IRLANDE ( 07.05.2015 ) Le Centenaire du naufrage du RSM Lusitania.

Posted in IRLANDE on février 23, 2017 by philafric

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Naufrage du Lusitania : coulé en 18 minutes, un siècle de mystères

Il y a cent ans, jour pour jour, le paquebot britannique Lusitania parti de New York sombrait, après avoir été torpillé par un sous-marin allemand. En pleine Grande Guerre, ce naufrage indigna les États-Unis et suscita de nombreuses théories.Pour commémorer cet événement la Poste Irlandaise à émis un bloc feuillet composé de 02 vignettes de 68c et 1 Euro respectivement  qui montre le bateau avant et après le torpillage.

Catalogue Michel # Mi Block 95

 

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Il y a cent ans, jour pour jour, le paquebot britannique Lusitania parti de New York sombrait, après avoir été torpillé par un sous-marin allemand. En pleine Grande Guerre, ce naufrage indigna les États-Unis et suscita de nombreuses théories.

Le 7 mai 1915, la photo du Lusitania fait la une des principaux journaux outre-Atlantique. En pleine Première Guerre mondiale, les Américains découvrent horrifiés le naufrage de ce navire britannique qui avait quitté six jours plus tôt New York en direction de Liverpool avec 2 165 passagers à son bord. « Le paquebot Lusitania coulé par un sous-marin allemand. Une flottille est partie à son secours », titre le « Washington Post« . « Probablement 1 000 morts. Deux fois torpillé au large des côtes irlandaises. Coulé en 15 minutes », décrit le lendemain le « New York Times« .

Le quotidien ne le sait pas encore, mais le bateau a sombé en 18 minutes et, au total, ce sont près de 1 200 personnes qui ont perdu la vie, dont 128 Américains. Le millionnaire Alfred Vanderbilt, l’un des hommes les plus riches du monde, le collectionneursans-titre d’art Hugh Lane ou encore le directeur de théâtre Charles Frohman font partie des victimes. Dans les semaines qui suivent, la presse américaine se déchaîne et pointe du doigt l’Allemagne pour sa barbarie contre des ressortissants d’un pays neutre. La Grande-Bretagne crie aussi vengeance et appelle les hommes en âge de se battre à se porter volontaire pour rejoindre le front.

« Le commandant du sous-marin Walther Schwieger a été surnommé le tueur de bébés car il y avait beaucoup d’enfants qui sont morts dans le naufrage », raconte à France 24 Gérard Piouffre, un spécialiste de l’histoire de la Marine. « De leur côté, les Allemands ont dit que les Anglais avaient laissé couler le Lusitania pour d’obscures raisons et qu’il transportait une cargaison illégale ». Cent ans après ce naufrage, qui est resté l’un des plus célèbres de l’histoire, après celui du Titanic en 1912, cet écrivain a décidé de se pencher sur les nombreuses zones d’ombres qui demeurent. Dans un livre intitulé « Un crime de guerre en 1915 ?« , il a étudié notamment les responsabilités de chacun dans cette tragédie.

 

Une mystérieuse seconde explosion

Mis en service en 1907, le Lusitania est l’un des bateaux les plus luxueux, les plus rapides et les plus modernes jamais construits. Au début de la Grande Guerre, le paquebot est réquisitionné par la Royal Navy comme croiseur auxiliaire (navire marchand sans-titrearmé). Mais il est finalement maintenu en réserve et peut continuer ses traversées transatlantiques pour la compagnie Cunard. Le 1er mai 1915 à New York, les passagers sont au rendez-vous malgré les rumeurs sur les menaces de la marine allemande. « Cette dernière disposait d’une nouvelle arme : le sous-marin. Tous les pays en avaient, mais les U-Boat étaient ce qui se faisait de plus perfectionné », explique Gérard Piouffre. « Leur objectif était de couper le ravitaillement des alliés qui s’approvisionnaient essentiellement en munitions aux États-Unis ».

Aux alentours de 14 h, le 7 mai 1915, l’un de ces sous-marins, l’U-20, repère le navire britannique à environ 12 milles marins de la pointe sud de l’Irlande : « Le Lusitania avait l’apparence d’un croiseur auxiliaire. Pour le commandant de l’U-20, il pouvait s’agir d’un transport de troupes venant du Canada et allant en Angleterre ». Walther Schwieger n’hésite pas et ordonne un tir. « Il était à 90 degrés du Lusitania, la position la plus favorable qui soit pour une attaque », détaille l’auteur. « La torpille heurte le Lusitania un petit peu en avant de la passerelle. Malgré cet impact, le bateau aurait pu rester à flot, mais il s’est produit une seconde explosion une quinzaine de secondes plus tard ».

Cette dernière suscite depuis un siècle un nombre incroyable d’hypothèses. Pour certains, les chaudières ont explosé au contact de l’eau froide. D’autres se sont interrogés sur la présence de trois passagers clandestins allemands découverts à bord au début de lasans-titre traversée. Pendant des décennies, les Britanniques ont également essayé de dissimuler la présence de munitions, avant de finalement l’admettre dans les années 1970. Les cales renfermaient ainsi 4 200 caisses de munitions pour armes individuelles, 3 250 fusées à percussion pour obus et 1 248 caisses contenant 5 000 obus à shrapnel. Mais pour Gérard Piouffre, c’est surtout la présence de 46 tonnes de poudre d’aluminium qui pourrait expliquer cette seconde explosion : « C’est très dangereux si elle est en présence d’eau car cela dégage de l’hydrogène, qui mélangé à l’oxygène de l’air, forme un mélange détonnant ».

Pour autant, le mystère reste entier. Aucun scénario n’a été confirmé en raison de l’état de l’épave qui repose à 90 mètres de profondeur. « On accède au bateau, mais on ne peut pas rentrer dedans. L’épave ressemble un peu à un ballon dégonflé. Elle s’est repliée sur elle-même », décrit Gérard Piouffre. « Le bateau est également couché du mauvais côté. Les brèches sont à tribord, enfouies dans la vase ».

« Chacun a cru bien faire »

À la suite du naufrage, de nombreuses théories du complot ont également émergé. La Grande-Bretagne a même été accusée d’avoir délibérément provoqué le naufrage pour faire prendre les armes aux Américains. Les partisans de cette thèse ont avancé le fait que le croiseur Juno censé escorter le Lusitania, avait été rappelé sur ordre de Winston Churchill au moment de la sans-titrecatastrophe. « Je n’y crois pas. Les Anglais n’avaient aucun intérêt à faire couler le Lusitania. Au printemps 1915, ils n’ont pas intérêt à ce que les États-Unis entrent en guerre. Les responsables militaires et politiques se disent qu’ils peuvent gagner la guerre seuls. Ils viennent de remporter des batailles dans la Marne et dans les Flandres », assure Gérard Piouffre. « Par ailleurs, si les Américains décident d’intervenir, leur armée n’est alors pas très bien entraînée et les munitions qu’ils vont fabriquer seront d’abord destinées à leurs soldats, alors que les Anglais en manquent cruellement ».

Contrairement à une idée souvent très répandue, le naufrage du Lusitania n’a d’ailleurs pas provoqué directement l’entrée en guerre des États-Unis, même s’il « a montré aux Américains que l’Allemagne n’était pas dans le bon camp », souligne Gérard Piouffre. Il faudra attendre le 6 avril 1917 pour que le Congrès décide de combattre au sein de la Triple-Entente à la suite de l’interception d’un télégramme adressé par le ministre allemand des Affaires étrangères à son ambassadeur à Mexico pour négocier une alliance avec le Mexique contre les États-Unis.

Cent ans après, le spécialiste de l’histoire de la Marine est toutefois sûr d’une chose : les torts sont partagés dans cette tragédie. sans-titre« Le Kaiser avait déclaré que les eaux entourant la Grande-Bretagne étaient zone de guerre, ce qui était le cas du canal Saint-Georges dans lequel le Lusitania naviguait. L’U-20 était donc dans son droit de couler le navire. Et les Anglais n’avaient pas le droit de transporter de munitions sur un paquebot, mais dans la pratique cela se faisait. Ils ne pensaient pas mettre la vie des passagers en danger », estime Gérard Piouffre. « Chacun a cru bien faire. »

 

 

 

 

ALGERIE ( 07.02.2017 ) 1ère année de l’officialisation de tamazight

Posted in ALGERIE on février 23, 2017 by philafric

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L’officialisation de tamazight dans la Constitution révisée le 7 février 2016 est consacrée par : l’Article 4 qui stipule : «Tamazight est également langue nationale et officielle» ; «L’Etat œuvre à sa promotion et à son développement dans toutes ses variétés linguistiques en usage sur le territoire national».

Ce statut de langue officielle propulse tamazight vers de nouveaux horizons de promotion et de socialisation.

Dès les années 1980, une renaissance de l’amazighité est amorcée en Algérie ; durant les années 1990, l’Etat crée les Départements de Langue et Culture Amazighs à Tizi-Ouzou et à Bejaia ; quelques années plus tard à Bouira et à Batna. Des milliers de licenciés, des centaines de diplômés de post graduant et des dizaines de docteurs sont formés dans ces Départements.

Crée en 1995, le HCA joue le rôle de catalyseur des énergies œuvrant pour le développement et la socialisation de tamazight en Algérie ; il met en place une stratégie d’introduction de tamazight dans les institutions étatiques et de sa généralisation progressive dans les systèmes éducatif et de communication.

Aujourd’hui, l’émission d’un timbre à l’occasion de la première année de l’officialisation de tamazight immortalise cet événement mémorable dans le parcours millénaire de la langue amazighe et de la nation Algérienne.

Dessin : Djazia Cherrih

Valeur faciale : 25 DA

Format : 29 X 43

Imprimeur : Imprimerie de la Banque d’Algérie.

Procédé d’impression : offset

Document philatélique : Une enveloppe 1er jour à 7,00 DA avec oblitération 1er jour illustrée

Vente 1er jour : le Mardi 07 et Mercredi 08 Février 2017 dans les 48 Recettes  Principales des postes situées aux chefs- lieux de wilaya.

Vente générale : Jeudi 09 Février 2017 dans tous les Bureaux de poste.

ALLEMAGNE ( 01.03.2012 ) 500ieme Anniversaire de Gerhard Mercator

Posted in ALLEMAGNE on février 17, 2017 by philafric

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Le cartographe Mercator a 500 ans :

Le 01 Mars 2012 la Poste Allemande a procédé à l’émission d’un timbre d’une valeur de 2,20 Euros   ayant pour motif le portrait d’un illustre personnage    » Gérard Kremer « qui est entré dans l’histoire sous son nom latinisé Gerardus Mercator et ce pour commémorer son 500iéme anniversaire de sa naissance.

Gérard Kremer est né de parents allemands le 5 mars 1512 à Rupelmonde (Flandre orientale). Ce mathématicien et géographe formé à Louvain réalisa une projection de la terre qui porte son nom et est aujourd’hui encore utile aux navigateurs. Il a dessiné de nombreuses cartes, rassemblées partiellement en atlas, et réalisé des globes terrestres et célestes. Son 500e anniversaire sera célébré pendant un an, notamment avec l’exposition « Mercator Digital » à Saint-Nicolas (Flandre orientale).

