POLOGNE ( 23 /01/1975) Série Oiseaux : Les faucons


         

           

Les Faucons :

Le 23 Janvier 1975 la Poste Polonaise a procédé à l’émission d’une série de 08 timbres de  1,00 Zl x02 se tenant – 150Zl x02 se tenant – 2,00Zl – 3,00Zl – 4,00Zl – et 8,00Zl respectivement ayant pour thème les faucons :

Falco naumanni (Le faucon crécerellette ) – Falco vespertinus (Le faucon kobez ) – Falco subbuteo (Le Faucon hobereau ) – Falco tinnunculus ( Le faucon crécerelle ) – Falco columbarius (Le faucon émerillon ) et enfin le  Falco peregrinus (Le Faucon pèlerin ).

Catalogue Michel # 2354/2361

 

Faucon crécerellette

Falco naumanniLesser Kestrel

 

 

Faucon crécerellette. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille:  Falconidés

Genre: Falco

Espèce : naumanni

Descripteur Fleischer, JG, 1818

Biométrie

Taille : 32 cm

Envergure : 58 à 73 cm.

Poids : 138 à 210 g

Longévité : 6 ans

Distribution

Description identification

Le bec du faucon crécerellette est court et recourbé dès la base. Longues ailes pointues, longue queue terminée par une large bande noire. Mâles et femelles sont assez dissemblables. Le mâle a un dos châtain. Le capuchon qui couronne sa tête, le cou, le croupion et la queue sont bleu-gris. Le ventre est rose crèmeux avec des petites stries brunes. Les iris sont jaunes lumineux alors que les pattes sont jaune-orange. Le dessous des ailes est blanc parsemé de pointes noires. La femelle, quant à elle, a un dos et une tête brune contrastant avec le ventre pâle. Tous deux ont le ventre et le dos striés de brun. Les jeunes sont semblables aux femelles.

 

Indications subspécifiques espèce monotypique

 

Noms étrangers

 

Voix chant et cris

 

Habitat

Il est très varié : taillis, bois , prairies ouvertes ou cultivées. Il niche sur les pente des montagnes, des gorges, des ravins encaissés, tout autres terrains rocailleux pourvu qu’il soit a découvert et propice à la prédation des oiseaux.

Comportement traits de caractère

Il a un comportement grégaire qui le pousse à se réunir en bandes lâches. Perchés sur des arbres, ils peuvent parfois se rassembler en colonies pouvant regrouper plusieurs centaines d’individus. Le faucon crécerellette fait preuve d’une grande fidélité dans les liens nuptiaux et fait preuve d’une hargne extrême pour défendre son territoire. C’est une espèce migratrice, passant son hiver en Afrique, sud du Sahara. Au début de l’automne, il émigre séparément ou dans de petites bandes de 40 à 50 oiseaux à environ 2 000 m au-dessus du niveau de la mer. De février à avril, on rencontre de grosses colonies de faucons crécerellette dans le sud du Kenya et dans le nord de la Tanzanie.

Alimentation mode et régime

Le faucon crécerellette se nourrit en grande majorité d’insectes mais aussi de petits mammifères. Il peut s’adapter à toutes sortes d’autres proies, notamment celles qui sont les plus abondantes et les plus faciles à attraper sur son territoire. Citons pour exemple : oiseaux, lézards, serpents, grenouilles, vers de terre, poissons et crabes.

Reproduction nidification

La reproduction s’effectue de mars à juin. Le faucon crécerellette ne construit pas de nid. Il dépose directement ses oeufs dans la cavité qu’il a aménagée en grattant à l’embranchement ou à la ramification d’un arbre. Il pond en colonie pouvant atteindre jusqu’à 100 couples. Le nombre des oeufs varie de 1 à 7. L’incubation commence à partir du troisième mois et dure de 28 à 31 jours. La mortalité peut être importante en cas de manque de ressources. L’envol des jeunes ne se produit pas avant 4 semaines.

Distribution

La zone de nidification du Faucon crécerellette s’étend de la zone méditerranéenne en passant par le Moyen-Orient jusqu’en Mongolie.

Menaces – protection

Ces dernières années, la population nicheuse de Faucon crécerellette est en forte régression dans l’UE . Les causes en sont principalement la diminution des ressources alimentaires conséquence de l’usage immodéré des pesticides, la disparition des lieux favorables pour la nidification, la chasse illégale et la concurrence pour les lieux de nidification avec d’autre espèces.

 

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

 

 

Faucon kobez

Falco vespertinus – Red-footed Falcon

Faucon kobez. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

Espèce  :  vespertinus

Descripteur  Linnaeus, 1766

Biométrie

Taille : 32 cm

Envergure : 65 à 77 cm.

