les côtes, il fréquente les falaises rocheuses escarpées.

Distribution : Groenland, nord de l’Europe et de la Sibérie. En dehors de l’ex-URSS, trois pays accueillent une forte population de pygargues à queue blanche : Norvège, ex-Allemagne de l’Est, Pologne.

Comportements : Cinq années sont nécessaires pour atteindre la maturité sexuelle.
Oiseau particulièrement discret en dehors de la période de reproduction. Il possède quasiment la même technique de chasse que les autres pygargues ou aigles pêcheurs, à la différence qu’il fait preuve d’endurance et est capable de poursuivre sa proie jusqu’à épuisement.
Les couples restent sur leur territoire à l’année, ou aux environs. Ils sont unis pour la vie et se reproduisent dans le même territoire chaque année. Au printemps, les parades aériennes se déroulent au-dessus du territoire. Les deux partenaires volent à environ 200 mètres de hauteur, proches l’un de l’autre, et effectuent des figures, des piqués et simulent des attaques.
Pour se nourrir, le Pygargue à queue blanche chasse, soit à l’affût, soit en volant assez bas, ou en décrivant des cercles en hauteur, afin de repérer ses proies.
Il pêche sur les eaux calmes qui lui permettent de voir les poissons. Quand une proie est repérée, il vole brièvement sur place, juste au-dessus, puis il la saisit au cours d’un vol rasant, en projetant rapidement ses serres dans l’eau. Lorsqu’un poisson est trop lourd, Pygargue à queue blanche il le tire jusqu’à la rive en battant des ailes.
Les oiseaux et les mammifères sont plutôt capturés par surprise. Il passe beaucoup de temps perché, sans bouger, sur un arbre, ou s’aventure en planant à travers son territoire.

Vol : Le Pygargue à queue blanche a un vol lourd, avec des séries de battements peu profonds, intercalés de courts glissés. Il rappelle souvent le vautour en vol.

Nidification : Son nid, particulièrement volumineux, est construit soit au sommet d’un grand arbre soit à l’abri d’une falaise inaccessible. Chaque couple en a plusieurs qui sont utilisés à plusieurs reprises et pendant une période conséquente.
La femelle dépose 2 à 3 oeufs blancs, à intervalles de 2 à 5 jours. L’incubation dure environ 35 à 45 jours, assurée par les deux parents, mais surtout par la femelle qui surveille les poussins en permanence pendant les premiers quinze jours qui suivent la naissance.
A quatre semaines, ils restent seuls au nid, tandis que les adultes chassent. Ils commencent à voler à l’âge de deux mois et demi, et restent aux alentours du nid pendant deux à trois semaines. Il leur faudra encore deux mois ou plus pour devenir indépendants.

Régime : Il prélève surtout le gibier d’eau : oies, foulques, canards etc… mais il est surtout friand de poissons. Il ne dédaigne pas les cadavres quand les temps sont durs et que la nécessité se fait sentir.

Protection / Menaces : Même si la population européenne semble amorcer une légère amélioration, la population dans l’Union Européenne ne dépasse pas les 600 couples. La chasse, les empoisonnements, la pollution des eaux, les prélèvements d’œufs et de poussins ainsi que la destruction et la disparition des zones humides, sont les principaux dangers qui la menacent.

Sources :

 

Autres liens :
D’après Buffon : Le Pygargue.
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive

Élan

Élan (Linnaeus 1758) – Alces alces

  • Ordre : Artiodactyla
  • Famille : Cervidae
  • Sous-famille : Capreolinae
  • Genre : Alces
  • Taille : 1,80 à 2,50 m (hauteur au garrot 2,00 m – envergure des bois 1,60 m)
  • Poids : 350 à 700 kg
  • Longévité : 15 à 20 ans