Gerard Kremer – qui est entré dans l’histoire sous son nom latinisé Gerardus Mercator – naquit le 5 mars 1512 à Rupelmonde, une commune rattachée aujourd’hui à celle de Kruibeke, en Flandre orientale.

Ses parents étaient originaires de Gangelt en Allemagne, mais se rendaient régulièrement dans la région de Rupelmonde, où cvb-irésidait un riche oncle, Gijsbrecht. C’est d’ailleurs grâce au soutien de ce dernier que Gérard put suivre une excellente formation, notamment auprès du géographe Gamma Frisius et du graveur, orfèvre et constructeur de globes louvaniste Amyricius.

Epoque agitée à Louvain

Mercator entreprit donc en 1530 des études à l’Université de Louvain (actuel Brabant flamand), notamment sous la direction de Frisius, qui l’initia à la construction et la représentation du globe. Le cercle de scientifiques auquel il appartenait baignait dans le mouvement intellectuel de l’humanisme, à une époque de la découverte du Nouveau Monde et de l’imprimerie. Mercator publia lui-même un ouvrage sur l’utilisation de l’écriture italique. Il fut d’ailleurs le premier à écrire en italique sur des cartes géographiques – un usage qui fut perpétué jusqu’au 19e siècle.

En 1537, il fit paraître une carte de la Terre Sainte et l’année suivante sa première carte du monde. A Louvain, il se concentra aussi sur la réalisation de globes terrestres ou célestes. A la demande de l’empereur Charles Quint, il confectionna également des instruments d’astronomie.

Mais Mercator connut aussi des démêlés avec les autorités ecclésiastiques. Alors qu’en 1533 il avait dû quitter Louvain pour éviter une enquête sur ses croyances personnelles, en 1544 il fut arrêté par l’Inquisition à Anvers pour hérésie et emprisonné pendant huit mois dans le château de Rupelmonde. Il ne finit pas enchaîné, ni décapité ou brûlé comme beaucoup de ses congénères, mais fut finalement libéré bien que privé de toutes ses possessions.

Il déménagea alors avec sa famille à Duisburg, en Allemagne, où il avait reçu l’autorisation de participer à la fondation d’une université.

La projection de Mercator

A l’université de Duisburg, Mercator enseigna d’ailleurs dès 1552 la cosmographie et travailla à l’élaboration d’une projection de la Terre. En 1569, le mathématicien et géographe flamand publiait les 18 feuilles de « La projection de Mercator », qui fournit enfin aux navigateurs une réelle description des contours des terres. Cette projection est encore utilisée de nos jours pour les cartes maritimes et aéronautiques.

Pour contrecarrer le problème des déformations qui surgissent lorsqu’on veut représenter une sphère sur un plan, Mercator cvb-iprojeta la surface terrestre sur un cylindre tangent à l’équateur. Il parvint ainsi à conserver et ne pas déformer les angles. Ceci permet aux navigateurs de reporter directement sur la carte les angles mesurés au compas, mais pas les distances (l’échelle de la carte variant avec la latitude), ni les surfaces.

Même pour les systèmes de navigation par satellite modernes tels que le GPS, la projection de Mercator reste pertinente.

Le premier atlas du monde

Gérard Mercator fut le premier à utiliser le mot « atlas » pour son recueil de cartes de différentes parties du monde. Il avait pour but ultime de réaliser une cosmographie complète, à savoir une description du monde et de l’univers avec un ensemble de cartes. Mais il ne parvint finalement pas à réaliser entièrement son projet.

En 1595 – soit peu après sa mort le 2 décembre 1594 à Duisburg, à l’âge de 82 ans -, son fils Rumold rassembla les cartes dans un premier atlas du monde, l’Atlas de Mercator. Cette œuvre est à nouveau éditée à l’occasion du 500e anniversaire du cartographe, par le Fonds Mercator.

Mais Mercator fut aussi le premier à nommer « Amérique » la partie nord du Nouveau Monde. A son époque, les cartographes cvb-idésignaient la seule Amérique du sud du nom d’Amérique, persuadés que l’Amérique du nord faisait elle partie de l’Asie. Mercator fut le premier à réaliser que les deux Amériques formaient un seul et même continent.

Le musée communal SteM de Saint-Nicolas (Flandre orientale) expose actuellement les globes terrestre et céleste originaux que Mercator fabriqua en 1541 et 1551. Quant à l’original de la grande carte de Flandre réalisée avec une étonnante précision par Gérard Mercator, il est exposé au Musée Plantin-Moretus à Anvers.

NEPAL ( 14/11/2000 ) Espèce en voie de disparition « Série WWF « 

Posted in NEPAL on janvier 23, 2017 by philafric

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Série faune : Espèce en voie disparition.

Le  14 Novembre 2000 la Poste Népalaise a procédé à l’émission d’une série de 4 timbres de valeur faciale 10R x4 ayant pour thème « Espèce en voie de disparition » . Il s’agit de l’outarde du Bengale (Houbaropsis bengalensis), du marabout chevelu (Leptoptilos javanicus) et enfin du rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis)

 

Outarde du Bengale

Houbaropsis bengalensisBengal Florican

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Description identification

Au premier abord, l’outarde du Bengale possède le même aspect général que les autres otididés en raison de ses longues pattes nues et de sa posture corporelle très horizontale. Le mâle présente un cou et une tête noire pourvue d’une tignasse. L’ensemble des parties inférieures a une apparence de velours noir foncé. Le dos est chamois-brun ou chamois-sable avec d’abondantes mouchetures et vermiculures ainsi que des taches noires en forme de chevrons. Une touffe de longues plumes noires forme une sorte de bavette sur le devant de la poitrine. On peut apercevoir une large tache blanche scintillante au niveau des couvertures. En vol, la grande taille, le cou tendu, les pattes collées contre le corps et l’ensemble du plumage de couleur pie sont des caractères discriminants indiscutables.
Les femelles et les jeunes mâles de premier âge affichent un plumage chamois-roux ou chamois-sable avec des mouchetures et desvn-s chevrons noirs sur le dos. La large tache alaire blanche est absente. Le capuchon est brun sombre avec une évidente strie chamois éclatant sur le sommet. Les immatures acquièrent le plumage des adultes dès la première mue de printemps mais, assez curieusement, ils reviennent au plumage juvénile au cours de la mue automnale. Une fois que le plumage adulte est totalement acquis (c’est à dire à le seconde mue printanière), ils conservent ces couleurs en toutes saisons.
Les outardes du Bengale ont des iris jaunes ou bruns, un bec couleur corne avec un peu de jaune sur la mandibule inférieure et au niveau de la bouche. Les pattes et les pieds sont jaune-paille, parfois avec une légère nuance verte ou plomb.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Houbaropsis bengalensis bengalensis (s Nepal, ne India, s Vietnam)
  • Houbaropsis bengalensis blandini (s Cambodia, s Vietnam)

Noms étrangers

  • Bengal Florican,
  • Sisón Bengalí,
  • Sisão-bengalês,
  • Barttrappe,
  • bengáli florikán,
  • Бородатая малая дрофа,
  • *南亚鸨,
  • Baardtrap,
  • Florican del Bengala,
  • Bengalflorikan,
  • Bengaltrappe,
  • hubarka bengalska,
  • drop bielokrídly,
  • drop bengálský,
  • Stor Florikan,
  • bengalintrappi,
  • ,
  • ベンガルショウノガン,

Voix chant et cris

Les outardes du Bengale sont ordinairement assez silencieuses en dehors de la période nuptiale. A l’époque des parades, elles émettent des croassements et des bourdonnements assez étranges. En cas de perturbation ou de danger, elles produisent des « chik-chik-chik » stridents et métalliques. En d’autres occasions, pour communiquer ou garder le contact, elles peuvent lancer des cris assez analogues mais plus doux et plus gémissants.

Habitat

Les outardes du Bengale fréquentent toutes sortes de prairies dans les régions basses. On les trouve plutôt dans les étendues arides qui sont envahies temporairement par les eaux, dans les parcelles herbeuses naturelles ou semi-naturelles qui alternentvn-s avec des zones de broussailles et de petits arbustes. Pendant la saison humide, elles pénètrent souvent dans les boisements clairsemés, comme c’est le cas au Cambodge. Les populations indiennes semblent sédentaires alors que celles du sud-est asiatique sont plus sujettes à des mouvements locaux. Pendant la période de reproduction, les mâles privilégient les habitats où l’activité humaine est presque nulle, souvent des prairies qui ont été affectées par des feux de broussailles. Les femelles choisissent plutôt des étendues qui n’ont subi aucune modification, ni par le feu ni en raison de leur transformation en terre agricole.

Comportement traits de caractère

Contrairement aux outardes du genre Otis, les floricans du Bengale (leur autre nom) ne sont pas très grégaires. Le plus souvent, ils vivent en solitaire même si parfois on trouve 4 à 8 oiseaux dans un périmètre assez rapproché. Ces outardes recherchent leur nourriture dans des prairies ouvertes aux herbes courtes ou dans des parcelles qui ont été affectées récemment par des feux. Elles déploient leur activité en début de matinée et en soirée, elles préfèrent se retirer à l’abri du couvert au fur et à mesure que la matinée avance. Les outardes du Bengale pratiquent une sorte de ségrégation sexuelle, les mâles et les femelles s’alimentant dans des endroits distincts. Elles sont extrêmement prudentes et vigilantes, mais lorsqu’elles résident dans les hautes herbes qui les dissimulent, elles ne s’enfuient que si l’intrus s’approche à quelques mètres d’elles. Les outardes du Bengale sont capables de voler sur de très longues distances, elles peuvent également courir vite, ce qui les met souvent hors de portée des prédateurs. En vol, elles se déplacent grâce à de puissants battements de leurs larges ailes, les pattes étant collées sous leur abdomen et ne pendant pas comme c’est le cas chez les grues ou chez les cigognes.

Alimentation mode et régime

Les outardes du Bengale sont omnivores. Cependant, leur menu est composé majoritairement de matières végétales comme les vn-sfleurs de moutarde ou les graines de plantes oléagineuses. Elles consomment également des herbes succulentes, des baies, des graines ordinaires et des cardamomes sauvages. Les outardes du Bengale agrémentent leur régime de quelques insectes : les locustes, les sauterelles, les coléoptères et les fourmis. Occasionnellement, elles capturent des lézards et des petits serpents. Une assez grande quantité de sable et de gravier est également ingérée.

Reproduction nidification

En Assam, la période de reproduction s’étale de mars à juin, plus particulièrement de fin mars au début avril. Dans les autres régions, elle a lieu en juin-juillet-août. Le nid est une petite dépression située sur le sol d’une vaste prairie au pied des collines de l’Himalaya. Il est souvent très difficile à repérer car la femelle est très discrète à ses abords et elle ne jaillit dans les airs qu’en cas de situation vraiment alarmante. La ponte comprend généralement 2 œufs lisses, brillants et d’une forme ovale assez régulière. Ils ont une couleur vert-olive avec des petites taches brunes et violacées et des marques sous-jacentes grisâtres. La femelle couve seule pendant environ 30 jours.