Poids : 115 à 197 g

Longévité 5 ans

Distribution

 

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

C’est un Petit Faucon sociable d’origine orientale aux allures du hobereau. De très longues ailes atteignent le bout de la queue assez courte. Chez le faucon kobez, mâle et femelle sont très dissemblables. Le mâle a un plumage bleu-nuit uniforme sur tout le corps et les ailes. Les plumes des culottes sont rouille, les pattes orange délavé, ce qui lui vaut son nom de red-footed falcon en anglais. Chez la femelle, le dessous est fauve orangé et la dominante roussâtre de la face inférieure rappelle beaucoup le Faucon crécerelle. Mais il s’en distingue par une tête plus claire, proche du blanc jaunâtre et par une poitrine pratiquement vierge de tout marquage. Le dessus est gris-bleu avec de nombreuses bandes sombres, les pattes sont orangées. Les jeunes sont très striés en dessous. Leurs pattes sont jaunes. Le faucon kobez a une silhouette intermédiaire entre le hobereau et le crécerelle.

Indications subspécifiques espèce monotypique

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Les faucons kobez sont souvent bruyants, surtout quand ils se déplacent en bandes ou qu’ils se réunissent le soir avant d’intégrer les dortoirs communs. Leur cri le plus courant est un « kiou kiou kiou » haut perché en ce qui concerne le mâle et un « kwee kwee kwee » plus doux et plus montant en ce qui concerne la femelle. Il est assez semblable au cri de vol produit par le hobereau d’Europe (Falco subboteo), mais il légèrement moins puissant. Par ailleuirs, le faucon kobez délivre des cris plus rapides quand il est alarmé.

Habitat

Le faucon kobez apprécie particulièrement l’alternance d’espaces ouverts et d’arbres, de cultures et de bosquets clairsemés, ce qui explique sa présence à l’orée des forêts, près des prairies, dans les steppes et dans les larges vallées fluviales.

Comportement traits de caractère

Le faucon kobez a un instinct grégaire très fort qui le pousse à se réunir en colonies de plusieurs dizaines de couples. Ce comportement peut être observé en période de nidification surtout. Le kobez est un patrouilleur infatigable. Il pourchasse les insectes en vol jusqu’au crépuscule en quadrillant méthodiquement son terrain de chasse. Le kobez est présent en Europe d’avril à septembre. En hiver, il migre en Afrique Australe. Contrairement à la plupart des rapaces, il effectue ce déplacement en groupe, souvent en compagnie de faucons crécerellettes ou d’autres petits faucons.
Le vol : Leurs ailes longues et pointues leur permettent un vol puissant, rapide et agile tout à la fois.

Alimentation mode et régime

Le faucon kobez se nourrit presque exclusivement d’insectes qu’il capture en vol ou à terre. Ce sont des coléoptères, des sauterelles ou des libellules. Très souvent, il utilise le vol stationnaire pour repérer ses proies. En période de nidification, les petits bénéficient d’un régime particulier et sont fréquemment nourris de vertébrés de petite taille. Pour celà, il capture des petits rongeurs au sol.

Reproduction nidification

La saison des nids débute en mai-juin. Comme elle intervient tardivement, bien après d’autres oiseaux, le faucon kobez en profite pour occuper d’anciens nids de corneilles récemment abandonnés. De manière générale, la couvée contient quatre ou cinq œufs. Les deux parents se relaient pendant 22 ou 23 jours jusqu’à l’éclosion. L’envol a lieu dans un délai de 26 à 28 jours.Les jeunes faucons sont indépendants au bout de 2 semaines.

Distribution

Le faucon kobez est un oiseau eurasien. Il fréquente les steppes arborées de la Hongrie jusqu’en Asie Centrale, même si ces dernières années on a pu constater des exceptions, des individus isolés venant s’installer bien à l’ouest de leur aire habituelle de répartition.

Iconographie

Références utilisées

Autres références utiles

 

Faucon hobereau

Falco subbuteo – Eurasian Hobby

Faucon hobereau. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

 

Systématique

Ordre :

Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre : Falco

Espèce  :  subbuteo

Descripteur   Linnaeus, 1758

Biométrie

Taille : 36 cm

Envergure : 68 à 84 cm.

Poids : 140 à 340 g

Longévité : 11 ans

 

Distribution

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Le Faucon hobereau est un petit rapace de la taille du Faucon crécerelle. Il est plus élancé, avec la queue plus courte et les ailes en faux plus longues, ce qui lui donne en vol une silhouette de grand martinet. Cette morphologie est très adaptée aux poursuites aériennes rapides. Au posé, la pointe des ailes dépasse légèrement la queue. La femelle est légèrement plus grande que le mâle.
L’adulte a les parties supérieures gris-ardoise, avec les rémiges un peu plus sombres. La tête est encapuchonnée de noir, sur lequel contrastent fortement joues et gorge blanches. Entre ces dernières, une « moustache » noire assez étroite descend sous l’œil, comme une attache du capuchon. Une remontée du blanc des joues sur la nuque restreint la largeur du noir à ce niveau. Un étroit sourcil blanc surmonte habituellement l’œil sombre cerclé de jaune. La cire du bec est jaune vif.
Les parties inférieures sont blanches, nettement et abondamment striées de noir, excepté la gorge, non striée. Les culottes, c’est à dire les plumes qui couvrent cuisses et jambes, sont d’un roux vif et les sous-caudales roussâtres. Au vol de loin, le dessous des ailes et de la queue paraît uniformément gris, mais en vue rapprochée, on voit que ce gris résulte en fait de la combinaison de vermiculures blanches et noirâtres. Tarses et doigts sont jaunes.
Le juvénile a un plumage moins gris, plus brun dessus, avec les tectrices ourlées de brun roussâtre. Dessous, la teinte de fond est plus crème, et surtout les culottes roussâtres n’ont pas l’intensité de coloration de celles de l’adulte. L’immature acquiert le plumage adulte au cours de la troisième année.