Statut de conservation UICN : LC préoccupation mineure

Description de l’élan

L’élan ou orignal est le plus grand représentant de la famille des cervidés. Son corps est haut perché sur des pattes longues et fines, terminées par des sabots larges et palmés qui l’empêchent de s’enfoncer dans la vase, la neige et les tourbières. Ses membres lui permettent de se déplacer aisément dans l’eau et de franchir les abattis ou les ronciers. Le mâle est deux fois plus lourd que la femelle et hormis ses impressionnants bois plats et palmés, il s’en distingue par une sorte de poche de peau pendant sous le cou, que l’on appelle barbe ou cloche. Sa tête est allongée et son museau large est pourvu d’une lèvre supérieure charnue. Il arbore une bosse graisseuse entre les épaules. Le pelage estival présente toutes les tonalités de brun, parfois très sombre, tandis que le poil d’hiver est plus grisâtre. La partie ventrale et les pattes sont grisées.

Élan mâle. © United States Federal Government - domaine public
Élan mâle. © United States Federal Government – domaine public

Habitat de l’élan

L’élan occupe la forêt boréale ou mixte et la toundra de l’hémisphère nord, aussi bien en Europe, qu’en Asie, qu’au Canada et en Alaska. Il fréquente également les rives des lacs et des cours d’eau, ainsi que les marécages où il trouve une partie de sa nourriture en été. Les forêts jeunes lui procurent une nourriture plus abondante et un meilleur abri contre le vent et le froid.

Comportement de l’élan

L’élan est un animal solitaire plutôt placide en règle générale, mais il peut devenir dangereux en période de rut. Il est capable de charger sans prévenir et a déjà été observé en plongée, en train de vouloir renverser des canoës en les soulevant à l’aide de ses bois. De même, après les mises bas, les femelles ne laissent personne approcher leur progéniture à moins de 25 mètres. Il est actif tôt le matin et en fin de journée avant la tombée de la nuit. Malgré sa masse et l’envergure de ses bois, c’est un animal discret qui évolue sur un territoire d’une dizaine d’hectares. Il peut atteindre 55 km/h à la course et franchir de larges cours d’eau à la nage. Des petits groupes peuvent se former en hiver pour être plus forts face aux prédateurs que sont les loups.

Élan femelle. © Derek Ramsey - GNU FDL Version 1.2
Élan femelle. © Derek Ramsey – GNU FDL Version 1.2

Reproduction de l’élan

La période de reproduction a lieu en automne durant les mois de septembre et d’octobre, et c’est la femelle qui choisit le mâle en l’attirant par ses cris. La période de gestation dure environ huit mois et la femelle met bas un seul petit en général. Celui-ci sera écarté à la naissance suivante. L’animal atteint sa maturité sexuelle entre 1 et 2 ans.

Élan femelle et son petit. © Oliver Abels - GNU FDL Version 1.2
Élan femelle et son petit. © Oliver Abels – GNU FDL Version 1.2

Régime alimentaire de l’élan

L’élan se nourrit de végétaux divers : herbes, plantes aquatiques qu’il peut brouter en maintenant la tête sous l’eau, jeunes branches, feuilles et écorces. Il peut compléter ses menus par des champignons, de la mousse et du lichen. Il trouve plus facilement sa nourriture sur les buissons et les jeunes arbres qui sont à sa hauteur et profite des zones où les castors ont recépé (couper près du sol) les arbres. Les rejets qui croissent à ces endroits sont plus vigoureux et contiennent davantage d’éléments nutritifs.

Élan femelle. © Daniel Mayer - GNU FDL Version 1.2
Élan femelle. © Daniel Mayer – GNU FDL Version 1.2

Menaces sur l’élan

L’élan, dont il existe sept sous-espèces, ne fait pas l’objet d’un statut de menace. Bien que règlementée, sa chasse est autorisée.

Photo d'un élan mâle. © USDA Forest Service - United States Federal Government - domaine publicPhoto d’un élan mâle. © USDA Forest Service – United States Federal Government – domaine public