Comme la plupart des outardes du sous-continent indien, les mâles ont des mœurs sexuelles assez dissolues et ils tentent de séduire plusieurs partenaires différentes par des parades extravagantes. Au cours de ces rituels à la limite de la caricature et du vn-sgrotesque, ils jaillissent 8 à 10 mètres au-dessus des hautes herbes, pratiquent le vol stationnaire les ailes grand écartées puis redescendent perpendiculairement jusqu’à leur point de départ avant de reprendre la manœuvre quelques secondes plus tard. Ces sauts acrobatiques sont accompagnés de légers croassements ou de profonds bourdonnements ou ronflements. Au cours de la phase suivante, les courtisans s’approchent de leur promise à la manière d’un dindon, levant et déployant la queue en éventail, laissant traîner les ailes au sol et produisant les mêmes bourdonnements que précédemment. Après l’accouplement, les mâles marquent apparemment un désintérêt total pour l’élevage de leur couvée. Ils retournent à leurs activités de séduction et ils tentent de s’emparer d’une nouvelle partenaire.

Distribution

Distribution

Les outardes du Bengale vivent en 2 populations bien distinctes ; l’une habite sur le sous-continent indien, l’autre dans le sud-est asiatique. L’aire de la première population s’étend de l’Uttar Pradesh jusqu’à l’Assam et l’Arunachal Pradesh en passant par le Népal. La population sud-asiatique vit principalement au Cambodge dans la région du lac Tonlé Sap, mais son terrritoire s’étend peut-être jusqu’au sud du Viet-Nam. Cette espèce est divisée en 2 races qui coïncident parfaitement avec la répartition géographique décrite ci-dessus : H. b. bengalensis (nord de l’Inde, Népal, au pied des collines de l’Himalaya) – H. b. blandini (Cambodge, Sud-Viet-Nam).

Menaces – protection

Depuis le début du siècle dernier, la population des outardes du Bengale a décliné dramatiquement. Lors d’une récente estimation (2001), il restait entre 32 et 60 individus au Népal. La population cambodgienne variait de 666 à 1 004 oiseaux dont environ 300vn-s étaient des mâles reproducteurs. La principale raison de ce déclin est attribuée à la dégradation des habitats et à la conversion des prairies en terres agricoles. Le surpatûrage, la coupe inappropriée des herbes, l’incendie volontaire de parcelles peuvent être également avancés comme des raisons valables. La chasse pour l’alimentation et le plaisir ont sans doute accentué le phénomène. La population est classée par l’IUCN comme « en danger critique ».

Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 11/03/2011 par Daniel Le-Dantec © 1996-2017 Oiseaux.net

 

Marabout chevelu (Horsfield 1821) – Leptoptilos javanicus

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  • Ordre : Ciconiiformes
  • Famille : Ciconiidae
  • Genre : Leptoptilos
  • Taille : 1,10 à 1,20 m (envergure 2,00 à 2,10 m)
  • Poids : 5 à 8,5 kg
  • Longévité : 25 à 30 ans

Statut de conservation UICN : VU Vulnérable

Description du marabout chevelu

Quoiqu’il soit le plus petit de son genre, le marabout chevelu est un échassier grand et un peu lourd. Les ailes et le dos sont bleu noir ardoisé, tandis que la poitrine, le ventre et la partie inférieure de la queue sont blancs. Le cou jaune et la tête sont déplumés comme ceux des vautours, à l’exception de la partie située sous la mandibule inférieure qui est sombre. Le front et la calotte sont blanchâtres. Le bec long et épais est d’une couleur gris terne, alors que les pattes sont bleu gris.

Marabout chevelu. © Koshyk, CC by 2.0

Habitat du marabout chevelu

On trouve le marabout chevelu en Inde et au Sri Lanka, dans le sud de la Chine jusqu’en Indonésie. Il fréquente les zones humides telles que les prairies inondées, les marais, les vasières ou même les mangroves.

Marabout chevelu dans son habitat originel. © Flickr, Brian Gratwicke, CC by 2.0

Comportement du marabout chevelu

Le marabout chevelu est un échassier qui niche en petites colonies au sommet des grands arbres. C’est un oiseau généralement vo-ssilencieux qui n’est bruyant qu’à la période de nidification. Il claque alors du bec et pousse des cris plaintifs. Lorsqu’il vole, son cou adopte la position rétractée qu’adopte le héron.

Marabout chevelu au bord d'un lac en Malaisie. © Flickr, Lip Kee, CC by SA 2.0

Reproduction du marabout chevelu

La reproduction a lieu à la saison sèche. Le nid forme une grande plateforme au centre de laquelle la femelle dépose de deux à quatre œufs. Ceux-ci sont couvés alternativement par les deux parents pendant quatre semaines avant d’éclore. Les jeunes prennent leur indépendance quelque 3 ou 4 mois plus tard. Ils atteignent leur maturité sexuelle vers 4 ans.

Régime alimentaire du marabout chevelu

Le marabout chevelu se nourrit principalement de proies aquatiques comme les poissons, les amphibiens, les crustacés et les vo-sreptiles. Tout en marchant, il sonde le sol boueux ou l’eau, en donnant des coups de bec dans la vase. Mais il mange également des insectes et des charognes, ce qui explique la nudité de sa tête et de son cou qui sont une adaptation à ce mode d’alimentation.

Les sites de nourrissage sont souvent marécageux. © Flickr, Sumeet Moghe, CC by-NC-SA 2.0

Menaces sur le marabout chevelu

Le marabout chevelu est menacé par la disparition de ses habitats et de ses sites de nidification, l’assèchement des zones humides et l’emploi massif des pesticides. Le développement de l’aquaculture et la destruction de la mangrove sont également des causes vo-sde déclin pour les populations côtières. Les effectifs népalais et cambodgiens ont quasiment été décimés par l’empoisonnement des eaux destinées à la capture de poissons. Les dernières estimations effectuées par Birdlife International en 2001, notent qu’il reste encore 5.000 individus matures dans leur aire de répartition.

Ci-dessous, quelques parcs ou réserves où l’on peut observer le marabout chevelu dans son milieu naturel.

Népal

  • Parc national royal de Chitawan.

Indonésie

  • Parc national de Bali occidental.

Sri Lanka

  • Parc national de Yala.

Inde

  • Parc national de Gorumara (Bengale occidental) ;
  • Parc national de Kaziranga (Assam).

Rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis)

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Le rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis) est l’une des espèces de rhinocéros unicorne. C’est la plus grande et la moins rare des trois espèces vivant en Asie. Il est l’un des deux représentants du genre Rhinoceros, la seconde étant le rhinocéros de Java. Bien que le rhinocéros indien soit considéré comme une espèce monotypique, l’IUCN définit cependant deux sous-populations : une population orientale, en Assam et au Bengale occidental, et une population occidentale au Népal et en Uttar Pradesh.

Rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis)
                                                                         Rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis)

DESCRIPTION

Le rhinocéros indien est un rhinocéros d’apparence préhistorique doté d’une peau épaisse brun argenté, avec des plis énormes partout sur le corps. Les pattes et les épaules antérieures sont couvertes de sorte de verrues et il a des poils très courts et dispersés sur le corps.

Dans la nature, les mâles adultes sont plus grands que les femelles. Avec une longueur de 3,70 m pour le mâle en dehors de la vp-squeue et 3,30 m pour la femelle, une hauteur au garrot de 1,80 m et 1,60 m pour la femelle, un poids de 2,2 tonnes et 1,6 tonne pour la femelle, le rhinocéros indien constitue la plus grande des trois espèces de rhinocéros d’Asie. En captivité, mâles et les femelles atteignent des poids beaucoup plus importants allant jusqu’à 3,5 tonnes.

Les deux sexes sont dotés d’une corne unique, qu’on ne trouve pas sur les jeunes. La corne, comme les cheveux humains, est en kératine pure. Elle commence à apparaître vers l’âge d’un an. Elle atteint une longueur comprise entre 20 et 61 cm mais rarement plus de 50 cm.

Le rhinocéros indien peut atteindre une vitesse de 55 km/h sur de courtes distances. Il a une excellente ouïe et un très bon odorat, mais sa vue est assez mauvaise. Son espérance de vie se situe entre 30 et 40 ans, avec un record enregistré en captivité de 47 ans.

Rhinoceros unicornis
                                                                                          Rhinoceros unicornis

HABITAT

À l’origine, la zone de répartition du rhinocéros indien couvrait toutes les plaines alluviales situées au pied des contreforts de l’Himalaya, du nord du Pakistan et du nord de l’Inde jusqu’au nord du Bangladesh et à l’Assam indien. Il est possible mais non vq-sprouvé que l’espèce ait vécu en Birmanie, dans le sud de la Chine et en Indochine. Ce rhinocéros a aujourd’hui totalement disparu du Pakistan et du Bangladesh et est devenu rare en Inde et au Népal.

Le rhinocéros indien habite les prairies riveraines de la région du Teraï et le Brahmapoutre Bassins. Il préfère ces prairies de plaine alluviale, mais il était aussi connu pour se produire dans les marécages et les forêts adjacentes. Les populations sont actuellement limitées à des habitats entourés par des paysages dominés par les humains, de sorte que l’espèce se trouve souvent dans des zones adjacentes cultivées, les pâturages et les forêts secondaires.

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 Carte de répartition du rhinocéros indien

ALIMENTATION

Le rhinocéros indien est un herbivore. Il mange de l’herbe, des fruits, des feuilles, des plantes aquatiques, et même parfois des plantes cultivées par l’homme.

Dans le parc national de Chitwan au Népal, une étude de Laurie en 1978 a montré qu’il consommait 183 espèces de plantes, les espèces herbacées représentant 70 à 89 % de sa consommation. Sa lèvre supérieure est préhensile et aide l’animal à attraper sa nourriture.

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Rhinocéros indien en captivité au zoo du Bassin d’Arcachon

REPRODUCTION

Le rhinocéros indien peut se reproduire toute l’année. Les mâles peuvent se reproduire à partir de l’âge de 9 ans. Les femelles atteignent leur maturité sexuelle vers l’âge de 4 ou 5 ans. La femelle siffle pendant ses chaleurs (tous les 21 à 42 jours) pour que vp-sles mâles sachent quand ils peuvent la rejoindre. Après l’accouplement, la gestation dure entre 462 et 491 jours (environ 16 mois) et les femelles mettent bas pour donner naissance à un jeune rhinocéros déjà bien imposant.

La mère donne naissance à un petit unique pesant entre 40 et 80 kg, mesurant entre 96 et 122 cm de long et entre 56 et 67 cm au garrot. L’accouchement se fait debout ou couché, et se déroule en une trentaine de minutes. Le petit est allaité régulièrement pendant un an, puis de façon plus ponctuelle jusqu’à 18 mois. Il reste ensuite quelque temps auprès de sa mère, qui le chasse au plus tard une semaine avant la naissance du petit suivant. La femelle peut se reproduire à peu près tous les 3 ans.