Indications subspécifiques 2 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Le Faucon hobereau est très bruyant pendant la période de reproduction. Près du site du nid, ou pour avertir de l’approche d’un intrus, le couple lance des cris répétés. Lorsqu’ils se posent et sont plus calmes, ils émettent des sons plus doux.
Lorsqu’il approche du nid, le mâle lance un cri strident, parfois un seul, parfois répété, auquel la femelle répond par un sifflement. Quand il chasse, il émet un cri court et âpre.

Habitat

Son habitat favori est constitué par les lisières de bois ou boqueteaux, de préférence dans les zones humides. Il fréquente aussi les terrains découverts, en particulier les landes et terres cultivées avec arbres.

Comportement traits de caractère

C’est un rapace très discret et très mobile. On le voit poursuivre les libellules au-dessus des étangs, des étourneaux ou des hirondelles au dortoir qu’il déchiquette souvent en plein vol. Il poursuit aussi les martinets et chasse les alouettes dans nos campagnes. Ce migrateur nous revient en avril de ses quartiers d’hiver sud-africains en savane arborée. La migration post-nuptiale débute en août, culmine en septembre. Les derniers peuvent être observés en octobre. Il est présent sur tout le territoire.
Les petits mammifères et les petits oiseaux font également partie de son régime. Il surgit brusquement de derrière une haie ou un bâtiment. Il chasse sur des zones découvertes et à n’importe quelle heure du jour, mais il est plus actif les jours brumeux et au crépuscule.
Au printemps, environ un mois avant la ponte, les Faucons hobereaux occupent leur territoire et réalisent des vols nuptiaux juste au-dessus. Ceux du mâle sont spectaculaires. Il se lance en piqué vers la cime d’un arbre, répétant cette opération plusieurs fois sans effort. La femelle posée dans les branches semble assister à ces évolutions avec indifférence.
Le couple décrit des cercles en vols longs et ascendants, au cours desquels le mâle s’abat sur la femelle comme s’il voulait l’attaquer. Après avoir attrapé un oiseau, il s’élève bien haut pour mieux descendre en piqué vers la femelle, et lui passer la proie en plein vol.
Les Faucons hobereaux défendent la zone du nid de manière très énergique. Si un intrus s’en approche, le couple effectue des passages rapides accompagnés de cris stridents.
Le vol : Leurs ailes longues et pointues leur permettent un vol puissant, rapide et agile tout à la fois.

Alimentation mode et régime

Le Faucon hobereau se nourrit de petits oiseaux (notamment d’hirondelles et de martinets) et de grands insectes (libellules et cerfs-volants) capturés en vol, ou au sol en marchant pour d’autres espèces.

Reproduction nidification

Dès les premiers jours de juin, le Faucon hobereau a choisi un nid, un ancien nid de corvidé, buse ou épervier. Il ne construit jamais de nid, mais modifie fréquemment l’intérieur de celui qu’il a choisi, jetant ou emportant au loin une partie des matériaux qui le tapissent. Ensuite, il creuse et gratte un creux où la femelle déposera les œufs.
La femelle dépose 2 à 3 œufs courant juin, à raison d’un tous les deux jours. L’incubation dure environ 28 jours, assurée par la femelle. Elle est nourrie par le mâle qui apporte des proies, parfois au nid, mais aussi sur le perchoir habituel du couple. Il appelle alors la femelle et lui donne la proie, puis il va couver les œufs pendant un court moment, le temps pour la femelle de se nourrir. Il arrive aussi qu’il lui passe la proie en plein vol, et la femelle la saisit rapidement.
Les poussins naissent à deux jours d’intervalles. La femelle couve les poussins constamment pendant la première semaine, tout en étant alimentée par le mâle. Il va aussi jusqu’au nid avec des proies, en général des petits oiseaux plumés et décapités. Les jeunes peuvent se nourrir seuls à 18-20 jours avec les proies déposées au nid par les parents. Ils quittent le nid à l’âge de 28 à 31 jours, et volent assez bien, mais ils restent aux alentours, toujours nourris par les adultes.
Le groupe familial reste uni pendant 20 à 30 jours, avant de quitter la zone vers mi-septembre.

Distribution

Menaces – protection

Les populations de Faucons hobereaux semblent assez stables, après de nombreux déclins dans la dernière partie du 20ème siècle, dus aux modifications de l’habitat, et à l’usage des pesticides.

