ETATS UNIS ( 04/08/2016) Série Oiseaux.


 

Le 04 Aout 2016 l’Administration des Postes des USA a procédé à l’émission d’un bloc de 04 timbres « FOREVER » ayant pour thème des oiseaux.

Catalogue Michel : Mi 5320BE/5323BE

 

Roitelet à couronne dorée    

Regulus satrapa,  Golden-crowned Kinglet.

Les oiseaux des Laurentides

Roitelet à couronne dorée     Regulus satrapa,  Golden-crowned Kinglet.
Famille des Muscicapidés : 1492 espèces dans le monde, 22 en Amérique, 16 au Canada et 12 au Québec.
Merles, Traquets, Gobemoucherons, Grives, Roitelets.

Identification    Photo : Pierre Bannon
Le Roitelet à couronne dorée est plus facile à entendre qu’à voir. Il se tient souvent dans le sommet des arbres. Quand on le voie pour la première fois, on est assez surpris d’entendre un chant aussi fort pour un si petit oiseau. Son chant est très mélodieux avec des strophes variées, on dirait qu’il pratique plusieurs répertoires. C’est un défi de le voir au télescope parce que ce petit acrobate est sans cesse en mouvement. Il vole de branche en branche, d’arbre en arbre, disparait une fraction de seconde pour réapparaître aussitôt. Dans ses moments de pause, on peut voir sa calotte vive, jaune chez la femelle, orange chez le mâle bordée de noir.

Habitat et nidification
Le Roitelet à couronne dorée ne vit qu’en Amérique du Nord. Sa migration le conduit jusqu’en Floride et au Mexique d’où il revient à la fin avril pour fonder une famille au Canada. Au Québec, il niche presque partout de la Baie James jusqu’aux frontières avec les États-Unis. Il préfère les forêts de conifères où il fait un nid minuscule avec de la mousse ou du lichen tapissé de morceaux d’écorce et de plumes. La femelle couve ses 8 – 9 oeufs pendant 14-15 jours et les jeunes restent au nid au moins deux semaines. Le mâle va aider à nourrir les jeunes au nid et pour ceux qui vivent aux États-Unis, la femelle va alors commencer une deuxième nichée. En octobre, les groupes qui nichent au Canada font une migration vers le sud, ceux qui nichent aux États-Unis, demeurent dans leur aire de nidification en toutes saisons.

Nourriture et comportement
Son régime alimentaire se compose surtout de larves, d’oeufs, d’insectes et d’araignées. Il mangera aussi des graines et du fourrage. A l’occasion, on le verra boire de la sève des arbres, souvent dans les trous creusés par les pics. Le mâle défend son territoire par le chant, il sera donc plus facile à identifier en mai et juin, période où il attire une femelle dans son lieu de nidification. Commun dans les forêts de conifères, particulièrement dans les pins, il est de plus en plus vulnérable due à la perte d’habitat, conséquence de l’exploitation forestière surtout dans les forêts matures. Une chance que ce petit oiseau aux teintes vert blanchâtre fait de nombreux petits. Il arrive ainsi à maintenir l’espèce en nombre suffisant, dans ses cinq ans de vie.

Gérald Gauthier   =================  fin de la chronique  ===========     Menu visuel  ou  Menu alphabétique

Jaseur d’Amérique
Bombycilla cedrorum

Ordre des Passériformes – Famille des Bombycillidés

QUELQUES MESURES :
L : 14-17 cm
Env : 22-30 cm
Poids : 32 gr

DESCRIPTION DE L’OISEAU :
Le jaseur d’Amérique est un oiseau élégant, avec de longues ailes, une queue plutôt courte et une huppe. Son bec est court et large, ses pattes sont courtes. Les deux sexes sont semblables.

Les adultes sont brun chamoisé sur la tête, la poitrine et le dos. La couleur brune s’estompe en jaune pâle sur l’abdomen, en gris brun sur le dos, et en gris ardoise plus loin sur le croupion et le dessus de la queue. Celle-ci est barrée d’une bande jaune. Les sous caudales sont blanches. Les pattes et les doigts sont noirs.
Les adultes ont un étroit masque noir souligné de blanc, qui s’étend des lores jusqu’à l’arrière des yeux, où il se termine par une  pointe. Le menton est noir.
Les extrémités des secondaires sont parées de rouge, comme juste trempées dans de la cire rouge ou de la peinture. D’où son nom anglais « waxwing » de « wax » qui signifie « cire ». Le nombre de ces ornements augmente avec l’âge, jusqu’à l’obtention du plumage adulte. Il semble que ces attributs colorés revêtent une certaine importance au moment de trouver un partenaire.

