ILE CHRISTMAS (26/04/2016) : Série faune

Posted in Ile CHRISTMAS on septembre 16, 2016 by philafric

 

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Le Crabe de cocotier:

Le 26 Avril 2016 la Poste Australienne a procédé à l’émission d’une série de 03 vignettes dont 02 se tenant dont la valeur faciale est 1$ AU x2 et $2 AU et dont le thème est  le » birgus latro » communément appelé le crabe de cocotier

Birgus latro, le crabe de cocotier.

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Nom scientifique : Birgus Latro, Linnaeus 1767. L’espèce a été nommée Pagurus latro puis Birgus latro, du latin lătro qui dans son sens le plus commun signifie « brigand », « voleur ».

Autre nom :  Le crabe de cocotier est aussi appelé pagure larron, crabe à bourse, boursière ou crabe voleur, car cet animal est capable de voler des objets présentant des traces de nourriture et ceci même à l’intérieur des habitations. Localement, le crabe de cocotier a d’autres noms, comme à Guam en chamorro, où on l’appelle ayuyu.

Distribution géographique

Les crabes de cocotier vivent dans une vaste zone s’étendant sur l’océan Indien et sur l’océan Pacifique occidental, sur 180 degrés de longitude. Au total, ils ont été observés sur 34 territoires différents. Les colonies les plus importantes sont celles de acs-sl’archipel des Chagos, de l’île Christmas et de l’atoll d’Aldabra aux Seychelles. De grandes populations existent également au Japon, aux Philippines, dans les îles Salomon, dans les îles Cook, à Niué et au Vanuatu ainsi que sur l’île de Juan de Nova située dans le canal du Mozambique.

Puisque les adultes ne peuvent pas nager, les crabes de cocotier, doivent avoir colonisé les îles à l’état de larves, aptes à la nage. Toutefois, certains chercheurs estiment que le développement larvaire d’à peine 28 jours n’est pas suffisant pour franchir les grandes distances entre les îles, et supposent que les jeunes crabes ont rejoint les îles sur des arbres ou d’autres objets à la dérive.

La répartition comporte quelques trous, notamment les alentours de Bornéo, en Indonésie, et en Nouvelle-Guinée. Ces îles, qui ont un environnement approprié et qui peuvent être rejointes facilement, n’ont pas de colonie de ce type de crabe parce que les populations y ont été exploitées jusqu’à l’extinction. Cependant, on les trouve sur l’île de Wakatobi et Sulawesi dans la même région.

Habitat et Biotope

Les crabes de cocotier vivent habituellement dans des tanières ou des fentes rocheuses, selon le terrain, mais principalement, ils se creusent leurs propres tanières dans le sable ou un terrain meuble. Ils vivent généralement dans les zones forestières et dans les zones sableuses où il y a des cocotiers. Durant le jour, l’animal reste caché dans son abri, soit pour se protéger des prédateurs, soit pour diminuer la perte d’eau due à la chaleur. Les adultes vivent principalement à l’intérieur des terres (jusqu’à 6 kilomètres de la mer environ). Seuls les jeunes spécimens séjournent près des récifs ou des lagons.

Caractéristiques physiques

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Le crabe de cocotier (Birgus latro) est le plus grand arthropode terrestre. De la famille des bernard l’hermite, il est connu pour sa capacité à casser des noix de coco grâce à ses fortes pinces, pour en manger le contenu. Il se répartit dans des îles et îlots de l’océan Pacifique et de l’océan Indien.

Ce crabe a un développement complexe associé à de singulières caractéristiques morphologiques. Son odorat est très performant et il a développé diverses stratégies pour préserver l’eau qui est indispensable à sa respiration.

 

  ♦  Morphologie générale

Généralement, l’adulte pèse jusqu’à quatre kilogrammes, sa longueur allant jusqu’à 40 centimètres pour une envergure d’une patte à l’autre pouvant aller jusqu’à un mètre. Le mâle est généralement plus grand que la femelle (dimorphisme sexuel). Des act-sauteurs affirment avoir trouvé des spécimens de plus de 17 kilogrammes, ce qui est généralement accepté comme la limite théorique pour un arthropode terrestre. Cependant, pour les animaux aquatiques qui sont soutenus par l’eau, la taille maximale d’un arthropode peut être supérieure (par exemple pour le grand crabe japonais Macrocheira kaempferi). Ces mensurations font du crabe de cocotier le plus grand arthropode terrestre du monde.

Le corps du crabe de cocotier, comme celui de tous les décapodes, se compose d’une partie antérieure (céphalothorax) munie de dix pattes et d’un abdomen. La paire la plus antérieure est munie de grosses pinces qu’il utilise pour casser les noix de coco ou soulever des objets (pouvant peser jusqu’à 28 kilogrammes) par exemple. Les deux paires suivantes servent à la locomotion. Les extrémités de la troisième paire sont biramés. Ces crustacés peuvent gravir les arbres jusqu’à une hauteur de six mètres, ce qu’ils font dans les cocotiers ou dans les palmiers pour en consommer les fruits. Les deux pattes de la paire postérieure sont minuscules et habituellement maintenues à l’intérieur de la carapace dans la cavité qui abrite les organes respiratoires. La femelle possède trois pléopodes (appendices articulés) du côté gauche pour porter ses œufs.

Les yeux du crabe de cocotier sont rouges et la couleur de son corps varie d’un bleu violet à un rouge orangé suivant son habitat.

  ♦  Exosquelette

Bien que Birgus latro appartienne à la superfamille des Paguroidea, seuls les juvéniles récupèrent les coquilles des gastéropodes pour protéger leurs abdomens mous. Parfois, ils utilisent même les coquilles des noix de coco brisées. Au contraire de bien d’autres espèces de Paguroidea, l’adulte du crabe de cocotier ne transporte pas de protection artificielle, mais durcit naturellement son abdomen en y ajoutant des couches de chitine. Ils recroquevillent également leur queue sous leur corps de manière à se protéger comme le font la plupart des Brachyura appelés « vrais crabes ». Toutefois, le crabe mue à intervalle régulier. La mue prend trente jours.

♦  Système respiratoire

Le crabe de cocotier adulte n’est pas apte à la nage et se noierait au bout de quelques heures malgré son système de branchies rudimentaire, probablement un vestige de son évolution. Il utilise un organe spécifique, nommé poumon acu-sbranchiostégal, pour respirer. Cet organe peut être considéré comme un stade intermédiaire entre la branchie et le poumon et est une des adaptations les plus significatives du crabe de cocotier à son habitat. Les chambres de cet organe sont situées dans la partie supérieure du céphalothorax, et contiennent un tissu similaire à celui des branchies. Mais, celui-ci est adapté pour capter l’oxygène de l’air plutôt que celui de l’eau, tout en ayant besoin d’eau pour fonctionner. Le crabe y pourvoit en humidifiant son poumon avec sa paire de pattes postérieures tout en les nettoyant. Ce procédé fonctionne également avec de l’eau salée, puisque le crabe a quand même besoin de contact avec la mer pour équilibrer sa teneur en sel. L’animal réduit sa perte d’eau notamment grâce à son abdomen durci.

  ♦  Odorat

Une autre particularité du crabe de cocotier est son odorat très performant, qui fonctionne différemment si les molécules humées sont des molécules hydrophiles dans l’eau ou des molécules hydrophobes dans l’air. Vivant dans l’eau, la majorité des autres crabes ont sur leurs antennes des organes spéciaux, nommés aesthetascs, qui déterminent la provenance et la concentration des odeurs dans l’eau. Par contre, chez le crabe de cocotier, qui vit sur la terre ferme, les aesthetascs sont très différentes de celles des autres crabes et ressemblent davantage aux organes olfactifs des insectes nommés sensilles. Bien que les insectes et le crabe de cocotier soient issus de différents parcours évolutifs, le même besoin de différencier les odeurs dans l’air les a conduits à développer des organes similaires (d’après la théorie du finalisme) ; on est en présence de convergence évolutive.

Le crabe de cocotier bouge par saccades ses antennes comme le font les insectes pour améliorer la perception. Ainsi il peut distinguer des odeurs intéressantes à de grandes distances, en particulier celles provenant de ses sources de nourriture : la viande en décomposition, la banane, la noix de coco…

 

Ethologie

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   ♦  Comportement

Les crabe de cocotier sont assez craintifs. Ils sont très sensibles à la présence d’un observateur, ce qui rend leur étude acs-s. En temps normal, ils se déplacent doucement en émettant des claquements, mais, s’ils sont en état d’alerte, ils sont très vifs. Bien qu’ils ne soient pas très combattants, ils se battent parfois entre eux. Ils utilisent alors leurs puissantes pinces et peuvent battre en retraite en cas de supériorité de leur adversaire.

  ♦  Alimentation

Les crabes de cocotier brisent des noix de coco avec leurs pinces. Le crabe de cocotier s’alimente généralement la nuit, par temps gris ou dans des endroits ombragés.