Iconographie

 

 

Références utilisées

Autres références utiles

 

Faucon crécerelle

Falco tinnunculus – Common Kestrel

 

Faucon crécerelle. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

 

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

Espèce :  tinnunculus

Descripteur Linnaeus, 1758

Biométrie

Taille: 39 cm

Envergure : 65 à 82 cm.

Poids : 154 à 314 g

Longévité : 16 ans

Distribution

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Le bec du Faucon crécerelle est court et recourbé dès la base. Parfois appelé Émouchet ou Mouquet dans nos campagnes, la crécerelle comme le nomme les ornithologues doit son nom à son cri aigu. Tinnunculus vient du latin tinnio et signifie « tinter, rendre un son clair ».
Le faucon crécerelle mâle a la tête, la nuque et les côtés du cou gris bleuté. La cire et le cercle oculaire sont jaune-citron. Comme les autres faucons, il a une moustache noire. Le bec est gris foncé. Les pattes et les doigts sont jaunes.
La femelle a la tête et la nuque châtain clair, rayées de brun foncé. La moustache est moins nette que chez le mâle. Elle est plus grande que le mâle.
L’immature ressemble beaucoup à la femelle, et n’en diffère que par son plumage qui est davantage rayé.

Indications subspécifiques 11 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Le faucon crécerelle a un cri caractéristique, lancé d’un ton haut perché et querelleur. D’autres sons, plus courts et âpres, peuvent être entendus, exprimant l’anxiété, ou sont émis près ou à l’intérieur du nid.

Habitat

Régions cultivées ou peu boisées, landes. Présent du bord de la mer jusqu’en montagne (2 500 m) pour peu qu’il trouve nourriture et lieu propice à la nidification.

Comportement traits de caractère

Le faucon crécerelle est un solitaire qui vit en couple uniquement pendant la période de reproduction. Il est souvent posé sur les arbres, les pylônes ou les fils électriques, et il est rare de le voir posé au sol, excepté quand il capture une proie. C’est un oiseau très agressif, attaquant ses proies avec vigueur.
Le faucon crécerelle a des vols nuptiaux moins spectaculaires que les autres rapaces. Cependant, on peut observer le mâle volant continuellement en cercles au-dessus du perchoir où est posée la femelle, fondant sur elle en courts piqués à intervalles réguliers, avant de remonter dans les airs.
Quand la femelle vole aussi, il continue son exhibition, et la femelle se retourne sur le dos pour lui présenter ses serres quand il s’approche.
Le faucon crécerelle défend son territoire avec une grande fermeté, expulsant même des rapaces plus grands que lui.
Le vol : Le faucon crécerelle bat des ailes rapidement, en intercalant des planés, des virages et des descentes subites. Les ailes longues et pointues, en forme de faux, et la queue longue, lui permettent un vol rapide et puissant.

Alimentation mode et régime

Auxiliaire précieux de l’agriculteur, le faucon crécerelle se nourrit de souris, mulots, campagnols et jeunes rats ; aussi des insectes et parfois des grenouilles et des vers.

Reproduction nidification

Si le faucon crécerelle niche sur une paroi rocheuse, il ne construit pas de nid, et la ponte se fait dans un creux de 15 à 20 cm de diamètre sur le sol, à l’entrée d’une cavité naturelle, jamais à l’intérieur.
Sinon, il utilise un vieux nid de corvidé, dans un arbre, ou dans les ruines d’un édifice.
La femelle dépose de 2 à 6 oeufs brun-roux avec un fond clair. Ils sont pondus à intervalles de deux ou trois jours. L’incubation dure environ 28 jours, assurée par les deux parents, surtout par la femelle qui est nourrie par le mâle.
Les poussins sont couverts de duvet blanc, fin et court, et à 20 jours, le plumage est pratiquement complet, avec encore quelques traces de duvet en divers endroits du corps.
A 22 jours, ils dévorent seuls les proies apportées par les adultes.

Distribution

Menaces – protection

Les populations sont en déclin presque partout, sans doute à cause de l’intensification constante de l’agriculture, supprimant les prairies qu’il affectionne pour chasser.

Iconographie

 

Références utilisées

Autres références utiles

Faucon crécerelle du site Pouyo et les oiseaux

 

 

Faucon émerillon

Falco columbarius – Merlin

Faucon émerillon.

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

Espèce :  columbarius

Descripteur  Linnaeus, 1758

Biométrie

Taille : 33 cm

Envergure : 50 à 67 cm.

Poids : 150 à 300 g

               Longévité :  11 ans

Distribution

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Le bec du Faucon émerillon est court et recourbé à sa base. C’est un petit oiseau de proie difficile à identifier.
Le faucon émerillon mâle se reconnaît à ses fines moustaches peu marquées, à ses parties supérieures gris-bleu, un peu comme le mâle d’épervier d’Europe et à sa poitrine et son ventre roux. Sa silhouette en vol est typique, petite et compacte avec des ailes courtes extrêmement pointues, ce qui permet de le distinguer de l’épervier aux ailes toujours plus ou moins arrondies. Par contre, la femelle possède une coloration brun terne par dessus ce qui constrate avec les tons plus clairs et fortement marqués de brun des parties inférieures. La couleur de la femelle et de l’immature la camoufle superbement sur fond de terre. Ailes courtes et larges à la base, queue longue et triangulaire.