Le poids augmente rapidement, puisque le petit pèse pratiquement 10 fois son poids de naissance à l’âge d’un an (enfin en captivité, où les croissances sont nettement plus rapides). Il prend pendant les premiers temps 2 à 3 kg par jour (toujours en captivité).

Le jeune rhinocéros mesure dans la nature environ 1 m à 1 an, 1,20 m à 2 ans, 1,35 m à 3 ans et 1,45 m à 5 ans. Les croissances en poids et en tailles enregistrées dans les zoos sont sensiblement plus rapides, du fait de la nourriture plus abondante. Un jeune mâle du zoo de Bâle faisait ainsi 1,57 m à l’âge de 33 mois.

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Rhinocéros indien en captivité au zoo de Bâle, Suisse

COMPORTEMENT

Le rhinocéros indien préfère les paysages de plaines et de marais ouverts (c’est un bon nageur) avec une densité forestière faible. Forcés de se retirer devant l’avancée démographique des hommes, certains rhinocéros indiens se sont mis cependant à habiter la vq-sforêt. Les rhinocéros sont surtout actifs en fin de soirée, la nuit et tôt le matin.

Les rhinocéros indiens vivent presque toujours en solitaire, encore que l’on puisse assez rarement trouver des petits groupes stables de deux ou trois individus (en dehors de la mère et de son petit). Le record enregistré en 1983 était de six adultes vivant régulièrement ensemble. On trouve de façon temporaire des associations plus larges, jusqu’à une dizaine d’animaux. Sauf ces cas particuliers, chaque animal a son propre territoire, qui peut cependant recouper celui d’autres rhinocéros.

Les marquages olfactifs par le biais d’une odeur présente dans l’urine et dans les excréments sont des instruments de communication entre individus vivants sur des territoires proches, tout comme les cris, dont il existe plusieurs variétés. Grâce à ces interactions, les animaux définissent leurs territoires, et peuvent éviter ainsi leurs congénères. Mâles et femelles ne se rencontrent normalement que pour s’accoupler.

Il est rare que les rhinocéros indiens se battent entre eux. Cependant, les femelles avec des nouveau-nés se montrent particulièrement agressives envers des intrus de leur propre espèce, voire envers les grands mâles et les hommes. On a également noté une tendance à l’augmentation des combats entre mâles (parfois mortels) là où les populations sont les plus denses.

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Rhinocéros indien femelle et son petit

PRÉDATION

À l’exception de l’homme, Rhinoceros unicornis n’a pas vraiment de prédateur, si ce n’est le tigre qui attaque parfois des jeunes non gardés, voire, très exceptionnellement, des adultes. Cet ongulé est par contre régulièrement victime de diverses maladies, en particulier parasitaires, et ce de façon assez fréquente.

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Rhinocéros indien au parc national de Chitwan, Népal

POPULATIONS

La population originelle de rhinocéros indien a été estimée de façon très approximative à 500 000 au XVe siècle. Malheureusement, il a aujourd’hui totalement disparu du Pakistan et du Bangladesh et est devenu très rare en Inde et au Népal.

En 2006, il restait environ 2 400 à 2 500 spécimens vivants. 1 500 individus, c’est-à-dire 60 % de la population totale actuelle, vq-svivent dans le parc national de Kaziranga (superficie : 430 km²) en Assam (extrême-est de l’Inde) (situation établie en avril 2005).

Il reste également environ 600 spécimens au Népal, essentiellement dans le parc national de Chitwan, un parc d’une superficie de 932 km². Enfin, 400 individus vivent dans quelques autres régions de ces 2 pays, en particulier dans le parc national de Manas (2 837 km²), en Assam, ainsi que dans quelques autres lieux, comme le parc national de Gorumara, au Bengale occidental.

Le nombre de rhinocéros indien, qui avait d’abord fortement baissé, est aujourd’hui en lente augmentation, grâce aux parcs nationaux où ils sont protégés.

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Gros plan du rhinocéros indien

SAUVEGARDE

La conservation du rhinocéros indien est considérée comme étant une grande réussite. En effet, l’espèce a été ramenée du bord de l’extinction, par un effort de conservation durable, et les chiffres ont augmenté, passant de moins de 200 spécimens dans les années 1950 à environ 2 600 au début des années 2000. Cependant, il n’y a pas de place pour la complaisance, et la petite population est encore très vulnérable. Le braconnage reste une menace omniprésente, et les efforts pour protéger les espèces ont besoin d’un soutien continu.

Retrouvez ci-dessous une liste de quelques liens d’associations se battant pour la préservation des espèces de rhinocéros dans le monde :

* International Rhino Foundation :

L’IRF est une fondation fondée en 1993 en réponse à la crise mondiale en matière de conservation des rhinocéros. Cette association est régie par un conseil d’administration formé par des membres ayant généreusement contribué en temps et en ressources financières pour la conservation des espèces.

* WWF :

Le rhinocéros est l’une des espèces phares du WWF qui agit en tant qu’ambassadeur et soulignant la nécessité pour la conservation des habitats dans lesquels ces animaux vivent. Le WWF travaille à travers le monde et s’attaque systématiquement sur toutes les menaces pesant sur les rhinocéros en commençant par le renforcement des zones protégées en Asie, l’enrayement du commerce illégal du bois ainsi que leur grand combat contre le braconnage permettant d’enrayer le commerce illégal des cornes très prisées dans les marchés parallèles.

* Rhino Resource Center :

Le RRC est une association engagée dans la recherche et la conservation du rhinocéros dans le monde en recueillant toutes les publications et en maintenant des archives à jour. Le site web fournit des données sur tous les travaux publiés sur chacune des 5 espèces de rhinocéros.

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Rhinocéros indien photographié au Népal

HISTORIQUE

Le rhinocéros indien est, après l’éléphant d’Asie, le plus gros mammifère d’Inde. Dans la culture pré-indienne de l’Indus (XXVIe jusqu’au XIXe siècle av. J.-C.), on retrouve la représentation d’un dieu à trois visages. De part et d’autre du dieu se trouvent vp-squatre animaux. Un éléphant et un tigre à sa droite, un rhinocéros et un buffle à sa gauche. Les quatre animaux ainsi représentés sont les plus gros et les plus puissants du nord de l’Inde, et leur association avec un dieu montre nettement que leur puissance physique est aussi un symbole de pouvoir.

Au XVIe siècle, les Portugais découvrent l’Inde et rapportent des spécimens en Europe. Le premier inspirera une célèbre estampe sur bois, gravée par Albrecht Dürer en 1515, appelée le rhinocéros de Dürer. L’oeuvre est basée sur une description écrite et un bref croquis d’un rhinocéros indien réalisé tous deux par un artiste inconnu. Dürer n’a jamais vu l’animal réellement et sculpte son oeuvre en se basant uniquement sur le dessin. vq-sVers la fin de l’année 1515, le roi du Portugal, Manuel 1er, envoie l’animal en présent au pape Léon X, mais la bête meurt dans un naufrage au large des côtes italiennes en 1516. Aucun rhinocéros en vie ne sera revu en Europe jusqu’à ce qu’un second spécimen arrive à Lisbonne en provenance d’Inde en 1577.

Il semble que les anciens rajahs indiens aient ponctuellement dressé des rhinocéros pour la guerre. Ces derniers ont aussi été parfois dressés pour divers usages plus pacifiques, par exemple comme animaux de trait, du moins à l’époque où ils n’étaient pas encore devenus très rares.

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Illustration d’un rhinocéros indien

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ALGERIE ( 14/12/2016 ) Série faune

Posted in ALGERIE on janvier 12, 2017 by philafric

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Le lion de l’atlas

Le lion de l’atlas (panthera Léo Léo) également appelé Lion de barbarie est une espèce qui a peuplé les montagnes de l’atlas, aujourd’hui malheureusement éteinte à l’état sauvage . cette espèce régnait autrefois sur toute l’Afrique du nord .Le dernier spécimen sauvage fut vraisemblablement abattu en 1943 à Oujda au Maroc, néanmoins, des villageois et bergers affirment avoir vu des lions de l’atlas dans la région de Khenchla, en Algérie, jusqu’au milieu des années cinquante.Crinière beaucoup plus volumineuse que celle de ses cousins africains, très sombre voire noire allant jusqu’au milieu du ventre . Contrairement aux autres sous espèce, le lion de l’atlas ne vit pas en groupe ( deux à trois membres adultes). Vivant principalement dans les montagnes du massif de l’Atlas tellien et l’atlas marocain, il est plus robuste et beaucoup plus massif que les autres sous-espèces.

Caractéristiques :

-Pelage gris

-Les Femelles et jeunes mâles possédant des poils longs autour ( cou/gorge) sur les pattes avant et le long du ventre

-Mâle possédant une énorme crinière couvrant non seulement la  tête  , le cou et les épaules , mais aussi s’étendant jusqu’en arrière des épaules et sur le ventre

-Couleur de la crinière variable entre les différentes parties du corps mais de plus en plus sombre vers les parties postérieures.

-Queue touffe bien développée.

– Création d’une ligne droite entre la pointe du nez et l’arrière de la tête avec une couronne plus pointue.

-Museau étroit, pattes courtes, poitrine profonde.

-Iris clair.

-C’est le lion le plus imposant avec un poids qui varie entre 230à270 kg pour les mâles et 140 à 160 kg pour les femelles.

Dessin : K.KRIM

Valeur faciale : 50.00 DA

Format :43 x 29

Imprimeur : Imprimerie de la Banque d’Algérie.

Procédé d’impression : offset

Document philatélique : Une enveloppe 1er jour à 7,00 DA avec oblitération 1er jour illustrée

Vente 1er jour : le Mercredi 14 et Jeudi 15 Décembre 2016 dans les 48 Recettes  Principales des postes situées aux chefs- lieux de wilaya.

Vente générale: Samedi 17 Décembre 2016 dans tous les Bureaux de poste.

lion de l'atlas

LION D’ATLAS ou de BARBARIE

(Panthera leo leo)

Le(s) lion d’Atlas(s) – le lion d’Atlas ou de Barbarie

CLASSIFICATION

  • Embranchement
  • Sous-embr.
  • Classe
  • Sous-classe
  • Infra-classe
  • Ordre
  • Sous-ordre
  • Famille
  • Sous-famille
  • Genre
  • Espèce
  • Chordata
  • Vertebrata
  • Mammalia
  • Theria
  • Eutheria
  • Carnivora
  • Feliformia
  • Felidae
  • Pantherinae
  • Panthera
  • Panthera leo leo

lion d'Atlas

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Lion de Barbarie

LION D’ATLAS

Ce félin a été beaucoup victime des gladiateurs, et il était également le lion de César. C’était le lion de l’Atlas que l’on surnommait le roi des animaux et non le lion d’Afrique. Dans tous les cas, grâce à sa carrure, ce félin était considéré comme le plus puissant des félidés.

Le Lion de l’Atlas (Panthera leo leo), également appelé Lion de barbarie ou Lion de Nubie, est une sous-espèce de 584d527d216d2lion, aujourd’hui éteinte à l’état sauvage. Il est caractérisé par une crinière beaucoup plus volumineuse que celle de ses cousins africains, très sombre voire noire et allant jusqu’au milieu du ventre.