Son régime alimentaire se compose de fruits, entre autres les noix de coco, les fruits des pandanus ou encore, en captivité, des papayes ou des bananes. Toutefois, il mange presque n’importe quoi d’origine organique, de la végétation, des œufs de tortues,  des crustacés (ex. : Cardisoma), des cadavres d’animaux en putréfaction (rats, poissons…). Il peut également se nourrir d’exuvies de crustacés pour un apport en calcium. Il est friand de rats morts qu’il trouve dans les trappes à rongeurs, ou vivants qu’il arrive quelque fois à capturer à la volée. Des cas de cannibalisme ont même été observés en cas de manque de nourriture. On peut fréquemment observer des groupes de crabes agglutinés sur une source de nourriture. Les crabes de cocotier vont occasionnellement voler de la nourriture dans les habitations et la transportent dans leur tanière.

Il peut grimper sur les arbres soit pour en manger les fruits, soit pour échapper à la chaleur ou aux prédateurs. Il utilise probablement les huiles de noix de coco comme source de lipides. Les crabes de cocotier ne peuvent pas ouvrir les noix de coco fraîches, et une théorie dit que les crabes de cocotiers feraient délibérément tomber les noix de coco pour les endommager, mais celle-ci est contestée.

  ♦  Reproduction et stades de croissance

Les crabes de cocotier s’accouplent fréquemment et rapidement sur la terre ferme de mai à septembre, et plus act-sparticulièrement en juillet et août. Le mâle et la femelle se battent, puis le mâle retourne la femelle sur le dos pour l’accouplement qui dure environ quinze minutes. Peu après, la femelle pond et colle ses œufs dans le bas de son abdomen ; elle les transporte ainsi pendant environ un mois. Le nombre d’œufs varie de 50 000 à 150 000.

Au moment de leur éclosion, habituellement en octobre ou en novembre, la femelle lâche les œufs dans la mer à marée haute. Les larves qui se forment, appelées zoés, flottent dans la mer pendant 3 à 4 semaines et constituent la nourriture de multiples prédateurs. Ensuite, elles passent au stade de glaucothoés, pour une durée également de 3 à 4 semaines, pendant laquelle elles visitent de temps en temps la terre ferme en se protégeant avec des coquilles suffisamment petites. Comme pour tous les bernard l’hermite terrestres, ils changent de coquille durant leur croissance, mais peuvent aussi utiliser des fragments de noix de coco. Le jeune spécimen muant trois fois dans sa première année, il change quatre fois de coquille. Dès que les juvéniles sont grands (vers 1 an), leur carapace se durcit. Ils vivent alors entre l’océan et la falaise. Passé l’âge de trois ans, ils abandonnent l’océan et perdent la capacité de respirer dans l’eau. Ils atteignent le stade d’adulte et leur maturité sexuelle vers cinq ans.

Pour se protéger du soleil et des prédateurs, les crabes s’aménagent alors des terriers dans des roches calcaires ou encore des noix de coco ou de palmes… Ils ne muent dès lors plus qu’une fois par an dans une chambre de mue (trou de 50 centimètres de profondeur et à 1 mètre de l’entrée du terrier). L’espérance de vie d’un crabe de cocotier qui atteint l’âge adulte est d’environ 30 ans.

Menaces

Les jeunes crabes de cocotier sont vulnérables à plusieurs animaux introduits récemment dans les îles. Par exemple, la fourmi Anoplolepis gracilipes, accidentellement apportée d’Afrique sur l’île Christmas en 1915, est un grand prédateur du crabe de cocotier.

Les adultes à la vue médiocre et qui repèrent le danger par les vibrations du sol, sont des proies relativement aisées pour l’être humain qui est son principal prédateur, sinon le seul. Il peut être également indirectement victime d’intoxication après avoir mangé des cadavres de rats empoisonnés.

Selon les critères de l’UICN, il n’y a pas assez de données pour dire si le crabe de cocotier est une espèce menacée. Par acu-sconséquent on lui attribue le statut DD (en anglais, data deficient, c’est-à-dire données insuffisantes), certains rapports le considérant comme en voie d’extinction, alors que d’autres signalent des populations nombreuses. En fait, il semble que la situation soit très diverse selon les endroits, de l’abondance à la rareté. Quoi qu’il en soit, les développements humains sur les côtes de plusieurs îles réduisent leur habitat, ce qui nuit généralement à la survie du crabe de cocotier.

Les vides dans l’aire de répartition du crabe de cocotier peuvent également être des facteurs d’isolement de certaines colonies et ainsi favoriser leur disparition par le défaut de renouvellement génétique.

Protection

Le crabe de cocotier est protégé dans certaines réserves, notamment aux îles Cook. Dans l’archipel des Chagos et en Indonésie, leur chasse est totalement interdite. Des mesures moins restrictives ont été prises dans d’autres pays comme au Vanuatu par exemple. Celles-ci restreignent la chasse par des licences obligatoires, des saisons ou encore des limitations de taille ou de nombre de spécimens pris.

Le crabe de cocotier et l’Homme

Le crabe de cocotier est une ressource alimentaire importante dans de nombreuses îles de l’océan Indien et du Pacifique. Les parties préférées sont les pinces et les pattes, bien que les œufs et le gras de l’abdomen soient dans certaines cuisines considérés comme des morceaux de choix. Le crabe de cocotier peut être préparé comme le homard, bouilli à l’eau ou à la vapeur. Selon les îles, on trouve une grande gamme de recettes telles que le crabe de cocotier cuit dans le lait de coco. Bien que la chair du crabe ne soit habituellement pas toxique, des cas d’intoxication ont été sporadiquement rapportés dans les îles Ryūkyū au Japon et dans les Tuamotu (en Polynésie française), mis sur le compte de la consommation par l’animal de certains végétaux. Des cas mortels ont été récemment décrits en Nouvelle-Calédonie à partir de crabes de cocotier capturés sur l’île de Maré, reliés à la consommation par le crustacé de l’amande du faux manguier, Cerbera manghas. De la neriifoline, un glycoside cardiotoxique proche des digitaliques et produit par certaines plantes de la famille des Apocynaceae ont été formellement mis en cause. La viande de crabe de cocotier n’est pas un produit commercial et n’est pas habituellement vendue bien qu’elle soit considérée par certains comme un aphrodisiaque.

 

 

 

 

KAZAKHSTAN ( 12/01/2015 ) Réserve naturelle de Naurzum.

Posted in KAZAKHSTAN on août 10, 2016 by philafric

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La Réserve naturelle de Naurzum:

Le 12 Janvier 2015 la Poste du Kazakhstan a procédé à l’émission d’un bloc feuillet composé de 03 figurines de 200T de valeur faciale chacune et ayant pour motif  la réserve naturelle de Naumrzum et ou sont représentés   respectivement le nénuphar blanc boréal –  Le Pygargue à queue blanche  et enfin L’élan ou orignal.

Designer: P. Sidorenko and S. Marshev                                    Designer: P. Sidorenko et S. Marshev
Paper: chalky                                                                                   Papier: crayeuse
Printing process: offset                                                                  Procédé d’impression: offset
Perforation: frame 13 1/2 : 13                                                       Dentelure: cadre 13 1/2: 13
Size of a stamp: 37 x 52 mm.                                                        Taille d’un timbre: 37 x 52 mm.
Size of the Souvenir Sheet: 148 x 104 mm.                                Taille du feuillet  Souvenir: 148 x 104 mm.
Printing run: 30.000                                                                      Tirage: 30,000
Michel catalogue numbers: Block64 (863-865)

200 (T.) multicoloured. White water lily (Nymphaea candida).
200 (T.) multicoloured. White tailed eagle (Haliaetus albicilla).
200 (T.) multicoloured. The elk (Alces alces).

Nymphaea candida : Nénuphar blanc boréal

Nymphaea candida : fiche culture et description de la plante aquatique en aquarium.

Description de Nymphaea candida, Nénuphar blanc boréal

Le nénuphar Nymphaea candida est une espèce de plante herbacée vivace aquatique du genre Nymphaea, indigène des habitats d’eau douce calme, de type lentique, dans l’Eurasie. La floraison a lieu en été, de Juillet à Août. La distribution de ce petit nénuphar s’étend sur l’Europe et jusqu’à l’ouest de la Sibérie. Les dépôts principaux se trouvent dans les eaux riches en éléments nutritifs. La croissance peut atteindre des longueurs de 30 à 100 cm, rarement jusqu’à 160 cm.
Nymphaea candida
Nymphaea candida

Nymphaea candida part d’une base de rhizomes dressés ou ascendants, non ramifiés. Le limbe est suborbiculaire, de 10 à 25 cm de diamètre, ressemblant à du papier, avec des abaxiales glabres. Chaque fleur porte de 20 à 25 pétales blancs, ovales et oblongues de 3 à 5,5 cm d’envergure. Le filament des étamines intérieures est plus large que les anthères. Les carpelles sont totalement unis avec des appendices carpellaires coniques et triangulaires.

Les fleurs sont solitaires, de 7 à 9 cm de diamètre et ont une nature hermaphrodite.