Indications subspécifiques 9 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Caquètement rapide et aigu du mâle kikiki et plus bas et plaintif pour la femelle yip yip.

Habitat

De manière générale, que ce soit dans sa région de nidification ou dans ses quartiers d’hiver, le faucon émerillon fréquente les zones ouvertes où abondent les petits oiseaux, ses proies préférées. Ce peut donc être la toundra ou les vastes landes de bruyère, les vastes plaines cultivées, les labours ou les bords de mer, tous ces sites dégagés favorables à sa rencontre.

Comportement traits de caractère

C’est un migrateur partiel. Début octobre, les oiseaux de Scandinavie et de l’ouest de la Russie se déplacent vers l’Europe Occidentale et jusqu’au nord du Sahara. Les espèces des îles britanniques et d’Islande sont sédentaires. Le faucon émerillon utilise une technique de chasse favorite : il se perche souvent à l’affut sur une pierre ou un pieu de clôture puis il s’élance en rase-mottes dans un vol irrégulier et nerveux qui lui fait bénéficier pratiquement à tous les coups de l’effet de surprise.
Le vol : Leurs ailes longues et pointues leur permettent un vol puissant, rapide et agile tout à la fois.

Alimentation mode et régime

Le faucon émerillon se nourrit presqu’exclusivement de petits passereaux qu’il capture après une poursuite horizontale très rapide. Mais il lui arrive occasionnellement de chasser des insectes et des petits mammifères.

Reproduction nidification

Le faucon émerillon atteint sa maturité sexuelle dès 1 an et bâtit son nid dans un arbre, un buisson, un creux gratté dans la terre. Il peut aussi utiliser un ancien nid de corbeau ou de corneille, un trou d’arbre ou une anfractuosité de falaise. La femelle pond 3 à 6 oeufs beiges finement tachés de brun et de roux. L’incubation dure de 28 à 32 Jours. Il faut encore un mois après l’éclosion pour assister à l’envol des jeunes.

Distribution

Menaces – protection

Les menaces principales pour l’espèce sont la disparition des habitats, les pesticides organochlorés utilisés en l’agriculture et les dérangements de l’homme. Dans quelques cas, les prélèvements d’oeufs et de jeunes.

Iconographie

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Références utilisées

Autres références utiles

Fiche créée le 07/11/2002 par Didier Collin avec la participation de Daniel Le-Dantec © 1996-2018 Oiseaux.net

Faucon pèlerin

Falco peregrinus – Peregrine Falcon

Faucon pèlerin. Famille des Falconidés. Ordre : Falconiformes

Systématique

Ordre :  Falconiformes

Famille :  Falconidés

Genre :  Falco

              Espèce  :  peregrinus

Descripteur Tunstall, 1771

Biométrie

Taille : 50 cm

Envergure : 95 à 115 cm.

Poids : 750 à 1300 g

Longévité 17 ans

 

Distribution

 

Description de la famille

Les Falconidés sont une famille de rapaces diurnes de taille petite à moyenne, comportant les caracaras et les faucons. Falco vient du latin « falx » qui désigne la faux. Il fait référence aux ailes falciformes des faucons, longues, étroites et pointues. Les Falconiformes ont été séparés sys… lire la suite

Description identification

Posé, le Faucon pèlerin paraît « compact », plus court et relativement plus large d’épaules que la Buse variable, il est aussi sensiblement moins volumineux. En fait la femelle a la corpulence d’un gros Pigeon ramier, alors que le mâle, 1/3 plus petit (d’où son nom de « tiercelet ») a celle d’un Pigeon domestique. Ce terme de « tiercelet » est emprunté à la fauconnerie, il désigne à l’origine le mâle du pèlerin, exclusivement, mais depuis plusieurs décennies il est généralisé au mâle de tous les rapaces.
La tête ronde, assez volumineuse par rapport au corps, paraît relativement plus petite chez la femelle que chez le mâle. Elle est noire chez l’adulte, brun plus ou moins sombre ou roussâtre chez les jeunes de moins de 1 an.
Les joues sont marquées d’une large tache noire en forme de « favoris » appelée moustache. Celle-ci – commune à toutes les variétés de faucons – est particulièrement large chez le pèlerin ; la tête noire et les larges moustaches donnent l’impression que l’oiseau est casqué.
Le bec est courbe, court et pourvu d’une denticulation à la mandibule supérieure qu’on observe chez tous les faucons. Cette sorte de « dent » permettrait aux faucons de tuer plus facilement leur proie en coupant les ligaments des cervicales et la moelle épinière, lorsqu’ils la mordent au niveau du cou après la capture.
Le plumage des deux sexes est sensiblement le même. Cependant, le mâle est souvent plus clair et bleuté que la femelle dont les couleurs tendent vers le gris-anthracite plus ou moins teinté de brun. Chez la femelle, le contraste clair à la base de la queue est moins marqué que chez le tiercelet. Les parties inférieures sont chamois, ponctuées de « larmes » marron chez les jeunes, blanc à blanc roussâtre et barrées transversalement de noir chez les adultes. Le mâle, plus souvent que la femelle, a la gorge blanche uniforme ou peu marquée, alors que celle de la femelle est généralement parsemée de grosses taches noires. À distance, le mâle paraît donc plus contrasté – blanc et gris – sur les parties inférieures, au contraire de la femelle qui paraît de teinte plus uniforme, claire ou roussâtre, mais fréquemment plus roussâtre que le mâle. Le dos est d’un brun plutôt uniforme chez les jeunes, gris chez les adultes. Le juvénile à l’envol a les tectrices supérieures ourlées de chamois.
La cire du bec, le tour de l’œil et les pattes sont jaune-maïs chez les adultes. Chez les jeunes, les deux premiers sont bleutés. Les pattes sont bleutées ou jaune verdâtre, passant au jaune terne au cours des mois qui suivent l’envol.