Le juvénile est strié sur la gorge, la poitrine et les flancs. L’abdomen et les couvertures sous caudales sont d’un blanc ou d’un jaune plus terne. Il porte un masque noir plus restreint que les adultes, et présente plus de blanc sur les joues et derrière les yeux.
Comme le jaseur d’Amérique est un nicheur tardif, ce plumage peut encore être vu en automne.

Pour comparaison : le jaseur boréal est légèrement plus grand, et dans l’ensemble, d’une couleur plus grise.

Le changement de nourriture, et notamment la consommation des baies de chèvrefeuille (Lonicera morrowii), bien pourvues en pigment orangé, ont occasionné quelques changements dans la couleur de son plumage, notamment au niveau de la bande terminale de la queue, devenant orange et moins jaune, depuis les années 50/60.

CRIS ET CHANTS : SONS PAR XENO-CANTO
Le jaseur d’Amérique émet des cris distinctifs. L’un est un bourdonnement, un trille haut perché « tsiii ». Les variations en tonalité, durée, fréquence et énergie de ces trilles, correspondent aux fonctions d’appel nuptial, de contact et de demande.
Un autre cri commun est un sifflement haut et vif, étiré, qui est émis par les oiseaux en bandes, au moment de l’envol et de l’atterrissage.

HABITAT :
Le jaseur d’Amérique vit dans les zones boisées ouvertes, les champs en friche, les fermes, les décharges et les jardins urbains. Il est absent des terres herbeuses et des déserts, excepté le long des cours d’eau.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
Il vit en été dans le sud du Canada, du sud est de l’Alaska et du nord de la Colombie Britannique au centre de l’Ontario, et au sud du Québec.
Il se reproduit au sud dans le Maryland et la Virginie, et dans les montagnes, du sud au nord de la Géorgie, du nord des Etats Unis au nord de la Californie.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE :
Le jaseur d’Amérique est très grégaire en migration et en hiver. Il parcourt environ 2000 km pour migrer. Il voyage en groupes de 40 oiseaux et plus, en chantant constamment, volant d’arbre en arbre en hiver.
Vers fin mai, les couples se forment sur les aires de reproduction, et durent pour la saison. Pendant la parade, le mâle sautille latéralement vers la femelle pour lui offrir une baie portée au bout du bec. La femelle la saisit et fait la même chose, et ainsi de suite jusqu’au moment où l’un des deux décide de la manger. Ils nidifient en bandes clairsemées.

Pour se nourrir, en plus des baies et des fruits, les adultes capturent des insectes comme le ferait un gobemouches, à partir d’un perchoir, un arbre mort ou dénudé, ou en les glanant sur les feuilles.
Il se déplace en groupes pour trouver les sources abondantes de nourriture. Ils peuvent dévaster un buisson entier de baies en quelques minutes.
Quand le bout d’une tige offre un supplément de baies, et qu’un seul oiseau à la fois peut y accéder, les membres du groupes se mettent en ligne le long de la tige et se passent les baies bec à bec jusqu’en bas de la branche, pour que chaque oiseau ait une chance de se nourrir.

VOL :
Le jaseur d’Amérique a un vol puissant et direct.

REPRODUCTION DE L’ESPECE :
Le nid du jaseur d’Amérique est volumineux et construit par le couple. Il est fait d’écorces, de feuilles, d’herbes, de radicelles, de mousse, et parfois aussi, de boue. L’intérieur est tapissé de matières douces. Il est situé dans un arbre fruitier, à environ 1,50 m de hauteur.  La ponte commence début juin, et continue jusqu’à début août, ce qui reporte la fin de la saison à fin septembre/début octobre.

La femelle dépose 3 à 5 œufs bleu grisâtre tacheté de brun ou de noir, surtout du côté le plus large. L’incubation dure 12 à 14 jours, assurée par la femelle qui est nourrie par le mâle pendant cette période. Celui-ci reste perché à proximité pour surveiller le nid et les alentours. La femelle nourrit les poussins pendant trois jours, avec ce qu’apporte le mâle. Ensuite, les deux parents élèvent les jeunes.