Parmi les utilisations médicinales, on citera qu’une décoction de la racine peut être utilisée dans le traitement de la diarrhée ou pour traiter les douleurs rénales bronchiques catarrhes, et peut être exploitée comme un gargarisme pour les maux de gorge. Ce nénuphar est également utilisé comme un cataplasme pour traiter les furoncles. Les fleurs ont un effet généralement calmant et sédatif sur le système nerveux, ce qui les rend utiles dans le traitement des troubles d’insomnie, d’anxiété et autres troubles semblables.

Ce nénuphar est parfois considéré comme une sous-espèce de Nymphaea alba (N. alba subsp. candida).

Données scientifiques sur Nymphaea candida

Classification et taxonomie de N. candida :
Classe : Magnoliopsida
Ordre : Nymphaeales
Famille : Nymphaeaceae
Genre : Nymphaea
Espèce : candida
Rang : Espèce
Descripteur : J.Presl & C.Presl
Année description : 1822
Nom scientifique : Nymphaea candida
Synonymes : Nymphaea alba subsp. candida, Leuconymphaea candida
Noms communs : (fr) Nénuphar blanc boréal

 

Origine géographique, abondance :
Habitat naturel : Eurasie
Continent d’origine : Europe
Abondance : Courant
Maintenance de N. candida :
Maintenance : facile
Positionnement : Indifférent
Type : Rhizome
Croissance : Modérée
Éclairage : Intense
Volume ou type : Bassin de jardin, étang, mer, océan, la nature!
Taille : 50 à 150 cm
pH de l’eau : 5,5 à 7,5
Dureté de l’eau : 3 à 15 °GH

 

Pygargue à queue blanche

Haliaeetus albicilla – White-tailed Eagle

Identification :

Pygargue à queue blanche

Le Pygargue à queue blanche

Aigle très corpulent et de grande taille, il a une silhouette massive caractérisée par une large envergure et une queue courte cunéiforme. L’ensemble du plumage est brun foncé sauf la tête et la base du cou légèrement plus clairs. Les oiseaux âgés ont la tête et le cou blancs. Les adultes ont la queue blanche. La moitié de la longueur des pattes est emplumée. La tête est large et le bec très massif. Les pattes et le bec sont jaunes.
Le juvénile est beaucoup plus foncé, gagnant progressivement le plumage adulte en 5 ou 6 ans. La queue et le bec sont foncés, et la queue présente une bande terminale foncée chez les sub-adultes, avant de blanchir.

 

Chant : Le Pygargue à queue blanche se fait entendre surtout pendant la nidification, les paradesPygargue à queue blanche et la défense du territoire. Le mâle émet des cris puissants et rauques. La femelle a une voix plus grave.

Habitat : Espèce liée aux milieux aquatiques (côtes maritimes, grandes rivières, lacs, etc…), soit à l’intérieur des terres, soit au bord de mer. A l’intérieur, le Pygargue à queue blanche se plaît au bord des lacs et des fleuves propices à la prédation, dans la toundra et dans la forêt. Sur les côtes, il fréquente les falaises rocheuses escarpées.

Distribution : Groenland, nord de l’Europe et de la Sibérie. En dehors de l’ex-URSS, trois pays accueillent une forte population de pygargues à queue blanche : Norvège, ex-Allemagne de l’Est, Pologne.

Comportements : Cinq années sont nécessaires pour atteindre la maturité sexuelle.
Oiseau particulièrement discret en dehors de la période de reproduction. Il possède quasiment la même technique de chasse que les autres pygargues ou aigles pêcheurs, à la différence qu’il fait preuve d’endurance et est capable de poursuivre sa proie jusqu’à épuisement.
Les couples restent sur leur territoire à l’année, ou aux environs. Ils sont unis pour la vie et se reproduisent dans le même territoire chaque année. Au printemps, les parades aériennes se déroulent au-dessus du territoire. Les deux partenaires volent à environ 200 mètres de hauteur, proches l’un de l’autre, et effectuent des figures, des piqués et simulent des attaques.
Pour se nourrir, le Pygargue à queue blanche chasse, soit à l’affût, soit en volant assez bas, ou en décrivant des cercles en hauteur, afin de repérer ses proies.
Il pêche sur les eaux calmes qui lui permettent de voir les poissons. Quand une proie est repérée, il vole brièvement sur place, juste au-dessus, puis il la saisit au cours d’un vol rasant, en projetant rapidement ses serres dans l’eau. Lorsqu’un poisson est trop lourd, Pygargue à queue blanche il le tire jusqu’à la rive en battant des ailes.
Les oiseaux et les mammifères sont plutôt capturés par surprise. Il passe beaucoup de temps perché, sans bouger, sur un arbre, ou s’aventure en planant à travers son territoire.

Vol : Le Pygargue à queue blanche a un vol lourd, avec des séries de battements peu profonds, intercalés de courts glissés. Il rappelle souvent le vautour en vol.

Nidification : Son nid, particulièrement volumineux, est construit soit au sommet d’un grand arbre soit à l’abri d’une falaise inaccessible. Chaque couple en a plusieurs qui sont utilisés à plusieurs reprises et pendant une période conséquente.
La femelle dépose 2 à 3 oeufs blancs, à intervalles de 2 à 5 jours. L’incubation dure environ 35 à 45 jours, assurée par les deux parents, mais surtout par la femelle qui surveille les poussins en permanence pendant les premiers quinze jours qui suivent la naissance.
A quatre semaines, ils restent seuls au nid, tandis que les adultes chassent. Ils commencent à voler à l’âge de deux mois et demi, et restent aux alentours du nid pendant deux à trois semaines. Il leur faudra encore deux mois ou plus pour devenir indépendants.

Régime : Il prélève surtout le gibier d’eau : oies, foulques, canards etc… mais il est surtout friand de poissons. Il ne dédaigne pas les cadavres quand les temps sont durs et que la nécessité se fait sentir.

Protection / Menaces : Même si la population européenne semble amorcer une légère amélioration, la population dans l’Union Européenne ne dépasse pas les 600 couples. La chasse, les empoisonnements, la pollution des eaux, les prélèvements d’œufs et de poussins ainsi que la destruction et la disparition des zones humides, sont les principaux dangers qui la menacent.

Sources :

 

Autres liens :
D’après Buffon : Le Pygargue.
Iucn
Birdlife
Xeno_Canto
Avibase
Hbw Alive

Élan

Élan (Linnaeus 1758) – Alces alces

  • Ordre : Artiodactyla
  • Famille : Cervidae
  • Sous-famille : Capreolinae
  • Genre : Alces
  • Taille : 1,80 à 2,50 m (hauteur au garrot 2,00 m – envergure des bois 1,60 m)
  • Poids : 350 à 700 kg
  • Longévité : 15 à 20 ans

Statut de conservation UICN : LC préoccupation mineure

Description de l’élan

L’élan ou orignal est le plus grand représentant de la famille des cervidés. Son corps est haut perché sur des pattes longues et fines, terminées par des sabots larges et palmés qui l’empêchent de s’enfoncer dans la vase, la neige et les tourbières. Ses membres lui permettent de se déplacer aisément dans l’eau et de franchir les abattis ou les ronciers. Le mâle est deux fois plus lourd que la femelle et hormis ses impressionnants bois plats et palmés, il s’en distingue par une sorte de poche de peau pendant sous le cou, que l’on appelle barbe ou cloche. Sa tête est allongée et son museau large est pourvu d’une lèvre supérieure charnue. Il arbore une bosse graisseuse entre les épaules. Le pelage estival présente toutes les tonalités de brun, parfois très sombre, tandis que le poil d’hiver est plus grisâtre. La partie ventrale et les pattes sont grisées.

Élan mâle. © United States Federal Government - domaine public
Élan mâle. © United States Federal Government – domaine public

Habitat de l’élan

L’élan occupe la forêt boréale ou mixte et la toundra de l’hémisphère nord, aussi bien en Europe, qu’en Asie, qu’au Canada et en Alaska. Il fréquente également les rives des lacs et des cours d’eau, ainsi que les marécages où il trouve une partie de sa nourriture en été. Les forêts jeunes lui procurent une nourriture plus abondante et un meilleur abri contre le vent et le froid.

Comportement de l’élan

L’élan est un animal solitaire plutôt placide en règle générale, mais il peut devenir dangereux en période de rut. Il est capable de charger sans prévenir et a déjà été observé en plongée, en train de vouloir renverser des canoës en les soulevant à l’aide de ses bois. De même, après les mises bas, les femelles ne laissent personne approcher leur progéniture à moins de 25 mètres. Il est actif tôt le matin et en fin de journée avant la tombée de la nuit. Malgré sa masse et l’envergure de ses bois, c’est un animal discret qui évolue sur un territoire d’une dizaine d’hectares. Il peut atteindre 55 km/h à la course et franchir de larges cours d’eau à la nage. Des petits groupes peuvent se former en hiver pour être plus forts face aux prédateurs que sont les loups.