Indications subspécifiques 16 Sous-espèces

Noms étrangers

Voix chant et cris

  • play

Hors période de nidification, le pèlerin est habituellement silencieux, en revanche de mi-février à fin-juin (période de reproduction), et plus particulièrement lors des pariades (février-mars), il est très démonstratif et bruyant. Perchés dans le site de reproduction, le mâle aussi bien que la femelle, émettent des cris longs et traînants qui pourraient constituer le « chant« . En vol ou posés sur l’aire ou ses abords, les faucons produisent de nombreuses émissions vocales brèves et « claquantes » (les fameux « Tsick ») qui indiquent un haut niveau d’excitation, en particulier à l’approche d’un congénère. S’il est dérangé ou se sent menacé durant la période de reproduction, le pèlerin « alarme » : son cri d’alarme est un cri puissant fait de la répétition de « kré, kré , kré… » éraillés.

Habitat

Le Faucon pèlerin est un oiseau rupestre. Il utilise les falaises aussi bien comme point d’observation élevé pour la chasse que pour nicher. Ses plus fortes densités se trouvent donc dans les régions riches en proies potentielles et où les escarpements rocheux sont nombreux. En France, il est cantonné aux falaises côtières de la Manche, ou le long des fleuves de plaine (vallée de Seine par exemple) et jusque vers 2 000 m d’altitude dans les Alpes. Quand les populations rupestres sont à saturation, le pèlerin investit carrières et constructions humaines élevées, jusque dans les grandes agglomérations ou dans les arbres, pour se reproduire. Il niche même parfois au sol, en particulier dans la toundra arctique.

Comportement traits de caractère

Le Faucon pèlerin est remarquable par ses capacités de vol.

En période nuptiale, les deux partenaires se livrent à des jeux aériens : poursuites, piqués vertigineux, loopings, tout à fait spectaculaires. Lors de piqués verticaux depuis une très grande hauteur, sa vitesse peut dépasser 350 km/h. La femelle, plus lourde, atteint des vitesses encore plus élevées, bien que le tiercelet, du fait de sa petite taille, donne l’impression d’être plus rapide.

En chasse, à la suite d’un vol plané ou d’un vol battu « de placement », qui peut se poursuivre sur plusieurs kilomètres, le faucon referme ses ailes pour l’attaque finale. Ce piqué « ailes fermées » est le plus souvent réalisé selon des angles compris entre 30 et 40-50° sous l’horizontale. Lors de ces attaques, le temps de descente, ailes plus ou moins collées au corps, n’est pas suffisant pour que la vitesse puisse dépasser 150 à 250 km/h. Cependant, il arrive parfois, lors de piqués de chasse verticaux de plus de 1km – très rarement observés – que la vitesse puisse vraisemblablement dépasser les 350 km/h, comme le montrent des mesures faites en soufflerie (Tucker et Cade) ou sur des faucons lâchés depuis un avion (Ken Franklin).
En fin de piqué, la trajectoire est plus ou moins horizontale ou montante, de sorte que la proie est abordée par derrière dans l’angle mort de la queue.
Si la proie n’a pas repéré l’arrivée du faucon, elle est soit liée – c’est à dire prise directement dans les serres – soit buffetée – c’est à dire frappée au passage par les serres tendues en avant, et non pas avec le bréchet comme cela a pu être dit parfois. Dans ce cas le faucon, après une « ressource », pique de nouveau pour récupérer la proie en train de tomber. En tous cas dans les derniers mètres, le faucon se redresse presque perpendiculairement à la trajectoire, serres tendues en avant atteignant le niveau du bec (ce mouvement provoque un bruit de « souffle » très puissant et impressionnant). Si la proie est buffetée, elle est tuée voire disloquée par le choc. Si elle est liée, le contact reste assez violent pour que l’oiseau capturé soit tué ou étourdi sous le choc. Dans tous les cas, après la capture, la proie est mordue au cou pour être tuée. Quand elle est de petite taille, elle peut être plumée et mangée en vol, sinon le faucon la transporte jusqu’à la falaise pour ce faire. Quand le faucon est rassasié et que sa proie n’est pas totalement consommée, les restes sont cachés dans une anfractuosité ou derrière une touffe de végétation dans la falaise.
Le taux de réussite des attaques varie considérablement d’une région et d’une période de l’année à l’autre. Les plus forts taux – environ 1 prise pour 5 à 10 attaques – sont observés lors d’attaques au dessus de plans d’eau où les proies n’ont pas de refuge possible. mais généralement, le taux de capture est plus proche d’une prise pour 15 attaques, en moyenne.