Les nouveau-nés sont nourris d’abord avec des insectes, et deux ou trois jours plus tard, avec des fruits. Ils volent au bout de 15 jours, mais restent près du nid, et sont encore nourris par les parents pendant 6 à 10 jours. Ils se dispersent au bout d’un mois pour rejoindre un groupe de juvéniles, et ne reviennent plus sur le site du nid.

ALIMENTATION :
Le jaseur d’Amérique se nourrit essentiellement de fruits frais qui contiennent beaucoup de sucre (70% de son régime). Il consomme aussi des insectes, des fleurs et la sève des arbres. Il a la réputation d’être glouton.
En hiver, il consomme surtout les fruits du genévrier. Depuis quelques années, il se tourne de plus en plus vers les récoltes et les plantes d’ornement, comme les pommiers sauvages, l’aubépine, le poivrier, l’olivier russe dans l’ouest, et le chèvrefeuille (Lonicera morrowii) un « échappé » invasif des cultures, donnant des baies rouges et rondes.
Alors que la plupart des oiseaux régurgitent graines et noyaux, le jaseur d’Amérique les expulse dans ses fientes, environ 45 minutes après les avoir ingérées.

PROTECTION / MENACES / STATUTS :
Le jaseur d’Amérique est très sensible aux  intoxications par l’alcool, et peut mourir après l’ingestion de fruit fermentés.

Ang : Cedar Waxwing
All : Zedernseidenschwanz
Esp : Ampelis Americano
Ital: Beccofrusone dei cedri
Nd: Cederpestvogel
Russe: Кедровый свиристель
Sd: Indiansidensvans

Photographes:

Tom Grey
Tom Grey’s Bird Pictures

René Lortie
http://rlortie.ca/

Bob Moul
Nature Photography

Texte de Nicole Bouglouan

Sources:

FIELD GUIDE TO THE BIRDS OF NORTH AMERICANational Geographic Society – ISBN: 0792274512

A GUIDE TO THE BIRDS OF MEXICO AND NORTHERN CENTRAL AMERICA by  Steve N. G. Howell, Sophie Webb Oxford University Press – ISBN: 0198540124

A GUIDE TO THE BIRDS OF COLOMBIA by Steven L. Hilty and William L. Brown – Princeton University Press – ISBN 069108372X

Avibase (Lepage Denis)

Wikipedia (Wikipedia, The Free Encyclopedia)

All About Birds (Cornell Lab of Ornithology)

Animal Diversity Web (University of Michigan Museum of Zoology)

Bird Web (Seattle Audubon Society)

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

 

Accueil

Page famille Bombycillidés

Cardinal rouge

Cardinalis cardinalisNorthern Cardinal

Description identification

Chez le mâle adulte de la race nominale, le capuchon aux plumes allongées, les côtés de la face et la quasi totalité des parties supérieures forment un bel ensemble rouge éclatant. La nuque, le dos et le croupion affichent un rouge un peu plus sombre, avec des plumes aux extrémités grisâtres. Les lores, le bas du front, la zone qui entoure le bec et la grande majorité de la gorge sont noirs, formant une barbe. Les vexilles internes des rémiges ont une teinte gris rosâtre, les vexilles externes sont rougeâtres formant un trait rouge sur la bordure de l’aile quand celle-ci est fermée. Les couverturesalaires et l’alula sont d’un rouge plus terne. Les rectrices rouge foncé n’ont pas une apparence éclatante. Les iris sont brun sombre, le bec rouge-orange. Les pattes sont brun moyen.
Chez les femelles, le dessus est brun moyen, contrastant avec le dessous qui est plus brun-chamois. Les plumes allongées de la huppe sont fortement nuancées de rouge rosâtre. Il y a un peu de rose sur la face, le masque noir est aussi développé que celui du mâle mais il présente une couleur noir grisâtre. Les rémiges sont plus ou moins teintées de rose, y compris les tertiaires. Les couverturesalaires sont en majorité brunâtres. Le dessous des ailes est rose éclatant. Les rectrices gris brunâtre ont des taches roses sur le centre des plumes. Les parties nues sont très semblables à celles du mâles.
Les juvéniles sont semblables aux femelles mais l’ensemble est bien plus terne et la huppe est extrêmement réduite ou absente. Le bec varie du noir au gris sombre. Les iris sont gris. Les jeunes mâles peuvent avoir un peu de rouge sur la poitrine et sur les flancs.
Les différentes races se distinguent par leur taille, la plus ou moins grande intensité de rouge sur le plumage du mâle. La huppe et la barbe du menton ont un développement variable. Les races mariae et carneus ont les couleurs les plus remarquables après la race nominale.