Élan femelle. © Derek Ramsey - GNU FDL Version 1.2
Élan femelle. © Derek Ramsey – GNU FDL Version 1.2

Reproduction de l’élan

La période de reproduction a lieu en automne durant les mois de septembre et d’octobre, et c’est la femelle qui choisit le mâle en l’attirant par ses cris. La période de gestation dure environ huit mois et la femelle met bas un seul petit en général. Celui-ci sera écarté à la naissance suivante. L’animal atteint sa maturité sexuelle entre 1 et 2 ans.

Élan femelle et son petit. © Oliver Abels - GNU FDL Version 1.2
Élan femelle et son petit. © Oliver Abels – GNU FDL Version 1.2

Régime alimentaire de l’élan

L’élan se nourrit de végétaux divers : herbes, plantes aquatiques qu’il peut brouter en maintenant la tête sous l’eau, jeunes branches, feuilles et écorces. Il peut compléter ses menus par des champignons, de la mousse et du lichen. Il trouve plus facilement sa nourriture sur les buissons et les jeunes arbres qui sont à sa hauteur et profite des zones où les castors ont recépé (couper près du sol) les arbres. Les rejets qui croissent à ces endroits sont plus vigoureux et contiennent davantage d’éléments nutritifs.

Élan femelle. © Daniel Mayer - GNU FDL Version 1.2
Élan femelle. © Daniel Mayer – GNU FDL Version 1.2

Menaces sur l’élan

L’élan, dont il existe sept sous-espèces, ne fait pas l’objet d’un statut de menace. Bien que règlementée, sa chasse est autorisée.

Photo d'un élan mâle. © USDA Forest Service - United States Federal Government - domaine publicPhoto d’un élan mâle. © USDA Forest Service – United States Federal Government – domaine public

 

RUSSIE(01/07/1992)Série oiseaux: Les canards

Posted in RUSSIE on juillet 18, 2016 by philafric

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Série canards

Le 1er Juillet1992,la Poste Russe a procédé à l’émission  d’une série de timbres de valeurs faciale 1R – 2R et 3R et d’un bloc composé de 3 vignettes  de (1R x3),de 4 vignette de (2Rx4) et de 3 vignettes de (3Rx2) soit d’une valeur faciale de 17 Roubles. Il s’agit de la Sarcelle d’été (

Catalogue Michel # 254/56

Sarcelle d’été

Anas querquedula – Garganey

Identification : 
Sarcelle d'étéCe canard de surface est légèrement plus grand, possède un cou un peu plus long et unbec plus important que laSarcelle d’hiver. En livréenuptiale, le mâle est typique et immédiatement identifiable : une large bande blanche en forme de demi-cercle démarre en arrière de l’oeil et aboutit jusqu’à la nuque. Le reste de la tête, du cou et de la poitrine sont brun rougeâtre sombre et provoque un contraste saisissant avec les flancs gris pâle accentué encore par les scapulaires allongées et rayées de noir et de blanc. La femelle, le mâle en éclipse et le juvénile sont plus difficilement repérables, rappelant beaucoup d’autres petits canards. Il faut faire preuve alors de nombreuses qualités d’observation. Les caractères discriminants les plus probants sont sans doute la calotte et le trait oculaire très sombres, ce dernier étant mis particulièrement en valeur par le fond chamois clair qui l’environne. 

Chant : Pendant la période nuptiale, le mâle pousse un cri sec en crécelle. Le femelle émet un knéék proche de la Sarcelle d’hiver. 

Habitat : La Sarcelle d’été fréquente les lacs et les étangs en milieu ouvert, recherche plus les marais que la Sarcelle d’hiver. Elle a une prédilection particulière pour les terrains marécageux Sarcelle d'étéavec zones d’eau libre tranquilles, cernés par une végétation riveraine fournie. On la retrouve également sur les bords de retenues artificielles et des gravières en eau. De passage, elle aime se reposer sur les eaux côtières. 

Comportements : C’est la seule espèce de canard à quitter totalement notre continent en hiver. La Sarcelle d’été niche en faible densité en Europe Occidentale. Elle est plus répandue en Europe du Nord et en Russie. En France, la population recensée est estimée entre 250 et 350 couples principalement répartis dans les marais de l’ouest entre Loire et Gironde. La migration à travers notre pays en direction de l’Afrique au sud du Sahara a lieu principalement en août et septembre et se déroule de façon discrète et diffuse sans concentration importante. Le retour s’effectue de fin février à fin avril. Cependant, on assiste parfois à de grands rassemblements sur le littoral et dans les baies abritées où les sarcelles s’accordent une journée de transition et de repos au cours de leur long parcours migratoire. 
Autrefois, les Romains avaient domestiqué la sarcelle, elle a aujourd’hui repris l’état sauvage. 

Vol : Vole le cou tendu. 

Nidification : La période de nidification intervient dès le début du mois de mai. Dans une cuvette d’herbe et de duvetaménagée au coeur d’une touffe de joncs près de l’eau, la cane pond une dizaine d’oeufs crème. L’incubation qui dure entre 21 et 23 jours est le domaine réservé de la femelle. Les canetons sont nidifuges : quelques heures après l’éclosion, ils gagnent l’eau et entament les premiers parcours exploratoires. Au bout de 2 mois, ils sont aptes à voler. 

Régime : Elle est omnivore, avec une priorité pour les aliments d’origine végétale. En hiver, son alimentation se compose principalement de graines. Le reste de l’année, en plus de sa traditionnelle ration de végétaux, la Sarcelle d’été se nourrit aussi d’insectes, de crustacés et de mollusques. Sa quête de nourriture s’effectue en eau peu profonde en nageant la tête au ras de l’eau ou faiblement immergée. 

Sources :

  

Autres liens : 
D’après Buffon : La Sarcelle d’été. 
Iucn 
Birdlife 
Xeno_Canto 
Avibase 
Hbw Alive

Fuligule milouin

Aythya ferina – Common Pochard

Identification : 
Fuligule milouinC’est un oiseau de taille moyenne, légèrement plus petit que le colvert, avec une une queue courte dont l’arrière est orienté vers le haut pendant la nage. Son cou long et son longbec à culmen concave qui se poursuit par un front pentu lui donne un profil assez typique, avec une calotte légèrement conique. En tous plumages, les ailes portent une barre grisâtre diffuse. Le mâle nuptial présente une tête brun-roux, un bec noir avec un trait distal gris clair. L’oeil est rouge, la poitrine noir brillant, les flancs et le dos gris cendré clair, pouvant paraître presque blanchâtres en pleine lumière. L’arrière est noir. En vol, les couvertures alaires gris moyen et la barre alaire gris clair donnent à l’oiseau un aspect délavé, assez pâle. La femelle Fuligule milouinadulte est gris brunâtre avec des flancs et un dos grisâtres, une poitrine, une calotte et un cou brunâtres plus foncés. Les motifs diffus, clairs et foncés, sur les côtés de la tête et le profil de la tête et du bec sont les meilleurs critères de discrimination. L’oeil est brun-rouge. Les juvéniles ressemblent à la femelle adulte toutefois leur coloration est plus uniforme et la ligne pâle en arrière de l’oeil est absente. L’iris est olive jaunâtre. 

Chant : C’est un oiseau en général silencieux. Les femelles émettent des grognements rauques, les mâles émettent des sifflements entrecoupés d’une finale nasillarde. 

Habitat : Les nicheurs français sont presque tous répartis dans une large moitié nord du pays : Dombes, Forez, Brenne, Lorraine et Sologne. Ils y fréquentent les marais, les étangs, cours Fuligule milouind’eau calmes et anciennes gravières aux berges couvertes de roseaux et d’iris. Ce canard plongeur occupe aussi les réservoirs artificiels et plus particulièrement lacs de barrage. Son aire de répartition se situe en Eurasie jusqu’au Lac Baikhal. Les effectifs sont en constant accroissement en Europe Occidentale et Centrale 

Comportements : C’est un des canards plongeurs les plus communs en Europe. En France, 60 000 milouins hivernent mais il n’en reste plus que 5000 environ pour nicher au printemps. Les hivernants arrivent à partir du mois d’octobre et repartent dès mars et avril., la plupart pour nicher dans l’est et le centre de l’Europe. Grégaire, le milouin passe la plupart de l’année en groupe. De grandes troupes comptant jusqu’à 500 membres se forment souvent en hiver et des bandes plus importantes, de 3000 et plus, se rassemblent également pour muer. Le milouin s’associe volontiers à d’autres canards, surtout les fuligules morillons ou milouinans mais reste néannmoins groupé avec ses congénères au sein de ces troupes mixtes. Il n’aime guère voler et préfère plonger pour fuir le danger. Celà n’est pas surprenant car il doit, pour s’envoler, prendre son élan en courant à la surface de l’eau tout en battant énergiquement des ailes. Cependant, une fois en l’air, le milouin progresse d’un vol rapide et direct, en adoptant souvent une formation en ‘V’. 