Contrairement aux autres sous-espèces de lions, le lion de l’Atlas ne vit pas en groupe de plus de deux ou trois membres adultes. Le mâle participait donc également à la chasse.

Vivant principalement dans les montagnes du massif de l’Atlas, ces lions sont plus robustes et beaucoup plus massifs que les autres sous-espèces de lions, atteignant facilement les 200 à 280 kg.  Le nom scientifique Panthera leo leo désigne à présent le Lion d’Afrique.

Les Romains utilisaient des lions de Barbarie dans leurs amphithéâtres pour les combats de gladiateurs. Au Moyen Âge, les lions conservés dans la ménagerie de la Tour de Londres étaient des lions de Barbarie, preuve apportée par des tests ADN sur les deux crânes bien conservés dans la tour en 1937.

Aujourd’hui il reste encore quel que lions de cette race notamment au Maroc en Allemagne et France. Le Maroc se concentre énormément sur sa reproduction et sa réintroduction à la vie sauvage , c’est une espèce magnifique qui est en danger.

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Anecdote : Le dernier lion aurait été vu en 1956

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Comment ses chercheurs ont-ils pu arriver à cette conclusion ? Ils ont tout simplement épluché des centaines de témoignages des populations locales d’Afrique du Nord qui avaient signalé, au cours des deux derniers siècles, avoir vu des lions de l’Atlas près de chez eux. Les tous premiers témoignages remontent ainsi à avant 1839. A cette époque, des gens avaient aperçu des lions dans le nord du Maroc, près de Melilla et de Tanger. Les chercheurs ont également récolté des photos et ont mené des interviews avec des gens, notamment en Algérie, qui leur ont expliqué avoir vu le lion lorsqu’ils étaient enfants ou qui leur ont raconté les contes sur les lions qu’ils entendaient étant petits.

Le dernier témoignage de personnes à avoir vu un lion de l’Atlas vivant remonte à 1956 dans la région de Sétif, en Algérie. Plusieurs personnes transportées dans un bus sont passées devant une forêt et ont tous aperçu un animal qui ressemblait à un lion. La forêt a été ensuite détruite durant la guerre d’Algérie. Les chercheurs pensent qu’avec la disparition de la forêt, les lions ont eux aussi disparu. Néanmoins comme l’habitat du lion de l’Atlas s’étendait du Maroc à l’Egypte, ils estiment que d’autres lions auraient pu ainsi vivre cachés dans la nature, une décennie plus tard, sans que personne ne les repère, avant de s’éteindre définitivement vers 1965.

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Purs ou hybrides ?

gladiatorvslionLes scientifiques ont également voulu savoir si aujourd’hui il existait toujours des « purs » lions de l’Atlas. Plusieurs zoos dans le monde affirment en posséder dans leur collection animalière. Les experts en doutent, rappellant qu’il s’agit là surtout d’espèce hybride, c’est-à-dire des lions de l’Atlas croisés avec des lions provenant d’Afrique subsaharienne.

Pour ce qui est du zoo de Rabat qui dit posséder 35 lions de l’Atlas purs, tout droit descendant des lions gardés précieusement dans la fauverie royale, les experts affirment que cela est possible. Néanmoins, pour s’en assurer à 100%, il faudrait faire des tests génétiques et comparer l’ADN des félins de Rabat à des os et des peaux de lions de l’Atlas soigneusement conservés dans des musées. Le problème est que ces tests sont d’une part, extrêmement couteux. Et d’autre part, les os et les peaux conservés ont plus de 140 ans d’âge, ce qui risquerait de donner des résultats peu fiables. Cependant, en 2005, des premiers tests génétiques avaient été menés sur 5 de ces lions de Rabat. Les résultats avaient conclu qu’ils n’étaient pas véritablement des descendants des lions de l’Atlas.

Les mâles et les femelles se réunissaient au cours de la saison de reproduction. Le record de gestation en captivité est d’environ 584d527d216d2110 jours. Jusqu’à 6 lionceaux peuvent naître avec toutefois des portées plus courantes de 3-4 petits. Les lionceaux sont généralement de couleur très sombre avec des rosettes et pèsent environ 1,75 kg à la naissance. Les petits sont généralement de couleur très sombre avec des rosettes. Ils ouvrent leurs yeux autour du 6è jour et commencent à marcher à 13 jours. Les mâles montrent un intérêt pour les femelles autour de 24-30 mois, mais ne se reproduisent pas avant l’âge de 3 ans et plus.

MUSEE-DENON-CHALON-SUR-SAONE-Lion-terrassant-un-gladiateur-Ier-IIeme-siecle-de-notre-ereC’est dans l’Empire romain que la population des lions de Barbarie s’est réduite à un petit nombre pour la première fois. Les anciens Romains importaient des lions d’Afrique du Nord pour les utiliser dans les jeux du Colisée à Rome et d’autres arènes. Avec l’avènement du chasseur européen au cours du dernier siècle, le nombre restant de lions de Barbarie a chuté. Des guides dans les montagnes de la Tunisie et du Maroc ont permis aux Européens de chasser les lions pour le sport et les collections des musées ou de les capturer vivants pour les zoos. Nombre d’entre eux étaient devenus des chasseurs de lions sans relâche. En Algérie, plus de 200 Lions de Barbarie ont été tués entre 1873 et 1883. Les lions ont disparu de la côte marocaine au milieu des années 1800. Au Maroc, certains lions ont survécu jusqu’au 20ème siècle puis ont finalement cessé d’exister dans les années 1940.
La chasse a sans aucun doute contribué à l’extinction du Lion de Barbarie, mais les changements écologiques induits par la culture semblent avoir été la principale cause. Les forêts ont été dégradées par le bétail dans les pâturages, ainsi que certaines sources de nourriture de ces lions, comme les cerfs et les gazelles.
Le dernier spécimen en liberté a été abattu en 1922 au Maroc.
Les derniers lions de l’Atlas restant au Maroc doivent leur survie … à leur captivité dans les zoos.iment vu le jour.
Le lion de Barbarie est considéré comme «disparu dans la nature».

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Lions en captivité et descendants

Bien que l’espèce soit considérée comme éteinte à l’état sauvage, quelques spécimens, environ 90 (principalement descendants des lions de la ménagerie royale de Rabat au Maroc) sont encore conservés dans certains parcs zoologiques, comme ceux de Rabat où subsistent 35 spécimens (le Jardin zoologique de Rabat détient le plus de lions de l’Atlas dans le monde), ou ceux du Port Lympne Wild Animal Park au Royaume-Uni, de Madrid, du Parc zoologique des Sables-d’Olonne… Tous ces derniers lions de l’Atlas pourraient être des « hybrides » comptant peut-être des lions d’Afrique (sub-saharienne) parmi leurs ascendants.

Une éventuelle réintroduction ?

Le gouvernement marocain avait pour projet de réintroduire les derniers spécimens en captivité dans la nature mais ce projet difficilement réalisable fut abandonné, en raison de l’occupation humaine.

Toutefois, diverses pétitions, notamment en ligne sur Internet, sont mises en place afin de tenter de faire revivre ce projet

RÉINTRODUCTION POSSIBLE ?

Il n’est guère aisé d’avoir des nouvelles plus récentes sur le projet de réintroduction de l’espèce. En juillet 2003, la naissance de lionceaux issus de la souche marocaine était célébrée au zoo d’Amnéville, en relation directe avec le projet. Il est bien probable 584d527d216d2cependant que cette idée n’aboutisse jamais. Cependant, puisqu’elle est toujours d’actualité et qu’elle illustre bien le problème de réintroductions décidées après la destruction d’une espèce, qui n’est pas sans nous rappeler la situation de nos propres grands prédateurs, il semble intéressant de vous proposer cet article qui s’inscrit dans la problématique de la conservation des animaux.

L’affaire avait déjà été évoquée en 2000 par le ministère marocain chargé des eaux et des forêts qui souhaitaient créer une zone protégée comme futur lieu de réintroduction de ce fauve mythique. A première vue, le projet semble intéressant et l’intention est louable.

Le dernier spécimen a, en effet, été abattu en 1922 au Maroc. C’était un trophée fort recherché ce qui en fit une victime du braconnage, alors qu’il s’était déjà éteint en Tunisie et en Algérie quelques années auparavant. Des spécimens ont cependant pu être sauvegardés grâce à la fauverie royale d’Hassan II et on trouve actuellement une cinquantaine de lions répartis dans divers zoos, dont un peu plus de la moitié vivaient dans le parc zoologique de Témara, dans la banlieue de Barat. Ce parc fut construit dans le cadre d’un partenariat entre les gouvernements marocain et britannique et est également appuyé par une ONG anglaise et des scientifiques d’Oxford.

Cette réintroduction doit à priori s’étaler sur une dizaine d’années et comptera plusieurs phases de travail. Une zone protégée d’une superficie de 10000 hectares a été délimitée dans une région très peuplée, et qui devra être clôturée. Il faudra réintroduire le gibier de prédilection du grand fauve, c’est-à-dire des mouflons, sangliers, singes et gazelles. Parallèlement, les scientifiques d’Oxford auront la tâche de sélectionner les géniteurs les plus purs afin de démarrer un programme de reproduction en captivité. Enfin, un couple ou deux seront relâché dans la zone protégée, et devront faire l’objet d’un suivi.

L’un des buts avoués du gouvernement marocain est de profiter des retombés économiques de ce projet. Il est fort probable en outre qu’il bénéficie de subventions européennes. En effet, ce programme devrait susciter l’engouement des adeptes du tourisme écologique.

6_figjoCependant plusieurs facteurs sont à prendre en compte. D’abord la population locale ne semble guère enthousiaste vis-à-vis de ce projet, la réputation sur la férocité de l’animal suscitant des inquiétudes. Il est à craindre également une reprise du braconnage à moins que la réserve ne soit bien surveillée. Il faut aussi voir quel système sera mis en place pour réguler la population des fauves, surtout s’ils sont destinés à vivre dans une zone délimitée. Les naissances seront-elles contrôlées ? Ou bien à l’instar de certains parc africains, le tir sélectif ou les permis de chasse feront-ils partie des solutions proposées ?

Il faut tout de même savoir que le Maroc ne jouit pas d’une bonne réputation en matière de protection de l’environnement. Il faut rappeler qu’en l’espace d’un siècle, plusieurs espèces animales et végétales ont disparus dans l’indifférence la plus totale. A titre d’exemple, le crocodile du Nil s’est éteint dans les années 1930, tandis que dans les années 1950 on sonnait le glas pour l’autruche, l’oryx et l’addax. Actuellement, la panthère devrait être inscrite sur la liste des espèces disparues puisqu’aucune preuve tangible de sa présence n’a put être rapportée, la hyène et le guépard sont en sursis, de même que le caracal, le chat des sables, le fennec et le chacal. Comment alors croire que ce pays soit prêt a réintroduire un animal que les fermiers ont contribués à sa disparition.