Indications subspécifiques 19 Sous-espèces

Noms étrangers

 

Voix chant et cri

Les 2 partenaires ont été intensivement étudiés en ce qui concerne la vocalisation. Le mâle et la femelle ont un chant largement similaire qui consiste en une série de sifflements gais, puissants et monosyllabiques que l’on peut retranscrire de la façon suivante « wheet, wheet, wit-wit-wit-wit ». Parfois les sifflements sont plus complexes ou formés de 2 notes «  »wheata-wheata-wheata ». Dans le sud de l’Ontario et au Texas, les chants ont habituellement 2 notes, dans le Minnesota 3. Le mâle chante toute l’année, la femelle un peu moins. Le mâle a tendance à produire ses « best-of » à l’aube. La femelle émet son chant quand elle incube ou quand le mâle vient la ravitailler en nourriture. Le cri de contact est un « chip » liquide, mais le répertoire est généralement assez vaste et peut comporter jusqu’à 16 cris différents. Certains cris, ceux qui servent quand ils se restaurent aux mangeoires artificielles ou qui sont délivrés juste avant l’accouplement, ont une tonalité très agressive. Les jeunes émettent des petit cris de sollicitation.

Habitat

Le cardinal rouge fréquentent les zones boisées ouvertes qui sont composées de buissons, de broussailles et de petits arbres. On peut les observer à la lisière des forêts, dans les terres agricoles abandonnées qui sont pourvues de buissons, dans les parcelles de broussailles qui sont en cours de régénération et dans les jardins situés à la banlieue des villes. La race philipsi, qui est sédentaire dans la péninsule du Yucatan est confinée dans les rivages parsemés de broussailles.
Le cardinal rouge requiert des buissons denses pour la nidification. Dans l’Ontario, qui constitue la limite nord de son aire de distribution, il apprécie beaucoup les poteaux qui constituent son perchoir préféré. Cependant, on peut le trouver en plus grande densité dans les banlieues, comme c’est le cas dans la région d’Ottawa.
Le cardinal rouge vit du niveau de la mer jusqu’à 2 000 mètres dans la Baja, en dessous de 1 100 m dans l’ensemble des États-Unis.

Comportement traits de caractère

Le cardinal rouge est généralement sédentaire, mais il procède parfois à de longs déplacements irréguliers dont on ne connaît pas exactement les raisons. Aux États-Unis et au Canada, la plupart des mouvements des oiseaux bagués (66%)sont supérieurs à 100 km, (30% aux alentours de 200, 27% entre 200 et 500, et seulement 5% entre 600 et 1 000 kilomètres). Les trajets les plus courants vont de la Caroline au Québec, du New-Jersey au Kansas et de l’Arkansas à l’Ontario. Les migrateurs ont souvent plus de 5 ans, il n’y a pas de mobilité différente selon les sexes. Un oiseau trouvé dans la baie de James se trouvait à plus de 750 km de son aire habituelle de nidification.

Alimentation mode et régime

Le cardinal rouge consomme principalement des matières végétales (pendant plus de 70% de l’année). Toutefois, les jeunes oisillons reçoivent presque exclusivement des petits invertébrés (environ 95% du régime alimentaire). D’après des études réalisées dans 20 états des États-Unis, en plus de l’Ontario, on a pu décrire le menu dans le détail : celui-ci comprend 34% de fruits sauvages ainsi que d’autres végétaux. Dans la catégorie des invertébrés, on trouve des coléoptères, des sauterelles, des papillons diurnes et nocturnes (lépidoptères) ainsi que des punaises, des hyménoptères et des mouches (diptères).
Occasionnellement des limaces et des escargots de la famille des gastéropodes sont également ingurgités. En Floride, les cardinaux rouges, surtout en hiver, mangent aussi des fleurs contenant du nectar. A Hawaï où ils ont été introduits, ils apprécient les termites ailés, ils profitent des petites excavations creusées par les pics suceurs de sève. Dans de nombreuses parties de son aire, une grande partie de ses ressources provient des mangeoires artificielles, ce qui explique sans doute les grandes densités d’oiseaux dans les banlieues.
Le cardinal rouge recherche sa nourriture en couple ou en groupes, mais il forme aussi de petits rassemblements épars pendant la période non-reproductive.