Nidification : Le mâle et la femelle s’apparient d’ordinaire alors qu’ils sont encore en hivernage. Au printemps, les milouins repartent vers le Nord ou vers l’Est en direction des zones de nidification. Ils sont prêts pour la saison de reproduction qui dure d’avril à juin et parfois quelques semaines de plus dans les secteurs les plus nordiques de l’aire de répartition. Après l’accouplement, le mâle reste en compagnie de la femelle jusqu’à ce qu’elle ait pondu mais il ne prend part en général ni à l’incubation ni à l’élevage des jeunes. Le nid est placé dans la végétation riveraine, garni du duvet de la femelle. C’est souvent une simpledépression encadrée par un amas de végétaux. La femelle y pond de 5 à 12 oeufs dont l’incubation dure 27 ou 28 jours. Les canetons sont nidifuges et restent près de la femelle durant 8 semaines. 

Régime : Le Fuligule milouin mange pratiquement tout ce qu’il peut atteindre en plongeant depuis la surface. Néanmoins, il se nourrit surtout de graines, de racines, de feuilles et de bourgeons de plantes aquatiques telles que les lentilles d’eau et les potamots. En plongeant il capture également des mollusques, des crustacés, des vers et des larves d’insectes. Le milouin s’alimente principalement le matin et le soir. Il disparaît sous l’eau après un petit bond et reste normalement immergé 13 à 16 secondes. Il préfère se nourrir en eau claire, entre 1 et 3,50 mètres mais il peut aussi se contenter de barboter en eau peu profonde. 

Sources :

  

Autres liens : 
Fiche du fuligule milouin du site Pouyo et les oiseaux 
Iucn 
Birdlife 
Xeno_Canto 
Avibase 
Hbw Alive

 

Canard à faucilles

Anas falcata – Falcated Duck

Identification : 
Canard à faucillesSa silhouette lourde, son corps massif , sa calotte arrondie, sonbec mince et sa queue courte en font un oiseau facilement reconnaissable. Cette espècepossède un dimorphisme sexuel flagrant et son plumage subit des variations saisonnières importantes. Le mâle adulte nicheur présente une huppependante , une tête à reflets verts, bronzes et pourpres. Un point blanc macule le front. La gorge et le devant du cou blancs sont enserrés par un étroit collier noir. La poitrine gris-pâle est marquée par de nombeux croissants noirs. Les flancs, le ventre, les côtés du bas-ventre et le dessus forment un vaste ensemble gris-pâle finement vermiculé de noir. Les sous-caudales blanc-jaunâtre sont bordées de noir. Les scapulaires grises sont allongées et pointues. Les tertiaires noires et grises présentent une forme allongée, pointue et fortement incurvée. Le dos, le croupion et les sus-caudales affichent une teinte noirâtre. Les couvertures ont une large bande subterminaleblanche. Les primaires sont gris-noirâtre, les secondaires noir verdâtre métallique avec une extrémité pâle. Le dessous desailes est clair. En plumage éclipse, le mâle adulte est difficile à distinguer de la femelle adulte. Cependant, la calotte, la nuque et le dessus sont plus foncés, l’aile est semblable à celle du mâle nicheur mais les tertiaires sont plus courtes et moins incurvées. 
La femelle possède une courte huppe. La tête et le cou présentent une teinte brun-grisâtre avec de nombreuses stries foncées. La poitrine Canard à faucilleset le reste du dessous sont d’un brun plus chaud avec des plumes qui présentent des marquessubterminales foncées. Le milieu du ventre est plus pâle, plus jaunâtre et presque uni. Le bas-ventre porte des taches foncées. Le dessus est brun foncé, avec des liserés brun clair sur le manteau et le dos et des extrémités jaunâtres sur le croupion et les sus-caudales. La queue affiche une teinte grise avec des taches foncées et une extrémité pâle. Les couvertures sus-alaires et les grandes couvertures sont brun-gris avec des franges claires, lessecondaires noirâtres avec de pâles reflets verts. Le dessous des ailesest identique à celui des mâles aveccependant des taches plus évidentes sur les petites couvertures. 

Habitat : C’est un oiseau des zones humides dégagées. Pendant la saison de reproduction, il s’installe à proximité des prairies inondées et des lacs dans les vallées de plaines ouvertes ou faiblement boisées. En hiver, il fréquente surtout les rivières, les lacs, les prairies inondées à basse altitude. On le trouve moins souvent au bord des lagunes côtières et dans les estuaires. Ce canard est endémique de l’Asie Orientale. Répandu, mais très localisé, c’est un visiteur d’été dans le nord-est de l’Asie et surtout l’ex-URSS. Son aire de nidification, vaste et très compacte, couvre une grande partie du sud de la Sibérie Orientale jusqu’au bassin de l’Angara à l’ouest, le nord de la Mongolie, le Heilungskiang en Chine, Hokkaïdo, Sakhaline et les îles Kouryles. Son aired’hivernage s’étend sur une grande partie des plaines d’Asie Orientale, surtout dans l’est de la Chine, en Corée, au Japon et au sud jusqu’au Viet-Nam. Un petit nombre d’individus migre jusqu’au nord-est de l’Inde, mais l’espèce demeure rare dans l’ouest du subcontinent Canard à faucillesindien et au Népal. Dans des conditions exceptionnelles, lorsque la sècheresse s’abat sur la partie occidentale de sonaire d’hivernage, des isolés poussent jusqu’en Sibérie Occidentale, en Afghanistan, en Iran, Jordanie, Irak et même jusqu’en Turquie. 

Comportements : Les formes de groupement sont assez variables. En général, c’est uneespèce assez sociable qui vit en couples ou en petits groupes. Toutefois, en hiver, et pendant lamigration, elle se rassemble en grandes troupes. Autre exception, au milieu de l’été, les mâles se regroupent en larges bandes pour la mue. La migration vers le sud commence dès la mi-septembre. Sauf pendant la période nuptiale, cet oiseau est assez silencieux. : le mâle émét un ‘nheck’ bref ou un sifflement bas. Le cri de la femelle est un ‘gag ag ag ag ag ag ag’ répété , bref qui s’apparente au cancanement du colvert mais en plus aigu. 

Nidification : Les canards à faucilles arrivent sur les lieux de la nidification entre la mi-avril et la mi-mai. La reproduction en elle-même se déroule de mai à juillet, un peu plus tard dans le nord de l’aire. Le nid est placé très près de l’eau dans les grandes herbes ou sous les buissons. La ponte est constituée de 6 à 9 oeufs jaunâtres. L’incubation dure environ 24 jours. Les mâles semblent aider les femelles à s’occuper des jeunes lorsqu’ils sont très petits. 

Régime : Le Canard à faucilles se nourrit surtout en barbotant et en basculant le corps dans l’eau libre. C’est principalement un végétarien qui se nourrit d’herbes, de riz et de graines. Il complète son régime avec des mollusques et desinsectes. 

Sources :

GUYANE (04/02/2014) Série faune: Le Singe Araignée

Posted in GUYANE on février 12, 2016 by philafric

Singe Araignée 1  Singe araignée 2

 Singe araignée 3  Singe araignée 4

Le Singe Araignée

Le 04 Février 2014 La Poste de la Guyane en collaboration avec le Fond Mondial Pour la Protection des Animaux le WWF a procédé à l’émission d’une série de 04 timbres d’une valeur faciale 1,80 $ chacun et ayant pour thème le Singe Araignée une espèce menacée de disparition.

spider Monkey (Le Singe Araignée )

singe-araignée

Scientific Name: Ateles geoffroyi Nom scientifique: Ateles geoffroyi

Kingdom: Animalia Uni: Animalia

Phylum: Chordata Phylum: Chordata

Class: Mammalia Classe: Mammifères

Order: Primates Ordre: Primates

Family: Atelidae Famille: Atelidae

Distribution: Spider singes vivent dans les climats tropicaux, en particulier les forêts de conifères de l’Amérique Centrale et du Sud.Ils peuvent également être trouvés aussi loin au nord que le Mexique.

Habitat: singes araignée sont arboricoles (habite dans les arbres). Progresser dans la canopée supérieure, singes araignées chassent avec facilité et sans la concurrence des autres primates.  En outre, il convient de noter qu’ils habitent parfois à feuilles caduques et les forêts de mangroves demi.

Description: singes-araignées ont un trait distinctif des autres singes, cheveux brillants qui couvre tout leur corps sauf le visage.  Leurs longs bras longilignes et préhensiles (préhension) queues permettent de se Singe Araignée 1déplacer dans les arbres avec facilité. Ils ne possèdent pas les pouces mais ils peuvent encore l’adhérence puissamment à des branches d’arbres sans aucune limitation.  Une autre particularité des singes-araignées est le morceau de peau qu’ils ont à la fin de la queue. Ce patch fonctionne très similaire à un doigt, il contribue à augmenter leur capacité de préhension.