Il est certain que la disparition totale du lion de l’Atlas constituerait une tragédie supplémentaire pour la biodiversité et la conservation des espèces. Il semble de toute façon que la réintroduction du lion au Maroc ne soit pas idyllique. Il serait intéressant d’établir une parallèle avec nos grands carnivores, l’ours et le loup en particulier, qui suscitent la même méfiance chez les éleveurs français et rencontrent les mêmes obstacles sur le terrain. Un programme de réintroduction doit-il nécessairement dépendre d’une rentabilité économique au plan national, et dans quel contexte ? Si le programme réussit, quel sera le futur du lion de l’Atlas ?

Statu UICN.EW

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Nouvelle Calédonie (14/06/2001) : Le Corbeau Calédonien

Posted in NOUVELLE CALEDONIE on décembre 16, 2016 by philafric

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Le Corbeau Calédonien:

Le 14 Juin 2001 La Poste en nouvelle Calédonie a procédé à l’émission d’un timbre   d’une valeur  de  70F  ayant pour thème le Corbeau de Nouvelle Calédonie, une espèce d’oiseau  ayant un caractère remarquable : Sa grande habilité à se forger des outils.

Corbeau calédonien

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Corbeau calédonien. Famille des Corvidés. Ordre : Passériformes

Corbeau calédonien. Famille des Corvidés. Ordre : Passériformes

Description identification

Les corbeaux calédoniens ont un bec puissant avec un culmen presque droit et une mandibule inférieure légèrement recourbée vers le haut au niveau du gonys. La queue est relativement longue avec une extrémité légèrement arrondie. Les plumes de la gorgeaia-s sont très fines, ressemblant presque à des cheveux. Le plumage est entièrement noir, avec un lustre violet et bleu foncé ainsi qu’un soupçon de vert au niveau des primaires. Le bec et les pattes sont noirs, les iris sont brun foncé. Pas de dimorphisme sexuel, c’est à dire que les adultes sont rigoureusement identiques.

 

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

Voix chant et cris : Les corbeaux calédoniens produisent un « waaaw » discret, rauque et d’une tonalité plutôt aiguë. On peut également entendre un « wak-wak » plus puissant et élevé, ainsi qu’un « aaup » qui s’étire plus en longueur. Une communication somme toute assez typique pour un membre de la famille des corvidés.

Habitat

Les corbeaux calédoniens fréquentent presque exclusivement les forêts primaires dans lesquelles on trouve des grands arbres tels que les bancouliers et les pandanus. Parfois, ils occupent aussi les savanes et les contrées ouvertes où les arbres sont quelque peu aia-sclairsemés. Comme leur nom l’indique, ces oiseaux sont endémiques de la Nouvelle-Calédonie, dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, mais on les trouve également aux îles Loyauté et plus particulièrement à Maré où ils ont été introduits.

Comportement traits de caractère

La plupart du temps, le Corbeau calédonien est un oiseau solitaire. Il vit parfois en petits groupes familiaux mais il forme rarement des rassemblements importants. Il semble très sociable et confiant, n’hésitant pas à venir à la rencontre des gens quand ils s’approchent. Son bec en forme de ciseaux paraît indiquer qu’il utilise des techniques très spécialisées pour se nourrir, aia-scependant son menu est varié et de type omnivore. La forme de son bec tend à prouver qu’il sert probablement à marteler les noix de coco et les coquilles d’escargots pour les ouvrir, mais cette hypothèse plus que vraisemblable demande à être confirmée par une véritable observation. Ce dont on est sûr, c’est que le Corbeau calédonien laisse tomber ses aliments sur des rochers ou des contreforts d’arbres pour en obtenir l’ouverture, comme le prouvent les multiples déchets que l’on trouve au pied de ces lieux favoris. Cet oiseau capture également ses proies en vol, faisant preuve d’une grande agilité et d’une grande adresse. Mais le caractère le plus remarquable de son comportement est indéniablement sa grande habilité à se forger des outils. Cette facette de son talent a été découverte et observée par Gavin Hunt à partir de 1996. Dans son milieu naturel, le Corbeau calédonien fabrique 2 types d’outils : pour le premier qui ressemble à un cure-dent à crochet, l’oiseau détache des arbustes des fines brindilles qu’il choisit essentiellement pour leur forme courbe, puis il les effeuille soigneusement avec son bec, les dépouille parfois de leur écorce et s’en va ensuite déloger les chenilles, les araignées et autres insectes qui se cachent dans les interstices des bancouliers ; le second outil, encore plus surprenant, est confectionné avec les feuilles plates et rigides d’un arbre local (le pandanus), l’oiseau entaille ces feuilles avec son bec pour former de véritables échancrures qui, une fois l’outil introduit dans les cavités du bois, lui permettent d’accrocher les vers convoités. La feuille effilée est taillée en pointe, et l’oiseau la tient toujours dans son bec par la partie la plus large. La taille et la forme des outils varient d’une forêt à l’autre, ce qui témoigne d’un authentique comportement culturel chez cet oiseau. Dans sont travail de découpage des feuilles, le corbeau utilise plus largement le côté droit du bec. Il serait ainsi droitier, et donc « latéralisé », ce qui est rare dans le monde animal.

Alimentation mode et régime

Le Corbeau calédonien possède un régime omnivore. Au rang des matières organiques, il consomme des mollusques terrestres et des annelidés, toutes sortes d’invertébrés y compris des insectes xylophages et volants. Parmi les végétaux, on trouve principalement des graines et des noix. Ces oiseaux ingurgitent parfois des œufs et des jeunes oisillons, des poussins domestiques dans les basses-cours. L’habitude qu’ont les corbeaux de voler les œufs s’exerce surtout au détriment des pigeons des îles.

Reproduction nidification

Les corbeaux calédoniens nichent en solitaire. Leur nid est une plate-forme construite avec des brindilles, l’intérieur est garni avec des racines et des fibres végétales. Il est placé à une très grande hauteur dans un arbre, en moyenne 7 m, au maximum 10 m, aia-sau minimum 2 mètres 50 au-dessus du sol. La ponte comprend 2 ou 3 œufs dont la couleur est vert pâle ou bleu-vert avec de nombreuses taches et marbrures olive, brunes ou grisâtres. Aux îles Loyauté, la saison de nidification se déroule du mois de septembre au mois de novembre. La durée de la période d’incubation est inconnue. Pendant leur séjour au nid, les oisillons sont nourris par les deux parents. Après l’envol, ils ont encore dépendants pendant 4 ou 6 mois.

Distribution

Menaces – protection

Cette espèce est assez commune, à la fois aux alentours des terres cultivées et dans les endroits boisés. La dégradation de l’habitat et l’éclaircissement des forêts peut constituer dans un avenir proche une menace importante. Pour l’instant, le Corbeau calédonien est classé comme ne posant pas de problème particulier.

 

Iconographie

Références utilisées

 

AUSTRALIE (05/07/2016) : Série faune : Les Oiseaux nocturne

Posted in AUSTRALIE on décembre 12, 2016 by philafric

 

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Hiboux australiens: Les chasseurs nocturnes furtifs

Le 05 Juillet 2016 la Poste Australienne à procéder à l’émission d’une série de 04 timbres de valeur faciale  1AU$ x4 ayant pour thème les hiboux australiens. L’artiste faunique Christopher Pope, basé à Adélaïde, a conçu les timbres avec des illustrations naturelles. Le théme est représenté par quatre hiboux: Effraie ombrée (Tyro tenebricosa ) , Hibou roux (Ninox rufa), Hibou d’herbe de l’est (Tyto longimembris) et Boobook du sud (Ninox boobook lurida).

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Hiboux australiens

Parmi environ 750 espèces d’oiseaux en Australie, neuf espèces de hiboux se trouvent sur le continent et en Tasmanie. Cet oiseau de proie nocturne captivant est composé de  deux genres: Tyto (chouettes masquées et de grange) et Ninox (hibou et hibou). Les premiers se distinguent par leur disque facial classique en forme de coeur; quant aux autres ils ont une l apparence de faucon. Ils sont des chasseurs nocturnes furtifs, les plus actifs à l’aube et au crépuscule, et sont pour la plupart des oiseaux solitaires ou appariement.

Effraie ombrée

 (Tyro tenebricosa )

Effraie ombrée. Famille des Tytonidés. Ordre : Strigiformes

Effraie ombrée. Famille des Tytonidés. Ordre : Strigiformes

Description identification

Cette effraie de taille moyenne présente des parties supérieures noir fuligineux. La tête porte de fines mouchetures blanches, alors que les ailes sont recouvertes de taches blanches plus larges et plus éparses. Le disque facial, de forme ronde, affiche une couleur qui varie du gris argenté foncé au noir fuligineux. Il est entouré par une large bordure noire. Le dessous varie du gris sombre au noir, mais il n’est jamais aussi foncé que le dessus. Le ventre est toujours plus pâle que la poitrine. La queue est très courte, les pattes sont emplumées et les iris sont larges et foncés. Le bec des effraies ombrées est couleur corne et orné de plumes pratiquement jusqu’à l’extrémité. Les pattes sont gris foncé avec de grandes serres noires. Bien que la femelle soit légèrement plus grande que son partenaire, les deux sexes ont un plumage absolument identique. 
Les effraies ombrées se distinguent des effraies piquetées par la plus grande taille, leur plumage plus sombre et les marques plus clairsemées sur leur dessus. Sur leur dessous, les effraies ombrées ont des taches circulaires blanches sur un fond sombre tandis que les effraies piquetées ont des chevrons sombres sur un fond pâle.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

  • Tyto tenebricosa tenebricosa (New Guinea, e Australia)
  • Tyto tenebricosa arfaki (New Guinea, Yapen I.)

Noms étrangers

Voix chant et cris

L’Effraie ombrée émet un cri perçant qui descend progressivement. Ce cri a souvent été comparé au bruit d’une bombe qui tombe, mais sans l’explosion finale. D’ailleurs, à peu près partout, il est reconnu sous le nom de « bombe sifflante ». Il existe également une grande variété d’autres cris liés à la reproduction et à la nidification (voir cette rubrique).

Habitat

Forêt : sèche, humide de plaine, montagneuse humide ; Maquis : haute altitude ; Prairies : haute altitude. (cf. Uicn)

Comportement traits de caractère

Les effraies ombrées sont de redoutables chasseurs qui sont capables de capturer des proies de grande taille. Ces dernières sont saisies la plupart du temps dans les arbres. Cette attitude contraste non seulement avec celle de l’effraie piquetée (Tyto multipunctata) mais également avec celles de la majorité des autres effraies qui capturent généralement leurs proies à terre. Leurs grands yeux suggèrent que la vision joue un rôle plus important que chez les autres espèces. Les effraies ombrées sont strictement nocturnes. Pendant la journée, elles se dissimulent dans des crevasses, des cavités naturelles qu’elles trouvent dans des troncs ou dans le feuillage épais des grands arbres. Elles se reposent aussi parfois dans des grottes.

Alimentation mode et régime

Les écureuils volants du genre petaurus et les opposums à queue en anneau constituent la plus grande partie de l’alimentation des effraies ombrées, mais elles consomment également un grand nombre d’autres mammifères. On ne possède pas l’inventaire des méthodes de chasse. Pendant la période de reproduction, le mâle a la charge exclusive du ravitaillement de la famille et il rapporte un nombre important de proies par nuit.