Les couples sont très attachés à leur territoire, mais ce sont surtout les mâles – les tiercelets – qui sont les « propriétaires » du site et qui le défendent contre les intrus. Les femelles quant à elles sont moins attachées au site et peuvent selon les cas changer de site et de partenaire d’une année à l’autre. En revanche du fait de leur forte corpulence, se sont surtout elles qui défendent le site et la nichée contre les intrusions de prédateurs potentiels. Les attaques défensives sont généralement accompagnées de cris d’alarme, alors que les attaques territoriales vis à vis d’un autre pèlerin sont accompagnées de « tsick » sonores et répétés. Qu’elles soient territoriales ou défensives, quand les 2 partenaires sont présents dans le site, ils participent tous deux aux attaques, le tiercelet étant le plus agressif vis-à-vis d’un autre tiercelet et restant plus en retrait quand il s’agit d’une attaque défensive interspécifique.
Le vol : En vol battu, les ailes coudées vers l’arrière (en forme de lame de faux) paraissent pointues. Les battements d’ailes sont rapides – 5 à 6 par seconde – et de faible amplitude quand il s’agit d’un vol de déplacement ordinaire. Ce vol est entrecoupé de courts planés. Au contraire quand il s’agit d’un vol d’attaque, les battements, tout aussi véloces, sont de très grande amplitude et accélérés jusqu’au moment où le faucon replie les ailes pour le piqué terminal.

En vol plané, si le vent est assez portant, les ailes sont coudées vers l’arrière, la queue pratiquement fermée ; l’oiseau présente alors l’allure d’une grande hirondelle, ou selon la comparaison de Paul Géroudet, la forme d’une ancre de marine. En revanche si le vent est moins portant, la queue est totalement déployée en éventail et les ailes pratiquement droites à l’horizontale du dos, l’oiseau a alors l’aspect d’une croix. Chez les femelles, plus lourdes et « denses », le bout de l’aile fait souvent un angle en pointant vers le haut à partir du poignet.

Alimentation mode et régime

Il n’est pas possible de donner un régime bien précis, celui-ci variant considérablement d’une région et d’une période de l’année à l’autre.
Ornithophage, le pèlerin ne chasse pratiquement que des oiseaux capturés en vol. Toutefois il lui arrive, comme beaucoup d’autres faucons, de capturer aussi de gros insectes en vol – hannetons par exemple – ou des chauves-souris et de façon anecdotique des rongeurs.
Le mâle, plus petit, se contente de proies dont la taille varie de celle de la mésange à celle du geai, voir du Pigeon colombin.
La femelle, plus corpulente, capture des proies dont la taille varie de celle du merle à celle du Pigeon ramier, rarement plus gros. La capture de canards, ou même d’oies et de hérons, a été mentionnée, mais ces captures sont tout à fait exceptionnelles et le fait d’oiseaux nordiques – plus corpulents – sur leur parcours migratoire, donc non « tenus » de ramener à la falaise la proie qui est mangée sur place. Ces proies exceptionnelles mises en avant ont souvent donné une fausse idée de la réalité du régime alimentaire du Faucon pèlerin en surestimant ses capacités de chasseur.

Reproduction nidification

En France, le cantonnement des couples débute avec les premiers beaux jours de février (quelquefois mi-janvier), et culmine début mars. Les accouplements commencent environ 2 à 3 semaines avant la ponte. Comme les nocturnes, les faucons ne construisent pas de nid. Ils pondent à même le sol sur une vire, dans un trou, une niche, ou un ancien nid de grands corbeaux ou d’un autre rapace. Le substrat sableux ou terreux qui recouvre le sol est gratté par l’un ou l’autre des deux adultes. Dans une falaise, plusieurs « emplacements » sont grattés, aussi bien par le mâle que la femelle, mais c’est à la femelle que revient, en dernier recours, le choix de pondre dans l’une ou l’autre des « coupes de grattage » qui deviendra « l’aire« .