Régime alimentaire: Les singes-araignées sont omnivores plus spécifiquement, ils sont classés comme fruigivorous en raison de leur régime de fruits et de graines en fonction. Ils ont aussi tendance à se nourrir de Singe araignée 4jeunes feuilles, fleurs, racines aériennes, parfois aboyer et oeufs bois, miel, insectes / larves d’insectes et oiseaux. Les singes-araignées mangent tandis que la pendaison, l’escalade ou le déplacement.Rarement ils se nourrissent de parties d’insectes, ainsi que certaines proies animales (1,2%).Au zoo Ils sont nourris divers fruits, graines, feuilles et fleurs.

Comportement: singes-araignées sont des créatures sociales qui vivent dans des groupes de taille moyenne. Les singes araignées individuels demeurent par eux-mêmes, mais à proximité de leur groupe de Singe araignée 2taille moyenne. Cependant, il existe une association étroite entre la mère et la progéniture. Cette relation a évolué comme une réponse à leurs habitudes alimentaires. Vivre dans les grands groupes ne sont pas en faveur de singes araignée depuis la principale composante de leur régime alimentaire, les semences, a abondance de variable en fonction principalement de la saison. Si les graines sont abondantes, singes araignée vivront dans de grands groupes parce que les sources alimentaires ne sont pas rares.

Dans le grand schéma des choses, les femmes ont un rôle plus important que les hommes font. Ils sont souvent ceux pour diriger le groupe sur la recherche de nourriture routes. En outre, les femmes sont mieux à trouver des voies alimentaires plus variées que les hommes, qui leur permettent d’accroître la variété de leur régime alimentaire.

Les singes-araignées sont diurnes, et donc sont éveillés pendant la journée et dormir la nuit. Ils dorment haut dans les arbres, généralement au-dessus de la canopée afin d’éviter les prédateurs. Cela leur donne l’avantageSinge araignée 3 d’effrayer les prédateurs (avec «aboie») ou la retraite en sous-groupes et courir plutôt que de les combattre en arrière. En outre, l’agression est rare, mais il est important de noter que les mâles adultes sont encore classés.

En raison de l’absence d’un pouce complètement développée, leur mode de toilettage est différent de celui des autres singes et il arrive seulement entre les mères et leur progéniture.

Elevage: mâles sexuellement matures à l’âge de 5ans, tandis que les femelles sont matures à l’âge de 4 ans. Ils ont pas de saison de reproduction régulière (ils se reproduisent toute l’année). La gestation dure de 226 à 232 jours, un bébé est né à la fois avec les naissances survenues dans les 2 à 4 ans d’intervalle. Les bébés naissent de couleur noire et de ne pas acquérir la coloration des adultes jusqu’à ce qu’ils soient au stade sub-adulte (après l’allaitement est terminée).

L’enfant est constamment porté par la mère pendu à la ventrale de la mère jusqu’à cinq mois. Après ils ont tendance à être transportés dans le dos de la mère, mais continuent à être soignés par leur mère jusqu’à l’âge de deux ans, qui est lorsque le sous-adulte période commence. Les Femelles sous-adultes ont tendance à rester avec la mère, tout en sous-hommes adultes ne font pas les associations prolongées avec leurs mères.

Adaptations: L’absence d’un pouce opposable et complètement développée, ce qui est un trait moins évolué, mais plutôt en raison de leur adaptation à l’environnement. Cela est dû au fait qu’ils sont habitués à se déplacer d’arbre en arbre dans leur environnement arboricoles et le pouce ne sont pas très nécessaire (ils ont un pouce rétréci).

En outre, ils ont une queue développé avec un morceau de peau avec un motif de lignes qui ressemble à une empreinte digitale qui leur permet d’avoir une plus forte adhérence (en raison de la similitude avec les doigts de la main).

Conservation: Selon l’UICN, le singe araignée a déjà été évaluée comme étant en danger, mais il a été réévaluée comme espèce «en danger critique». Elles sont en danger en raison du fait qu’ils perdent leur habitat à l’agriculture et utilisés comme une source de nourriture pour les humains Cette espèce est tolérante de certains journalisation. Cependant, cela dépend de vastes zones de hautes forêts pour survivre. Quand ils sont chassés pour leur viande leur grand nombre de groupes et les habitudes bruyantes les rend une cible facile, ce qui les amène à être presque disparu des zones les plus accessibles. La population mondiale tout entière est estimé à 2.000 en paquets isolés.

Divers:

  • Ils sont appelés singes araignées parce qu’elles ressemblent à des araignées quand ils pendent leurs queues.
  • La durée de vie est de 27 ans en moyenne; mais le plus vieil animal enregistré vécu jusqu’à 33 ans.

MONGOLIE (19/ 06 /2013) Les Oiseaux de Proie – Le Faucon sacré

Posted in MONGOLIE on février 11, 2016 by philafric

fAUCON DE MONGOLIE

Le Faucon :Oiseau National de Mongolie

Le 19 Juin 2013 la Poste Mongol a procédé à l’émission d’une série de 06 vignettes de valeur faciale ( 100 – 200 – 300 – 400  – 800 & 1000T ) ayant pour thème le faucon sacré  oiseau national de la Mongolie.

Faucon sacre

Falco cherrug – Saker Falcon

Description de la famille :
Le mot faucon vient du latin Falco qui signifie faucon, lui même dérive du mot falx qui signifie « faux », par allusion à la forme des ailes en forme de lame de faux.
Identification :
Faucon sacre Les faucons (du Lat. Falco, onis, falx, faulx, celui dont les ongles sont en forme de faux) sont de petits oiseaux de proie. Le bec est court et recourbé dès la base. Le faucon sacre porte une petite calotte sur la tête qui, comme sa nuque est d’une coloration blanchâtre finement strié de brun foncé. Les moustaches ténues et a peine perceptibles tombent au dessous des yeux brun sombre. Le dos est uniformément marron-roux. Le dessous des adultes ne diffère pas de celui des juvéniles, il est blanchâtre, taché et rayé de brun. Les pattes sont gris-bleu chez les jeunes, jaunes chez les adultes. Comme chez la plupart des rapaces, la femelle est plus grande que le mâle.

Habitat : Varié. Le faucon sacre fréquente les forêts humides, les steppes Faucon sacre boisées et semi-désertes et les plaines découvertes favorables à son mode de prédation. Il peut occuper les flancs des montagnes jusqu’à 4 700 m.

Comportements : Le faucon sacre vit en couple, mais uniquement à l’année. D’une année à l’autre, le mâle et la femelle peuvent changer de partenaire. Les faucons vivant en Russie sont migrateurs et fuient les rigueurs du climat continental en direction du Moyen-Orient et du nord est de l’Afrique. Les autres sont sédentaires ou migrateurs accidentels. Le faucon sacre chasse à l’affût et profite toujours de l’effet de surprise pour effectuer en vol sa prédation. Toutefois, il lui arrive aussi occasionellement de capturer des coléoptères au sol en marchant.
Répartition : de l’est de l’Europe jusqu’en Asie Centrale, y compris la Chine et la chaîne de l’Himalaya.

Carte de distribution de Faucon sacre

Nidification : Le faucon sacre atteint la maturité sexuelle entre deux et trois ans. La période nuptiale intervient entre mars et avril. Ses lieux favoris pour nicher sont les rochers et les arbres. Bien souvent, il ne construit pas de nid et se contente de déposer 3 à 5 oeufs dans une cavité déjà existante. La femelle assume l’intégralité de la couvaison et l’incubation dure de 28 à 30 jours. L’envol des jeunes s’effectue dans un délai de 40 à 50 jours mais les petits restent dépendants des adultes. Il faut encore une quarantaine de jours supplémentaires avant que n’intervienne leur totale émancipation.

Régime : Deux sources principales d’alimentation sont à noter : d’une part les rongeurs et les insectivores parmis lesquels on peut citer les sousliks, les campagnols, les lemmings et les taupes ; d’autre part les oiseaux dont la taille peut varier de celle de l’alouette à celle du héron en passant par le pigeon et la perdrix.

Sources :

 

Autres liens :
D’après Buffon : Le Faucon Sacre.
Iucn
Birdlife
Avibase
Hbw Alive

ALGERIE (20.01.2016) Série Poisson

Posted in ALGERIE on février 3, 2016 by philafric

 

poissons

 

 

EMISSION N°01/2016

  • Dessin : A.KERBOUCHE
  • Valeur faciale : 25,00 DA et 50,00 DA
  • Format : 36 x 26
  • Imprimeur : Imprimerie de la Banque d’Algérie.
  • Procédé d’impression : offset
  • Document philatélique : Une enveloppe 1er jour à 7,00 DA avec oblitération 1er jour illustrée
  • Vente 1er jour : le Mercredi 20 et Jeudi 21 Janvier 2016 dans les 48 Recettes Principales des postes situées aux chefs- lieux de wilaya.
  • Vente générale : Samedi 23 Janvier 2016 dans tous les Bureaux de poste.