Reproduction nidification

La saison de nidification est variable en longueur. Elle bat habituellement son plein entre le mois de janvier et le mois de février, mais elle reprend parfois au cours du printemps austral, entre août et septembre. Au début de la période de reproduction, les mâles se manifestent par leurs cris bruyants et leurs sifflements explosifs. La plupart du temps, le nid est une large cavité creusé dans du bois vivant, à une hauteur qui varie de 10 à 50 mètres au-dessus du sol. En de rares occasions, il est placé dans une grotte. La femelle occupe le site de nombreuses semaines avant la ponte, n’effectuant que de brèves sorties pendant la nuit. Les femelles qui choisissent des cavernes comme lieu de nidification, ne sortent pratiquement jamais. La ponte comprend 1 ou 2 oeufs blanchâtres , mesurant entre 44 et 52 mm de longueur sur 26 à 41 mm de largeur. L’incubation dure environ 42 jours. Quand il vient ravitailler la femelle au nid, le mâle communique avec elle par de petits trilles doux et aigus avant de lui transmettre la proie. Lorsqu’ils naissent, les jeunes effraies sont recouvertes d’un duvet gris. Leur séjour au nid dure presque trois mois. Après qu’ils aient quitté le nid, ils dépendent encore des parents pendant un mois pour l’alimentation.

Distribution

Les effraies ombrées fréquentent les ravins profonds et humides des forêts d’eucalyptus. Ceux-ci sont pourvus généralement de vieux et grands gommiers à l’écorce lisse, de sous-bois épais recouverts de fougères arborescentes et de lillys pillys (Eugenia smithii). Il leur arrive de se déplacer dans les forêts plus sèches pour chasser, mais il ont absolument besoin du premier habitat cité pour le repos et la nidification. Les effraies ombrées adoptent un comportement territorial et sont sédentaires pendant toute l’année. Les effraies ombrées sont endémiques du sud-est de l’Australie et de Nouvelle-Guinée. Dans le premier pays, elles occupent les zones côtières et montagneuses, de la chaîne Dandenong aux environ de Melbourne jusqu’à la chaîne Conendale au nord de Brisbane. On les trouve également dans l’île Flinders, dans le détroit de Bass. En Nouvelle-Guinée, elles sont présentes sur la totalité de l’île, dans les forêts pluviales de montagne.

 Menaces – protection

L’espèce n’est pas globalement menacée.

Références utilisées

Autres références utiles

 

Ninoxe rousse

Ninox rufa – Rufous Owl

Ninoxe rousse. Famille des Strigidés. Ordre : Strigiformes

Ninoxe rousse. Famille des Strigidés. Ordre : Strigiformes

Description identification

Chez les adultes, le front, le capuchon, la nuque, le manteau et le dos sont roux foncé avec de nombreuses fines barres pâles. Les yeux sont entourés par une large zone brun noirâtre, légèrement nuancée de roux. Les plumes des ailes et des scapulaires sont mouchetées de roux foncé, de chamois-ocre, de brun pâle et bordées de chamois-clair. Les primaires et les secondaires sont brun-roux foncé avec des barres brun pâle. La queue, terminée en forme de coin, est brun-roux foncé avec des barres claires. Les parties inférieures sont fortement barrées de roux, de cannelle et de chamois-crème, de la gorge jusqu’à l’abdomen. Les tarses sont fortement emplumés jusqu’à mi-orteils. Les iris sont jaune brillant, la cire gris bleuâtre clair. Le bec est corne bleuâtre.  Les juvéniles ont un masque sombre autour des yeux. Le capuchon et le haut de la poitrine sont légèrement tachés de brun. Le reste du plumage est identique à celui des adultes.

Indications subspécifiques 5 Sous-espèces

  • Ninox rufa rufa (New Guinea, n Australia)
  • Ninox rufa humeralis (New Guinea, Waigeo I.)
  • Ninox rufa aruensis (Aru Is.)
  • Ninox rufa meesi (Cape York Pen.. ne Australia.)
  • Ninox rufa queenslandica (e Queensland. e Australia.)

Noms étrangers

 

Voix chant et cris

Le chant du mâle est identique à celui de la Ninoxe puissante (Ninox strenua). C’est un double hululement lent et plutôt lugubre, « wooh-hoo », qui ne dure qu’une seconde et dont la seconde note est plus brève et généralement plus aiguë que la première. Il est répété à de nombreuses reprises après des intervalles plus ou moins longs qui durent de 2 à 6 secondes. Bien qu’il résonne de la même façon, il est toutefois moins puissant et porte moins loin que le chant de la Ninoxe puissante. Pendant la parade, le mâle émet six ou sept hululement simples auxquels la femelle répond par un chant aigu ressemblant à un bêlement. Au nid, la femelle communique avec ses petits par de simples sons murmurants.

Habitat

La Ninoxe rousse fréquente les forêts tropicales pluviales, les forêts de mousson, les ravins humides pourvus d’arbres et les zones fortement boisées qui s’y attachent. On la trouve également dans les boisements marécageux. En Nouvelle-Guinée, elle s’installe dans les plaines plus ou moins vallonnées, mais aussi dans les collines situées à des altitudes plus importantes jusqu’à 2000 m. sur le continent australien, elle vit en principe en-dessous ou jusqu’à 1200 mètres.

Comportement traits de caractère

Pendant la journée, les ninoxes rousses se perchent en solitaire ou en couples dans le feuillage épais de grands arbres. De leur lieu de repos, ils ont souvent une vue panoramique sur l’ensemble des environs. Chaque couple semble posséder un grand nombre de perchoirs. Comme ils sont presque toujours bien dissimulés, leur présence n’est trahie que par l’émission de leurs cris à la tombée de la nuit ou bien par les réprimandes et les protestations d’autres espèces oiseaux tels que les cassicans et les drongos pendant les autres heures de la journée. Les ninoxes rousses sont des oiseaux plutôt timides et ils s’éclipsent rapidement de leur cachette dès qu’un intrus approche. Toutefois, pendant la période de nidification, les deux partenaires défendent avec acharnement leur nid même contre des humains.  Au début de la saison, le mâle et la femelle se perchent ensemble, souvent sur la même branche. Au crépuscule ou un peu après, le mâle commence à chanter. La femelle s’approche alors tout près de lui, émettant des trilles chevrotants. Le mâle réagit à ses sollicitations en lissant les plumes de sa nuque tandis qu’elle lui picote les pieds avec son bec. L’accouplementintervient presque immédiatement après ces rituels. Après la copulation, la femelle vole directement jusqu’au nid.  Les ninoxes rousses utilisent plusieurs méthodes de chasse adaptées aux proies qu’elles tentent d’attraper : les plus grosses sont capturées à partir d’un perchoir (mégapodes), certaines sont arrachées des feuillages en vol (phasmes), d’autres sont attrapées après une poursuite aérienne (chauves- souris) ou sont chassées à la manière des gobemouches (coléoptères). Les crustacés sont probablement saisis lorsqu’ils ont échoué sur le rivage après un débordement du lit de la rivière.

 

Alimentation mode et régime

Le ninoxes rousses capturent des petit marsupiaux arboricoles tels que les phalangers volants (Petaurus breviceps), de grosses chauve-souris frugivores du genre Pteropus ainsi que de nombreuses races de rats et de souris. Elles attrapent également toutes sortes d’oiseaux (hérons, podarges, perroquets) pouvant aller jusqu’à la taille d’un mégapode (Alectura Lathami). Elles complètent leur menu avec des gros insectes et, ce qui est rare, avec des crevettes. .

Reproduction nidification

La saison de reproduction se déroule de juin dans le Territoire du Nord jusqu’en septembre dans le nord-est du Queensland. Le nid est souvent situé à quelques 30 mètres au-dessus du sol mais il peut également être placé à une hauteur plus modeste. Une large cavité dans un tronc ou une grosse branche convient généralement à cet oiseau. La ponte comprend 2 ou 3 trois oeufs de couleur blanche et de forme sphérique. Ces derniers sont déposés dans un délai de 3 jours sur une couche de débris pourrissants préalablement disposés au fond de la cavité. La femelle couve seule pendant 36 à 38 jours. Les jeunes quittent le nid au bout de 50 jours, alors qu’ils sont à peine capables de voleter. La plupart possèdent encore un peu de duvet. Les juvéniles restent en compagnie de leurs parents qui les nourrissent encore pendant de nombreux mois et même parfois jusqu’à la saison suivante.

Distribution

Les ninoxes rousses sont endémiques de Nouvelle-Guinée et d’Australie. Sur la première citée, on la trouve le long du littoral de l’île principale ainsi qu’aux îles Aru et à Waigeo. Sur le continent australien, on les trouve dans la Terre d’Arnhem, au nord de Kimberley, dans la péninsule d’Yorke et sur la côte est du Queensland. 4 sous-espèces sont officiellement reconnues : N.R. rufa (Territoire du Nord et Terre d’Arnhem) – N.R. humeralis (Nouvelle-Guinée, Aru et Waigeo) – N.R. queenslandica (côtes du Queensland, au sud de la rivière Endeavour) – N.R. meesi (Cap York jusqu’aux rivières Endeavour et Mitchell). Les ninoxes sont sédentaires sur l’ensemble de leur aire de distribution.

Menaces – protection

Les ninoxes rousses sont des oiseaux rares ou assez peu communs. Dans un passé récent, leur habitat composé principalement de zones boisées a subi d’importants éclaircissements dans le but de dégager de nouvelles terres agricoles. De nos jours, ce défrichage se poursuit. Il faut ajouter à cela, que les arbres qui possèdent des cavités sont particulièrement vulnérables aux incendies. Dans la partie ouest de leur aire de distribution en Australie, les galeries d’arbres sont envahies par des herbes grimpantes exotiques dont on ignore exactement l’influence sur la nidification. La population de ninoxes rousses est estimée à environ 1000 couples lors du dernier recensement. L’espèce est classée comme ne posant pas de problème majeur dans l’immédiat.

Références utilisées

Autres références utiles

Effraie de prairie

Tyto longimembris – Eastern Grass Owl

Effraie de prairie. Famille des Tytonidés. Ordre : Strigiformes

Effraie de prairie. Famille des Tytonidés. Ordre : Strigiformes

Description identification

Chez l’Effraie de prairie, les parties supérieures brun sombre sont tachetées de clair avec des barres chamois sur les ailes. Elles peuvent paraître gris bleuâtre en vol. Le dessous est blanc-crème à chamois pâle avec quelques taches brunes. Le disque facial est blanc, avec parfois quelques marques chamois clair. Les yeux de petite taille sont précédés par une tache brune. Le disque facial est encadré de brun sombre sur le dessus, de chamois clair sur les côtés et le dessous. Les pattes sont nettement plus longues que chez les autres espèces d’effraie. Les parties basses de ses membres sont faiblement emplumées et recouvertes simplement de courts poils rigides. Les pieds sont grisâtres et le bec brun pâle. En vol, les longues ailes, les pattes maintenues horizontalement, les pieds qui dépassent lui procurent une silhouette originale. La femelle est légèrement plus grande que le mâle

Indications subspécifiques 5 Sous-espèces

  • Tyto longimembris longimembris (India to se China, Taiwan, Philippines, Sulawesi, se New Guinea, n, ne Australia, New Caledonia)
  • Tyto longimembris chinensis (se China, Vietnam)
  • Tyto longimembris pithecops (Taiwan)
  • Tyto longimembris amauronota (Philippine Is.)
  • Tyto longimembris papuensis (New Guinea)

Noms étrangers

Voix chant et cris

C’est un oiseau plus discret que l’Effraie des clochers (Tyto alba). Néanmoins, son cri, perçant et sifflant, est assez similaire. En puissance et en rudesse, il se situe à mi-chemin entre celui de l’Effraie des clochers et celui de l’Effraie masquée (Tyto novaehollandiae).