Reproduction nidification

Chez le cardinal rouge, la période de construction du nid varie selon les endroits. Les renseignements qui ont été recueillis proviennent en général des populations d’Amérique du Nord. Les sous-espèces qui vivent dans le sud commencent à nicher en février, alors que celles du nord ne débutent qu’en avril. Les races qui se reproduisent en Iowa peuvent entamer le cycle de nidification alors que le sol est encore recouvert de neige. Au Belize, un nid appartenant à un couple de la race falmmiger a été trouvé vers la moitié du mois de juin. Il peut y avoir 4 nichées par an, et la saison peut se poursuivre jusqu’en octobre en Virginie Occidentale.
Le cardinal rouge est habituellement monogame, bien qu’en certaines circonstances, certains mâles puissent être bigames. Certains oiseaux entretiennent des liens conjugaux pendant tous les mois de l’année. Dans d’autres cas, ils s’associent en petites troupes pendant l’hiver, puis les mâles rejoignent les territoires de nidification peu de temps avant leurs compagnes.
Les femelles ne portent pas de préférences particulières pour les mâles qui ont des couleurs vives par rapport à ceux qui ont des couleurs ternes. Par contre, elles prennent en compte d’autres facteurs, comme le désir d’un territoire plus étendu. La fertilisation hors-couples est un phénomène qui intervient moins souvent que chez les autres passerins (environ 12-13%). Dans certains cas, les jeunes des couvées précédentes aident leurs parents en tant qu’assistants.
Le site de nidification est utilisé par les 2 parents, le mâle rapporte les matériaux et sa compagne les arrange. Cette organisation prend 3 à 9 jours, ce qui permet aux 2 partenaires de bâtir un édifice en forme de boule. Le nid a une couche de feuilles plus rudes sur l’extérieur ainsi que des écorces de plantes grimpantes et des herbes assez solides. Il a une taille très modeste (4 cm de diamètre) et il est placé le plus souvent entre 1 et 2 mètres au-dessus du sol, dissimulé dans un enchevêtrement de plantes grimpantes ou de buissons, épais comme du chèvrefeuille ou de l’aubépine.
La ponte comprend de 1 à 5 œufs, dont la couleur varie du blanc grisâtre au chamois ou au vert clair. La femelle dépose 1 œuf tous les 3 jours et couve seule pendant 11 à 13 jours. Passée cette période, le mâle apporte son aide et les petits peuvent alors voler au bout de 19 jours. Ils sont totalement indépendants vers l’âge de 40 jours. Les nids sont régulièrement parasités par les vachers à tête noire ou les vachers bronzés.

Distribution

Distribution

Le cardinal rouge est répandu dans l’est de le centre de l’Amérique du Nord. Son aire se poursuit vers le sud, de la Floride et du Mexique jusqu’à Belize et au Guatemala. Il y a des populations isolées en Arizona, en Californie et au Nouveau-Mexique. L’espèce a été introduite aux Bermudes et à Hawaï où on la trouve jusqu’à 2 300 mètres.