Bourri ou Mulet à grosse tête, dont le nom scientifique est Mugil cephalus peut atteindre une longueur maximum de 120 cm. Il est pélagique en eaux côtières et pénètre dans les lagunes et les estuaires. On le retrouve essentiellement à l’embouchure de nos oueds dans la zone côtière où se mélangent les eaux douces et les eaux marines. Il se reproduit de juillet à octobre. Il peut faire l’objet localement d’une aquaculture en eaux saumâtres. Sa maturité sexuelle est atteinte en 2 ans. En Algérie, il ne fait pas l’objet d’une pêche ciblée mais représente une prise accessoire dans la pêcherie artisanale algérienne.

Rascasse rouge, dont le nom scientifique est Scorpaena scrofa peut atteindre une taille maximale de 66 cm, elle est commune entre 20 à 30 cm. Son habitat est les fonds rocheux ou vaseux du plateau continental et sur herbiers de posidonies comprise entre 0 et 370 m profondeur, surtout de 20 à100 m, les jeunes surtout en zones rocheuses et les adultes en zones vaseuses. Sa reproduction se fait de mai à août. Elle se nourrit de crustacés, poissons et mollusques. En Algérie, elle n’est pas ciblée par les différentes pêcheries mais on la retrouve dans les débarquements des chalutiers et des petits métiers.

Source: Algérie Poste

AFGHANISTAN ( 16/12/1985) Série faune

Posted in AFGHANISTAN on janvier 28, 2016 by philafric

ahp1453

 

La Poste Afghane en collaboration avec le Fond Mondial pour la Protection des Animaux le WWF a procédé à l’émission de 4 timbres de valeurs respectives  : 2A – 9A – 11A & 15A  et ayant pour thème un animal en danger d’extinction. Il s’agit  du Léopard.

Catalogue Michel #1453/56

Le Léopard

Le léopard (Panthera pardus) ou panthère est une espèce de félins de la sous-famille des panthérinés. Ce félin présente un pelage fauve tacheté de rosettes ; une forme mélanique existe également. Excellent grimpeur et sauteur, le léopard a la particularité de hisser ses proies à la fourche d’un arbre pour les mettre hors de portée des autres prédateurs.

Félin solitaire et opportuniste, le léopard est largement distribué en Afrique et en Asie du Sud-Est sur de nombreux types d’habitats. La taille de la population est toutefois considérée comme en baisse par l’Union internationale pour la conservation de la nature, qui classe l’espèce comme quasi menacée. Cinq sous-espèces sont considérées comme en danger ou en danger critique d’extinction : le léopard d’Arabie, le léopard de l’Amour, le léopard de Java, le léopard de Ceylan et le léopard de Perse.

Le léopard a une place importante dans certaines cultures africaines où l’animal, considéré comme le roi des animaux, est l’attribut des chefs. La société secrète Aniota peut être considérée comme l’origine de légendes sur les hommes-léopards, équivalents des loups-garous occidentaux. En Europe, le léopard est décrit pour la première fois dans les bestiaires comme un animal vil issu d’un croisement adultère entre le lion (leo) et un félin légendaire, le pard (en). Cette réputation d’animal cruel et sanguinaire perdurera au moins jusqu’au XVIe siècle. L’image du félin est souvent utilisée dans la publicité (Dulux Valentine par exemple) ou dans les arts, comme la célèbre panthère rose.

Description

Portrait d’un léopard.

Le léopard a un corps long et musclé, bien proportionné, avec des pattes larges. Les muscles pectoraux sont développés ADH-spour lui permettre de grimper aux arbres. La queue est longue, recourbée vers le haut lorsqu’il marche et sert de balancier lorsqu’il se déplace dans les arbres[2]. Le léopard pèse en moyenne 58 kg pour le mâle et 37 kg pour la femelle[3]. Les spécimens les plus gros peuvent atteindre 90 kg et se trouvent essentiellement en Asie centrale et en Iran, dans certaines forêts indiennes où le tigre est absent, ainsi que dans certaines parties d’Afrique notamment l’Afrique du Sud, les vallées montagneuses du Kenya, les forêts tropicales ouest-africaines (Congo, Gabon, Cameroun) et anciennement en Algérie[4]. La taille de la femelle représente environ deux tiers de celle du mâle[5]. La longueur du corps est de 1 à 1,6 mètre pour les mâles et 0,95 à 1,24 mètre pour les femelles, avec une queue de 52 à 90 cm. La hauteur au garrot varie de 45 à 78 cm[3].

Pelage

Le pelage du léopard est marqué de taches sur fond jaune pâle à marron chamois. La gorge, la poitrine, le ventre, la face interne des pattes et de la queue sont blancs. Les oreilles arrondies ont le revers noir avec un point blanc à l’intérieur. Sur les flancs, le dos et la partie supérieure des pattes, les taches forment des rosettes dont le cœur est brun et comporte parfoisADI-s un point noir, comme celles du jaguar. La tête, les membres et la queue comportent des taches pleines noires. Sur la queue, les taches peuvent former des anneaux[2]. La disposition et la forme des taches sont très variables d’un individu à l’autre[2]. Dans les régions tropicales, le poil tend à être court et brillant de couleur sombre tandis que dans les régions froides, il est plus long, soyeux et clair. Le léopard de l’Amour est la sous-espèce aux rosettes les plus espacées et au pelage le plus clair. Le léopard d’Arabie a une robe claire et est caractérisé par sa petite taille[6].

Le léopard noir, plus connu sous le nom de « panthère noire[Note 1] » est une variation de coloration liée à une mutation génétique appelée mélanisme : la fourrure conserve ses taches, mais celles-ci ne sont visibles que sous certains angles de lumière[2] ou par des photographies (ou films) en infrarouge[7],[8]. Cette mutation, qui n’est pas caractéristique d’une sous-espèce, est plus fréquente dans les forêts humides et denses du Bengale et de Java[4], où la robe constitue un camouflage efficace[2].

Performances physiques

Léopard chargeant, Gauteng, Afrique du Sud.

Lors d’un sprint, la vitesse du léopard atteint 58 km/h[9]. Excellent grimpeur, ce félin est capable de soulever ainsi des proies beaucoup plus lourdes que lui comme la carcasse d’un girafon, dont la masse peut atteindre 150 kg, à une hauteur de 6 m[10]. Le léopard peut sauter sans élan sur six mètres de long et trois mètres de haut[5],[9].

Confusion avec d’autres félins

Le léopard peut être confondu avec le jaguar (Panthera onca), félin vivant en Amérique. La tête du léopard est cependant plus petite, la queue plus longue ; l’allure générale est moins trapue que celle du jaguar. Le guépard (Acinonyx jubatus) est ADJ-ségalement confondu par le grand public avec le léopard[11]. Plus grand que ce dernier, le guépard est également d’allure plus élancée ; la robe ne comporte pas de rosettes, seulement des points noirs pleins. La face du guépard, plus courte et ronde, est également marquée de larmiers caractéristiques, que le léopard n’a pas[12].

En raison de leur pelage plus clair, les léopards d’Asie centrale et d’Iran sont parfois confondus avec l’once (appelé aussi panthère des neiges ou léopard des neiges) (Panthera uncia)[4].

Comportement

Territorialité

Le léopard est polyvalent en termes d’habitat. Hormis dans les déserts ouverts et les mangroves[29], le félin s’adapte aux forêts sempervirentes, aux savanes, aux bois, aux collines rocheuses, aux marécages, aux bords de mer comme à la ADK-smontagne. Une carcasse de léopard a été trouvée à 5 700 mètres d’altitude sur le Kilimandjaro en Tanzanie[14].

La taille du territoire du léopard varie selon son habitat. Dans la savane, en zone où les proies sont abondantes, le territoire mesure de 30 à 78 km2 pour les mâles et de 16 à 38 km2 pour les femelles. Dans les régions montagneuses, le territoire peut s’étendre jusqu’à 400 km2. En Thaïlande, les léopards ont un territoire de 27 à 37 km2, en Russie, il peut s’étendre à 300 km2[30]. Le territoire du mâle recouvre un ou plusieurs territoires de femelles. Le marquage du territoire est réalisé en griffant des arbres, ou en aspergeant les buissons et rochers d’urine[31].

La densité de population est très variable selon les régions. Elle est estimée à 6 individus pour 100 km2 dans la forêt de Taï en Côte d’Ivoire, 8 à 12 individus pour la forêt d’Ituri au Zaïre, de 3,5 individus pour le parc national Kruger en Afrique du Sud (mais 30 individus pour les zones avec des cours d’eau)[3]. Les parcs nationaux suivants possèdent de bonnes populations de léopards : Amboseli, Nairobi, Serengeti, Hwange, Sud-Luangwa (en) et Kruger[3].

Chasse et alimentation

 
En journée, l’occupation principale du léopard est de se reposer.

Léopard et sa proie qu’il a hissée dans un arbre en Afrique du Sud.