Habitat

Les effraies des prairies vivent dans les hautes herbes et les zones marécageuses. Elles fréquentent les prairies tropicales denses et bien établies, particulièrement les graminées et les roseaux à la périphérie des champs de canne. On les trouve également dans les steppes herbeuses arides lorsque les rats à longs poils (rattus villosomus) y prolifèrent. On peut rarement les apercevoir car elles se cachent à terre dans les hautes herbes. Il arrive toutefois qu’elles se perchent sur de frêles ramilles à la cime de jeunes pins. Les effraies des prairies sont endémiques de l’Australie et de l’Asie du Sud-Est. Sur le continent australien, leur aire de distribution s’étend le long du littoral du Northern Territory et du Queensland jusqu’au nord des Nouvelles-Galles-du-Sud. En Asie, on les trouve aux Philippines, aux Célèbes, dans les petites îles de la Sonde, aux Fidjis (?), à Taïwan, dans le sud de la Chine, dans de nombreuses régions d’Indochine, de Thaïlande et de Birmanie, ainsi qu’en Inde. Certaines populations morcelées vivent également en Nouvelle-Guinée. 7 sous-espèces sont officiellement reconnues : T.L. Longimembris, Chinensis, Pithecops, Amauronota, Walleri, Baliem, et Papouensis.

Comportement traits de caractère

Bien qu’il lui arrive parfois de voler en plein jour, l’effraie des prairies adopte la plupart du temps des moeurs nocturnes. Cette espèce est adaptée pour une existence à terre et on la trouve habituellement dans les hautes herbes. Tout au long de l’année, elle est plutôt grégaire, nichant de façon semi-coloniale ou chassant en groupe de plusieurs dizaines d’individus sur le même territoire. Bien qu’elle possède sensiblement le même poids que l’Effraie des clochers, elle chasse d’une manière différente. Son envergure considérablement plus développée (116 cm maximum contre 93) en est une preuve indiscutable. L’effraie des prairies chasse uniquement en vol, jamais à partir d’un perchoir. Elle survole son espace à basse altitude, quadrillant les lieux et plongeant dès qu’elle a repéré sa proie. Comme la plupart du temps, elle n’aperçoit pas sa victime, son ouïe et ses longues pattes lui sont très utiles.

Alimentation mode et régime

Plus encore que n’importe quelle autre espèce d’effraie du genre Tyto, c’est une spécialiste des petits rongeurs. Elle chasse rarement d’autres proies. Ses proies favorites sont le rat à longs poils (rattus villosomus) et le rat des roseaux (ratus sordidus).

Reproduction nidification

Les effraies des prairies peuvent se reproduire à tout moment de l’année si les conditions sont favorables, toutefois, dans les régions côtières du nord de l’Australie, elles choisissent généralement de déposer leur ponte entre mars et juin. Le nid est placé à terre, au milieu d’épaisses touffes d’herbes ou de roseaux, en particulier dans les graminées, habituellement à grande distance des arbres. C’est une plate-forme fragile qui se dégrade rapidement en raison des nombreux piétinements. On y accède par une série de tunnels (au moins trois) que l’effraie trace progressivement en traînant les pieds dans les hautes herbes. Un des ces chemins fait cependant office d’accès principal. Il est facilement reconnaissable car son entrée est considérablement aplatie par les nombreux atterrissages et décollages successifs. Dans le nid, la femelle dépose 3 à 8 oeufs de couleur blanc terne dont les dimensions sont environ de 40 X 30 millimètres ; L’incubation dure environ 42 jours, ce qui correspond approximativement à celle des effraies africaines. Les oisillons ont un premier duvet blanc puis un second duvet brun doré. Ils acquièrent leur autonomie vers l’âge de deux mois. Bien avant cela, la femelle cesse de s’en occuper. Les petits errent alors dans les hautes herbes et, à la nuit, ils reviennent au nid pour recevoir leur nourriture. Lorsqu’ils ont définitivement quitté le nid familial, ils présentent un plumage sombre que l’on ne peut distinguer de celui des adultes féminins.

Distribution

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Autres références utiles

Ninoxe d’Australie

Ninox boobook – Southern Boobook

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Description identification

Les ninoxes d’Australie présentent un dessus brun pâle à brun foncé, la couleur variant selon les régions et selon les individus. Des points blancs recouvrent le dos et les couverturesalaires. Les parties inférieures sont crème ou chamois avec des larges stries brun foncé ou brun clair et des mouchetures. Le disque facial est bien plus clair que le reste du corps, contrastant avec la large tache circulaire gris cendré qui recouvre les joues et l’arrière de l’oeil. Le bec est gris-bleu, les pieds gris-bleu pâle. Les adultes ont un iris jaune verdâtre, alors que celui des juvéniles est brun. Les femelles sont légèrement plus grandes et plus richement colorées. Les immatures sont plus pâles que les adultes.

Indications subspécifiques 11 Sous-espèces

  • Ninox boobook boobook (Lesser Sundas, s New Guinea, Australia)
  • Ninox boobook rotiensis (Roti I.. Lesser Sundas.)
  • Ninox boobook fusca (Timor I.. e Lesser Sundas.)
  • Ninox boobook plesseni (Alor I.. n of Timor.)
  • Ninox boobook moae (Moa, Leti and Romang Is.. e of Timor.)
  • Ninox boobook cinnamomina (Babar I.. e of Timor.)
  • Ninox boobook remigialis (Kai Is.. off sw New Guinea.)
  • Ninox boobook pusilla (s New Guinea)
  • Ninox boobook ocellata (Sawu I.. Lesser Sundas. and Australia (except e coast))
  • Ninox boobook halmaturina (Kangaroo I.. off s Australia.)
  • Ninox boobook lurida (ne Queensland. ne Australia.)
  • Noms étrangers

Voix chant et cris

Le cri usuel consiste en un double-hululement bref dont la seconde note est plus basse que la première. Chaque note dure environ un quart de seconde avec une demi-seconde entre les deux. Après chaque cri, il y a une légère pause et la série reprend au rythme de 20 cris par minute. La durée des cris est variable, allant de quelques minutes à plusieurs heures. Les ninoxes d’Australie émettent un ‘potpot pot pot por pot pot pot por’ doux et bas. Les oiseaux appariés communiquent par des cris différents qui ressemblent au cri chevrotant de la Ninoxe puissante (ninox strnua).

Habitat

Les ninoxes d’Australie vivent à peu près partout où il y a des arbres. Les forêts d’eucalyptus et les zones boisées semblent représenter l’habitat qui leur convient le mieux, mais le ‘mallee’, les mulgas, les semi-déserts, les petits cours d’eau bordés d’arbres, les parcelles résiduelles d’arbres sur les terres agricoles, les banlieues pourvues de feuillus ainsi que les îles situées à proximité de la côte, lui conviennent aussi parfaitement. Par contre, elles sont généralement absentes des forêts pluviales denses. Les ninoxes d’Australie sont, comme leur nom l’indique, originaires du continent australien, y compris des petites îles qui bordent le littoral. On les trouve aussi dans les petites îles de la Sonde, à Timor, et en Nouvelle-Guinée (bassin alluvial de la Fly). 9 espaces sont reconnues : N.B. Boobook (sud Queensland, Nouvelles-Galles-du-Sud, Victoria, Australie Méridionale) – N.B.Rotiensis (ïle Roti, petites îles de la Sonde) – N.B.Fusca (Timor, Roma, Leti) – N.B. Pusilla (sud de la Nouvelle-Guinée) – N.B. Plesseni (ouest Alor, ouest des petites îles de la Sonde) – N.B. Cinnamomina (Tepa, Babar) – N.B. Ocellata (îles Sawu, îles Kai, Australie, à l’ouest de la cordillière australienne) – N.B. Lurida (sud-est du Queensland) – N.B. Leucopsis (Tasmanie).

Comportement traits de caractère

La Ninoxe d’Australie est généralement nocturne. Pendant la journée, elle se repose dans les feuillages épais. Lorsqu’elle se sent menacée, elle se tient raide comme un piquet, les plumes bien serrées contre le corps et faisant face au danger présumé. Dans cette posture, elle paraît longue et fine. La Ninoxe d’Australie chasse à partir d’un perchoir bas, comme une branche ou un poteau de clôture. Les insectes volants sont poursuivis à travers les branches ou au-dessus des arbres. Un seul insecte est capturé par vol. Une fois la capture effectuée, elle est rapportée au nid du bout du bec ou bien l’oiseau se pose à terre pour la consommer. D’autres insectes sont arrachés dans les feuillages ou attrapés sur le sol.

Alimentation mode et régime

Les proies capturées semblent varier considérablement en fonction des individus. Les ninoxes d’Australie se nourrissent généralement de petits mammifères, en particulier les souris communes (mus musculus) et les petits oiseaux allant jusqu’à la taille d’un Moineau domestique. Elles consomment également des invertébrés, y compris des coléoptères et des papillons nocturnes.

Reproduction nidification

Dans presque toute l’Australie, la reproduction se déroule en août et en septembre. Parfois, bien avant que ne commence la saison, les partenaires se perchent l’un à côté de l’autre, le mâle émettant des ‘pot pot por’ pendant d’assez longues périodes. Un des oiseaux ou parfois même les deux, logent dans une cavité d’arbre mais ce domicile d’avant-saison n’est pas forcément retenu comme site de nidification. Le nid peut être placé dans une grande variété de cavités d’arbres. Il peut être situé dans un arbre mort ou dans un arbre en bonne santé, dans une grosse branche ou sur le tronc principal. Enfin, il peut être bien à la verticale ou sur un plan plus ou moins incliné. Le mâle est chargé de nettoyer le trou avant que la ponte ne soit déposée. Les oeufs, au nombre de 2 ou de 3, parfois jusqu’à 5, sont de couleur blanche, presque ronds, et ont une dimension qui avoisine 40 X 35 millimètres (un peu plus longs que larges). Ils sont déposés à un ou deux jours d’intervalle et couvés pendant 35 jours. Les jeunes présentent un duvet blanc et séjournent au nid pendant 5 à 6 semaines. Comme les autres ninoxes, ils quittent le nid bien avant qu’ils n’aient atteint leur pleine taille et alors qu’ils ont encore un duvet abondant. Ils restent dépendants de leurs parents pendant sans doute encore 2 ou 3 mois.

Distribution

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Références utilisées

Autres références utiles