C. c. superbus – sud-ouest des États-Unis (extrême sud-est de la Californie, Arizona et sud-ouest du Nouveau-Mexique) débordant légèrement sur le nord du Mexique (Nord Sonora).
C. c. townsendi- Tiburón Island et côte adjacente du Sonora, dans l’ouest du Mexique.
C. c. affinis – centre-ouest du Mexique (Sonora, Chihuahua, Sinaloa et ouest de Durango).
C. c. sinaloensis – ouest du Mexique (centre et sud de Sinaloa , Michoacán).
C. c. mariae – Tres Marías Islands (María Madre, María Magdalena et María Cleofas), au large de Nayarit.
C. c. seftoni – centre de la Baja californienne (entre le 28° N et le 27° N), dans le nord-ouest du Mexique.
C. c. igneus – Baja californienne, sud du 27° N.
C. c. clintoni – Cerralvo Island, au large de la Baja.
C. c. carneus – côte ouest du Mexique (de la province de Colima jusqu’à l’isthme de Tehuantepec).
C. c. cardinalis – la plus grande partie de l’est des États-Unis et du sud-est du Canada du Sud-Dakota jusqu’à l’Oklahoma et la Louisiane, en direction de l’est jusqu’à l’océan Atlantique (excepté le sud-est de la Géorgie et la péninsule de la Floride).
C. c. floridanus – sud-est de la Géorgie, et péninsule de la Floride (sud-est des États-Unis).
C. c. magnirostris – sud des États-Unis, du sud du Texas et du centre de l’Oklahoma jusqu’à l’Arkansas, la Louisiane et le sud du Mississippi.
C. c. canicaudus – ouest de l’Oklahoma , centre et ouest du Texas, centre-est du Mexique (Coahuila, Jalisco, Guanajuato, centre de San Luis Potosí et Hidalgo).
C. c. coccineus – versant atlantique de l’est du Mexique et dans les provinces de San Luis Potosí, Veracruz, nord-est de Puebla et Nord-Oaxaca.
C. c. littoralis – plaines du sud de Veracruz et de Tabasco (sud-est du Mexique).
C. c. yucatanicus – base de la péninsule du Yucatán et sud-est du Mexique.
C. c. phillipsi – côtes broussailleuses du Yucatán.
C. c. flammiger – sud-est du Mexique (centre et sud de Quintana Roo), nord-est du Belize et nord du Guatemala (Petén).
C. c. saturatus- Cozumel Island, (au large de Quintana Roo).

Menaces – protection

D’après le Handbook des oiseaux du Monde, le cardinal rouge n’est pas globalement menacé. Il est même assez abondant sur la plus grande partie de son aire de distribution dans l’est de l’Amérique du Nord. Sa densité peut être très importante dans certaines régions et atteindre jusqu’à 167 oiseaux par kilomètre carré. La reproduction est importante dans le nord de l’Ontario et la vallée de l’Ottawa, si bien que les effectifs se sont constamment développés entre 1980 et 2005. Cette espèce a également colonisé le nord du Honduras dans un délai récent.

Références utilisées

Autres références utiles

Sittelle à poitrine rousse

Sitta canadensisRed-breasted Nuthatch

Ordre des Passériformes – Famille des Sittidés 

QUELQUES MESURES:
L: 11 cm; Env: 18-20 cm; Poids: 8-13 gr

LONGEVITE : jusqu’à 7 ans

DESCRIPTION DE L’OISEAU:
La sittelle à poitrine rousse est plus petite que la sitelle torchepot, avec un bec plus petit, plus court et plus fin, et un dessin tout à fait différent sur la tête, la calotte toute noire, et un audacieux sourcil blanc au-dessus d’une rayure foncée qui traverse l’œil. Les joues sont blanches. Elle a le dos gris, les parties inférieures sont rousses, les pattes et les doigts sont gris foncé.
La femelle a la calotte bleu-gris, elle est plus pâle en dessous, et la rayure traversant l’œil est plus fine.
Le juvénile est plus terne que les adultes.

CRIS ET CHANTS: SONS PAR XENO-CANTO
La sittelle à poitrine rousse a pour cri habituel un lent et nasillard « nyahk-nyahk-nyahk » qui porte loin, rappelant un jouet qui résonne comme une trompette. Elle émet des séries plus rapides lorsqu’elle est agitée. Ce cri sert aussi de chant territorial. Le cri de contact est un doux « pit ».

HABITAT :
La sittelle à poitrine rousse se trouve dans les forêts de conifères (épicéas et pins) ou mixtes. Elle vit aussi dans les zones urbaines où il y a assez de conifères.

DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE :
La sittelle à poitrine rousse se reproduit depuis le nord ouest de Canada jusqu’en Californie, à travers les Rocky Mountains, ainsi qu’au bord et dans la région des Grands Lacs. On la trouve aussi vers le sud, depuis Terre-Neuve jusqu’aux Appalaches.
Elle hiverne dans son habitat de reproduction, et irrégulièrement au sud, dans le Golfe du Mexique et le nord de la Floride.
Ses déplacements dépendent des sources de nourriture.