La ponte comporte 3 à 4 œufs, plus rarement 2 ou 5 (jusqu’à 6 exceptionnellement, seulement 2 cas connus). Les œufs, de couleur marron rougeâtre, sont pondus toutes les 48 à 72 heures. Si la ponte est détruite dans les premiers jours de l’incubation, une ponte de remplacement peut débuter 15 jours plus tard (capacité qui a été mise à profit lors du « projet pèlerin », initié en 1974 dans le Jura pour accroître la productivité naturelle de la population de faucons, décimée par la contamination par les organochlorés et les « désairages »).
Dans les quelques jours qui précèdent la ponte, le ventre de la femelle est gonflé et l’oiseau ne vole plus guère, elle est nourrie par le tiercelet.

L’incubation dure 30 jours, elle est assurée, grosso-modo, pour 2/3 du temps par la femelle et pour 1/3 par le mâle. Elle débute à la ponte de l’avant dernier œuf (en général le 3ème) de sorte que les poussins éclosent pratiquement tous le même jour à 24 heures près. À l’éclosion, les poussins sont recouverts d’un premier duvet blanc très fin, qui sera remplacé par le deuxième duvet, beaucoup plus dense et épais, à partir du 15ème jour. Au cours de leur première semaine, il n’y a pas de différence de taille entre mâles et femelles.

L’élevage :
Si les conditions météorologiques sont bonnes, la femelle ne quitte pas ses jeunes durant la première semaine. Elle reste sur eux pour les garder au chaud, plus ou moins allongée et de plus en plus redressée au fil des jours. Si tout se passe normalement, le mâle chasse et apporte les proies à l’aire. C’est la femelle qui dépèce et distribue la nourriture, mais le mâle est tout à fait capable d’assurer aussi cette tâche, quand la femelle le laisse faire.
Vers le 15ème jour, les jeunes se couvrent du 2ème duvet, dont ils sont entièrement recouvert le 20ème jour. Ce duvet très dense et épais, permet aux fauconneaux de résister par eux même aux faibles températures. La femelle les laisse alors de plus en plus souvent et longtemps seuls tout en restant à proximité pour les protéger le cas échéant, à la condition que le mâle s’acquitte correctement de sa tâche, l’apport de proies. Si pour une raison quelconque – tiercelet mauvais chasseur,  » paresseux « , conditions météorologiques défavorables – la femelle peut quitter le site et aller chasser par elle-même. La nichée laissée sans protection est alors à portée d’autres prédateurs, le Grand Corbeau, entre autres.
On a observé quelquefois qu’une deuxième femelle, généralement une immature, se fasse accepter par le couple nicheur et participe aussi bien à l’incubation qu’au nourrissage des jeunes.

Distribution

Le Faucon pèlerin est cosmopolite. On le trouve dans toutes les parties du monde, exceptées les régions à très faible ou très forte hygrométrie (déserts secs et froids de l’arctique, secs et chauds du Sahara, Gobie et Australie centrale). Dans ces régions à faible hygrométrie, il est remplacé par les faucons « de désert », les hierofalcos (Faucons gerfaut, sacre, lanier, laggar, brun, de prairie). Dans les forêts tropicales humides et la Nouvelle-Zélande, sa niche écologique est occupée par des espèces voisines, mieux adaptées à ces conditions climatiques particulières (Faucon à poitrine orangée en Amazonie, Taita en Afrique Équatoriale ou Faucon de Nouvelle-Zélande).

Menaces – protection

Dans les années soixante, l’usage massif de pesticides organochlorés en agriculture – DDT, Heptachlore, Lindane, etc… – a entraîné un déclin spectaculaire de l’espèce dans la plupart des régions du globe. En France, le pèlerin ne subsistait plus que dans les régions montagneuses les moins touchées par la pollution chimique – Jura, Alpes, sud du Massif Central, Pyrénées, Corse.
De nos jours, le prélèvement des œufs et des jeunes pour leur utilisation et leur commerce a pratiquement disparu grâce au bannissement des pesticides organochlorés et à la reproduction des rapaces en captivité qui permet de satisfaire à la demande.

Aujourd’hui, la plus grande menace est l’envahissement des sites de nidification traditionnels par des activités touristiques à caractère sportif – escalade, vol libre, etc… Autrefois inaccessibles, les sites les plus remarquables, ceux qui précisément ont permis à l’espèce d’échapper à l’éradication, deviennent le terrain de jeu de citadins en mal de nature ou de sensations fortes.

De plus, l’expansion accélérée des populations de Grand-duc d’Europe constitue un facteur naturel aggravant. Les couples cantonnés, perturbés par la présence du grand nocturne, abandonnent la ponte et disparaissent du site, soit parce qu’ils tentent d’échapper à la prédation, soit parce qu’ils sont tombés sous ses serres.
Cette situation ne serait pas catastrophique – le grand-duc et le pèlerin se côtoient depuis des millénaires – si les pèlerins disposaient encore des sites « refuges » leur permettant d’échapper à la prédation. Malheureusement, ces « refuges historiques » sont aujourd’hui bien souvent « stérilisés » par les activités de plein air mal contrôlées.

Iconographie

plus de photos

Références utilisées

Autres références utiles

 

 

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