Le léopard est un prédateur généralement crépusculaire qui se repose à l’ombre en journée et chasse la nuit. Dans les forêts pluviales, il peut chasser le jour s’il n’y a aucune source de dérangement à proximité. La chasse est menée à la vue et à ADJ-sl’ouïe. Le léopard est un prédateur furtif qui s’approche au plus près de sa proie en rampant à couvert avant de lui sauter dessus et de la tuer d’une morsure à la nuque ou par strangulation. Il peut également surprendre sa proie en lui sautant dessus du haut d’un arbre. En cas de fuite de sa proie, le léopard abandonne rapidement la poursuite. Excellent grimpeur, le léopard a la particularité de hisser sa prise dans un arbre, à l’abri des autres prédateurs[31]. Il peut soulever ainsi des proies beaucoup plus lourdes que lui comme la carcasse d’un girafon, dont la masse peut atteindre 150 kg, à une hauteur de 6 m[10].

Un adulte mange de 1,5 à 2,5 kg de viande par jour[4]. Il se nourrit des grosses proies pendant plusieurs jours[31]. Pour les singes, le léopard a développé une technique de chasse particulière : il feint de grimper dans l’arbre, attend que le singe descende au sol et l’attrape[29].

Opportuniste, il s’attaquera à tout animal de taille petite à moyenne qu’il peut attraper (singes, rongeurs, daman, poissons) ainsi qu’aux charognes[4]. Ses proies de prédilection en Afrique sont la Gazelle de Thomson (Gazella thomsonii), la Gazelle de Grant (Gazella granti), l’impala (Aepyceros melampus), le Cobe des roseaux (Redunca redunca), les jeunes gnous (Connochaetes) et topis (Damaliscus korrigum)[31]. En Israël, il se nourrit de Daman des rochers (Procavia capensis), de bouquetin (Capra nubiana) et de porc-épic et ajoute des sangliers au menu en Iran. La proie principale est le chital (Axis axis) en Inde et au Népal, le muntjac (Muntiacus) dans la péninsule indonésienne, le Cerf huppé (Elaphodus cephalophus) en Chine[29]. Les singes constituent les proies les plus fréquentes dans les forêts ombrophiles[31]. Le poids des proies varie de 5 à 70 kg en moyenne, et de 30 à 175 kg en Inde[4].

Dans les milieux urbains, le léopard s’attaque aux chiens et au bétail, parfois aux enfants[31]. Les animaux domestiques et d’élevage constituent 25 % de son alimentation en milieux urbanisés[4].

Cycle de vie

Le mâle est violemment repoussé par la femelle après l’accouplement.

La portée d’un léopard est souvent réduite à un seul petit dans la nature.

Le Léopard est un animal exclusivement solitaire sauf durant les périodes d’accouplement. La saison de reproduction se situe au début du printemps (janvier-février) pour les régions subtropicales et toute l’année pour les milieux tropicaux. ADH-sL’œstrus dure environ sept jours. La femelle met bas tous les deux ans après 90 à 105 jours de gestation[3]. Sa tanière peut être une crevasse rocheuse, un arbre creux, ou encore des buissons denses ; elle en change ponctuellement en transportant un à un ses petits par la peau du cou dans sa gueule. La portée est en général composée de deux à trois petits, parfois quatre[33]. Ils ont une fourrure laineuse aux taches indistinctes et ne pèsent que de 430 à 600 g à la naissance[3]. Ils ouvrent les yeux entre sept jours à dix jours et commencent à découvrir leur environnement à deux semaines[4]. La mère leur apprend à chasser à partir de trois mois[33] et ils restent avec elle jusqu’à la prochaine portée.

La maturité sexuelle est atteinte entre 24 à 36 mois pour les mâles, 30 à 36 mois pour les femelles[3], 33 mois en moyenne[4]. Les jeunes d’une même portée peuvent rester ensemble pendant quelques mois avant de se séparer. 41 % des jeunes meurent avant l’âge de un an[4]. La longévité est de 12 à 15 ans dans la nature et jusqu’à 23 ans en captivité[3] (record de 26,5 ans pour deux panthères du Cirque Arlette Gruss[34][réf. à confirmer]).

Relations inter-spécifiques

Les léopards peuvent être tués par des lions, des tigres, des crocodiles, des lycaons, voire par une troupe de babouins ou des chimpanzés. Les jeunes peuvent être tués par d’autres léopards[35]. À l’inverse, le léopard est une menace pour les lionceaux[36].

La compétition interspécifique est faible avec le lion, ce dernier s’attaquant à des proies plus grosses que le léopard[31]. La ADK-scoexistence avec le tigre est plus difficile car ce dernier peut s’approprier les proies du léopard. Lorsque les tigres sont présents, le léopard est plus rare et trouve refuge dans les arbres. Des techniques d’évitement ont été observées dans le parc national de Chitawan : les temps de chasse des deux félins sont décalés, le léopard chasse en des lieux différents, et sur des proies différentes de celle du tigre[30].

La présence de l’homme ne perturbe pas ce félin, qui peut vivre dans les villes, à l’insu des habitants. Ainsi, dans les années 1970, un léopard s’est enfui d’un zoo à Nairobi ; lors de la battue organisée pour le retrouver, cinq autres léopards ont été capturés[31].

Écologie et protection

Répartition

Le léopard est le félin à l’aire de répartition la plus répandue. À l’origine, il se trouvait dans toute l’Afrique. Il a disparu d’Afrique du Nord, hormis de façon vestigiale sur l’Atlas au Maroc et à la frontière entre l’Algérie et le Maroc ; des ADI-sobservations ont été reportées dans l’Ahaggar en Algérie en 2006. Le léopard est considéré comme éteint en Égypte[1]. Le léopard est encore commun en Afrique subsaharienne, bien qu’il se raréfie en Afrique de l’Ouest[14] et que ses populations soient morcelées. Les reculs les plus notables se situent au Nigeria, en l’Afrique du Sud et dans le Sahel africain. L’aire de répartition du félin se réduit localement dans les zones très densément urbanisées. Le léopard est considéré comme éteint au Zanzibar, où plus aucune observation n’a été reportée depuis 1996. L’aire de répartition du léopard en Afrique s’est réduite de 36,7 % depuis le début du XXe siècle[1].

En Asie, il se distribue du Moyen-Orient à la Chine, bien que les populations se réduisent de plus en plus en dehors des aires protégées. Sur la péninsule Arabique, la population totale est estimée en 2006 par le Arabian Fauna Conservation Workshop à moins de 200 individus divisés en trois aires distinctes : le Néguev, les montagnes de Wada’a au Yémen et les montagnes du Dhofar à Oman. La présence de ce félin en Arabie saoudite est incertaine[1]. Le léopard est présent sur l’île du Sri Lanka, cependant les populations auraient subi un déclin de 75 % entre le début et la fin du XXe siècle[30]. En Indonésie, le félin est présent sur les îles de Java et de Kangean. Les populations de l’Amour sont très menacées ; il ne reste que quelques individus en Russie et peut-être en Corée du Nord[6].

Protection

La peau du léopard est objet de convoitises.

Les principales menaces pesant sur l’espèce sont le braconnage pour sa peau et ses os, utilisé en pharmacopée traditionnelle asiatique ainsi que les conflits avec les propriétaires de bétail[37] et la raréfaction de ses proies[4].

Le léopard est protégé au titre de l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) depuis juillet 1975[38], c’est-à-dire que l’exportation d’un spécimen nécessite la délivrance et la présentation préalables d’un permis d’exportation[39]. La CITES a défini des quotas qui permettent d’exporter environ 2 600 trophées de léopards par an. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) ADJ-sclasse l’espèce comme quasi menacée (NT) depuis 2008[1], avec un statut différent pour cinq sous-espèces : en danger pour les sous-espèces du Sri Lanka[40] et de Perse[41], en danger critique d’extinction pour les sous-espèces de Java[42], d’Arabie[43] et de l’Amour[44].

Difficile à observer, le léopard vit caché, au point que personne ne peut avancer de statistiques fiables sur le niveau réel des populations. Dans les années 1990, on estimait sa population à environ 700 000 individus[10]. Les scientifiques s’accordent pour dire que ce carnivore nocturne, assez puissant pour hisser sur un arbre une carcasse d’antilope afin de la mettre à l’abri des autres prédateurs, n’est pas en danger. Sa chasse est interdite dans la plupart des pays d’Afrique (Angola, République démocratique du Congo, Rwanda, etc.) voire très réglementée (Afrique du Sud, Kenya, Namibie, Tanzanie). Les permis d’exportation du léopard, réglementés par la CITES, sont d’environ 2 600 trophées et peaux par an, provenant de pays d’Afrique[38]. En Tanzanie, le tarif d’un trophée est passé de 2 500 à 12 000 dollars depuis juillet 2007 sur décision gouvernementale[10].

Afin d’assurer la pérennité de la population captive, certaines sous-espèces font l’objet de programme d’élevage conservatoire. Un Programme européen pour les espèces menacées (EEP) est en cours pour le Léopard de Perse (Panthera pardus saxicolor)[45], le Léopard de Chine du Nord (Panthera pardus japonensis[46], le Léopard du Sri Lanka (Panthera pardus kotiy)[47] et le Léopard de l’Amour (Pantheras pardus orientalis)[48]. Par ailleurs, cette dernière sous-espèce fait également l’objet d’un programme américain pour les espèces menacées (SSP)[49].