COMPORTEMENTS DANS LA VIE SAUVAGE:
La stitelle à poitrine rousse est capable de descendre en marchant vers le bas des arbres, la tête la première, en cherchant sa nourriture. Cet oiseau passe la majorité de sa vie dans les grands arbres. Elle arpente le tronc des arbres, cherchant des larves et des insectes dans les crevasses de l’écorce. Elle bouge très rapidement, et tourne autour des petites branches et des aiguilles de conifères au bout des branches, et peut partir comme une flèche dans les airs pour attraper un insecte.

Pour se nourrir des semences, elle soulève les écailles de la pomme de pin avec le bec pour les extraire. La sittelle à poitrine rousse est un oiseau prévoyant qui rassemble les graines quand elles sont abondantes, les stocke sous les lichens, l’écorce ou un autre abri qui convient pour les cacher, afin de pouvoir les retrouver quand la nourriture se fait plus rare.
La sittelle à poitrine rousse voyage en petits groupes à la fin de l’été pour migrer. Elle est sociable. Les couples restent ensemble sur leur territoire de nourrissage si les récoltes de grain ont été bonnes, ou s’ils sont proches d’une source de nourriture. La parade nuptiale s’effectue habituellement entre les branches, au sommet des conifères, ce qui la rend très difficile à observer.

VOL :
La sittelle à poitrine rousse a un vol agile, vif et rapide.

REPRODUCTION DE L’ESPECE:
Les deux adultes creusent un espace pour le nid dans une souche ou une branche de pin ou d’autres arbres. Le nid peut-être situé à une hauteur variant de 1,50 à 30 mètres, en général, aux alentours de 4,50 mètres au-dessus du sol. Elle peut aussi utiliser un ancien nid de pic.
La sittelle à poitrine rousse applique de la résine à l’entrée de la cavité. Elle l’apporte avec le bec ou avec un morceau d’écorce qui servira d’applicateur. Le mâle la dispose autour de l’entrée extérieure, tandis que la femelle s’occupe de l’intérieur. On présume que cette résine décourage les prédateurs. La sittelle à poitrine rousse l’évite en plongeant directement au travers de l’entrée de son nid. Le nid est fait avec des herbes, des radicelles, de la mousse, des copeaux d’écorce et des fibres végétales. Il est tapissé de matériaux doux.

La femelle dépose 5 à 6 œufs de couleur blanche ou crème, tachetés de brun. L’incubation dure environ 12 jours, assurée par la femelle. Les poussins sont nidicoles et nourris par les deux parents. Le premier jeune quitte le nid au bout de 18 à 21 jours après la naissance.

ALIMENTATION:
La sittelle à poitrine rousse est friande de semences de pins et autres conifères. Au printemps et à l’été, elle consomme des scarabées, des guêpes, des chenilles, des œufs d’insectes et des mouches. Elle revient sur les aires de nourrissage pour consommer des graisses végétales, amandes, noix, noix de pécan, cacahuètes et graines de tournesol.
Les jeunes sont élevés exclusivement avec de la nourriture animale.

PROTECTION / MENACES / STATUTS:
Les populations de la sittelle à poitrine rousse sont en augmentation dans la majeure partie de son habitat.

Ang : Red-breasted Nuthatch
All : Kanadakleiber
Esp: Trepador Canadiense
Ital: Picchio muratore pettofulvo
Nd: Zwartkopboomklever
Russe: Поползень черноголовый
Sd: Rödbröstad nötväcka

Photos de Bob Moul :
Son site :Nature Photography

Texte de Nicole Bouglouan

Sources :

HANDBOOK OF THE BIRDS OF THE WORLD Vol 13 by Josep del Hoyo-Andrew Elliot-Jordi Sargatal – Lynx Edicions – ISBN: 9788496553453

FIELD GUIDE TO THE BIRDS OF NORTH AMERICANational Geographic Society – ISBN: 0792274512

THE HANDBOOK OF BIRD IDENTIFICATION FOR EUROPE AND THE WESTERN PALEARCTIC by Mark Beaman, Steve Madge – C.Helm – ISBN: 0713639601

Avibase (Lepage Denis)

All About Birds (Cornell Lab of Ornithology)

Bird Web (Seattle Audubon Society)

What Bird-The ultimate Bird Guide (Mitchell Waite)

Animal Diversity Web (University of Michigan Museum of Zoology)

 

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